tome, incision ; toJcos, accouchement). Clnr, Opération césarienne
TOMOTOC1QUE adj. (to-mo-to-si-ke — rad. tomotocie). Chir. Qui concerne la tomotocie : Procédé tomotociqus.
TOM POUCE s. m. (tomm-pou-se — mois
TOMS
anglais qui signif. Thomas Pouce, et dont on | a fait le nom de plusieurs nains, dans les contes anglais, puis celui d'un nain célèbre). Fiim. Personne de très-petite taille : Que te veut doue ce tom-pouce?
TOM POUCE (Charles Stratton, célèbre sous le nom de). V. Barnom.
TOMSK, ville de la Russie d'Asie, à 5,400 kilom. E.-S.-E. de Saint-Pétersbourg, par 56« 20' 39" de latit. N. et 82° 40' 3C" de longit. E.-, 15,000 hab.C'h.-l. du gouvernement de sonnom. Elle est sur la droite du Tora et sur un terrain très-inégal. Evêché, tribunal d'appel, gymnase, école militaire. Siège du gouvernement civil, ainsi que du commandant général des différents cantonnements de troupes établis dans les rnines de l'Altaï. Ses principaux édifices sont la cathédrale et les cours de justice, la maison du gouverneur, l'hôtel de ville, les églises, les différents magasins de pelleteries et de sel, les casernes, etc. Tanneries de cuirs de Russie, imprimeries sur toiles. Centre d'un commerce important- de fourrures, de cuirs et de céréales, favorisé par sa situation sur la grande route de Tobolsk à Kiasnoiarsk, Irkoutsk et Kiachta. Nous empruntons la description suivante aux relations de voyage de Mmo de Bourbouloii, publiées par M. Poussielgue : « Jomsk est le centre d un grand commerce, alimenté par les riches mines d'or, de platine et de cuivre ' dont les gisements sont nombreux, dans les contre-forts des monts Altaï. Quoique n'étant pas la capitale officielle de la Sibérie occidentale (c'est Omsk quia cet honneur),Tomsk a complètement détrôné Tobolsk, située dans un pays plus froid, moins cultivé, et où l'industrie n'a pas plus d'avenir que l'agriculture. Cette ville est pittoresque; cependant on y voit sur les bords d'un bras canalisé du Tara, qui la traverse d'une extrémité à l'autre, nombre d'anciennes maisons en brique et en pierre, d'une architecture qui remonte aux. premiers temps do l'occupation de la Sibérie. Quelques rues étroites, de vieux quartiers occupés par les Tartares étonnent l'oeil quand on arrive d'irkoutsk et de Itiasnoiarak, dont les rues sont si larges et si droites, les maisons si bien peintes et si bien alignées. On y trouve aussi un vaste jardin public, analogue à ceux que j'ai déjà décrits, avec des cafés, des salles de bai et des marchands ambulants de toute sorte; là, on rencontre les types si divers de la population sibérienne, Bourriates, Italmouks, Kirghiz, achetant, vendant et surtout buvant des boissons fortes. Une grande partie de ce qu'ils gagnent est employée k satisfaire celte déplorable passion... Pourtant, malgré la quantité d'ivrognes, on n'entend point de cris, de querelles; tout se passe paisiblement et avec ordre ; l'ivresse même est apathique chez les gens du Nord, >
TOMSK, gouvernement de la Russie d'Asie, borné au N. par l'océan Glacial arctique, à l'E. par Irkoutak, au S. par la Mongolie, au S.-O. parle steppe des Kirghiz, k l'O. par Tobolsk; 262,698 kilom. carrés et 800,000 hab. La population se compose en partie de colons russes, en partie.de baunis russes et polonais obligés de travailler dans les mines, enfin en partie de tribus appartenant k l'ancienne Sibérie. C'est un pays de terrasses, qui s'appuie au S. aux montagnes limitrophes de la Sibérie et s'abaisse en pentes douces vers l'océan Arctique. • Ces montagnes, dit le Dictionnaire universel de géographie, sont le petit Altaï et les monts Sayuniens. Plusieurs ramifications se détachent de ces chaînes principales, qui donnent naissance k un grand nombre de neuves. Les plus considérables sont t'iéiiisséi, l'Obi, l'ûb, l'Alei, la Barnaulka, le Tscheremschunku, le Tschamysch, le Susun, le Berdo, l'itiga, le grand Teni, la Mrasa, l'Aba, la ivonda, laTschulym, la Kija, la laga, le Kenilschak, l'Ului, le Tehaous, le Ket, la VÎ'ussuga, le Tim et le Wach. TomA est encore arrosé par plusieurs cours d'eau qui se rendent directement dans l'océan Glacial, tels que la Tasa, la Gyda, l'Ozerfîa et l'UreUkasa, la Piasiuu, la Taiinourska. la Khatanga et l'Anabara. Les plus grands lacs de la province, qui en renferme un nombre très-considérable, sont les lacs Tchauy, Teletzkoe, PlasinskoS et Tainioutskoe. 11 y a des eaux minérales et thermales dans l'Altaï et les monts Suyanieus. Les côtes de l'océan Glacial arctique sont if ès-déchirées et offrent un grand nombre de golfes, dont les principaux sont les golfes de l'Obi, de Tasowskaya-Guba et Préobraschenskoe-Guba, près duquel se projette le cap Severo-Wostotschnoi. Sous le rapport du sol et du climat, Tomsk se divise en trois régions : la région tempérée, la région froide, la région glacée ou arctique. La première, qui s'étend jusqu'à 5T> de latit. N., occupe les pentes des montagnes' de la Sibérie et forme la partie habitable du gouvernement; bien qu'elle soit couverte de montagnes, de steppes, de lacs et de forêts, on y trouve quelques districts fertiles. La région froide, qui s'étend jusqu'à 65<> de latit. N., est une plaine couverte d'immenses forêts, dont les rares habitants se nourrissent principalement des produits de la chasse et de la pèche; car ce n'est qu'au S. que le sol est encore cultivable et que les troupeaux de bétail trouveul de La nourriture. La région arctique est glacée, sauvage, désolée. On y remarque les steppes situés entre l'Obi et le Iénissei et la Lena, plaines marécageuses dont le soi ne dégèle en plein été qu'à
TON
1 pied de profondeur. Au S. du gouvernement est le steppe de Baraba,qui était autrefois un vaste marais et est gagné aujourd'hui à la culture. Comme dans le gouvernement de Tobolsk, l'agriculture dans le gouvernement de Tomsk est encore très-arriérée et l'éducation du bétail peu florissante ; la chasse des animaux à fourrure et la pêche sont très-lucratives; il en est de même de l'exploitation des forêts, qui suffisent abondamment au travail des mines de Kolyvan, qui fournissent de l'or, de l'argent, du plomb, du cuivre et du fer, des pierres précieuses, du marbre, de l'albâtre, etc. La province produit encore beaucoup de sel; son industrie est presque nulle, mais elle fournit pour l'exportation des fourrures, des peaux, des poils, du suif, de l'huile de haleine, des dents de morses, du sel et des métaux.» Le gouvernement de Toinsk, ayant fait autrefois partie du gouvernement de Tobolsk, qui l'a voisine, en a été séparé en 1832, puis il a été réuni en 1838 à la plus grande partie de la province d'Omsk, qui avait été jusqu'alors indépendante.
TON, TA, pi. TES adj, possess. (ton, ta, tè — lat. tuus, de lu, toi). De toi, k toi, qui l'appartient, qui a rapport ktoi : Ton livre. Ton chapeuu. Ton espoir. Ta liberté. Tes chagrins. Tes amies.
Tremble, j'étais ton frère, etjo deviens (on juge. C. DELAVIONS.
— S'emploie pour désigner un objet, une personne dont celui à qui l'on parle n'est pas possesseur, mais qui a avec lui quelque rapport, quelque lien réel ou fictif : Voici ton homme. Ton prétendu héros n'est qu'un fanfaron.
— Au lieu de ta, on emploie ton quand le mot qui suit commence par une voyelle ou un h muet : Ton âme. Ton histoire.
TON s. in. (ton — latin tonus, mot qui représente le grec ionos, son, ton, accent et aussi tendon, corde, nerf, le ion étant produit par la vibration des cordes, de teinà, tend, tendre et aussi retentir, résonner). Degré d'élévation ou d'intensité d'un son : Ton de voix. Ton doux, aigre. Bausser, baisser le ton. Les oiseaux copient souvent les inflexions, les tons de la voix humaine et de nos instruments. (Buff.)
Sa couleur lui renaît, sa voix change de ton.
Boileau.
... Sa façon de rire et son ton de fausset Ont-ils tle vous toucher su trouver le secret?
Molière.
Joyeux chasseur d'Ille-et-Vilaine, De votre cor je prends le ton.
Tonton, tontaine, tonton.
BÉBAHUER.
— Inflexion ou expression de la voix : Parler d'un TON de maître. J'aime qu'on ménage et qu'on modère le ton : c'est au moins l'indice d'une bonne éducation. (Alex. Dum.) Prends-moi le (on pleureur, il te sied à merveille, Va faire le nigaud. . :
Ahdrieux.
Il Forme du langage : Parler sur le ton de la réserve. C'est de l'usage de tout dire sur le même ton qu'est venu celui de persifler les gens sans qu'ils le sentent. (J.-J. Rouss.) Tous tes flageolets des feuilletons s'évertuent à flâter duplusdoux ton de la flatterie. (H. Heine.) Vous lui parlez d'un Ion tout à fait obligeant.
Molière.
— - Façon .particulière de s'exprimer et de se présenter, formes du langage et des manières : Le ton de la ville, de ta cour. Un grand ton. Le ton des halles. Au dehors, Louis XI V s'était imposé par les guerres de Flandre, et par le grand ton de sa diplomatie. (Boss.)
— Mode, manière actuelle de voir, direction générale des esprits : Suivre le ton du jour. Se mettre au ton est chose qui répugne aux originaux.
— Caractère, genre ou style : Le ton oratoire, te ton pathétique. Le ton n'est que la convenance du style à la nature du sujet. (Buff.) C'est un grand talent que de prendre toujours le ion convenable au sujet qu'on a à traiter. (Griinin.) Le ton naturel du tangage de George Sand lui prête un charme particulier. (H. Heine.)
Quels qu'ils soient, aux objets conformez votre ion.
Delillb,
— Etat de tension, d'élasticité o\i de fermeté naturel aux différents organes : Les cordiaux donnent du ton à l'estomac. (Acad.)
— Vigueur, énergie : Le malheur est nécessaire à l'âme pour lui rendre ie ton qu'elle perdrait dans une trop grande félicité.
— Bon ton ou simplement Ton, Caractère propre aux manières, au langage du monde poli, élégant : Une femme qui a du ton. Je trouvai un homme assez jeune encore, de trèsbon ton. (Chateaub.)
— Mauvais ton, Manières communes, façon de parler ou de se présenter basse et grossière : La contradiction est toujours de mauvais ton. (Mme de Puisieux.) Il est de très- Mauvais ton de jurer pour donner plus d'énergie à -sow discours, (Boitard.) Le mauvais ton commence dès qu'on pense à l'éviter. (De Custine.)
— Sur tous les tons, En tout genre, de. toutes les façons : Chanter sur tous tus tons. Je l'ai uverli SUR TOUS LES tons. Un essaim
TON
de jeunes dilettanti se font entendre SUR TOUS les tons et sur toutes sortes d'instruments. (H. Heine.)
— Le prendre sur un ton, sur un certain ton. Prendre de certaines manières, avoir une certaine conduite, un certain langage : Au commencement de 1520, Luther le prit d'un ton un peu plus haut. (Boss.) Si vous lis prenez sur ce ton- là, monsieur, vous n'aurez pas le dernier. (Vitet.)
I«e bonhomme le prend sur un singulier ton.