‹ Grand dictionnaire Universel du XIXe siècle, vol. 15Chapitre 215 sur 1042 · Sol Hypo-dorien · texte numérisé non relu

Sol Hypo-dorien

Ptolémée retranchait tous les autres tons, prétendant qu'on n'en pouvait placer un plus

frand nombre dans le système diatonique 'une octave, toutes les cordes qui la composaient se trouvant employées.

— Tons d'église. Dans le ive siècle de l'ère chrétienne, saint Ainbroise, archevêque do Milan, donna au plain-chant de l'Eglise occidentale une forme régulière en le limitant aux quatre modes dorien, phrygien, lydien et mixo-lydien.

Vers la fin du vie siècle, saint Grégoire ajoutakeeux-ci les modes hypo-dorien, hypophrygien, hypo-lydlen et hypo-mixo-lyciien.

A partir de cette époque, les huit inodes des anciens furent appelés ions d'église, attendu qu'on les adopta pour le chant ecclésiastique.

. Ou compte huit lotis réguliers, dont quatre authentiques ou principaux, et quatre plagaux ou collatéraux. On appelle ion* authentiques ceux où la tonique occupe à peu près le plus bas degré du chant; mais si le chant descend jusqu'à trois degrés plus bas que la tonique, alors le ton est plagal.

Les psaumes, ainsi qu'on le sait, sont composés d'une suite de versets; chaque verset est formé de deux parties, formant, la plupart du temps, deux sens bien' distincts; quelquefois, tout le verset ne forme qu'une seule et même phrase ; mais alors cette phrase est partagée en deux membres, et le verset se trouve toujours avoir deux parties. Il résulte dé là quatre particularités k observer dans la psalmodie d un verset : l'intonation, la dominante ou teneur, la médiation et la terminaison.

L'intonation est la manière dont, suivant lé mode, le chant commence; elle n'est applicable qu'au chant du premier verset du psaume. Les autres versets commencent tous par la dominante ou teneur. Celle-ci n'est autre chose que la dominante du mode, c'està-dire une note du mode ainsi nommée parce ■ qu'elle revient plus souvent que les autres dans le courant du morceau et que par suite elle y domine. Dans nos modes actuels, majeur et mineur, la dominante est la cinquième note de la gamine. La médiation est la manière dont, pour chaque mode, on termine la première partie du verset. La 'médiation effectuée, le chant de la deuxième partie du verset reprend sur la dominante, et la terminaison est la manière dont, pour chaque mode, se termine le chant du verset.

Uno particularité est à noter. Chaque psaume est suivi d'une antienne qui devrait être chantée, dont le sens se lie à celui du psaume et qui le termine. On laisse habituellement au grand orgue la faculté de jouer un morceau qui la remplace. Suivantl'usage, nous indiquerons par un chiffre le ton du psaume, c est-à-dire son mode. Les diverses formes de terminaisons de chaque ton son désignées par des lettres : les modes complets par des majuscules , les incomplets par

TON

TON

des minuscules. Le mode est dit complet I nons avons dit plus haut. En outre, comme 'orsque le chant de chaque verset du psaume il y a quelquefois des variétés dans l'emploi

se termine par la finale régulière du ton; il J- ' ' — - '-^ ----- ■ • ■

est incomplet lorsque le chant de l'antienne seule finit régulièrement, le chant des versets se terminant par une autre note. Quant aux lettres, voici leur emploi : on sait que les lettres a, b, c, d, e, f, g représentent presque partout les notes de la gamine ; il n'y a guère qu'en France qu'on désigne celles-ci sous les noms ut ou do, ré, mi, fa, sol, la, si. La lettre a représente toujours le la. On a ainsi le petit tableau suivant :

la, si, do, ré, mi, fa, sol.

Les finales du premier et du deuxième ton sont ré; les finales du troisième et du quatrième ton sont mi; celles du cinquième et du sixième ton sont fa, et enfin le septième et le huitième ton se terminent par sol.

Il résulte de tout ceci que si l'on dit, par exemple, à un chantre chargé de chanter un psaume donné, d'entonner un sept en d, il saura que c'est un septième ton, incomplet puisque la lettre est minuscule, et qu'il faut finir par un ré, puisque d signifie ré. Si l'on demande un trois Ë, il saura que c'est un troisième ton, complet puisque la lettre est majuscule, et il choisira la terminaison qui finit pur un e, c'est-ii-dire par un mi, véritable finale du troisième ton, d'après ce que

de la même lettre majuscule ou minuscule, on est dans l'uswge d'écrire cette même lettre droite ou penchée. Par exemple D ou D, e ou e. Chacun de ces cas indique une terminaison particulière.

Voici maintenantle tableau des intonations, teneurs, médiations et terminaisons de chacun des huit tons, écrites sans transposition dans ies tonalités réelles de ces tons, résultant de leur formation d'après la série une fois adoptée la, si, do, ré, mi, fa, sol, la pour le premier ton; si, do, ré, mi, fa, sol, la, si pour le deuxième et ainsi de suite. Ces tons, dans la pratique, se transposent suivant les voix que l'on emploie. Chaque psaume a pour verset : Sicut erat in prinapio et mmc et semper, et in secula seculorum. Amen. Pour abréger, on met sous les diverses espèces de terminaisons les seules voyelles e, u, o, ti, a, e qui représentent les syllabes des mots seculorum, amen. Nous répétons que les intonations sont propres au premier verset seulement; les autres versets du psaume commencent directement par la dominante; les médiantes sont l<!s mêmes pour chaque verset, et les terminaisons sont, pour chaque psaume, données par les indications des lettres; les livres d'office dont on se sert renferment tous ces détails d'une façon claire et précise. Voici le tableau des huit foiw.:

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