‹ Grand dictionnaire Universel du XIXe siècle, vol. 15Chapitre 219 sur 1042 · HUITIEME TON · texte numérisé non relu

HUITIEME TON

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Aimj monosyllabes et mots hébreux indéclinables.

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Tout ce qui précède une fois établi, il reste à faire connaître les règles suivant lesquelles les versets des psaumes sont chantés à l'église sur tes mélopées contenues au tableau ci-dessus. Plusieurs traités de plain-chant en

fénéral et de psalmodie en particulier ont té composés; nous citerons celui de l'abbé Lebeuf, rédacteur de l'Antiphonaire et du Graduel parisien (1741) ; celui de l'abbé Pois-son (1745), et enfin et surtout celui du savant bénédictin dom Jumilbac (1763). 11 existe une méthode de La Feillée qui n'est, pour ce qui concerne la psalmodie, qu'une copie du traité de l'abbé Lebeuf.

— Des syllabes survenantes. On appelle syllabes survenantes ou surnuméraires celles qui ne comptent pas dans le chant des notes fondamentales des .médiations et des terminaisons, et à cause desquelles on anticipe sur les syllabes précédentes.

Elles sont de trois sortes.

Les deux premières sont engendrées par la règle suivante ; on reste sur la dominante, et, eonséquemment, on n'élève pas la voix, aux médiations et aux terminaisons, sur la dernière syllabe d'un mot ni sur l'avant-dernière lorsqu'elle est brève. *

Les deux dernières syllabes des mots splendoribus et clamavero sont donc dans ces circonstances des syllabes survenantes.

La troisième sorte de syllabe survenante est toujours l'avant-dernière syllabe brève des terminaisons, parce qu'on ne peut pas appuyer la voix sur cette syllabe pour chanter 1 avant-dernière note de la mélodie, qui est toujours une note de valeur.

Jumilhac note toutes les syllabes survenantes, sans exception, avec des brèves, et sur le (on de la syllabe suivante; l'abbé Lebeuf fait à peu près de même; mais il indique pour l'avant-dernière syllabe' brève des terminaisons quelques exceptions, dont ta raison nous a paru si difficile à saisir et si peu concluante, au point de vue de l'art du chaut, que nous avons cru devoir n'en pas tenir compte. Dans l'intérêt de l'unité d'exécution, il convient donc de simplifier la règle en la généralisant et de noter, d'après Jumilhue, toutes les syllabes survenantes sur le ton de la syllabe suivante et avec des noires ou des brèves, pour les distinguer des syllabes fondamentales.

— Des monosyllabes. On pratique l'élévation de la voix, c'est-à-dire qu'on monte d'un degré sur un monosyllabe quel qu'il soit k la fin des médiations. Quand deux monosyllabes de suite s« rencontrent à la tin des médiations, le premier est long; mais on fait pour le second ce que l'on ferait s'il était seul.

— Du mouvement et de la ponctuation musicale. Ici il est fort difficile de donner des règles pratiques ; il faudrait pour une bonne psalmodie que les chantres fussent latinistes, arin qu'ils pussent ménager leur respiration et faire coïncider les repos forcés qu/elle né

cessite avec des membres de phrases présentant un sens fini ou des fragments bien découpés. A Paris et dans les grandes villes, l'habitude et la tradition ont fait obtenir une psalmodie à peu près correcte sous ce dernier rapport; mais nous avons entendu dans de petites villes, et principalement dans des campagnes, des chantres respirer quelquefois au milieu d'un mot, et souvent à des en droits qui découpaient un verset en fragments burlesques, présentant presque toujours des contre-sens ridicules. On ne peut que recommander les règles suivantes : s'en rapporter pour les respirations aux ponctuations contenues dans le texte, en s'arrêtant moins longtemps Sur une virgule que sur deux points ou sur point et virgule ; si l'office n est pas solennel et que l'on chante rondement, ne s'arrêter autant que possible qu'aux médiations et aux terminaisons.

La véritable manière de chanter les psaumes à l'église serait de les chanter à deux chœurs alternant à chaque verset ; c'est ainsi que chantaient les Hébreux. Cette combinaison serait aujourd'hui trop dispendieuse en exigeant un personnel nombreux. Souvent on fait chanter un verset par un chantre seul et le suivant par tout le chœur et les fidèles, à l'unisson ou en harmonie. Lorsque le choeur reprend en harmonie, on nomme cet ensemble chant en faux-bourdon.

Pour tout ce qui a rapport au chant des messes dans le rite romain, c'est-à-dire pour le Kyrie, le Gloria, etc., c'est à l'organiste k donner l'intonation.

— Messe du simple. Le Kyrie est joué dans le huitième ton, qu'on exécute ordinairement d'une manière régulière, c'est-à-dire en sol majeur. Le Gloria et le Sanclus sont joués dans le second ton, c'est-à-dire en sol mineur, et la cadence pour les Agnus Dei du premier ton se fuit en ré mineur.

— Messe du demi-double, Kyrie dans le huitième ton , Gloria dans le premier ton, Sanctus et Agnus Dei dans le cinquième ton.

— Messe du double majeur. Kyrie dans le quatrième ton, Gloria dans !e huitième ton, Sanctus dans le premier ton, Agnus Dei dans le cinquième ton.

— Messe du double mineur. Kyrie dans le premier ton, Gloria dans le quatrième ton, Sanctus dans le huitième ton, qu'on transposé généralement un degré plus bas, c'est-à-dire en fa; la cadence pour l'Agnus Dei dans le cinquième ton, mais transposé une' quinte plus haut et correspondant ainsi au ton musical fa tj majeur.

— Messe de la Vierge. Kyrie dans le second ton, Gloria dans le septième ton, qu'on élève ordinairement d'un degré ou d'une tierce mineure.

— Messe des Anges. Kyrie, Gloria, Sanctus, etc., etc., dans le cinquième ton élevé d'un degré ou d'une tierce mineure, c'est-àdire en ré majeur ou mi |? majeur.

TONÀ

— Tons de chasse. Chacun""de ces tons de chasse a une signification particulière que les chiens entendent parfaitement; ils servent à faire connaître les différentes péripéties de la chasse et à communiquer, à de grandes distances, les ordres de ceux qui la

dirigent. Les tons de chasse, écrits à - dans

un mouvement vif, n'ont guère plus de huit mesures, et on !es sonne toujours à l'unisson.

Les tons de chasse sont au nombre d'environ 68 , savoir :

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