‹ Grand dictionnaire Universel du XIXe siècle, vol. 15Chapitre 225 sur 1042 · DÉRANGER · texte numérisé non relu

DÉRANGER

TONTANÉE s. f. (ton-ta-né). Bot. Syn.

de coccocypsei.um, genre de rubiacées.

TONTE s. f. (ton-te — rad. tondre). Action de tondre un animal : La tonte des brebis. Tous les trois ans on fait la tonte de la laine des moutons. (Buff.)

— La laine qu'on retire en tondant : Il achetait les tontes des magnifiques troupeaux de mérinos qu'on élevait sur ces domaines. (Fr. Soulié.)

— Epoque où l'on a coutume de tondre les troupeaux.

— Façon donnée k une étoffe en la tondant : La tonte des draps. Il On dit aussi tonture.

— Hortic. Action de tondre les végétaux ligneux ou herbacés : La tonte des gazons. La tonte des arbustes et des arbjres est assujettie à des règles qu'on ne viole pas sans inconvénients- (Bosc.)

— Encycl. Tonte des chevaux. Dans tous les pays méridionaux, l'habitude de tondre les chevaux date d'une haute antiquité. De nos jours, certains vétérinaires se sont plus d'une fois élevés contre cette coutume, en fondant leurs critiques sur des raisons théoriques qui n'ont pas prévalu ; l'expérience a démontré les avantages du tondage, opération qui, en diminuant l'abondance des pojls, s'oppose k l'accumulation de la sueur et prévient les résultats fâcheux que cette accumulation pourrait amener. Cette opération a été admise, en principe, pour la cavalerie française; on a cherché à simplifier les procédés d'exécution. On a d'abord substitué aux forces et aux ciseaux l'action comburante du gaz enflammé; mais, presque aussitôt, MM. de Nabat ont inventé une tondeuse mécanique fondée sur le principe de la tondeuse à drap, et cette machine est aujourd'hui adoptée partout.

Les chevaux sont ordinairement tondus vers la fin de l'automne ; dans nos provinces pyrénéennes, le tondage est exécuté par des tondeurs espagnols, qui se répandent de ville en ville, de bourg en bourg , et opèrent, comme dans leur patrie, k l'aide de grands ciseaux, les uns recourbés, les autres droits, suivant les parties k attaquer. Le tondage est presque toujours partiel, c'est-à-dire qu'il n'est effectué que sur la partie supérieure du corps ; quelquefois même on ne tond qu'une bande longitudinale partant du cou et s'arrêtant k la naissance de la queue"; mais un tondage complet qui s'appliquerait à toute la surface du corps serait un progrès.

TONTELÉE s. f. (ton-tè-lé). Bot. Genre d'arbres et d'arbrisseaux, de la famille des hippocratéacées, comprenant plusieurs espèces, qui croissent dans l'Amérique tropicale.

TONTI (Lorenzo), banquier italien, qui vivait au xvue siècle. Il vint s'établir en France vers 1650 et imagina les emprunts en rentes viagères où les extinctions profitent aux prêteurs survivants, et qui furent nommés de son nom tontines. La première tontine fut établie par Mazarin en 1653. Depuis, on eut plus d'une fois recours k cet onéreux expédient.

TONTI (le chevalier), homme de guerre,

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fils du précédent, qui vivait dans la seconde moitié du xvue siècle. Il avait servi pendant plusieurs années sur terre et sur mer, notamment en Sicile, lorsque La Salle l'emmena avec lui dans l'expédition qu'il fit au Mississipi. Chargé par ce chef de la garde du fort Niagara, construit entre les lacs Erié et Ontario, Tonti s'attacha k gagner la confiance et l'amitié des Illinois et y réussit complètement. En 1680, d'après l'ordre de La Salle, il construisit sur la rivière des Illinois un fort qu'il acheva l'année suivante et qu'il appela fort Saint-Louis. La Salle et presque tous ceux qui faisaient partie de l'expédition étant morts, Tonti, resté à peu près seul, se fixa chez les Illinois, au milieu desquels il vécut du produit de sa chasse et de la vente des pelleteries. Ce fut là que d'Iberville, commandant de la Louisiane, le trouva en 1700. On ne sait rien sur les dernières années de sa vie. C'est de son nom qu'on a appelé petits et grands Tonticas les cantons qu'il avait habités sur les bords du Mississipi. On a publié sous le nom du chevalier Tonti un ouvrage apocryphe intitulé : les Dernières découvertes de La Salle dans V Amérique septentrionale (Paris, 1697, in- 12).

TONTINE s. f. (ton-ti-ne — du nom de l'inventeur Lorenso Tonti). Association dans laquelle plusieurs personnes mettent en commun un fonds destiné à être réparti, k une époque déterminée, entre lessurvivants,avec les intérêts accumulés et la part des décèdes : La première tontine fut autorisée par ordonnance royale en 1G53. (Forbonnais.) Les tontines , immorales comme la plupart des constitutions viagères, sont des déceptions qui punissent l'avidité des contractants. (Francœur.) Il n'y a pas de tontine où tes probabilités de la vie et de la mort se calculent avec plus de sagacité que d'ans ses bureaux. (Balz.) Il Rente viagère que touche chaque intéressé à une tontine : Toucher, recevoir sa tontine.

— Par ext. Opération financière quelconque, basée sur la durée probable de la vie humaine.

— Jeux. Sorte de jeu de cartes. Il Corbillon dans lequel les joueurs à la tontine mettent les enjeux. Il Enjeux contenus dans le corbillon.

— Encycl. Hist. Le Napolitain Lorenzo Tonti proposa en 1653 au cardinal Mazarin l'idée d'une tontine destinée k faciliter un emprunt public. La combinaison était celleci : l'emprunt était divisé en dix classes de 102,500 livres chacune et montant en totalité k 1,025,000 livres. Chaque souscripteur recevait l'intérêt de sa mise, qui était de 300 livres au denier 20. Les classes étaient réparties de sept ans en sept ans, depuis la naissance jusqu'à l'âge de soixante-dix ans et au-dessus. A la mort de chaque souscripteur, le revenu devait accroître la part des survivants de sa classe, jusqu'au dernier, , après quoi la rente était éteinte au profit de l'Etat. Un édit autorisa cette opération sous le nom de tontine royale; mais le parlement refusa d'enregistrer l'édit.

En 1689 , k la suite de guerres qui avaient épuisé le Trésor, Louis XIV revint k l'idée de Tonti, ouvrit une tontine de 1,400,000 livres de rentes viagères, divisées en quatorze classes de 100,000 livres de rentes chacune, le taux de la souscription étant de 300 livres et l'intérêt proportionné k la classe dans laquelle se trouvait le rentier en raison de son âge. Bien que toutes les classes n'eussent pas éié remplies, cette tontine fonctionna jusqu'en 1726 et ne cessa que par le décès d'une veuve âgée de quatre-vingt-seize ans qui, au moment de sa mort, jouissait d'un revenu de 73,500 livres de rente. Plusieurs tontines furent créées depuis, dans les grands embarras financiers, notamment en 1759. Mais ce mode d'emprunt parut trop onéreux, et une déclaration royale du 21 novembre 1763 interdit, pour l'avenir, « toute nouvelle tontine ou rentes viagères portant accroissement au-dessus du denier primitivement constitué. • En 1770, un arrêt du conseil supprima toutes les tontines du gouvernement, et les rentes qui leur étaient affectées furent converties en rentes viagères , au taux déterminé par un tarif spécial.

Passons aux tontines privées, qui ont été la première forme des assurances sur la vie. Sous Louis XV et sous Louis XVI, il se forma un certain nombre de tontines, notamment la fameuse caisse Lafarge autorisée en 1759, supprimée en 1770 et rouverte le 22 août 1791; la Compagnie .royale d'assurance autorisée en 1787 avec un privilège de quinze ans. Dans les considérants qui accompagnaient cette autorisation, on remarque le passage suivant ; « Le roi , s'étant fait rendre compte de la nature et des principes des divers établissements fondés en Europe sous le nom d'assurances sur la vie, a reconnu qu'ils renfermaient des avantages sérieux; que, naturalisés en France, ils y seraient, d'une grande utilité; qu'un nombre considérable d'individus de tout sexe, de tout âge y trouveraient la facilité de s'y faire assurer, sur leur vie ou sur des termes de leur vie, des rentes ou des capitaux, soit pour eux-mêmes dans leur vieillesse, soit après eux en faveur des survivants auxquels ils voudraient laisser des ressources ou des bienfaits ; que ces sortes d'assurances, modérées et équitablement arbitrées, affranchiraient

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de l'usure trop commune la vente de toute espèce de capitaux, de rentes viagères, ou en étendraient la jouissance k des survivants; qu'enfin ces combinaisons variées, liant utilement le présent k l'avenir, ramèneraient ces sentiments d'affection et d'intérêt réciproque qui font le bonheur de la société et en augmentent la force.»

Lorsque la caisse Lafarge, la plus vaste tentative qu'on ait faite en France du système d'assurance mutuelle sur la vie, se fut reconstituée aux premiers temps de la Révolution, elle chercha à se faire adopter par le gouvernement comme institution d'intérêt public. Mirabeau, à la Constituante, exposa les bienfaits .des assurances mutuelles sur la vie : « Vos comités, dit-il, trouvent unç foule d'avantages dans l'adoption de ce projet; il en est un dont ils ne vous parlent point, c'est qu'un pareil établissement, rappelant sans cesse à la classe indigente les ressources de l'économie, lui en inspirera le goût, lui en fera connaître les bienfaits et en quelque sorte les miracles. J'appellerai volontiers l'économie la seconde providence du genre humain. La nature se perpétue par des reproductions; elle se détruit par lesjouissano.es. Faites que la subsistance même du pauvre ne se consomme pas tout entière; obtenez de lui, non par des lois, mais par la toute-puissance de l'exemple, qu'il dérobe une trèspetite portion de son travail pour la confier k la reproduction du temps, et par cela seul vous doublerez les ressources de l'espèce humaine. Et qui doute que la mendicité, ce redoutable ennemi des mœurs et des lois, ne lut, détruite par de simples règles de police économique? Qui doute que le travail de l'homme dans la vigueur de l'âge ne pût le nourrir dans sa vieillesse? Puisque la mendicité est presque la même chez les peuples les plus riches efchez les plus pauvres, ce n'est pas dans l'inégalité des fortunes qu'il faut en chercher la véritable cause ; elle est tout entière dans l'imprévoyance de l'avenir, dans la corruption des mœurs, et surtout dans cette consommation continuelle sans remplacement, qui changerait toutes les terres en désert si la nature n'était pas plus sage que l'homme....»

L'Assemblée, cependant, ne crut pas devoir déclarer d'utilité publique la caisse Lafarge , qui fonctionna simplement comme institution privée. Elle encaissa d'énormes capitaux; mais bientôt, malgré l'autorité imposante de l'Académie des sciences, il fut démontré que les calculs sur la mortalité probable étaient entachés d'exagération. On prouva que , pour que la caisse pût tenir ses promesses, il était nécessaire qu'à l'expiration d'une période de douze ans il n'y eût plus que 10 survivants sur 100, ce qui était impossible, à moins d'épidémies considérables. Là caisse Lafarge, après un succès momentané, tomba donc en déconfiture. D'autres établissements créés à son imitation et basés aussi sur des prévisions de mortalité inexactes eurent le même sort. Un décret du 15 mars 1809 décida qu'aucune de ces associations ne serait désormais établie sans une autorisation du chef de l'Etat dans la forme des règlements d'administration publique. Ce décret eut même un effet rétroactif, et les tontines actuellement existantes furent mises en gérance.

Une prévention défavorable, née de ces expériences malheureuses, s'attacha dès lors dans l'opinion publique au système des assurances mutuelles sur la vie. En 1816, cependant, plusieurs compagnies organisèrent des assurances de cette nature, mais non plus sur les bases de la mutualité; ce furent des assurances à primes," système depuis longtemps pratiqué en Angleterre, où l'une des plus florissantes compagnies actuelles, YAmicable, a reçu sa charte d'incorporation sous la reine Anne en 1706.

Depuis lors, les deux systèmes se développent en France parallèlement. Les législations qui régissent chacun d'eux sont différentes. Les sociétés à primes fixes doivent se constituer sous la forme anonyme avec l'autorisation du gouvernement ; les sociétés d'assurance mutuelle ou tontines, qu'elles soient placées sous le régime de la simple gérance ou administrées par des sociétés anonymes, sont en outre soumises à une surveillance spéciale.

Il y a, dit M. A. Legoyt, cinq combinaisons principales d'assurances mutuelles sur la vie : îo accroissement du revenu sans aliénation du capital, l'intérêt produit par les mises sociales étant réparti, aux époques fixées par le contrat, entre les seuis sociétaires survivants, et, à l'expiration de la société, le capital des mises retournant aux souscripteurs ou à leurs ayants droit; go accroissement du revenu avec aliénation du capital, l'intérêt produit par les mises sociales se répartissant aux époques fixées, et, à l'expiration de la société, le capital des mises étant réparti entre les seuls sociétaires survivants; 30 accroissement du capital sans aliénation du revenu, les arrérages étant servis chaque annnée aux souscripteurs ou k leurs ayants droit, mais le capital n'étant réparti, k la fin de la société, qu entre les survivants ; 4° accroissement du capital avec aliénation totale ou partielle du revenu, l'intérêt des mises s'ajoutant successivement au capital jusqu'au terme de l'association ; 5° formation d'un capital par l'accumulation du revenu sans alié-

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nation du capital des mises, l'intérêt produit par les mises sociales retournant aux souscripteurs ou a leurs ayants droit, tandis que le capital formé par l'accumulation du revenu est réparti entre les seuls survivants.

Nous n'hésitons pas à donner aux tontines la préférence sur les assurances k primes fixes, pour cette raison bien simple que les compagnies propriétaires bénéficient sur les assurés et que ceux-ci payent ainsi l'assurance plus cher qu'elle ne vaut. Ils ont du moins des garanties, dit-on, et le chiffre de la rente ou au capital futur est fixé d'avance, tandis qu'il ne l'est pas dans l'assurance mutuelle, laquelle ne garantit et ne détermine rien. Soit, ils ont cette certitude, mais ils peuvent constater aussi que le chiffre fixé par les tarifs de la société sera plus bas que celuj qu'ils auraient obtenu par l'assurance mutuelle, car ces sociétés ont évidemment intérêt k donner à leurs actionnaires le plus de dividendes possible et elles établissent leurs primes en conséquence. Les assurances à primes fixes, du reste, perdent du terrain tous les jours, malgré les concessions qu'elles sont forcées de faire. La plus prospère tli toutes les sociétés anglaises est une société d'assurance mutuelle, l'Equitable.

La loi nouvelle sur l'armée, qui supprime les bons numéros et le remplacement, rend inutiles les nombreuses tontines qui s'étaient formées en France entre les chefs de famille, dans le but de préserver les jeunes gens des mauvaises chances du tirage.

— Jeux. La tontine est un de ces jeux faciles auxquels on a recours dans les réunions de famille, pendant les soirées d'hiver. On y joue avec un jeu de cartes complet, et le nombre des joueurs est indéterminé. Après avoir pris un même nombre de jetons , auxquels on attribue une valeur de convention, chaque joueur en met trois dans le corbillon, puis on tire la donne au sort, et le donneur, ayant préalablement mêlé et fait couper, distribue k chacun et à lui-même une carte à découvert. Celui qui se trouve avoir un roi prend trois jetons sur les mises déposées dans le corbillon ; a-t-il une dama, il en prend deux ; a-t-il un valet, il n'en prend qu'un. Le joueur qui a un dix ne prend ni ne donne rien. Celui qui possède un neuf, un sept ou un cinq met un jeton au corbillon; il y en met deux, s'il a un huit, un six ou un quatre. Le joueur qui a reçu un trois paye trois jetons à son troisième voisin de gauche ; pour un deux, il paye deux jetons à son deuxième voisin de gauche ; enlin, pour un as, il paye un jeton à son premier voisin de gauche. Les payements une fois terminés, la donne passe k celui qui est placé immédiatement k la droite du joueur qui vient de l'avoir, et la partie se continue de la même manière. Quand un joueur a perdu tous ses jetons, il n'est pas pour cela définitivement mort, c'est-à-dire hors du jeu, car il peut ressusciter au moyen d'un, de deux ou de trois jetons qui lui seront payés par un autre joueur plus ou moins éloigné pour un as, un deux ou un trois. Dans tous les cas, on ne peut perdre que ce qu'on a devant soi, c'est-à-dire qu'un joueur, qui ne possédant, par exemple, qu'un jeton, en a trois à payer, se trouve entièrement acquitté en donnant ce jeton. La partie est terminée lorsqu'il n'y a plus qu'un joueur qui ait des jetons : ce joueur prend tout le contenu du corbillon,

TONTIN1ER, 1ÈRE s. (ton-ti-nié, iè-re — rad. tontine). Personne qui fait partie d'une tontine ou qui a des rentes de tontine.

TONTISSE adj. (ton-ti-se — rad. toute). Se dit de la bourre qui provient de la tonture des draps.

— Papier tontine, Papier de tenture sur lequel on applique de la bourre tontisse, qui lui donne l'aspect du drap.

— s. f. Sorte de tenture de toile sur laquelle on applique de la bourre tontisse pour imiter le drap : Une tapisserie de tontissk. il Bourre provenant de la tonte des draps : Des balles de toktjssb.

TONTOLI (Gabriel), historien italien, né k Mnnfredonia (Pouille) vers 1610 , mort en 16C5. Il étudia les belles-lettres et la jurisprudence, assista à la révolution qui eut lieu a Naples en 1647, puis fit à Rome un voyage pendant lequel il se décida à entrer dans les ordres. Le pape Alexandre VIII, dont il avait ■ gagné les bonnes grâces, le nomma, en 1663, cvèque de Ruvo. ïantoli manquait des qualités nécessaires pour écrire l'hrstoire, et surtout de cette noble fermeté qui enseigne k n'avoir de ménagement que pour la vérité et la justice. Nous citerons de lui : Mazaniello ovvero discorsi tiarrativi sopra la sollevazione di Napoli (Naples, 1648), ouvrage dans lequel il encense tour à tour tous les partis; Mémorise diversx métropolitain ecclesix Syponiinx (Rome, 1654,in-4°); Colleetio jurium cccles. Carijanics contra Sypoutinam (Rome, 1655, in-4<>).

TON TON interj. (ton-ton). Refrain de certaines chansons :

Joyeux chasseur d'Ille-et- Vilaine, De votre cor je prends le ton, Ton ton, tontaine, tan ton.

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