C4°H6*,2HC
Pour obtenir ce corps, on dissout le carbure dans l'éther et l'on sature de gazchlorhydrique la solution entourée de glace. Le produit est abandonné à lui-même pendant cinq ou six jours dans un vase fermé, car la réaction n'est pas complète à l'origine ; puis la masse est lavée à l'eau et aveu une 'solution très-faible de bicarbonate de soude.
On éloigne l'éther par distillation dans une atmosphère de gaz carbonique et l'on maintient le tout à 100" dans le vide pendant un temps suffisant pour faire disparaître les dernières traces d'éther et d'eau que la matière a pu retenir. On obtient ainsi une substance solide, même à 100°, boursouflée, amorphe et friable.
— Bibromhydrate de tétratérébenthène
C40H64,2HBr. On l'obtient de la même manière que le chlor hydrate; seulement on abandonne pendan plus longtemps à elle-même la solution étho • rée et fumante d'acide bromhydrique. En outre, on ne chauffe le produit dans le vide qu'à 80o, car, au-dessus, il se décompose partiellement .
Les formules du bichlorhydrate et du bibromhydrate de tétratérébenthène s'accordent, sans nul doute, avec la formule adoptée par M. Ribau pour cet hydrocarbure; mais malheureusement, outre que, comme toutes les formules, elles pourraient ctro doublées, elles sont divisibles par 2 et peu- .vent par conséquent être dédoublées. Elles n'apportent donc pas, au fond, une grande clarté sur la formule de l'hydrocarbure. Il en est autrement de la combinaison suivante, qui, elle, fixe, sinon la limite supérieure, du moins la limite inférieure du poids moléculaire du tétratérébenthène, qui n'est certainement pas inférieur à 544.
— Monochlorhydrate de tétratérébenthène C40H«4,HCI. Du tétratérébenthène aussi pur que possible ayant été placé dans une grosse ampoule animée d'un mouvement de rotation pour renouveler les surfaces et ayant été soumis à l'action d'un courant de gaz chlorhydrique sec, puis ayant été broyé de nouveau et de nouveau soumis à l'action du gaz,
TETR
et ainsi de suite, jusqu'à complète saturation, a absorbé une quantité de ce gaz correspondant à la formation d'un monochlorhydrate C*«H54,HCÏ. On voit donc que le tétratérébenthène engendre soit un. bich'lorhydrate, soit un monochlorhydrate, dans des conditions identiques à celles où l'on se place pour préparer le dérivé mono ou dichlorhydrique du térébenthène lui-même.
Le tétratérébenthène est donc un polymère supérieur du colophène. 11 est possible du reste, et cela vient encore corroborer la formule admise, de redescendre, sous l'influence de la chaleur du tétratérébenthène, au colophène et même au p-isotérébenthène C*0H16 ou à. un corps analogue.
— Action de la chaleur sur le tétratérébenthène. Le tétratérébenthène ne bout pas à 350°. Au-dessus de cette température, iî distille en se transformant en carbures plus simples. Le mieux, pour obtenir de bons résultats, est d'opérer dans le vide, quoiqu'on réussisse avec la distillation à la pression normale. Le produit de la distillation, soumis à la distillation fractionnée, se divise en : produits visqueux supérieurs au point d'ébullition du mercure, probablement le tétratérébenthène de M. Berthelot ; colophène bouillant a 318-320° et p-isotérébenthène (ou hydrocarbure trèsvoisin) C10H16, bouillant à 176» et déviant vers la gauche le plan de polarisation de la lumière d'une quantité'égale à — 8°, 5; le p-isotérébenthène dévie de 9», i. Cette déviation, de sens inverse de celle du tétratérébenthène, est de même sens que celle du térébenthène, dont ce carbure provient. On observe quelque chose d'analogue dans les alcools amyliques ; l'alcool gauche engendre des composés dextrogyres, qui régénèrent l'alcool gauche. Tous les caractères de l'hydrocarbure CiORis correspondent avec ceux du p -isotérébenthène. Cela se conçoit; le térébenthène se convertissant en isothérébenthène sous ^influence de la chaleur, il est clair que c'est l'isotérébenthène,et non le térébenthène, que doit donner le tétratérébenthène soumis à la distillation sèche. L'équation suivante rend compte de la formation des principaux produits de dédoublement du tétratérébenthène sous l'influence de la chaleur :
CWH64 = C20H32 } 2C>0H16
Titralérêbm- Colophène. Isotérébenthène.
théne.
TÉTBATHÈQUE S. f. (té-tra-tè-ke — du prêt", tétra, et du gr. thêkê , boîte). Bot. Genre d'arbustes, de la famille des trémandrées, comprenant une vingtaine d'espèces, qui croissent en Australie.
TÉTRATHIONIQUE adj. (té-tra-ti-o-ni-ke du préf. tétra, et ne Monique). Chim. Se dit d'un acide de la série thionique, que l'on peut envisager comme résultant de 1 addition de deux atonies de soufre à une molécule d'acide ditliionique ou hyposulfurique, d'où son ancien nom d'acide hyposulfurique bisulfure.
— Encycl. V. SOUFRE.
TÉTRATHYtACION s. m. (té-tra-ti-la-sion — du prêt', tétra, et du gr. thulakos, sac). Bot. Genre d'arbres, de la famille des vioiariées, voisin des alsodéies, et dont l'espèce type croît au Brésil.
TÉTRATOME s. m. (té-tra-to-me — du préf. tetra, et du gr. tome, section). Entom. Genre d'insectes coléoptères hétéromères de la tribu des diapériaks', comprenant quatre espèces, dont trois habitent la France.
— Bot. Genre d'arbres et d'arbrisseaux, de la famille des monimiacées, comprenant trois espèces, qui croissent dans l'Amérique tropicale.
— Encycl. Entom. Les tétratomes ont pour caractères : des antennes moniliformes, dont les quatre derniers articles perforés ou perfoliés forment une sorte de massue ; les palpes maxillaires avancées et saillantes; le corps ovoïde, allongé ; le corselet court et transversal ; les élytres durs, larges, libres, recouvrant des ailes membraneuses ; les jambes dépourvues d'épines ; les tarses à articles entiers. Les espèces peu nombreuses de ce genre vivent dans les champignons, et particulièrement dans les bolets. Le tétratome des champignons est d'un rouge fauve, avec la tête noire et les élytres d'un bleu foncé et luisant ; on le trouve communément aux environs de Paris et sur d'autres points du territoire français. Le tétratome ancre a la tète et le corselet testacés, les élytres noirs tachés de blanc : il habite l'Allemagne.
TÉTRATOMICITÉ s. f. (té-tra-to-mi - si-té — du préf. tétra, et de atomicité). Chim. Caractère tétratomique:Za TÉTRATOMiciTB d'une molécule, d'un composé.
TBTRATOMIQUE adj. (té-tra-to-mi-ke — du préf. tétra, et de atomique). Chim. Se dit des corps qui ne sont saturés que par quatre atomes d'un autre corps : Composé tétratomique. Il Se dit d'un atome qui a quatre points d'attraction.
TÉTRATONON s. m. (té-tra-to-nonn — gr. tetratonon ; du préf. tétra, et de tonos, ton). Mus. auc. Intervalle de quatre tons, appelé aujourd'hui quinte augmentée.
TÉTRATUNGSTATE s. m. (té-tra-teunghsta-te — du préf. tétra, et de tungstale).
TETR
Chim. Sel de l'acide tétratungstique. I! On dit aussi, mais à tort, mbtatungstatb.
— Encycl. V. TUNGSTIQUE. TÉTRATUNGSTIQUE adj. (té-tra-teungh-
sti-ke — du préf. tétra, et de tungstiqué). Chim. Se dit d'un acide, produit de condensation soluble de l'acide tungstiqué, qui résulte de l'union en une de quatre molécules d'acide tungstiqué soudées par 'l'élimination de trois molécules d'eau. Il On dit aussi, mais
à tort, MÉTATUNGSTIQUE.
— Encycl. V. TUNGSTIQUE.
TÉTRAULACION s. m. (té-trô-la-si-on — du préf. tétra, et du gr. aulax, sillon). Bot. Genre de plantes, de la famille des personnées, tribu des gratiolées, dont l'espèce type croît au Brésil.
TÉTRAX s. m. (té-traks). Ornith. Espèce d'outarde, devenue, pour quelques auteurs, le type d'un genre particulier.
TÉTRAZYGIE s. f. (té-tra-zi-jl — du préf. tétra, et du gr. zugos, lien). Bot. Genre d'arbrisseaux, de la famille des mélastomacées, tribu des mélastomées, comprenant cinq espèces, qui croissent aux Antilles.
TÉTRÉTHYLPHOSPHONIUMs. m. (té-trétil-fo-sfo-ni-omin — du préf. tétra, de éthyle, etàephosphonium).Ch\m. Radicalno'n isolé, qui résulte de la substitution de quatre radicaux éthyles aux quatre atomes d'hydrogène du phosphonium,'etqu'on peut considérer comme du tétréthyl-ammoniuin dont l'azote est remplacé par du phosphore.
— Encycl. V. PHOSPHINE.
TÉTRICIDITE adj. (té-tri-si-di-te — de tétrix; et du gr. eidos, aspect). Entom. Qui ressemble ou qui se rapporte au tétrix.
— s. f. pi. Tribu d'insectes orthoptères, de la famille des acridiens, ayant pour type le genre tétrix.
TETRICUS (P. Pivesns ou Pevusius), un de ceux qu'on a appelés les trente tyrans romains, au me siècle de notre ère. 11 était sénateur, et préfet de l'Aquitaine, lorsque, après la mort de Victorinus, il se fit proclamer empereur. Il s'associa son fils avec le titre de césar, prit la pourpre à Bordeaux en 26S, fut reconnu par les Gaules, l'Espagne et la Grande-Bretagne, repoussa les barbares sur les frontières du Rhin et se maintint sous le règne de Claude II et une partie de celui d'Aurélien. Mais l'indiscipline de ses troupes l'engagea à former un accord avec ce dernier pour lui restituer ses possessions. Il dut toutefois simuler un combat contre Aurélien dans les plaines de Châlons-sur-Marne (273), se livra volontairement à lui et n'en orna pas moins son triomphe avec son fils et Zénobie. Mais il fut ensuite comblé de faveurs et nommé corecteur d'une partie de l'Italie. Tetricus acheva paisiblement sa vie vers 276.
TÉTRIX s. m. (té-triks — du gr. tétrix. V. tétras). Entom. Genre d'insectes orthoptères sauteurs, de la famille des acridiens, type de la tribu des tétricidites, comprenant une trentaine d'espèces, répandues dans les diverses régions du globe.
TÉTROBOLE s. f. (té-tro-bo-le — du gr.
tetrobolon; de tettara, quatre, obolos, obole). Métrol. anc. Monnaie grecque qui valait quatre oboles.
— Encycl. L'obole valant en poids oêt,72 et en monnaie o fr. 15, la tétrobole valait quatre fois plus, c'est-à-dire, en poids, 2gr,88, et en monnaie 0 fr. 60. La tétrobole égalait 2 dioboles, 16 dichalcus, 32 chalcus, 224 leptons. Il fallait 9,000 tétroboles pour 1 talent, 150 pour 1 mine, 6 pour 1 tétradrachine, 3 pour 1 didrachme, et, pour faire 1 drachme, il fallait l tétrobole 1/2. Pendant longtemps la solde militaire, chez les Grecs, fut d'une tétrobole, en sorte que ce mot fut employé métaphoriquement pour désigner la vie du soldat, la guerre, de même qu'on employait, par exemple, le mot cothurne pour désigner la tragédie.
TÉTRODE s. m. (té-tro-de — du préf. tétra, et du gr. odous, dent), Entom. Genre d'insectes hémiptères, de la famille des scutellériens, tribu des pentatomiles, dont l'espèce type habite Java.
TÉTRODON s. m. (té-tro-don — du préf.
tétra, et du gr. odous, dent). Ichthyol. Genre de poissons plectognathes, de la famille des gymnodontes, comprenant un assez grand nombre d'espèces, dont le type vit dans le Nil : Ainsi que les diodons, tes tétrodons peuvent se gonfler comme des ballons. (E.Baudement.) Le tétrodon électrique habite les bancs de corail. (A, Guichenot.) il On dit aussi
TÉTRAODON.
— Encycl. Les tétrodons sont caractérisés surtout par leurs mâchoires, divisées dans leur milieu par une suture, de manière à offrir l'apparence de quatre dents, deux en haut, deux en bas, et dont l'ensemble représente comme un bec de perroquet. Leur peau est armée d'aiguillons mobiles ; leurs opercules et leurs rayons sont cachés sous une peau épaisse, qui laisse voir seulement à l'extérieur une petite fente branchiale, destinée à la sortie de l'eau ; ils sont entièrement dépourvus de nageoires paires inférieures ou ventrales. La tète et la queue sont complètement lisses; mais le reste du corps est plus
TETR
ou moins rude, suivant le nombre de piquants dont il est hérissé.
Les tétrodons ont un canal intestinal grand et ample, dépourvu de caecum, et qui contient une vessie natatoire volumineuse. Ils jouissent de la faculté de se gonfler comme un ballon, en introduisant une énorme quantité d'air dans leur estomac, qui occupe toute la largeur de l'abdomen. Ainsi remplis, ils flottent renversés, le dos tourné en bas, et leur peau tendue, hérissée d'aiguillons qui adhèrent solidement, leur permet de braver leurs ennemis, qui se déchirent la bouche en voulant les prendre. Cette propriété de se gonfler a fait donner à ces animaux les noms vulgaires i'orbes et de boursouflus. Quand on les retire de l'eau, ils font entendre un bruit particulier, provenant sans. doute de l'air expulsé de leur estomac. Ils se nourrissent principalement de crustacés, de mollusques et de plantes marines. Leur chair est muqueuse et peu recherchée ; elle passe même pour vénéneuse.
Presque tous les tétrodons sont exotiques. Le tétrodon payse, appelé par les Arabes fahaca, est un des plus anciennement connus; il a environ 0™, 35 de longueur; son corps est hérissé de piquants très-courts, dirigés vers la queue ; son dos et ses flancs sont barrés longitudinalement de brun et de blanc. Cette espèce est très-commune en Egypte. Quand le Nil rentre dans son lit, après les inondations, on trouve beaucoup de ces poissons sur les terres. Les enfants en ramassent pour s'en amuser, bien que les habitants les aient en horreur, parce qu'ils les regardent comme un poison violent. Le tétrodon maculé ou moucheté se gonfle d'autant plus qu'on le touche davantage et cherche ainsi à se défendre.
Le tétrodon hérissé se trouve dans la Méditerranée ; dans plusieurs contrées du littoral, on le fait sécher avec soin quand il est gonflé; on ie. remplit de matières légères, pour lui conserver sa roideur, et on le suspend au-dessus des édifices, en guise de girouette. Sa chair est dédaignée comme aliment. Le tétrodon électrique est brun en dessus et vert de mer en dessous ; il atteint à peu près la longueur de 0^,20 ; on le trouve dans l'océan Indien, sur les baucs de corail ; il fait éprouver de fortes commotions galvaniques à ceux qui lé touchent. On peut citer encore le petit tétrodon, qui vit dans la mer Rouge, et dont la taille dépasse rarement O1D,10, et le tétrodon long-museau, ainsi nommé à cause de la disposition de ses mâchoires.
TÉTRODONTÉ, ÉE adj. (té-tro-don-té — rad. télrodontie). Bot. . Qui ressemble ou qui se rapporte à la tétrodontie.
— s. f. pi. Tribu de mousses, ayant pour type le genre tétrodontie.
TÉTRODONTIE s. f. (té-tro-don-tt — du préf. tétra, et dugr. odous, dent). Bot. Genre de mousses, type de la tribu des tétrodontées.
TÉTROL1QUE adj. (té-tro-li-ke). Chim. Se dit d'un acide qui résulte de l'élimination d'une molécule d'acide chlorhydrique aux dépens de l'acide monochlorotétraerylique.
— Encycl. V. QUAHTÉNYLIQUE.
TÉTROMMA s. m. (té-tromm-ma — du préf. tétra, et du gr. omma, œil). Entom. Syn. de HYPBROPS.
TÉTRONCIE s. f. (té-tron-sl — du préf. tétra, et du gr. ogkos, enflure). Bot. Genre de fiantes, de la famille des alismacées, dont espèce type, peu connue, croît sur les bords du détroit de Magellan.
TÉTROPHTHALME s. m. (té-tro-ftal-me
— du préf. tétra, et du gr. ophthalmos, œil). Entom. Syn. de chiazognathb.
TÉTROPIE s. f. (té-tro-pî — du préf. tétra, et du gr. ops, œil). Entom. Syn. de
CRIOMORPHB OU ISARTHRON.
TÉTRORAS s. m. (té-tro-rass — du préf.
tétra, et du gr. oros, bord). Ichthyol. Genre de poissons, du groupe des squales.
TÉTRORCHIDION s. m. (té-tror-ki-di-on
— du préf. tétra, et du gr. orchidion, testicule). Bot. Genre d'arbres, de la famille des euphorbiacées, tribu des crotonée's, dont l'espèce type croît au Pérou.
TÉTR3RÉE s. f. (té-tro-ré — du préf. tétra, et du gr. oros, bord). Entom. Genre d'insectes coléoptères tétramères, de la famille des longicornes, tribu des lamiaires, dont l'espèce type habite la Nouvelle-Zélande.
TÉTROSOME s. m. (té-tro-so-me — du préf. tétra, et du gr. sôma, corps, pour indiquer la forme quadrangulaire du corps. Ce mot, très -mal formé, signifie qui a quatre corps). Ichthyol. Genre de poissons plectognathes, de la famille des sclérodermes.
TÉTROXIE s. f. (té-tro-ksl — du préf. tétra, et -du gr. oxus, aigu). Entom. Genre d'insectes hémiptères, de la famille des réduviens, dont l'espèce type habite l'Afrique.
TÉTROXYBENZINE-DISULFURIQUE adj, (té-tro-ksi-bain-zi-ne-di-sul-fu-ri-ke — du préf. tétra, de oxyde, de benzine, et de disulfurique). Chim. Acide sulfoconjugué, dérivé de la quinone.
TETR
TÉTRYLAM1NE s. f. (té-tri-la-mi-ne — de titrylène, et de aminé). Syn. de butylamine, ammoniaque composée qui renferme un atome de téiryle substitué à un atome d'hydrogène du type ammoniaque.
— Encycl. La tétrylamine C*H9,AzH* est une monamine primaire qui provient de l'ammoniaque AzH3 par la substitution d'un radical tétryls à l'hydrogène. On l'obtient en traitant le cyanate ou le cyanurate de tétryle par la potasse. Elle est métamérique avec la diéthylamine, la diméthyl-éthylamine et la méthyltritylamine.
Pour préparer la tritylamine, on distille d'abord 2 parties de té tryl -sulfate potassique pur avec 1 partie de cyanate de potasse récemment préparé et parfaitement sec. Il passe un mélange pâteux de cyanate et de cyanurate de tétryle. On dissout ce mélange dans l'alcool et l'on fait bouillir la liqueur avec des fragments de potasse caustique. Il se forme du carbonate de potassium qui se précipite, et il distille de la trithylamine, que l'on condense dans une très-petite quantité d'eau froide additionnée d'acide chlorhydrique. On continue l'ébullition jusqu'à ce qu'il cesse de se dégager des vapeurs alcalines. La solution de chlorhydrate de tétrylamine est évaporée à siccité. On fond le sel qui reste, afin de le débarrasser de l'eau qu'il retient ; on le réduit en poudre quand il est froid et on le mélange rapidement avec son poids de chaux vive en poudre. On introduit le mélange dans un tube de verre dur, que l'on remplit environ aux trois quarts de sa capacité. La partie supérieure du tube doit être pleine de fragments de baryte caustique. On adapte ensuite à son ouverture supérieure un tube de dégagement qui conduit les vapeurs dans un petit récipient entouré de glace. On chauffe ensuite avec précaution le .tube de haut en bas avec une lampe à gaz. La tétrylamine qui se dégage se déshydrate complètement en passant sur la baryte caustique, et vient se condenser absolument pure dans le petit récipient refroidi.
La tétrylamine est un liquide transparent, incolore, d'une odeur fortement ammoniacale et quelque peu aromatique. En présence de l'acide chlorhydrique, etle donne des fumées blanches très-denses. Elle bout entre i 69« et 70» (la pétinine bout à 70», 5). L'eau, I l'alcool et l'éther la dissolvent en toutes pro- | portions. Le* solutions aqueuses ont la même ; odeur que la base sèche et sont très-caustiques. Quand elles sont concentrées, elles sont légèrement visqueuses.
— Sels de tétrylamine. Un grand nombre de solutions métalliques sont précipitées par la tétrylamine, comme par l'ammoniaque. Les précipités obtenusavec les sels de cadmium, de zinc et de cuivre sont solubles dans un excès de réactif; il en est de même de l'alumine gélatineuse, qui se dissout aussi dans un excès de tétrylamine. Les précipités qui se forment dans les solutions de chrome, de nickel et de cobalt sont insolubles dans un excès de tétrylamine. Avec le nitrate d'argent, cette base forme un précipité jaunâtre facilement soluble dans un excès da. réactif. La silice gélatineuse se dissout aussi dans la tétrylamine et demeure sous la forme d'une poudre amorphe lorsqu'on évapore à siccité cette solution.
— Chlorhydrate de tétrylamine
C*H«Az,HCI.
Ce sel cristallise en aiguilles déliquescentes, fusibles aux environs de 100<>. Chauffé à l'air, il répand des fumées blanches et se volatilise sans résidu.
Le chloraurate (2C4H«Az,HCl) Au'"C13 cristallise, par l'évaporation de sa solution, en plaques rectangulaires d'une couleur jaune pâle. Il est susceptible de fondre, et change de couleur à 100», en passant au rouge orangé.
Le chloroplatinate (CWiAz.HCl^PtCl* cristallise par évaporation en belles lames d'un jaune orangé, qui se dissolvent dans l'eau et l'alcool.
TÉTRYLÈNE S. m. (té-tri-lè-ne). Hydrocarbure qui renferme 4 atomes de carbone et i atomes d'hydrogène et qui correspond à deux molécules de gaz oléflant réunies en une seule. Il est souvent désigné sous le nom de carbure d'hydrogène liquide de Faraday, du nom du chimiste qui l'a découvert.
— Encycl. Le tétrylène, ou butylène, est le quatrième hydrocarbure de la série du gaz oléflant. Il répond à la formule C*H8 et provient de l'alcool tétrylique ou butylique par élimination d'nne molécule d'eau, exactement comme l'éthylène dérive de l'alcool ordinaire. Ce corps a été découvert en 1825 par Faraday, qui l'obtint en comprimant le gaz de l'éclairage produit dans la distillation sèche des huiles grasses. Quelques années plus tard, Kolbe l'obtint par l'électrolyse de l'acide valérique, et Wiirtz a vu que c'est un des plus fréquents produits de décomposition des composés tétryliques. Il se forme surtout dans la déshydratation de l'alcool tétrylique par l'acide- sulfurique concentré ou le chlorure de zinc. C'est un produit secondaire de l'action du potassium ou de l'oxyde d'argent sur l'iodure de tétryle. Dans ce cas, une portion du tétryle se dédouble en tétrylène et hydrure de tétryle. Il se forme aussi en petite quantité lorsqu'on décompose l'ai-
TETR
■ cool amyliquo k la chaleur rouge. Dernièrement, de Luynes reconnut que le (éirylène se produit lorsqu'on décompose l'iodure d'isotétryle pur la potasse alcoolique ou par l'acétate d'argent. L'acétate d'isotétryle se produit aussi dans ce dernier cas.
— Préparation. 10 Au moyen du yaz d'huiles. Faraday a obtenu le tétrylène en comprimant, à 30 atmosphères, le g:iz quo l'on obtenait il y a quelques années h Londres par la décomposition des huiles fixes au rouge sombre. 1,000 pieds cubes de gaz, ainsi traités, fournirent environ 4 litres d'huile empyreumatique, consistant surtout en un mélange de tétrylène et de benzine. Comme le premier de ces hydrocarbures bout audessous de 0°, on le sépare facilement du mélange en portant graduellement celui-ci à 38°, dans un appareil en communication avec un récipient refroidi k — 18», et en répétant, plusieurs fois le même traitement sur le produit, mais chaque fois à une température de plus en plus basse.
Le tétrylène se forme également lorsqu'on distille de l'acétate ou de l'oléate de sodium avec de la chaux sodée, ou du butyrate de calcium seul. Il se forme aussi quand on distille un mélange de glucose et de chaux sodée. Dans tous ces cas, toutefois, le tétrylène est accompagné par des quantités assez considérables de tritylène, d'amylène et d'autres carbures d'hydrogène. On fixe les produits gazeux qui se- dégagent en les faisant passer à travers du brome, qui les convertit en bromure. On sépare ensuite le bromure de tétrylène du mélange par la distillation fractionnée (Berthelot).
2° Au moyen de F acide valérique. On soumet une solution concentrée de valérate de potasse k l'action d'un courant électrique, en faisant usage d'électrodes de ptatine. Du tétrylène se dégage alors au pôle positif, en même temps que du tétryle (ditétryle) et de l'anhydride carbonique. Au pôle négatif, les gaz dégagés consistent presque exclusivement en hydrogène. Si l'on interpose un diaphragme poreux entre les deux pôles, le tétrylène qui se dégage n'est mélangé qu'avec du tétryle et de l'anhydride carbonique. Pour séparer ces trois corps, on fait passer le mélange gazeux, d'abord à travers un tube entouré d un mélange réfrigérant, et à travers de l'alcool pour condenser et absorber le tétryle, pois k travers de l'eau pour absorber l'alcool,' et ensuite a travers une dissolution concentrée dépotasse et sur de la potasse caustique pour absorber le gaz carbonique et l'eau. Le tétrylène ainsi obtenu est un produit secondaire ljuî se forme certainement par l'oxydation d'une portion du tétryle, au moyen de l'oxygène dégagé au pôle positif. En effet, ce produit ne se forme bien qu'au sein d'une liqueur alcaline. M. Bourgeois a démontré, en effet, que dans l'électrolyse d'un acide, comme l'acide valérique, il se dégage de l'hydrogène au pôle négatif, et de l'oxyvaléryle au pôle positif. Cet oxyvaléryle C8H90S rencontre de la potasse, k laquelle il cède COs, et se convertit ainsi en tétryle C*H9, lequel tend à se doubler pour former du ditétryle (C*H9)S. Une portion de ce radical, toutefois, rencontre de l'oxygène naissant qui provient de l'électrolyse de la potasse, lui cède H et se convertit en tétrylène. Si ledégagement d'oxygène était considérable, on pourrait même n'obtenir que de l'anhydride carbonique et de l'eau.
3° Au moyen de l'alcool tétry ligue. Quand on mêle l'alcool tétrylique avec un excès d'acide sulfurique et qu'on chauffe légèrement le mélange, on obtient du tétrylène mêlé d'acide sulfureux et d'acide carbonique, quo l'on débarrasse de ces derniers gaz par un traitement k la potasse caustique. Le produit ainsi préparé est k peu près pur' et n'est souillé que par une petite quantité d'hydrocarbure, dont le poids moléculaire est plus élevé. Quand on chauffe l'alcool tétrylique avec un excès de chlorure de zinc, il se dégage du tétrylène k peu près pur au début, et & la lin un mélange de cet hydrocarbure et d'hydrure de tétryle.
40 Au moyen de l'érythrite. On distille cette substance avec de l'acide iodhydrique, comme nous l'avons décrit k l'article iodure dk tétryle (v. tétrylique [alcool]), et l'on traite l'iodure de tétryle ainsi obtenu par une solution alcoolique de potasse, ou mieux par l'acétate d'argent. A cet effet, on met 1 iodure d'isotétr3'le dans un tube de verre épais qui renferme de l'acétate d'argent, et l'on scelle rapidement le tube. Il se produit presque aussitôt une violente réaction. Dès que celte réaction est achevée, on refroidit vivement les tubes dans un mélange de glace et de sel marin et on les ouvre, après quoi on les expose à une température de 50° k 60°. La totalité du tétrylène se dégage d'abord sous la forme d'un gaz que l'on peut recueillir et refroidir à une basse température. Il reste dans les tubes de l'acétate d'isotétryle qu'on peut eu retirer par distillation.
— Propriétés. A — 18<>, le tétrylène est une huile mobile, incolore, d'une odeur éthérée, particulière et pénétrante. Il se solidifie, à la température produite par un mélange d'anhydride carbonique et d'éther, en une masse cristalline qui se liquéfie de nouveau aussitôt qu'on la retire du mélange réfrigérant. Liquide, il bout au-dessous de 0°, d aprè3 Faraday, à 30 suivant de Luynes. La
tension de sa vapeur est égale à 4 atmosphères k +15". Sa densité de vapeur égale 1,933 (calcul, 1,940). Le gaz brûle avec une flamme rouge bordée de bleu et très-fuligineuse. Il est difficilement absorbé par l'eau, plus facilement par l'alcool et très-facilement par l'éther. Sa solution alcoolique fait effervescence et abandonne le gaz dissous quand en y ajoute de l'eau. La solution éthérée donne lieu nu même phénomène lorsqu'on y ajoute d'abord assez d'alcool pour la rendre miscible k l'eau, puis de l'eau. Il se dissout facilement dans l'acide acétique cristallisable, ainsi que dans l'acide sulfurique, avec lequel il ne donne lieu à aucun dégagement d anhydride sulfureux. Il forme avec ce dernier acide un liquide jaune, d'où l'eau sépare une huile trèspiquante (de Luynes) ; d'après Faraday, le
iroduitde cette réaction serait un acide con-
jugué, homologue avec l'acide éthioniqueou iséthionique, qui forme des sels particuliers. Le gaz est également absorbé par les huiles fixes et volatiles; l'huile d'olive en absorbe six fois son propre volume. Il s'unit avec le chlore et le brome en formant des produits huileux.
L'acide iodhydrique aqueux, saturé à 0°, absorbe rapidement le gaz tétrylène en formant de l'iodure d'isotétryle ou iodhydrate de tétrylène C4H8l. Le corps ainsi produit est tout à fait identique avec celui qui prend naissance quand on distille l'acide iodhydrique avec l'érythrite.
— Glycol tétrylénique f>H8(OH)*. Syn.
Télryl ou butyl-glycol. C'est un alcool diatomique homologue du glycol ordinaire. On l'obtient en saponifiant l'acétate de tétrylène par la potasse. C'est un liquide incolore , inodore , visqueux, d'une saveur légèrement aromatique. Sa densité égale 1,048 à 0°. Il bout entre 183°-184°. Sa densité de vapeur estde 3,19-, la théorie exigerait 3,12. Il se dissout en toutes proportions dans l'eau, l'alcool et l'éther. Le tétryl-glycol est facilement oxydé par l'acide azotique, lorqu'on le chauffe avec cet acide étendu, et il donne alors de l'acide oxalique. Si l'on verse avec précaution de l'acide azotique étendu sur une solution aqueuse de ce glycol , de façon que les deux liquides ne se mêlent que lentement, il se forme de l'acide butylaotique ou oxybutyrique C4H8Os, en même temps qu'un autre acide dont le sel de chaux est insoluble et dont le sel d'argent renferme 9,2 pour 100 de carbone et 1,1 d'hydrogène. L'alcool tétrylénique, chauffé avec de l'hydrate de potassium ou de sodium, se décompose en dégageant de l'hydrogène, mais avec inoins de facilité que ne le fait le glycol ordinaire. Il paraît se former de l'acide oxalique dans cette réaction. Dans aucun cas, soit qu'on oxyde le butyl-glycol par l'acide azotique, soit qu'on l'oxyde au moyen du noir de platine, soit qu'on l'oxyde avec de l'hydrate de potassium fondu, on no trouve de l'acide succinique parmi les produits de la réaction. Ce fait peut faire supposer que le butyl-glycol actuellement connu n'est point le véritable glycol tétrylénique homologue du glycol ordinaire, mais un glycol mi-primaire, mi-secondaire, susceptible de donner un seul acide par l'oxydation.
Chauffé avec de l'acide iodhydrique, le butyl-glycol se convertit en iodure de tétryle. La réaction se fait en deux phases. Dans
une première phase, le tétryl-glycol passe k l'état d'alcool tétrylique et, dans une seconde phase, l'acide iodhydrique convertit l'alcool formé en éther . iodhydrique ; l'iodure ainsi formé n'est point l'iodure d'isotétryle, mais l'iodure de tétryle, identique non à celui de l'alcool normal, mais k celui de l'alcool de fermentation.
— Chlorure de tétrylkne C^HSCl8. On l'obtient en combinant directement le chlore au tétrylène k la lumière diffuse, en ayant soin d'employer le tétrylène en excès. Le produit huileux, débarrassé de l'acide chlorhydrique par des'lavages d'abord k la potasse taible, puis k l'eau pure, est desséché sur du chlorure de calcium et distillé. On recueille k part ce qui passe au-dessous de 1300 et l'on soumet de nouveau plusieurs fois cette portion k la distillation fractionnée, jusqu'à ce que le produit bouille d'une manière constante k 125°. Le même composé se forme probablement par l'action du chlore sur l'iodure d'isotétryle, le liquide ainsi obtenu bouillant k 120°.
Le chlorure de tétrylène est une huile incolore, d'une odeur agréable et douceâtre. Sa densité égale 1,118 k 880. Il bout k 123». Sa densité de vapeur égale 4,4Î6; le calcul exigerait 4,39. 11 est insoluble dans l'eau, mais se mêle avec l'alcool et l'éther. Il brûle vivement dans la flamme d'une lampe k alcool, en répandant des fumées mêlées de vapeurs d'acide chlorhydrique. Il se décompose lorsqu'on le chauffe avec la potasse alcoolique, en donnant de l'iodure de potassium et un liquide huileux, volatil, qui consiste probablement en tétrylène chloré C*H?C1. Les portions de liquide volatiles au-dessus de 130°, qui restent comme résidu dans la distillation du chlorure tétrylénique, sont probablement aussi des produits de substitution formés par l'action directe du chlore sur le tétrylène. On obtient les mêmes corps en abandonnant le chlorure de tétrylène au soleil avec un excès de chlore. Il se forme ainsi une masse visqueuse qui renferme eu-
core de l'hydrogène et n'abandonne aucun cristal de sesquichlorure de carbone. Le gaz tétrylène est aussi très-promptement absorbé par le perchlorure d'antimoine. Quand on distille le produit, on obtient une huile chlorée qui répond à la formule
CWC1S ou CWCI.CIV
— Bromure de tétrylène C^H^Br*. Ce bromure se forma quand on mélange le gaz tétrylène avec du brome en vapeur, et aussi, d'après M. de Luynes, par l'action du brome sur l'iodure d'isotétryle C*H*I. C'est un liquide huileux, volatil a 158°, qui, selon Cahours, se résout en bromure d'ammonium et bromotétrylène CWBr sous l'influence d'une solution alcoolique d'ammoniaque.
— Acétate de tétrylène
C8HUO* = (C4H8)"|g£WO
On prépare ce corps, au moyen duquel on obtient le butyl-glycol (v. plus haut), en soumettant le bromure de tétrylène k l'action de l'acétate d'argent. On purifie le produit en rectifiant à plusieurs reprises les portions qui distillent au-dessus de 140°, au-dessus de l'acétate d'argent, et, k la fin, en rectifiant une dernière fois le produit seul et en recueillant à part ce qui passe au-dessus de 190». L'acétate de tétrylène est un liquide huileux, incolore, inodore k froid et qui répand, lorsqu'on le chauffe légèrement, une légère odeur d'acide acétique. Il bout k 200» environ. Il est insoluble dans l'eau, mais facilement soluble dans l'alcool etdans l'éther. Les alcalis le saponifient promptement avec séparation d'alcool tétrylénique,
TÉTRYLÈNE-DIAMINE S. f, (té-tri-lè-nedi-a-mi-ne). Chiin. Base qui dérive de deux molécules d'ammoniaque par la substitution du radical diatomique tétrylène k deux atomes d'hydrogène.
— Encycl. La tétrylène-diamine
(C*H8)",2AzHS
se produit par l'action de l'hydrogène naissant, dégagé au moyen de l'étain et de l'acide chlorhydrique, sur le cyanure d'éthy- Jène, d'après l'équation
* C*H* i CAz "^ 8H = C*H8 Cyanure Hydro-
d'éthylène. gène.
C'est une diamine primaire, qui provient de la substitution de C*H* diatomique k H*. Elle bout au-dessus de 140°, et son chloroplatinate renferme 39,45 pour 100 de platine, ce qui concorde avec lu formule
C4Hl2Azî,HîCI2,PtITCl*.
TÉTRYLÈNE-TRIAM1NE s. f. (té-tri-lè-netri-a-mi-ne). Chim. Base triatomique dérivée de la tétryl-glycérine hypothétique.
— Encycl. La tétrylène- triamine
(C*H1)"'(AzHS)3 est une base triatomique qui résulte de la fixation de 12 atomes d'hydrogène sur la cyanoforme et qui dérive de la glycérine tétrylique hypothétique. On l'obtient en trnit:uit d'abord le chloroforme par le cyanure potassique et le produit par l'hydrogène naissant dégagé au moyen de l'étain et de l'acide chlorhydrique. Cette base bout au-dessus de 150° et forme un chloroplatinate
[C4in(AzI13)3,3HCl]53PtCl*.
TÉTRYLIQUE adj. (té-tri-li-ke). Chiin. Se dit d'alcools isomères qui appartiennent k la série grasse saturée et qui renferment quatre atomes de carbone, il Un les connaît aussi sous le nom d'ALCoOLs butyliqubs.
— Encycl. Les alcools tétryliques ou butyriques C*Ht°0 sont au nombre de quatre isomères. L'un de ces isomères est un alcool tertiaire, le triméthyl-carbinol