‹ Grand dictionnaire Universel du XIXe siècle, vol. 15Chapitre 22 sur 1042 · C = H2 . C = H«,OH · texte numérisé non relu

C = H2 . C = H«,OH

Ethylène.

A côté du tétraphényl-éthylène devraient se ranger le triphényl-éthylène C2H(C6115)3; le diphényl-éthylène CW(C6HB)2 et le. phênyléthylène C3H3,C6HA Ces trois corps sontconnus, à l'exception du triphényl-éthylcne. Le diphényl-éthylène n'est autre que le stilbène, et le phényl-éthylène n'est autre que le cinnamène. ■

TÉTRAPHOÈ s. m. (té-tra-fo-é). Bot. Espèce de lampourde, qui croit au Malabar : La racine du tétraphoê est employée pour les hémorroïdes. (V. de Bomare.)

' TÉTRAPHOSPHOTÉTRIM1QUE adj. (tétra-fo-sfo-té-tri-nii-ke). Chim. Se die d'un acide qui prend naissance à l'état de sel d'argent lorsqu'on fait agir l'azotate d'argent sur l'acide tétraphosphopentazotique.

TÉTRAPHYLLE adj. (té-tra-fi-le — du préf. tétra, et du gr, phullon, feuille). Bot. Qui se compose de quatre feuilles.

— s. m. Entom. Genre d'insectes coléoptères hétéromères, de la tribu des diapériales, comprenant quatre espèces, qui habi-. tent Madagascar, l'Australie et les îles voisines.

TÉTRAFHYLLINE s. f. (té-tra-fi-lî-ne — du préf. tétra, et du gr. phullon, feuille). Miner. Substance composée de quatre bases et se présentant en masses lamelleuses.

— Encycl. La tétraphylline a été trouvée à Keilde, près de Caruinela, en Finlande. C'est une simple variété de triphylline, dans laquelle les trois phosphates de 1er, de manganèse et de lithiue sont associés à un peu de magnésie. D'après les analyses de Berzélius et de Nordenskiold, elle renferme 42,60 d'acide phosphorique ; 38,60 de protoxyde de fer; 12,10 de protoxyde de manganèse; 8,20

■de lithine et 1,70 de magnésie.

TÉTRAPHYS s. m. (té-tra-flss — du gr, tetraphuos, divisé en quatre). Bot. Genre de mousses, de la tribu des tétrodontées, comprenant plusieurs espèces, répandues dans tout l'hémisphère boréal.

TÉTRAPILE s. m, (té-tra-pi-le — du préf. tétra, et du gr. pilos, chapeau). Bot. Genre d'arbres, rapporté avec doute h la famille des oléinées, et dont l'espèce type croît en Coehinchine.

TÉTRAPLE s. m. (té-tra-ple — gr. telraploos, quadruple). Bibliogr. Quadruple version de la Bible disposée sur quatre colonnes.

— Encycl. Origèue avait fait deux éditions de l'Ancien Testament, qu'il ne faut pas confondre ensemble. L'une, connue sous le titre A' Hexaples, contenait le texte hébreu, en caractères hébreux, le même texte en caractères grecs, la version d'Aquila , celle de Symmaque, celle des Septante et, en dernier lieu, celle de Théodotion. L'autre édition, connue sous le titre de Télraples, contenait les quatre versions des Septante, d'Aquila, de Symmaque et de Théodotion. En marge, Origène avait ajouté des notes portant principalement sur l'explication, des noms hébreux.

Les copies des tétraples et des hexaples d'Origène, avec des corrections et scolies d'Origène lui-même, de Pamphile et d'Eusèbe, restèrent longtemps dans la bibliothèque de Pamphile, à Césarée. Elles furent probablement détruites au vil« siècle, ou lorsque la ville de Césarée fut prise par Chosroës II, roi de Perse, ou lorsqu'elle

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tomba, un peu plus tard, aux mains des mahométans. Le? transcriptions peu nombreuses qui en avaient été faites périrent aussi, et l'ouvrage d'Origène fut longtemps regardé comme entièrement perdu. Des fragments considérables "avaient cependant été conservés dans les écrits des Pères ; ils furent réunis par P. Morin et insérés par FI. Nobilis dans la belle édition des Septante, qui parut à Rome en 1587. Ces mêmes fragments et quelques autres, enrichis de savantes notes, lurent publiés sous ce titre : Veterum interpretum grscornm in totum Veteris Testamenti fragmenta (1622, in-40). La plus complète édition est celle de Montfaucon, qui ajouta aux travaux précédents des notes, un lexique hébreu et grec, et tout ce que lui fournit un manuscrit récemment découvert. Il mit au jour, avec de remarquables préliminaires, l'ouvrage intitulé ; Bexaplorum Origenis qus supersunt (Paris, 1714, 2 vol. in-fol.), et qui contenait les restes des tétraples aussi bien que des hexaples.

TÉTRAPLEBRE s. m. (té-tra-pleu-re — du préf. ieïra,etdugr.pfe«ron,côté).Bot. Genre de plantes, de la famille des légumineuses, tribu des miraosées, formé aux dépens des adénanthères, et dont l'espèce type croît dans la Guinée.

TÉTRAPLODON s. m. (té-tra-plo-don — du gr. tetraploos, quadruple; odous, dent), Moll. Genre de mollusques acéphales, du groupe des naïades, originaire du Brésil.

— Bot. Genre de mousses, de la tribu des splachnées, formé aux dépens des splachnes, et comprenant trois espèces, qui croissent presque toujours sur des substances animales.

TÉTRAPLOSTÉMONE adj. (té-tra-plo-stémo-ne — gr. tetraploos, quadruple; stêmôn, étamine). Bot. Se dit des plantes qui ont quatre étamines.

TÉTRAPNEUMONE adj, (té-tra-pneu-mone — du préf. tétra, et du gr. pneumôn, poumon). Zool. Qui a quatre poumons.

TÉTRAPODE adj. (té-tra-po-de — du préf.

tétra, et du gr. pous, pied). Zool. Qui a quatre pieds ou organes analogues.

— s. m. pi. Ichthyol. Groupe de poissons osseux, comprenant les genres qui ont deux paires de nageoires latérales.

— Entom. Division de la tribu des papilionides.

TÉTRAPOD1CHNITE s. m. (ié-tra-po-dikni-te — du gr. tetrapous, quadrupède ; ichnos, empreinte du pied). Mamm. Syn. de chéirothérium , genre de mammifères fossiles.

TÉTRAPODISQUE s. m. (té-tra-po-di-ske — du préf. tétra ; podisfeos, pédicule). Bot. Genre d'algues microscopiques, de la tribu des baciliariées ou diatomées.

TÉTRAPODOLOGIE S. f. (té-tra-po-dolo-jî — du gr, tetrapos, quadrupède ; logos, discours). Partie de la zoologie qui traite des quadrupèdes. || On dit plus ordinairement

MAMMALOGIR.

TÉTRAPODOLOGIQUE adj. (té-tra-po-dolo-ji-ke — rad. tétrapadologié). Zool. Qui a" rapport à la tétrapodologie.

TÉTRAPOME s. m. (tè-tra-po-me — du préf. tétra, et du gr. pâma, opercule, valve). Bot. Genre de plantes, de la famille des crucifères, tribu des camélinées, comprenant deux espèces, qui croissent en Sibérie.

TÉTRAPORE s. m. (té-tra-po-re — du préf. tétra, et de pore). Bot. Genre d'arbustes, de la famille des myrtacées, tribu des leptospermées, dont l'espèce type croît en Australie.

TÉTRAPTÈRE adj. (té-tra-ptè-re — du préf. tétra, et du gr. pteron, aile). Entom. Qui a quatre ailes.

TÉTRAPTÉRYGIE s. f. (té-tra-pté-ri-jî— du préf. tétra, et du gr, pterux, aile). Bot. Genre de plantes, de la famille des crucifères, tribu des isatidées , comprenant deux espèces, qui croissent dans l'Asie Mineure.

TÉTRAPTÉRYGIEN, IENNE adj. (té-trapté-ri-ji-ain, è-ne — du préf. tétra, et du gr. pterux, aile). Ichthyol. Syn. de tétrapode.

TÉTRAPTÉRYS s. m. (té-tra-pté-riss — du préf. tétra, et du gr. pterux, aile). Bot. Genre d'arbrisseaux, de la famille des malpighiacées, comprenant plus de cinquante espèces, qui croissent dans l'Amérique tropicale.

TÉTRAPTÉRYX s. m. (té-tra-pté-riks — du préf. tétra, et du gr. pterux, aile). Ornith.

Syû. d'AWTHROPOlDE.

TÉTRAPTOTE adj. (té-trap-to-te — du préf. tétra, et du gr. piôsis, chute). Gramm. Se dit des noms grecs ou latins qui n'ont, au singulier ou au pluriel, que quatre forme» différentes : Les noms latins de la quatrième déclinaison sont tétraptotbs au singulier et au pluriel.

TÉTRAPTURE s. m. (tê-tra-ptu-re — du préf. tétra, et du gr. pteron, aile; oura, queue). Ichthyol. Genre de poissons, de la famille des scombéroïdes, dont l'espèce type habite la Méditerranée.

TÉTRAPYGE s. m. (té-tra-pi-je — du préf. tétra, et du gr, pugè, anus). Échin. Genre

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d'échinodermes, formé aux dépens des arbacies.

TÉTRARCHAT s. m. (té-trar-ka — rad.

tétrarque). Hist. anc. Autorité, dignité d'un tétrarque. il Exercice des fonctions de tétrarque : Jésus-Christ a vécu sous le tétrarchat d'Bérode.

TÉTRARCHIE s. f. (té-trar-chl — gr. te'

trarchia. V. tétrarque). Antiq. Subdivision

de La phalange grecque, formant quatre files.

Il Chacune des divisions d'un Etat divisé en

quatre provinces.

— Encycl. Antiq. Cette subdivision de la phalange grecque se composait de soixantequatre hoplites, se partageait en deux dilochies et était la moitié d une taxiarchie. La systase des peltastes répondait à -la tétrarchie des hoplites, quant au nombre des files, mais non pour le nombre des hommes.

Soixante-quatre tétrarchies formaient la phalange. Rompre par tétrarchie, c'était former épagogue. La chef de la tétrarchie était nommé tétrarque.

— Hist. Le territoire thessalien était partagé en quatre tétrarchies, nommées : Phthiotide, Thessaliotide, Pélasgiotide et Histioeolide. Cette division, qui laissait une certaine indépendance de gouvernement à chacune des quatre parties, fit place à l'unité sous le tagos Jason ; les tétrarchies furent restaurées par Philippe de Macédoine. Les Gallo-Grecs qui, vers le milieu du ui« siècle ayant notre ère, occupèrent la portion de l'Asie Mineure à laquelle ils donnèrent le nom. de Galatie, étaient divisés en trois tribus; ils partagèrent chacune de ces tribus en quatre tétrarchies et eurent ainsi un gouvernement fédéral de douze tétrarchies. Vers la flr. du ne siècle avant J.-C, le nombre de ces tétrarchies fut réduit à quatre, puis à trois, puis à deux, enfin à une seule. Le nom de tétrarchie subsista néanmoins, quoiqu'il n'exprimât plus la vérité de la situation, Déjotarus, seul tétrarque Je Galatie, au temps de Pompée, fut déclaré, roi. La Palestine, après la mort d'Hérode, forma, suivant la division que ce roi avait lui-même établie, les tétrarchies de la Galilée, de la Samaric, de la Judée et de la Pérée ; sous ses trois fils, qui lui succédèrent, le royaume eut seulement trois tétrarques pour quatre tétrarchies, Dioclètien divisa l'empire romain en quatre tétrarchies; sous le gouvernement de deux augustes et de deux césars. Les deux augustes étaient Dioclètien lui-même et Maximien. Ils eurent dans leurs tétrarchies, le premier, l'Egypte, l'Asie et tout l'Orient ; le second, l'Italie, l'Afrique et les îles. Les deux césars étaient Galérius et Constance-Chlore. Ils eurent dans leurs tétrarchies : le premier, la Grèce et l'IUyrie; le second, les Gaules, la Bretagne, l'Espagne et la Mauritanie. Ce partage du pouvoir fut plus apparent que réel ; Dioclètien resta le chef suprême.

TÉTRARHYNQUB s. m, {té-tra-rain-ke — du préf. tétra, et du gr. ràugchos , bec). Hcltninth. Genre de vers parasites, voisin des tentaculaires, et comprenant plusieurs espèces, qui vivent dans le corps des poissons et autres animaux marins : Les tétrarhynques sont des vers à corps court, en forme de sac. (P. Gervais.) Les tétrarhynques se rencontrent rarement dans tes voies digestives. {H. Hupé.)

— Encycl. Les tétrarhynques ont le corps aplati, non articulé; la tête munie de deux fossettes bifides et de quatre trompes rétractiles et garnies de crochets; une sorte d'appendice caudal très-mobile. On ne connaît pas bien encore leurs organes générateurs ni leur mode de reproduction. Ils ne sont presque jamais contenus dans une enveloppe particulière , mais ils vivent librement au sein des tissus charnus, rarement dans les voies digestives, mais presque toujours au milieu des viscères. Leurs mouvements sont très-vifs; leurs trompes sortent et rentrent d'une manière très-rapide , et leur queue se meut continuellement. Les espèces peu nombreuses de ce genre paraissent habiter exclusivement le corps des poissons, ou peutêtre de quelques mollusques céphalopodes. Le tétrarnynque appendiculé est commun chez les saumons.

TÉTRARQUE s. m. (té-trar-ke — gr. tetrarchês, de tettara, quatre, et de archos, chef). Hist. anc. Chef d'une tétrarchie ou division de la phalange grecque. Il Gouverneur d'une tétrarchie : Bérade le tétrarque fut exilé à Lyon par Caligula. (Chateaub.)

— Fig. En tétrarque, En maître absolu : , , , , J'espérais que Votre Majesté Adoucirait ces lois qu'elle rend en tétrarque.

En songeant que ma robe est celle de Pétrarque. Alex. Dumas.

TÉTRARRHÈNE s. m. (té-tra-rè-ne — du préf. tétra, et du gr. arrhèn, mâle). Bot, Genre de plantes, de la famille des graminées, tribu des oryzées, comprenant quatre espèces, qui croissent en Australie.

TÉTRAS s. m. (té-trâ — du gr. tétras, qui est évidemment cie la même Camille que le grec tetrix, espèce indéterminée qu'Aristote nomme avec l'alouette, et tetraôu, coq de bruyère. Ce dernier sens est aussi celui du lithuanien teterwas, celtique ietteris, tusse teterwu, polonais cietrzen. A ce même groune appartiennent le russe teteria, tetërka, geù- • notte, et le persan tadraw, faisan, grec ta-

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turos, même sens. Tous ces divers termes . répondeut au sanscrit tittiri, liltira, tâittira, francolin, onomatopée du cri de l'oiseau. Comparez aussi le bengali iitâr, indoustani titav, même sens). Ornith. Genre d'oiseaux gallinacés, type de la famille des tétraonidées, comprenant une dizaine d'espèces, répandues clans l'hémisphère nord : On assure que les tétras femelles veillent sur leur couvée avec la plus grande sollicitude. (2. Gerbe.) Le cri du tétras cupidon peut être perçu à la distance de trois à quatre milles. (Z. Gerbe.)

— Encycl. Ce genre est caractérisé par un Use robuste , court, à mandibule supérieure voûtée, courbée vers le bout, plus longue que l'inférieure et la débordant de toutes parts ; des narines à demi fermées par une membrane renflée et cachées par les plumes; des sourcils nus, garnis d'une peau verruqueuse ; des tarses einplumés; des doigts au nombre de quatre, trois devant, un derrière, garnis d'aspérités sur les bords ; des ailes courtes, concaves, arrondies; une queue quelquefois fourchue, mais en général arrondie, trèsrarement étagée.

Le genre tétras est loin d'être aussi étendu que Linné l'avait fait d'abord; c'est avec raison qu'on en a distrait les lagopèdes, les gangas, les francolins, les perdrix qui s'en distinguent, les premiers par leurs tarses et leurs doigts entièrement revêtus de plumes, les seconds par leur pouce dont l'extrémité ne porte-pus sur le sol, par leurs tarses seulement vêtus en avant; les francolins et les perdrix par leurs tarses nus et le plus généralement éperonnés. Les tétras sont d'un naturel soeiabie; comme presque tous les gallinacés, ils vivent réunis en familles, composées d'un nombre plus ou moins grand d'individus selon les espèces. C'est particulièrement dans les forêts montagneuses qu'ils établissent leur domicile; quelques-uns cependant paraissent préférer les plaines couvertes de hautes bruyères. Ils aiment à se rouler dans la poussière à la manière des poules et sont polygames. Quoiqu'on ne puisse pas les considérer comme des oiseaux percheurs, cependant ils se montrent assez fréquemment sur les arbres; ils y montent la nuit pour y prendre leur repos; durant le jour, ils y cherchent un refuge contre l'ennemi qui les poursuit, et, a l'époque des amours, les mâles se perchent sur les branches basses, d'où ils appellent à eux les femelles. Mais le plus ordinairement ils se tiennent à terre. Leur vol est court, lourd, mais rapide ; leur marche aisée et grave, leur course légère. Leur nourriture consiste principalement en baies et en fruits de plusieurs arbrisseaux, en bourgeons de bouleaux, de pins, de sapins, etc., en graines, en vers et en insectes. Réglés dans leurs besoins comme les perdrix et les lagopèdes, ils ne vont dans les taillis chercher leur pâture que le matin et le soir; durant le reste de la journée, ils sa retirent dans les endroits les plus fourrés dés lieux qu'ils fréquentent et s'y tiennent tranquilles. Dès les premiers jours du printemps, les tétras commencent à s'apparier. L'amour est pour ces oiseaux une passion violente et aveugle ; ils deviennent alors aussi imprudents qu'ils sont d'ordinaire déliants et farouches. Les femelles accourent à la voix des mules sans se préoccuper du danger qui peut les menacer, et les mâles sont dans une excitation telle, qu'ils n'aperçoivent souvent pas l'ennemi qui cherche à les surprendre. On voit ces derniers soit sur le tronc d'un arbre abattu, soit à terre, les plumes de la tète et du cou hérissées, les ailes traînantes, la queue étalée, se pavaner comme le dindon, se promener en prenant toutes sortes de postures extraordinaires, passer et repasser devant les femelles, qu'ils semblent chercher à agacer, et se provoquer entre eux. Ces préludes à l'accouplement sont toujours accompagnés d'un cri particulier qui s'entend de fort loin. Celui du tétras cupidon peut être perçu de 3 à 4 milles et ressemble à la voix sourde et caverneuse des ventriloques; aussi est-on trompé sur la distance de l'individu que l'on entend. C'est sur la terre nue et recouverte d'une légère couche de brins d'herbes que les femelles déposent leurs œufs, dont le nombre est ordinairement de huit ou dix ; certaines espèces, parexemple le ietraskailerons, en pond jusqu'à quinze. Elles ne font qu'une couvée par an. Les petits, élevés par la mère à la manière des poulets, restent avec elle pendant l'automne et l'hiver; elle ne les quitte que pour se livrer aux soins d'une nouvelle progéniture. Le tétras cupidon oifre encore cette particularité de mœurs fort remarquable, c est que les mâles oisifs d'un canton, pendant que les femelles couvent, vivent réunis en famille. Ils choisissent pour lieu de réunion un terrain uni et découvert, s'appellent avant l'aurore, se pavanant avec des mouvements lents et modérés, tournent les uns autour des autres, se provoquent de la voix et se "livrent des combats qui ne cessent que vers huit ou neuf heures du matin. Pendant l'action, ils sautent à 1 ou 2 pieds de terre en poussant des cris discordants. La chair des tétras est saine, délicate et de fort bon goût; mais la plupart de ces oiseaux malgré leur fécondité sont très-peu multipliés et sont un luxe daus l'économie domestique. Les tétras appartiennent à l'ancien et au nouveau continent. Qn établit deux groupes caractérisés par la forme de la queue ;

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l» les espèces dont la queue est assez longue, fourchue ou arrondie ; ce sont le tétras coq de bruyère, que l'on rencontre en grand nombre en Russie, au nord de l'Asie et en Hongrie ; le tétras à queue fourchue, le tétras hybride , le tétras obscur, le tétras cupidon, etc.; 20 les espèces dont la queue est courte et étagée; ce sont le tétras gelinotte, que l'on rencontre en Allemagne et en France, en Suisse et en Italie; le tétras à fraise d'Amérique.

TÉTRASÉPALE adj. (té-tra-sé-pa-le — du préf. télra, et de sépale). Bot. Qui a quatre sépales : Calice TÉrRASÉPALE.

TÉTRASILICATE s. m. (té-tra-si-li-ca-te — du préf. télra, et de silicate). Chim. Sel de l'acidetétrasilicique.

— Encycl. V. SILICIQDB.

TÉTRASILICIQUE adj. (té-tra-si-li-si-ke —

du préf. tétra, et de silicique). Chim. Se dit d'un acide qui dérive de l'acide silicique normal par la condensation en une de quatre molécules de cet acide, avec élimination de trois molécules d'eau. Il Se dit aussi de quatre anhydrides qui proviennent de l'acide tétrasilicique par élimination de une, deux, trois ou quatre molécules d'eau, et qu'on désigne p;ir les noms de premier, deuxième, troisième, quatrième anhydride tétrasilicique.

— Encycl. V. SILICIQUE.

TÉTRASIPHON s. m. (té-tra-si-fon — du

préf. tétra, et du gr. siphon, tube). Infus. Genre d'infusoires systolides ou rotateurs, du groupe des hydatines.

TÉTRASOME s. m. (té-tra-so-me — du préf. télra, et du gr. sârna, corps). Bot. Genre d'algues, de la tribu des baciilariées ou diatomées.

TÉTRASPASTE s. m. (té-tra-spa-ste — du préf. tétra, et du gr. spaâ, je tire). Mécan. Sorte d'ancienne moufle composée de quatre poulies.

TÉTRASPERME adj. (té-tra-spèr-me). Bot.

Syn. de tétraspkrmé, ée.

TÉTRASPERME, ÉE adj. (té-tra-spèr-mé — du préf. tétras, et du gr. sperma, graine). Bot. Dont le fruit contient quatre graines.

TÉTRASPORE s. m. (té-tra-spo-re — du préf. tétra, et de Spore). Bot. Genre d'algues, de la famille des alvacées, tribu des palmellées, comprenant cinq ou six espèces, qui habitent le-s eaux douces stagnantes.

TÉTRASTACHYÉ , ÉE adj. (té-tra-staki-é — du préf. tétra, et du gr. stackus, épi). Bot. Dont les fleurs sont en épis disposés quatre par quatre.

TÉTRASTATÈRE s. m. (té-tra-sta-tè-re — du préf. tétra, et de slatère), Antiq. PoidB et monnaie qui valait quatre statères.

TÉTRASTE s. m. (té-tra-ste — rad. tétras). Ornith. Syn. de bonasib ou gelinotte, Section du genre tétras.

TÉTRASTEMME s. m. (té-tra-stè-me — du préf. tétra, et du gr. stemma , couronne). Helminth. Genre de vers, de la famille des prostomes ou amphiporines, comprenant plusieurs espèces, qui vivent' dans la Méditerranée et la mer Rouge.

TÉTRASTÉMÔN s. m. (té-tra-sté-mon — du préf. télra, et du gr. stêmôn, étamine). Bot. Section du genre tétrazygie.

TÉTRASTÉMONE adj. ( té-tra-sté-mo-ne

— du préf. télra, et du gr. stêmôn, étamine). Bot. Qui a quatre étamines.

TÉTRASTÉPHANE s. m. (té-(tra-Sté-fa-ne

— du préf. tétra et du gr. stepkanos, couronne). Zooph. Genre de polypes, du groupe des actinies.

TÉTRASTIGMATÉ, ÉE adj. (té-tra-stigma-té — du préf. tétra, et de stigmate). Bot. Qui a un stigmate quadriflde.

TÉTRASTIQUE adj. (té-tra-sti-ke — du préf. tétra, et du gr. stichos, rang). Archit. ane. Qui a quatre rangs de colonnes.

— Prosod. Qui est composé de quatre vers : Stance tétrastique. Eyigramme tétrastique.

— s. in. Pièce ou strophe de quatre vers : Un tétrastique.

— Entom. Genre d'insectes hyménoptères, de la famille des chalcidiens, tribu des eulophites, formé aux dépens des cirrospiles.

— Encycl. Prosod. La strophe alcaïque était un tétrastique :

O diva, gratum quss régis Anlium, Prissent vel ima toitere de gradu Mortale corpus, vel superbos Verlere funeribus triumphos.

Il en était de même de la strophe saphique :

Vidinau flavum Tiberim, retortis Littore Etrusco violenter undis.

Ire dejectum monumenta regisr Templaque Vaste....

Un grand nombre des pièces qui nous ont été conservées dans les anthologies grecque et latine sont des tétrasiiques. Le mot tétrastique a été remplacé en français par le mot quatrain, qui a le même sens.

TÉTRASTOME adj. (té-tra-sto-me — du préf. tétra, et du gr. stoma, bouche). Zool. Qui a quatre bouches ou quatre suçoirs.

TÉTBASTROPHE adj. (té-tra-stro-fo —du

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préf. tétra, et de strophe). Métriq. Qui Be compose de quatre strophes : Ode tétrastrophb.

TÉTRASTYLE adj. (té-tra-sti-le — du préf. tétra, et du gr. slulos, colonne). Archit. anc. Qui a quatre colonnes de front; qui est précédé d'un portique à quatre colonnes : Temple tétrastyle.

— Bot. Qui porte quatre styles : Fleur té-

TRASTYLB.

— s. m. Archit. Edifice tétrastyle.

— Encycl. Archit. anc. Le nombre le plus faible des colonnes d'un portique était le nombre deux ; le plus considérable était le nombre dix. Elles n'étaient jamais en nombre impair au portique, ce qui arrivait souvent pour les côtés. Si le portique était tétrastyle, il ne pouvait y avoir sur les côtés que des colonnes fausses, engagées dans les murs, comme c'était le cas pour le temple de la Fortune Virile, à Rome ; ce temple avait cinq fausses colonnes de chaque côté des murs de la cella. Il exista chez les anciens un grand nombre de temples tétrastyles. Ils étaient de deux sortes : ou prostyles, c'est-àdire n'ayant des colonnes que sur la façade antérieure, ou bien ainphiprostyles, c'est-àdire ayant quatre colonnes sur la façade antérieure et quatre colonnes sur la façade postérieure.

TÉTRASULFAMMONATE s. m. (té-trasul-famm-mo-nn-te — du préf. tétra, et de sulfammonale). Chim.- SeL d'un acide tétrasulfammonique.

— Encycl. V. SULFAMMONIQUE.

TÉTRASULFAMMONIQUB adj. (té-trasul-fiunm-mo-ni-ke — du préf. tétra, et de sulfammonique). Chim. Se dit d'un des acides sulfammoniques ou sulfazotés.

— Encycl. V. SULFAMMONIQUE.

TÉTRASYLLABE adj. (té-tra-sil-la-be —

du préf. léira, et de syllabe). Gramm. Se dit d'un mot composé de quatre syllabes : Un mot tétrasyllabe. il On dit plus ordinairement TÉTRASYLLABIQUB.

TÉTRASYLLABIQUE adj. { té-tra-sil-labi-ke — du préf. tétra, et de syllabique). Gramm. Qui a quatre syllabes : Vers tétrasyi.labiq.uk. il On dit quelquefois tétrasyl-

LABB.

TÉTRATAXIS s. m. (té-tra-ta-ksiss — du préf. tétra, et du gr. taxis, ordre). Foram. Genre de foraminifères ou rhizopodes.

TÉTRATÉRÉBENTHÈNE s. m. (té-tra-téré-ban-tè-ne). Chim. Nom d'un polymère du térébenthène, qui se forme dans l'action du chlorure d'antimoine sur cet hydrocarbure.

— Encycl. Le tétratérébenthène est un hydrocarbure qui se forme lorsqu'on soumet le térébenthène à l'action du chlorure d'antimoine.

— Préparation. Pour préparer ce corps, il suffit de faire agir avec précaution le chlorure antimouieux SbC19 sur le térébenthène lévogyre. On introduit le réactif par petites portions dans le carbure, après l'avoir pulvérisé par écrasement entre des feuilles de papier buvard, et l'on agite vivement. On observe une réaction accompagnée de dégagement de chaleur; on la conduit modérément en ajoutant peu à peu du chlorure d'antimoine et en ayant soin de refroidir au besoin par des affusions d'eau, afin d'empêcher la température de s'élever au-dessus de 50°. On constate bientôt que, par de nouvelles additions de protochlorure, le liquide ne s'échauffe plus que faiblement., On arrête alors l'opération. La masse épaissie est constituée par un mélange de térébenthène inaltéré, de aitérébène ou colophène, de protochlorure et d'oxychlorure (si l'humidité est intervenue), d'antimoine et de tétratérébenthène. Cette masse est versée dans un grand volume d'alcool absolu, qui dissout tout à l'exception du tétratérébenthène et de l'oxychlorurQ d'antimoine. Par des agitations successives avec l'alcool absolu froid et, finalement, par un traitement à l'alcool absolu bouillant, on élimine encore des produits liquides ; on dissout alors le résidu épais dans l'éther et l'on filtre. L'éther est ensuite éliminé par distillation et le résidu solide est abandonné pendant une heure dans le vide à la température de 240». Il passe, avant cette température, un produit huileux, dernières traces de colophène ayant échappé à l'action de l'alcool. Le résidu se solidifie par le refroidissement ; c'est le carbure cherché. On le brise et on l'enferme dans un vase plein de gaz carbonique pour éviter son oxydation à l'air, qui est très-facile.

— Propriétés. Le tétratérébenthène ainsi obtenu est un corps solide, amorphe, cassant, d'une couleur légèrement citrine, parfaitement transparent, à cassure conchoïdale,se réduisant en poudre blanche par l'écrasement, comme le ferait delà colophane presque incolore, dont il possède d'ailleurs l'aspect. Il s'électrise avec une grande facilité par le frottement; il est presque iftsoluble dans l'alcool ; l'éther, le sulfure de carbone, la benzine, les pétroles et l'essence de térébenthine le dissolvent. Ce dernier liquide l'abandonne sous la forme d'un vernis incolore. Cette dernière circonstance, jointe à la facile préparation de ce corps et à son prix relativement peu élevé (car l'alcool distillé

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peut servir à de nouvelles opérations), me porte & penser qu'il pourrait peut-être devenir l'objet d'applications industrielles. Le rendement en carbure solide est d'environ 20 pour 100 du poids du térébenthène, et la quantité de chlorure antimonieux nécessaire à cette opération représente 20 à 25 pour 100 du poids de ce dernier carbure.

Le tétratérébenthène dévie à droite le plan de polarisation de la lumière [»]D = + 20° environ, c'est-à-dire en sens inverse du carbure générateur. Le dissolvant employé était un mélange d'éther et d'alcool à volumes égaux. On voit, d'après ces expériences que, par le fait de la soudure de quatre molécules de térébenthène lévogyre, on forme un corps polymère dextrogyre. C'est l'existence du pouvoir rotutoire dans ce produit qui a déterminé M. Ribau à le nommer tétratérébenthène, pour montrer qu'il dérive du térébenthène actif, et non du térébène, qui est complètement inactif.

Le tétratérébenthène a pour densité, à 0°, 0,977; il fond au-dessous de 100°, en passant par des états pâteux intermédiaires qui empêchent de fixer nettement ton point de fusion. Porté à la température de 350°, il ne se volatise pas. Il a la même composition centésimale que l'essence de térébenthine.

Le tétratérébenthène est extrêmement oxydable à la température ordinaire, surtout lorsqu'on l'expose à l'air à l'état de grande division. M. Ribau a essayé de l'oxyder lentement daus l'espoir d'obtenir des composés à fonction acide, qui seraient analogues ou identiques à ceux que l'on rencontre tout formés dans la térébenthine brute.

L'hydrocarbure, finement pulvérisé, était placé, dans ce but, sur un vase à large surface, dans une étuve maintenue à 40» a 45». La masse était de temps à autre porphyrisée de nouveau, pour renouveler les surfaces, et analysée. On constatait ainsi la fixation successive de l'oxygène de l'air sur ce corps. Au bout de trois mois, la substance contenait 77,54 pour 100 de carbone, 10,32 pour 100 d'hydrogène, 12,14 pour 100 d'oxygène, composition qui tend vers la formule C»<W*OS, laquelle exigerait : carbone 7&à 92 , hydrogène 10,26, oxygène 12,82 ; mais rien n'indique que là serait le terme de l'oxydation. Le corps ainsi oxydé était devenu, par ce fait, plus soluble dans l'alcool bouillant, qui le dépose par refroidissement à l'état amorphe ; il ne paraît pas contenir de substance a fonction acide, car il ne forme pas, avec les solutions bouillantes des alcalis caustiques, de savon résineux.

La formule du tétratérébenthène est fort difficile à établir, puisqu'il ne distille pas, qu'il est solide et incristallisable ainsi que ses dérivés et que, par suite, il est bien difficile d'en déterminer le poids moléculaire. M. Ribau croit que le poids moléculaire est 544 et correspond à la formule CWH64, d'où le nom qu'il lui a donné. Il est, en effet, parvenu à le combiner avec des hydracides et à obtenir des composés qui, s'ils ne sont pas des mélanges, s'accordent avec cette formule.

— Bichlorhydrate de tétratérébenthène

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