SOUVERAINS DE LA TOSCANE
1° Marquis de Tuicie.
Boniface 1er ou II
Adalbert 1er
AdalbertII . . .
Gui
Lambert
Boson
Ilumbert ,. . .
Hugues le Grand
Adalbert III
Régnier 4
Boniface II ou III
Frédéric
. Béatrix
Mathilde lo7t
Peu après, les principales villes toscanes s'érigèrent en républiques indépendantes.
20 Médicis, gonfaloniers.
Jea», dit le Banquier Cosrae le Magnifique Pierre I"
TOSG
Laurent et Julien 1469
Laurent seul 1478
Pierre II 1402-1494
3» Médicis, ducs et grands-ducs.
Alexandre 1er, duc 1531
Cosme 1er, duc 1537
— grand-duc 1569
François 1er Marie 1574
Ferdinand 1er 1557
Cosme II 160S
Ferdinand II. . I 1621
Cosme III 1670
Jean-Gaston 1723-1737
4" Maison de Lorraine- Autriche.
François II 1737
Léopold 1765
Ferdinand III 1790-1801
50 Bois d'Etrurie.
Louis 1er de Parme 1801
Louis II 1803-1807
6» Réunion à la France.
Elisa, soeur de Napoléon 1er, grandeduchesse de Toscane .... 1809-1814
70 Maison d'Autriche.
Ferdidand III, restauré 1814
Léopold II . . . •. 1824-1859
Toicane ci Boue', impressions de voyage, par M. Poujoulat (1840, in-8°). L'auteur partit avec M. Michaud, le guide de ses travaux depuis douze ans, qui voyageait en malade, cherchant la santé sous un climat plus doux et sous un soleil plus chaud, et regrettait de ne plus avoir assez de forces pour jouir des merveilles de l'Italie. Le récit de leur voyage en Toscane et à Rome est le dernier ouvrage écrit par M. Poujoulat sous les yeux de l'auteur de Y Histoire des croisades, dont l'influence mélancolique s'exerça souvent, à son insu, sur son compagnon de route. Dans notre littérature, nous avions de belles pages et de beaux vers sur l'Italie ; la littérature anglaise n'en manque pas non plus; mais un bon voyage en Italie était encore à faire, ce qui est assez surprenant pour qui songe à la quantité d'esprits distingués qui ont parcouru ce pays. Nous connaissons beaucoup de livres remplis d'indications utiles, de précieuses observations sur les œuvres d'art; aucun de ces ouvrages ne réunit toutes les conditions pour en faire un bon récit de voyage en Italie. M. Poujoulat semble l'avoir compris et s'est proposé de reproduire la physionomie de la nature, des hommes et des monuments, de donner des descriptions exactes et nettes, des tableaux de mœurs fidèlement tracés ,^ des appréciations inspirées par le bon goût et la rectitude du jugement, lorsque ses convictions- politiques ne l'influencent pas trop. Il anime ses peintures par des souvenirs d'histoire habilement fondus et parfois heureusement invoqués. Enfin, il donne souvent des aperçus littéraires, moraux et philosophiques, négligés par ses devanciers.
M. Poujoulat a vu la Toscane et Rome en enthousiaste et il leur eût appliqué volontiers le mot de Mme de Staël sur Gênes : • On dirait qu'elle a été bâtie pour un congrès de rois. » Ses convictions catholiques 1 entraînent souvent beaucoup trop loin; car il semble prendre plaisir à rabaisser la France au profit de l'Italie, en qui il voit surtout la citadelle imprenable de l'orthodoxie. Il va même jusqu'à vouloir prophétiser, et il n'est pas toujours heureux dans ses prédictions, comme lorsqu'il affirme que la Toscane ne saurait jamais s'ouvrir aux idées modernes. Si M. Poujoulat ne se montre pas profond politique dans ses appréciations sur l'Italie, du moins observe-t-il avec attention et décrit-il de même. Son livre est écrit dans un langage élégant et élevé, noble et simple, vivant et varié; point de ces phrases à effet qui ne disent rien à l'intelligence et qui retentissent avec un son monotone.
TOSCANELLA , ancienne Tuscania, ville du royaume d'Italie, anciens Etats de l'Eglise, sur une colline au pied de laquelle coule la Marta.au confluent de l'Arcone.à 22 kilom, 0. de Viterbe ; 3,000 hab. Mine de soufre aux environs ; siège d'un ancien évêché réuni à celui de Viterbe en 1198. « L'église San-Pietro, dit M. A. Du Pays, de style gothique italien , est curieuse pour son architecture et surtout pour la riche ornementation sculptée de sa façade, pleine de créations fantastiques et grotesques. Les colonnes sont antiques. Jardin de la famille Campanari, contenant une partie des sarcophages trouvés par ces explorateurs dans les tombeaux étrusques de Toscanella. Des figures couchées recouvrent ces tombeaux, tenant à la main une coupe ou quelque autre objet. M. Dennis signale le type de beauté des femmes étrusques et leur goût oriental pour les bijoux. La nécropole est située dans les ravins profonds autour de Toscanella. Un des tombeaux présente un de ces passages étroits et contournés, taillés dans le roc et où l'on ne peut aller qu'en rampant. La majeure partie des objets trouvés a été transportée au musée Grégorien , une autre vendue à Londres. D'uu endroit. de la route, entre Toscanella et Viterbe, on aperçoit en même temps les quatre cités étrusques de Corneto, Toscanella, Viterbe et Montefiascone. »
TOSC
TOSCANELLA (Horace pe), littérateur italien, né à Toscanella vers 1510, mort à Venise vers 1580. Il s'adonna à l'enseignement et écrivit de nombreux ouvrages, qui lui acquirent une assez grande réputation sans lui procurer la plus modeste aisance. Parmi les quarante ouvrages qu'on lui doit, nous citerons : Prontuario ai voci volgari e latine (1565, in-40); Concetli e forme di Cicérone, del Doccacio, del Bembo (1560, in-40); Trattato in materia di scrivera storia (1567, in-4°); Dizionario volgare e -latino, con le sue autorité .(1568 , in-40); Bellesze del furioso di Arioito scelle (1574, in-40).
TOSCANELLI (Paul del Pozzo), physicien et astronome italien, né à Florence en 1397, mort en 1482. La réputation qu'il avaij déjà acquise à l'âge de trente ans le fit nommer l'un des conservateurs de la bibliothèque de Florence. Il eut indirectement part à la découverte du nouveau monde ; voici comment : on croyait alors les Indes beaucoup plus à l'orient de l'Europe qu'elles ne sont en réa- .lité; cette erreur lui suggéra l'idée qu'on y parviendrait plus aisément en se dirigeant vers l'occident que par la route anciennement ■ suivie; il communiqua .ses vues au roi de Portugal, Alphonse V, et bientôt après à Christophe Colomb, qui, en effet, comme on sait, ne découvrit l'Amérique qu'en cherchant les grandes Indes. Toscanelli paraît avoir imaginé le premier l'heureuse disposition des gnomons modernes, où la projection perspective du centre du soleil est indiquée par le centre de l'ellipse suivant laquelle le disque du soleil se dessine sur un fond non éclairé, lorsque ses rayons traversent une petite ouverture pratiquée dans un mur, au lieu de l'être par le centre de l'ombre d'une sphère opaque, sur un fond recevant directement les rayons émanés de l'astre. Il fit pratiquer dans le haut du dôme de la cathédrale de Florence une petite ouverture circulaire et traça sur le pavé une méridienne où venait se peindre chaque jour à midi l'image du soleil. La distance du sommet du dôme au pavé de l'église étant de 277 pieds, le gnomon si facilement établi par Toscanelli se trouvait surpasser en hauteur tous ceux que l'on avait péniblement construits avant lui. La description de ce monnment astronomique a été donnée par le P. Ximenès, mathématicien du grand-duc de Toscane, sous le titre Delvecckio e nuovo gnomone fiorentino (1757); il y a joint l'histoire des observations qui y furent faites à diverses époques et la relation des siennes propres, qui lui permirent d'affirmer que, de 1510 à 1755, l'obliquité de l'écliptique avait diminué de 1' 16", ce qui revient à 30"'par siècle, résultat exact.
TOSCANO (Jean-Matthieu), littérateur italien, né a Milan au commencement du xvie siècle, mort vers 1680. Ses premiers écrits lui valurent en Italie la protection de Catherine de Médicis, qui, devenue reine de France, l'appela à Paris, où il passa le reste de ses jours. On a de lui : Octo cantica sacra e sacris bibliis latino carminé expressa (Paris,
1575, in-8°); Psalmi Davidis latinis versibus expressi (Paris, 1575, in-8°), ouvrage édité par Dorât, dont Toscano était l'ami; Carmina illustrium poetarum italorum (Paris,
1576, 2 vol. in-16); Peplus Ilalix, in quo illustres viri tum carminé, tum soluta oratione recensentur (Paris, 1578, in-8").
TOSCANO (Raffaello), poète italien qui vivait au xvi6 siècle. Tout ce qu'on -sait de sa vie , c'est qu'il séjourna pendant quelque temps à Lyon. On cite de lui : La Morte del duca e del cardinale di Guisa (Turin, 1590, in-8°), en vers, et un recueil de 59 sonnets en l'honneur de Lucquois et de Florentins qui s'étaient fixés à Lyon.
TOSCARIA s. m. (to-ska-rira). Linguist.
Dialecte albanais parlé à Bérat et dans tout le pays environnant.
TOSCHI (Dominique), prélat et jurisconsulte italien, né dans le diocèse de Reggio en 1535, mort en 1620. Après avoir étudié la jurisprudence et la théologie à Rome, il embrassa l'état ecclésiastique, devint successivement évêque de Tivoli (1595), gouverneur de Rome et cardinal (1599). A la mort de Léon XI, en 1605, il eût été élu pape, sans l'opposition du cardinal Baronius. On a de lui : Practicx conclusions juris (Rome, 1605- 1608, 8 vol. in-fol.), souvent réédité, grand répertoire, où l'on trouve, par ordre alphabétique, les solutions des points les plus importants du droit civil et du droit canon, et qui fut complété plus tard par des Additiones amplissimx (Lyon, 1670, in-fol.), œuvre de Charles Toschi, neveu de l'auteur; Tractatus de jure statuum in imperio romano (Francfort, 1620, in-40).
TOSCHI (Paul), graveur italien, né à Parme en 178S, mort en 1854. 11 se rendit en 1809 H Paris, où il apprit la gravure sur cuivre, sous la direction de Berwick, et la gravure à l'eau-forte, sous celle de Hortemann. Toschi ne tarda pas a se faire connaître par d'excellentes planches, dans lesquelles il employa les meilleurs procédés des maîtres. De retour dans sa ville natale (1S19), il y ouvrit une école de gravure et devint bientôt après directeur de 1 Académie' des beaux-arts de Parme, Parmi les gravures les plus estimées de cet artiste d'un remarquable talent, nous citerons : l'Entrée de Henri IV à Paris, d'après Gérard; le Spasimo, d'après