‹ Grand dictionnaire Universel du XIXe siècle, vol. 15Chapitre 26 sur 1042 · CI · texte numérisé non relu

CI

Chlorure

de nu'lliylo

triuiéthylé.

MCI

Acide chlorhydrique.

iO

Eau.

;cn»

|cn3 > ait»

( on

Trimithylcarbinol.

Le triéthyl-carbinol est un corps cristallisable et en même temps très-volatil. Quand on' l'enferme dans un tube scellé et qu'on chauffe avec la main l'extrémité du tube où il se trouve, il se réduit en vapeurs et vient se sublimer en longs et magnifiques cristaux sur la partie du tube où l'on n'applique pas la main, comme le fait l'anhydride sulfurique. Quant aux propriétés chimiques du triméthyl-carbinol, elles ont été peu étudiées jusqu'à ce jour. On sait seulement que, sous l'influence des agents oxydants, il ne donne ni aldéhyde ni acétone, mais se détruit avec production de corps dont la molécule renferme moins d'atomes de carbone que lui, comme le font tous les alcools tertiaires :

/ CH3

• lc)CHM

\ ( OH

Triméthyl-carbinol. Oxygène.

= 2CH20Î + ïCSHgO» + 2H«0 Acide Acide Eau.

formique. propionique.

— Alcool pseiido-l/ittyliqite ou tétrylique secondaire. L'alcool pseudo-butylique ou isotétrylique se produit, comme l'a observé M. de Luynes, lorsqu'on fait agir l'oxyde d'argent humide sur 1 iodure d'isotétryle (obtenu par l'action de l'acide iodhydrique sur 1 érythrite), ou mieux en chauffant pendant quelques heures à 100» l'acétate d'isotétryle (obtenu par l'action de l'acétate d'argent sur 1 iodure correspondant) avec de l'eau alcaline. L'alcool se sépare alors k la surface du liquide sous la forme d'une couche huileuse. On le purifie en le lavant k l'eau, en le desséchant sur du carbonate de potassium et en le rectifiant enfin sur quelques fragments de sodium. C'est un liquide incolore, d une odeur forte, d'une saveur, brûlante, d une densité de 0,85 k 0». Il bout entre 95" et 9S° (environ 10» plus bas quo l'alcool de fermentation et 16° au-dessous de l'alcool normal), 11 se mêle en toute proportion avec l'alcool et l'éther, se dissout dans l'eau, d'où le carbonate de potassium le précipite. Il dissout le chlorure de calcium; il absorbe l'acide iodhydrique en formant de l'iodure d'isotétryle identique k celui qui prend'naîssance par l'action du même réactif sur l'érythrite. Avec le brome, il forme un liquide huileux qui attaque fortement les yeux et bout entre 110° et 158°. Ce liquide parait contenir du. bromure de tétrylène.

Chauffé pendant quelques heures k 250", l'alcool pseudo-butylique se résout presque entièrement en eau et en tétrylène. L'iotluro correspondant donne du tétrylène quand on le distille avec de la potasse. Ces composés isotétryliques , par conséquent, comme les composés pseudo-amyliques et isohexylique» dont ils sont homologues, ont une grande tendance k se dédoubler en eau et en l'hydrocarbure homologue du gaz olélianfqui leur correspond. A ce titre, ils paraissent réagii plutôt comme des composés de tétrylène

TETR

que comme des composés de tétryle. "Aussi M. de Luynes, adoptant la nomenclature de M. Wurtz, les a-t-il désignés sou3 les noms d'hydrate de tétrylène, d iodhydrate de tétrylène, etc. Mais la propriété de donner facilement du tétrylène ne fournit point un argument sérieux en faveur des vues de M. de Luynes. Cette propriété appartient en effet, quoique à un degré moindre, aux alcool sprimaires, normaux ou non. Tous ces derniers, traités par l'acide sulfurique concentré ou par le chlorure de zinc, donnent à la distillation l'homologue du gaz défiant qui leur correspond.

— ETHERS DE L'ALCOOL 1SOTÉTRYLIQUE.

lodure d'isotëtryle

(C2HB

CIT|£HS =C*H9I.

1° On obtient ce corps en distillant de l'acide lodhydrique concentré sur de l'érythrite. La réaction petit être exprimée par l'équation suivante :

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