‹ Grand dictionnaire Universel du XIXe siècle, vol. 15Chapitre 377 sur 1042 · C6I1&)3,CC1 = HC1 + (Ç6H»}2C = C6H · texte numérisé non relu

C6I1&)3,CC1 = HC1 + (Ç6H»}2C = C6H

Chlorure Acide DiphCnyl-

de triphényl- chlcrhy- phénylène-méthane. carbinol. drique.

(CW)3C0H + 2C«H8 Triphényl-carbinol. Benzine.

= (C«H»)3CH + C«H"> + H20 Triphényl- Diphényls. Eau.

méthane.

— Diphényl-mélhyl-phényl-méthane

n ) CSH 5 MC6H4,CH3-

Ce corps se forme facilement lorsqu'on fait bouillir avec de l'anhydride phosphorique un mélange de toluène et de benzhydrol (diphényl-carbinol obtenu par l'action de l'hydrogène naissant sur la benzophétione ou acétone de l'acide benzoïque, suivant l'équation

CO(C«H5)î + H* = C(C«HS)SH,OH\ Benzophâaone. Benzhydrol. J'

L'équation suivante exprime cette réaction,

CH Benzhydrol.

H*0 -f Eau.

+ C8HS.CH3

Toluène.

PH j (C6H8)2

Diphényl-méthyl-phénylméthane.

La diphényl-méthytphényl-méthane constitue un liquide huileux d'une odeur particulière. L'acide chromique l'oxyde et la convertit en un acide

C OH 1 WW t"u" j C«H*,C0*H'

qui cristallise dans l'alcool en aiguilles indistinctes, fusibles à, 187».

Le sel de baryum (Cï0HiBO3)2Ba" -+■ 7H»0 cristallise en longues aiguilles soyeuses. Les sels potassique et sodique sont précipités par l'alcool sous la forme d'huile lourde qui cristallise par le repos. L'acide dérive d'un alcool mi-primaire, mi-secondaire, qui proviendrait de la diphényl-méthyl-phényl-méthane par» substitution de OH à H dans' le méthyle du niéthyl-phényle et d'un autre oxbydryle à l'hydrogène directement uni au carbone central. Cet alcool serait un glycol diphéuylméthyl-phényl-méthanique, et l'acide est un acide lactiquo qui lui correspond.

TRIFHORE s. m. (tri-fo-re — du préf. tri, et du gr. phoros, qui porte). Moll. Syn. de trifore ; Les TRiPBORiss sont de petites coquilles marines. (A. Rousseau.)

— Bot. Syn. de pogomb, genre d'orchidées.

TRIPHOSE s. f. (tri-fô-ze). Genre d'insectes lépidoptères nocturnes, de la tribu des phalénides.

TRIPHOSPHONlUMs. m. (tri-fo-sfo-ni-omm — du préf. (ri, et de phosphonium). Chim. Nom générique donné à toute une classe de composés, dont un seul a été préparé jusqu'à ce jour, et qui dérivent de trois molécules de phosphonium soudées en une par deux radicaux diatomiques ou par un seul radical d'une atomicité égale ou supérieure à trois.

TRIPHRAGMION s. m. (tri-fra-gmi-on — du préf. tri, et du gr. phragma, cloison). Bot. Genre de champignons, du groupe des phragmidiés, réuni par plusieurs auteurs aux puccinies.

TRIPHTHONGUE s. f. (tri-fton-ghe — du préf. tri, et du gr. phlhoggos, son), Gramm. Syllabe composée de trois sons qu'on fait entendre en une seule émission de voix, ou plus exactement en trois émissions successives très-rapides : Il n'y a pas de triphthongues en français. H Triphthongue improprement dite, Réunion de trois voyelles ayant le son d'une voyelle simple ou d'une dipluhongue : Eau et oie sont des triphthongdiîs improprement dites, comme au et oi sont des diphihongues improprement dites.

— Encycl. Il n'y a pas de triphthongues proprement dites dans la langue française, et, si l'on a donné ce nom k Ja réunion de trois voyelles servant à exprimer un son unique ou deux sons que l'on fait entendre par une seule émission de voix, cela tient à ce qu'on a l'habitude chez nous d'appeler diphthongue tout son écrit par deux voyelles. Quelques linguistes, s'apeveevant qu'il existait la une confusion, distinguèrent les fausses diphthongues, c'est-a-dire celles qui n'avaient qu'un son, par les noms de diphthongues oculaires, ou orthographiques, ou impropres; ils donnèrent aux vraies diphthongues, c'est-à-dire à celles où les voyelles produisaient deux sons, les nomsde diphthongues propres, ou auriculaires, ou syllabiques. Dans les mots Dieu, lieu, yeux, oui, enfoui, etc., il y a diphthongue propre, parce qu'en les prononçant on tait entendre deux sons, et triphthongue impropre parce que trois voyelles entrent dans )a même syllabe. Dans les mots eau, ruisseau, réseau, roseau, rideau, hameau, aima/ent, aimeraient, etc., il y a triphthongue, mais triphthongue impropre, par la raison qu'il y a trois voyelles formant un seul son.

TRIFHYLLE adj. (tri-fil-le — du préf. tri, et du gr. phullon, feuille). Bot. Qui a trois feuilles; dont les feuilles sont disposées trois par trois ou divisées en trois lobes.

— s. m. Entom. Genre d'insectes coléoptères tétramères, de la tribu des mycétophages, comprenant une douzaine d'espèces, réparties entre l'Europe et l'Amérique du Nord.

TRIPHYLLINE s. f. (tri-fil-li-ne — du préf. tri, et du gr. phullon, feuille). Miner. Nom donné par Fuchs à un phosphate naturel de fer, de manganèse et de lithine, parce qu'il est composé de trois bases et qu'il a une structure feuilletée.

— Encycl. La triphylline n'a encore été trouvée que dans un petit nombre de localités, principalement & Bodenmais et à Rabenstein, en Bavière; à Norwich, aux Etats- Unis; à Tamuiela, en Finlande," et aux environs de Limoges, dans notre département de la Haute-Vienne. Cette substance se présente le plus souvent en musses lamelleuses amorphes. Elle est rarementcristallisée. Dans

•"ce dernier cas, les cristaux ont pour forme primitive un prisme droit à base rhombe de

132°. Quand elle est pure, elle est d'un gris verdâtre ou d'un gris bleuâtre. "Lorsqu elle est altérée, ce qui est assez fréquent, sa couleur passe au brun ou au bleu foncé, quelquefois même au noir. La triphylline a 1 aspect un peu gras. Elle est opaque; néanmoins, quand elle est en éclats tres-minces, elle offre une certaine translucidité. Sa den- . site répond au nombre 5 et sa pesanteur spéciflque au nombre 3,6. Elle fond au chalumeau avec une grande facilité. L'acide chlorhydrique la dissout aisément, et si, après avoir évaporé le résidu, on le fait digérer par l'alcool, ce résidu colore la flamme de ce liquide en rouge de pourpre. Les proportions des éléments de la triphylline varient d'une manière assez notable suivant les localités. Un échantillon de Bodenmais, analysé par Raminelsberg, a donné 40,72 d'acide phosphorique, 39,97 de protoxyde de fer, 9,80 de protoxyde de manganèse, 7,28 de lithine et 2,03 de soude et de potasse. La tétraphylline de Tammela, en Finlande, est' généralement considérée comme une simple variété de <riphyltine. Outre les trois bases précitées, ce minéral renferme encore une certaine quantité de magnésie, et c'est à cette circonstance qu'il doit son nom.

TRIPHYSARIE s. f. (tri-fl-Za-rî — du préf. tri, et du gr. phusis, vessie). Bot, Genre de plantes, de la famille des personnées, tribu des rhinanthées, dont l'espèce type croit en Californie.

TRIPIER, 1ÈRE s. (tri-pié, iè-re — rad. tripe). Personne qui revend en détail les issues des animaux de boucherie.

— Fam. Personne grasse, grosse, ventrue : Est-ce ches Chevet que le gros tripier de Vitellitis trouverait à remplir son fameuse bouclier de Minerve de cervelles de faisan et de paon, de langues de phénicoptère et de foies de scarrus? (Th. Gaut.)

— Loc. fam. Couteau de tripière. Homme qui sert à la fois deux partis opposés, qui dit à la fois du mal de deux adversaires, par comparaison avec les couteaux dont se servent les tripiers ou les tripières et qui coupent des deux côtés.

— Adj. Fauconn. Se dit des oiseaux da proie qui ne peuvent être dressés pour la chasse et qui s'attaquent a la volaille.

TRIPIER (Nicolas-Jean-Baptiste), avocat et magistrat français, né à Autun en 1765, mort à Paris en 1840. Il étudia le droit à Paris, où il devint avoué. Arrêté pendant la Révolution, il fut relâché grâce à Paré, ministre de l'intérieur, et reçut une mission en Flandre. De retour en France, Tripier remplit les obscures fonctions de substitut de l'accusateur public près le tribunal de la Seine et d'assesseur déjuge de paix. En 1796, il débuta au barreau, ou u ne tarda pas h sa faire remarquer par sa dialectique vigoureuse, son savoir, et devint un des premiers avocats de Paris. Elu député dans cette ville en 1815, il siégea parmi les libéraux. L'éclat avec lequel il défendit le comte La Valette, directeur des postes pendant les Cent-Joura, Gévaudan, dans le procès dit de la Souscription nationale, contribua beaucoup à sa réputation. Il fut de nouveau député de Paris de 1822 à 1824 et continua à faire partie de l'opposition. En 1825, il renonça & la plaidoirie et se borna à être avocat consultant. Trois ans plus tard, il devint bâtonnier de l'ordre des avocats, puis fut successivement nommé conseiller à la cour royale de Paris (1828), président de chambre (1830), membre de la cour de cassation (1831). Appelé, en 1832, par Louis-Philippe à siéger à la Chambre des pairs, il fut chargé de faire un certain nombre de rapports dans les commissions. Son rapport sur le projet de loi relatif aux faillites est cité comme un modèle du genre.

TU I PI EU (Emile-Jules-Gustave), général français, né à Hesdin en 1804, mort a Paris en 1875. Elève de l'Ecole polytechnique, il entra dans l'arme du génie et passa en 1837 en Algérie, où il resta dix-sept ans. Pendant ce temps, il donna des preuves de sa capacité comme ingénieur militaire en faisant exécuter de nombreux travaux, se signala par sa bravoure en défendant la place da Milianah en 1840, celle d'Oriéansville en 1845, fut blessé au combat livré à Bou-Maza le 15 novembre 1847 et fut successivement promu chef de bataillon en 1842, lieutenantcolonel en 1846 et colonel en 1850. Appelé, en 1853, à prendre le commandement du génie à l'armée expéditionnaire d'Orient, il dirigea les premiers travaux d'attaque contre Sébastopol et reçut le g^rude de général de brigade. En 1855, il fit partie du comité des fortifications, devint général de division en 1863, grand officier de la Légion d'honneur en 1866 et passa dans le cadre de réserve en 1869. Pendant le siège de Paris en 1870, Tripier reçut la direction des travaux de la défense en dehors des forts sud de Paris, plus commanda en chef le génie de l'armée placée en novembre sous les ordres du général Ducrot et assista aux combats livrés sur la Marne. Après le second siège de Paris, le général Tripier lit de nouveau partie du comité des fortifications, reçut en octobre 1873 ta grand'eroix de la Légion d'honneur et ht partie du conseil de guerre qui jugea Bazaiue pour avoir livré Metz et son armée.

TRIPIER (Louis), jurisconsulte français, né vers 1820. Il fit ses études de droit & Pa-

TRIP

ris, où il fut reçu licencié, puis docteur. Inscrit comme avocat au barreau de cette ville, ' M. Tripier s'est fait connaître par des commentaires sur diverses parties de la législation, par la publication de codes annotés et expliqués et par celle d'un Bulletin de la législation française, qu'il publie chaque^ année depuis 1858. Nous citerons de lui : !e"s Constitutions françaises depuis 1789 (1848, in-8°) ; Code politique constitutionnel de l'Empire français, précédé des constitutions qui ont régi la France depuis 1789 (i855, in-12); Commentaire de la loi du 17 juillet 1856 sur les sociétés en commandite (1856, in-S°); Commentaire de la loi du 17-23. juillet 1856 sur le drainage (1856, in-8°); Plus de multiplications ni de divisions ou Table ramenant, sans l'emploi des logarithmes, la multiplication à l'addition et la division à la soustraction (1856, in-8") ; Code de justice militaire pour l'armée de terre (1857, in-8°); Code de justice militaire pour l'armée de mer (1858, in-8°) ; les Codes français collatiounés sur les textes officiels, contenant la conférence des articles entre eux, etc. (in-8° et in-32), qui ont eu une vingtaine d'éditions; Code des membres de la Légion d'honneur (1859, in-12); Code de la comptabilité publique (1863, in-S") ; Commentaire de la loi du 23 mai 1863 sur les sociétés à responsabilité limitée (1863, in-8°) ; Code des sociétés civiles et commerciales 1864, in-8°) ; Observations sur le projet de loi relatif au remplacement militaire (1868, in-8°); Code du recrutement de l'armée (1870, in-is), etc.

TRIPIER (Auguste), médecin français, né à Saint-Léger-de-Foucheret (Yonne) en 1820. Il vint faire ses études médicales à Paris, où il a passé son doctorat et s'est fixé. M. Tripier s'est fait connaître par des articles et des études publiés dans les Annales d'hygiène et par un certain nombre d'ouvrages estimés. Nous citerons de lui : Sur la ventilation et l'éclairage des salles de spectacle (1858, in-8°); Note sur la ventilation des théâtres (1859, in-8°) ; Manuel d'étectrothérapie (1861, in-12); Hyperplasies conjonctives des organes contractiles (1861, in-8») ; la Vie et la'santé, précis physiologique et d'hygiène (1863, in-12); Assainissement des théâtres (1864, in-s°); les Aliénés et la législation (1870, in-S"), etc. M. Tripier a publié les Leçons sur la physiologie au système nerveux, par Claude Bernard. .

TRIPILE adj. (tri-pi-le — du préf; tri, et du lat. pilus, poil). Entom. Qui porte trois poils ou soies.

TRIPINNA s. m. (tri-pinn-na). Bot. Syn. de

TRIP1NNAIRK.

TRIPINNAIRE s. m. (tri-pinn-nè-re — du préf*. tri, et du lat. pinna, penne). Bot. Genre d'arbres, rapporté avec douie à la famille des gesnériacées, et dont l'espèce type croit en Cochinchine.

TRIPINNATIFIDE adj. (tri-pinn-na-ti-fi-de — du préf. tri, et du lat. pinna, plume ou aigrette ; findo, je divise). Bot. Qui est trois fois pinnatifide.

TRIPLADÉME s. f. (tri-pla-dé-nî — du gr. triploos, triple; adén, glande). Bot. Syn. de kreysingie, genre de mélanthaeées.

TRIPLANDRE s. m. (tri-phni-dre — du gr. triploos, triple; anér, mâle). But. Genre d'arbres, de la famille des chisiacées, dont l'espèce type croit dans la Colombie.

TRIPLANT, ANTE adj. (tri-plan, an-te — rad. tripler). Miner. Se dit d'une variété de cristaux, dans le signe de laquelle un des exposants est répété trois fois parmi les termes d'une série qui, sans sela, serait régulière.

TRIPLARIS s. m. (tri-pla-riss). Bot. Genre d'arbres et d'arbrisseaux, de la famille des pol3'gonées, comprenant plusieurs espèces, qui croissent dans l'Amérique tropicale.

TR1PLASIS s. m. (tri-pla-ziss — du gr.

triplasios, triple). Bot. Genre de plantes, de la famille des graminées, tribu des chloridées, donl l'espèce type croît dans l'Amérique du Nord.

TRIPLATÉE s. f. (tri-pla-té — du préf. tri, et du gr. plaius, large). Bot. Genre de plantes, de la famille des earyophyllées, tribu des alsinées, dont l'espèce type croit au Mexique.

TR1PLATINIQUE adj. (tri-pla-ti-ni-ke — du préf. tri, et de platinique). Chim. Se dit d'un sel platinique qui contient trois fois autant de base que le sel neutre correspondant.

TRIPLATOME 8. m. (tri-pla-to-ine). Entom. Genre d'insectes coléoptères peu connu.

TRIPLAX s. m. (tri-plaks — du gr. triplax, triple). Enlom. Genre d'insectes coléoptères tétramères, de la tribu des érotyliens, comprenant une trentaine d'espèces, qui habitent l'Europe, l'Afrique et l'Amérique du Nord.

TRIPLE adj. (tri-pie — lat. triplus, gr. triploos, même sens). Qui contient trois fois une chose, un nombre : Souliers à triple semelle. Bâtiment à triple étage, il Qui est au nombre de trois, qui est répété trois fois : César est l'homme le plus complet de l'histoire, parce qu'il réunit le triple génie du politique, de l'écrivain et du guerrier. (Chateaub.)

Le redouté Brontin, que son devoir éveille, Sort a l'instant chargé d'une triple bouteille.

BOILEAO*

TrtIP

— Qui a trois fois la grandeur ordinaire : On soupçonne aisément, à sa triste figure, [usure. Qu'il cherche en vain quelqu'un qui prête à triple

— Sert à marquer un haut degré : Un triple sot.

11 vit tranquillement dan» les ignominies, Simple jésuite et triple gueux.

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