‹ Grand dictionnaire Universel du XIXe siècle, vol. 15Chapitre 39 sur 1042 · POIDS · texte numérisé non relu

POIDS

en

grammes.

VALECJH

T1TRB.

en

francs.

Indépendamment du thaler proprement dit, on se servait encore en Allemagne de diverses monnaies , telles que le species-thater, le species-thaler de Hanovre, le reichsthater, enfin lo kronenthaler.

Le species-thaler, thaler d'espèce appelé aussi thaler de Maria-Louise, valait l thaler - et se divisait en 32 gutgroschen. Il était

usité en Anhalt, en Autriche, où on le trouve encore, en Bavière, à Francfort, dans la Hesse, à Hohenzollern, à Lippe-Detmold, à Nassau, en Saxe et à Saxe-Cobourg. Sa valeur était de 5 fr. 19.

Le species-thaler de Hanovre valait 5 fr. 77-

Le reichsthater, monnaie de compte en

usage en Autriche et en Mecklerabourg-

Strelitz, valait 3 fr. 90.

' Enfin le kronenthaler, usité dans le grand-

^luché de Bade, en Bavière, à Nassau et en

Hesse-Darmstadt, valait 5 fr. 7144.

THALÈRE s. f. (ta-lè-re — du gr. thalêros, verdoyant). Entom. Genre d'insectes lépidoptères nocturnes, de la tribu des phalénides.

T1IALÈS ou TI1ALÉTAS, poète et musicien grec, né en Crète. Il vivait an IXe siècle avant notre ère et était contemporain de Lycurgue, qui l'emmena à Sparte pour ramener par ses chants l'union entre "les citoyens. Thaïes est regardé comme le second fondateur de la musique grecque ; mais la réforme musicale qu'il établit nous est à peu près inconnue. On croit qu'il introduisit à Sparte et en Arcadie plusieurs sortes de danses, et les anciens prétendaient que sa musique avait le pouvoir de guérir les maladies contagieuses. Thaïes composa aussi des poésies et des hymnes, dont aucun fragment n'est parvenu jusqu'à nous. Plutarque prétend que ce poëte était un grand philosophe et un grand politique, qu'il faisait, par ses compositions, tout ce qu'on aurait pu attendre des législateurs les plus consommés. Ses odes inspiraient l'obéissance, la concorde, adoucissaient les mœurs et portaient à l'amour des choses honnêtes.

THALES, philosophe grec, le plus ancien et le plus illustre des sept sages, fondateur de l'école ionique, l'une des deux grandes sources de la philosophie grecque, né, sui-

vant une version, à Milet, d'une famille thé" baine de la race de Cadmus, vers 640 avant J.-C D'autres le font naître en Phénicie. Il voyagea, dit-on, pour s'instruire, étudia les sciences dans les sanctuaires de l'Egypte, revint se fixer et enseigner à Miiet, et mourut presque centenaire, si l'on en croit ce que rapporte Diogène de Laërte , d'après les Chroniques d'Apollodore. Sa vie paraît avoir été méditative et dirigée vers les spéculations alors naissantes de la géométrie et de l'astronomie, et la tradition lui attribue d'avoir prédit (à une année près) une éclipse centrale de soleil, que les computations astronomiques fixent à l'année 610 av. J.-C Il est, au reste, assez généralement regardé comme l'un des créateurs de la physique, de l'astronomie et de la géométrie. Sa doctrine était cosmologique; elle embrassait l'univers dans son ensemble et prétendait rendre raison des phénomènes, de la nature des choses et des causes premières. Il enseignait que l'eau est le principe de toutes choses (idée qu'il tenait peut-être des Egyptiens), que la terre n'est que de l'eau condensée, l'air de l'eau raréfiée, et qu'en dernière analyse tout se résolvait en eau ; mais, en accordant une vitalité à cette matière unique et universelle, s'il tombait dans une sorte de panthéisme, l'ensemble de sa doctrine n'excluait cependant pas formellement, comme l'a cru Cicéron, une puissance immatérielle, un dieu distinct , âme génératrice de l'univers.

Quant à ses idées sur les sciences physiques, elles offrent quelques remarques justes au milieu d'une foule d'erreuis. Il plaçait la terre au centre du monde et là croyait ronde , les astres étaient pour lui des terres enflammées, et la lune un corps opaque illuminé par le soleil, dont l'interposition entre cet astre et nous causait les éclipses. Il décrivit la petite Ourse et conseilla aux marins de s'en servir pour se guider. II calcula la durée de l'année et des intervalles des solstices aux équinoxes, évalua grossièrement le diamètre apparent du soleil et les grandeurs relatives de cet astre et de la lune, enseigna à mesurer la hauteur des monuments par la grandeur de leur ombre, découvrit quelques-unes des propriétés du triangle sphérique, démontra, ie premier, l'égalité des deux angles adjacents à la base du triangle isocèle, etc. Les doctrines de Thaïes n'étaient connues dans l'antiqnitô que par tradition ; elles nous

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. ont été transmises par Aristote, Diogène de Lftërte et Cicéron.

THALÉTIQUE adj. ( ta-lé-ti-ke). Philos.

Qui appartient à Thaïes, à l'école ionique.

THALIADES s. m. pi. (la-li-a-de). Entom. Syn. de féroniens , tribu d'insectes coléoptères carnassiers.

THALICTROÏDE adj. (ta-li-ktro-i-de —du gr. thaliktron, pigamon ; eidos, aspect). Bot. Qui ressemble à un pigamon.

THALICTRON s. m. (ta-li-ktron — du lat. ihalictrum, même sens). Bot. Nom scientifique du genre piguinoii. U Nom vulgaire du sisymbre sophie ou sagesse.

THALIDE adj. (ta-li-de — de thalie, et du gr. eidos, aspect). Moll. Qui ressemble ou qui se rapporte a la thalie.

— s. f. Syn. de THALte, genre de tuTiiciers.

— s. m. .pi. Famille ou ordre de tuniciers, ayant pour type le genre thalie.

— Encycl. Zooph. Les thalides sont- des animaux rayonnes, à corps libre, mou, gélatineux, ovale ou oblong, comprimé latéralement, dépourvu de crête dorsale ou n'en ayant qu'une très-courte, située vers une de ses extrémités ; pas de- tentacules sous le ventre. Les espèces peu nombreuses de ce genre vivent toutes dans les eaux des mers. La lhalide à trois lignes, espèce type du genre, classée d'abord par Linné parmi les holothuries, a un corps gélatineux, d'une délicatesse extrême, telle qu'on ne peut la toucher sans la blesser; au moindre choc, elle périt, se résout en eau et disparaît pour ainsi dire complètement. Aussi n'habite-t-elle jamais le long des rivages ; on ne la trouve qu'en pleine mer, au milieu des rochers profonds, dont les anfractuosités lui offrent un séjour plus tranquille.

THALIE s. f. (ta-ll — nom mythol.). Astron. Nom d'une planète télescopique.

— Moll. Syn. de biphore ou salpa, genre de tuniciers.

— Acal. Syn. de physalik, genre d'acalèphes.

— Bot. Genre de plantes, de la famille des cnnnacées, comprenant plusieurs espèces, qui croissent dans les régions chaudes de l'Amérique : On cultive, cumme espèce d'ornement, la thalie blanche, (P. Duchartre.)

— Encycl. Astron. Thalie est la 23e des petites planètes situées entre Mars et Jupiter. 1211e a été découverte par Hind le 15 décembre 1852. Elle a l'apparence d'une étoile bleuâtre de 10° grandeur. Voici le tableau de ses principaux éléments :

Moyen mouvement diurne. . . . 83l",47 Durée de la révolution sidérale. 1558J.68 Distance moyenne au soleil . . . 2,63

Excentricité 0,23

Longitude du périhélie 123" 39' m"

Longitude moyenne de l'époque. 74° 16' 25" Longitude du nœud ascendant . 67° 38' 49"

Inclinaison .18» 13' 36"

Epoque en temps moyen de Paris" 12 nov.1869

— Bot. Les ihalies sont de grandes plantes herbacées vivaces, dont la tige et les feuilles sont couvertes d'une poussière glauque, et dont les fleurs se groupent en un épi composé accompagné d'une spathe bivalve.

Ces végétaux habitent les contrées chaudes de l'Amérique et croissent dans les terrains humides et inondés. La thalie blanche est une belle plante, haute de 1 à 2 mètres, à fleurs d'un rouge cramoisi foncé. On la propage très-facilement de graines et de rejets; on la cultive en pots, qu'on tient, pendant l'hiver, dans le bassin d'une serre tempérée, mais qu'où peut mettre en plein air durant la belle saison. Elle est d autant plus vigoureuse que l'exposition est plus chaude et plus abritée, et le sol plus substantiel et plus limoneux.

THALIE, une des neuf Muses. Elle présidait à la joie, à la comédie, aux épigrammes et aux festins. On la trouve représentée sous les traits d'une belle jeune tille à l'air folâtre, couronnée de lierre, tenant à sa main un masque et chaussée de brodequins. On lui a attribué l'invention de la géométrie, de l'agriculture, et elle présidait k la croissance des troupeaux. Apollon la rendit mère de Corybante.— Thalie est aussi le nom d'une des trois Grâces.

• — Iconogr. Dans la série des statues antiques des Muses trouvées à Tivoli, et qui se voient aujourd'hui au musée du Vatican, Thalie est représentée sous les traits d'une jeune femme assise, couronnée de lierre, tenant de la main droite un pedum ou bâton pastoral et appuyant la main gauche sur un tympanum ou tambour posé sur sa cuisse; près d'elle est un masque comique. Ces divers attributs se retrouvent dans la plupart des représentations antiques de cette Muse qui nous sont parvenues {v. Muses). Les modernes se sont généralement conformés à ces indications. «Thalie, dit de Prézel (Dict. iconol,), est une jeune fille couronnée de lierre, qui tient un masque et vous regarde . avec un sourire malin; quelquefois, ou lui donne des brodequins et on met un singe à ses côtés. Vleughels l'a peinte assise, tenant sou masque d'une main et s'appuyant de l'autre sur les Comédies de Méiiandre et d'Aristophane. Plusieurs de ses statues la représentent encore avec un clairon, parce

THAL

qu'on s'en servait autrefois pour soutenir la voix des acteurs. • Dans le foyer de l'Opéra, à Paris, M. Paul Baudry a représenté Thalie assise, coiffée d'un foulard rouge, chaussée de brodequins roses et ayant sur les épaules un manteau jaune; elle est accoudée du bras gauche sur son genou et tient de la main droite un pedum; le visage souriant est d'un type franchement moderne. Des figures de Thalie ont été gravées par E. Jeauiat (d'après Vleughels), Th. Lupton (d'après Clint), Lindemann (d'après A. Bolgius), P. Audouin {d'après E. Le Sueur), etc.

THALITRON s. m. (ta-li-tron). Bot. Syn.

de THALICTRON : Le thalitron est d'un goût un peu astringent. (V. de Bomare.)

THALIURE s. f. (ta-li-u-re — du gr. thallos, feuille ; oura, queue), Entom. Genre d'insectes lépidoptères nocturnes , de la tribu des noctuélides.

THALIUS (.Jean), botaniste allemand, mort en 1587. Tout ce qu'on sait de lui, c'est qu'il était médecin, qu il mourut prématurément des suites d'une chute de voiture et qu'il acquit une place honorable parmi les fondateurs de la botanique. Thalius s'éleva par ses propres recherches à une .connaissance plus intime des plantes qu'on ne l'avait fuit avant lui. On lui doit un livre intitulé : Silva Hercynia, siue catalogus, etc., ou Catalogue des plantes gui croissent spontanément dans les montagnes et autres lieux voisins de la forêt //ercynitnne gui louche à la Saxe (Franeforl-sur-le-Mein, 1588, tn-40, avec 14 figures sur bois). Haller dit, en parlant de cet ouvrage : Eximium opus et ex proprio clarissimi viri labore natum. On y trouve des descriptions très-ptecises et neuves. Linné a donné, en mémoire de ce botaniste, le nom de thalie k un genre de la famille des balisiers.

THALLE s. m. (ta-le — du gr. thallos, rameau, feuille). Bot. Syn. de fronde ou organe foliacé des cryptogames inférieurs.

— Encycl. Ce terme est fréquemment employé comme synonyme de fronde et sert à désigner les expansions foliacées ou foliiformes des cryptogames. En un sens plus restreint, il s applique surtout aux lichens et désigne ces expansions foliacées ou dendroïdes, lépreuses ou farineuses qui constituent les organes de la végétation chez ces cryptogames, et qui portent tantôt des apothécies, tantôt des carpomorphes, en un mot des organes de reproduction. Le thalle est formé de deux parties ou couches, souvent bien distinctes : l'une extérieure, dite corticale; l'autre intérieure, dite médullaire. Sa consistance, son aspect, sa couleur, sa forme présentent des modifications nombreuses, qui iuurnissent souvent do bons caractères pour distinguer les genres.

THALLELÉE ou TALLELJLUS, jurisconsulte grec, qui vivait au vie siècle. Il fut avec Tribonien un des principaux rédacteurs de la compilation de lois appelée Corpus juris Justinianeum; puis, à la demande de Justinien, il traduisit seul en grec le Digeste pour les provinces d'Orient. Il est cité avec éloge dans la constitution mise en têtu des Pandecies, et Cujas l'appelle l'Œil des loi..

THALLEPE s. m. (tal-lè-pe — contract. du gr. ihittassa, mer, et du lat. lepus, lièvre). Moll. Genre de mollusques gastéropodes, de la famille des aplysiens, vulgairement nommés lièvres de mer.

THALLIATE s. m. ( tal-!i-a-te ). Chim. Nom donné k un ^enre de sels dont un seul est connu, celui de potassium.

— Encycl. On obtient le thalliate de potassium en dirigeant un courant rapide de chlore à travers une lessive de potasse tenant en suspensionde l'oxyde thallique (v. thallium). La liqueur prend une couleur rouge violet foncé par suite de la formation du thalliate potassique. Ou peut évaporer la solution de „ ce sel, l'étendre et la filtrer sur du papier sans qu'elle se décompose; mais lorsqu'on la traite par un oxacide, elle se réduit à l'élut de se! thallieux (v. thallieux et thallium) avec dégagement d'oxygène. L'acide chlorhydrique donne lieu à une décomposition analogue; seulement,uu lieu d'oxygène, c'est alors du chlore qui se dégage, tandis que du protochlorure de thallium se précipite.

THALLIEUX adj. (tal-li-eu). Chim. Se dit de toute une classe de sels qui renferment le thallium en minimum de combinaison. Ou donne encore k ces sels le nom de sels de thallium au minimum.

■ — Encycl, Nous verrons au mot thallium que ce métal donne naissance à deux oxydes : l'oxyde thallieux Ti20 et l'oxyde thallique Tlî O3, à chacun desquels correspondent un hydrate et toute une série de sels. Les sels thallieux sont ceux qui correspondent à l'hydrate thallieux Tl HO et au protoxyde de thallium Tl* O. On les désigne encore quelquefois sous le nom de sels de thallium au minimum ou, en suivant les règles do l'ancienne nomenclature, sous celui de sels de protoxyde de thallium.

— I. Caractères généraux des sels thallieux. Les sels thallieux sont, pour la plupart, incolores, à moins qu'ils ne dérivent d'un acide qui soit lui-même coloré. Ils sont ordinairement solubles dans l'eau, neutres aux réactifs colorés et doués d'une légère

THAL

saveur métallique. Le zinc précipite rapidement et le fer lentement le thallium de leur solution en cristaux métalliques. L'hydrogène phosphore en précipite du phosphure noir de thallium. L'acide sulfhydrique agitsur les sels de thallium qui dérivent d'un acide faible comme l'acide carbonique ou l'acide acétique et en sépare la totalité du métal sous la forme d'un précipité .brun foncé; mais si le sel dérive d'un acide plus énergique, si c'est par exemple un sulfata ou un azotate, le métal n'est plus précipité qu'en partie ; encore faut-il pour cela que la liqueur soit neutre au début, car, si la liqueur est acide, la précipitation n'a plus lieu du tout. Le sulfure ammonique précipite complètement le thallium de ses sels au minimum, le sulfure qui prer.d naissance étant complètement insoluble dans un excès de réactif ainsi que dans les alcalis caustiques, leurs carbonates et leur cyanure, et n'étant que fort peu solublé dans l'acide acétique. L'acide chlorhydrique et les chlorures solubles donnent un précipité de chlorure blanc peu soluble. L'acide bromhydrique et les bromures donnent un précipité blanc presque insoluble. L'acide iodhydrique et les iodures précipitent un iodure jaune tout à fait insoluble. Les alcalis, les carbonates alcalins neutres et les bicarbonates ne produisent aucun trouble dans la solution des sels thallieux. Le phosphate de sodium donne naissance à un précipité blanc très-peu soluble dans l'ammoniaque et trèssoluble dans les acides. Le chromate de potassium produit un précipité jaune de chromate thallieux, insoluble à froid dans l'acide sulfurique et l'acide azotique, înnis qui tourne au rouge orange iorsqu on le fait bouillir dans la liqueur acide. Le chlorure phitinique précipite un sel double complètement insoluble, d'un jaune très-pâle.

Il résulte de toutes ces réactions que, lorsqu'on étudie une solution métallique complexe par les procédés ordinaires de l'analyse qualitative, on trouve le thallium dans le précipité qui renferme le fer, le nickel, le cobalt, le manganèse, le zinc, l'aluminium, le chrome, etc., et qui résulte de l'action du sulfure d'ammonium sur la liqueur acide préalablement précipitée par l'acide sulfhydrique. On peut aisément le séparer de tous les métaux de ce groupe, soit en le précipitant au moyen de l'iodure de potassium, soit en le précipitant au moyen du perchlorure de platine, soit en le réduisant à l'état métallique par le zinc. D'après Hebberling, l'iodure de potassium est, avec le spectroscope, le meilleur des moyens que l'on puisse employer pour découvrir le thallium. Ce réactif produit, un effet, un trouble perceptible dans une dissolution de sulfate thallieux renfermant seulement 0,0105 du sel dissous dans 2,000 parties de liquide, ce qui représente une solution au cent-millième, Pour les essais au spectroscope, v. thallium.

— II. Description des- principaux sels thallieux.

C2HS0)

a-acéiale

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On obtient ce sel en aiguilles blanches et soyeuses lorsqu'on dissout le carbonate thallieux dans un excès d'acide acétique concentré, qu'on' évapore , qu'on fond le résidu, qu'on le dissout dans l'eau et qu'on évapore de nouveau. Il commence à se décomposer vers 171° ; il se dissout facilement dans l'eau et l'alcool et entre en déliquescence à l'air humide. L'acide sulfurique précipite immédiatement et complètement le thallium de ses solutions, parce que le sulfure métallique qui résulte de cette précipitation n'est pas attaquable par l'acide acétique. Le sel cristallise' dans l'alcool comme dans l'eau, c'està-dire en aiguilles soyeuses.

— $-arséniales thallieux. On obtient un arséniate dihydrothallieux ou arséniale suracide AsO(011)2(OTl) en faisant bouillir le peroxyde de thallium avec de l'eau et de l'anhydride ars.énieux. L'oxyde thallique se réduit tandis que l'acide arsénieux se suroxyde. Il cristallise de ses solutions concentrées en aiguilles dures et brillantes inaltérables à 150°. Il se dissout facilement dans l'eau. Par l'addition de l'ammoniaque, sa solution se prend en un magma de cristaux déliés qui consistent en arséniate trithallieux ou arséniate thallieux neutre.

— f-benzoate thallieux. Ce sel cristallise en petites plaques qui ont l'éclat perlé; il n'est pas volatil.

— S-borate thallieux. Lorsqu'on ajoute de l'acide borique à une solution de carbonate de thallium, on a du borax à la solution du sulfate thallieux, il se forme un précipité blanc, granuleux de borate thallieux. Ce sel est insoluble dans un excès de précipitant et dans l'acide sulfurique étendu, froid ; il est soluble dans l'eau bouillante.

— t-bromate thallieux BrOî

TIBrOS ;

Tl

Ce sel a la plus grande ressemblance avec l'iodate.

— T,-carbonate thallieux

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