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— Encycl. La triticine est un corps, isomère du sucre de canne, que l'on trouve dans ta racine du chiendent, où elle est accompagnée d'un sucre identique avec le sucre de fruit. Pour extraire la triticine, on épuise à chaud les moines, séchées et coupées, par de l'alcool à 25 ou 30 pour 100. On précipite cette décoction alcoolique par le sousacétate de plomb, puis l'on évapore au bainmarie la liqueur filtrée et débarrassée de plomb. Après avoir lavé le résidu à l'alcool fort, on le redissout dans l'eau et on traite de nouveau la solution de la même manière et l'on répète le traitement jusqu'à ce que le produit ne donne plus de précipité par le sous-acétate de plomb. Quand ce point est atteint, on dissout le résidu dans s ou 10 parties d'eau, on décolore la solution par le noir animal, on la concentre et on la soumot à la dialyse pendant plusieurs jours. La solution contenue dans le dialyseur laisse alors, par l'évaporation, une masse gommeuse qu'on lave à l'alcool fort et qu'on dessèche ensuite, d'abord à 80» et 100°, puis enfin à no». Le produit constitue alors la triticine pure, l kilogramme de racine n'en fournit guère que de 15 à 20 grammes, quoique sa teneur soit de 6 à 8 pour 100.
La triticine répond d'après son analyse à la formule Cl2H*20ii ; mais il se pourrait que sa molécule fût deux ou trois fois plus compliquée, et même que ce fût un anhydride d un polymère du sucre de canne. Entre la formule C^H^O22, par exemple, et la formule C2*H*20*i, en effet, l'analyse seule serait impuissante à décider, surtout lorsqu'on agit sur des corps gommeux qu'il est impossible de se procurer dans un état de pureté absolue.
C'est une masse gommeuse, transparente, hygroscopiquc, fournissant une poudre blauche. Elle est neutre et sans saveur. L'eau la dissout en toute proportion. Elle est insoluble dans l'alcool absolu et dans i'étlier; l'alcool cependant ne la précipite que d'une manière incomplète de sa solution aqueuse. Cette dernière solution dévie à gauche le plan de polarisation de la lumière.
Chauffée à 150», la triticine fond; à 160°, elle donne une masse brune, à saveur sucrée, .soluble dans l'alcool. Lorsqu'on fait bouillir pendant quelque temps la solution aqueuse de la triticine, celle-ci se transforme partiellement en glucose. Cette transformation est plus rapide que celle de l'inuline.-Elle s'opère plus vite lorsqu'on agit sous pression. On n'a pas observé de produit intermédiaire entre ce sucre et la triticine. La triticine n'est pas fenneutescible tant qu'elle n'est pas transformée en glucose. Cette transformation peut avoir lieu sous l'influence de la diastase.
TRITICITE s. f. (tri-ti-si-te — du lat. triticum, froment). Bot. Nom donné par les auteurs anciens à des empreintes de végétaux fossiles dont la forme rappelle celle d'un épi de blé.
— Miner. Cuivre sulfaté se présentant sous l'aspect d'un épi de blé.
TRITICUM s. m. (tri-ti-komm — mot lat.). Bot. Nom scientifique du genre froment.
TRITOCHLORURE s. m, (tri-to-klo-ru-re — du gr. tritos, troisième, et de chlorure), Chim. Troisième combinaison du chlore avec un corps simple.
TRITCENOTHIONIQUE adj. (tri-téno-ti-oni-ke — du gr. tritos, troisième; oinos, vin; theion, soufre). Chim. Se dit d'un acide qui Se rapproche de l'acide œnothionique ou sulfovinique.
TRITOMA s. m. (tri-to-ma — du préf. tri, etdu-gr. toméh section). Bot. Genre de plantes, de la famille des liliacées, tribu des aloïaées.
TRITOMACRE s. m. (tri-to-ma-kre). Entom. Genre d'insectes coléoptères tétramères, de lu famille des longicomes, tribu des cérambyoins, dont l'espèce type habite l'Angleterre.
TRITOMANTHE s. m. (tri-to-man-te — du préf. tri, et du gr. to»>ê, section ; anthos, fleur). Bot. Syn, de tritomk, genre de liliacées.
TR1TOME s. m. (tri-to-me — du préf. tri, et du gr. tome, section). Entoro. Genre d'insectes coléoptères pentamêres, de la tribu des hydrophiliens. il Genre d'insectes coléoptères tetramères, de la tribu des érotyliens, comprenant une douzaine d'espèces, la plupart propres à l'Amérique, et dont une seule habite l'Europe.
— Bot. Genre de plantes, de la famille des liliacées.
TRITOMÉGAS s. m. (tri-to-mé-gass — du gr. tritos} troisième; megas, grand). Entom. Genre d'msectes hémiptères, de la famille des scutellérienSj tribu des cydnites, formé aux dépens descydnus, et dont deux espèces sont communes en France.
TRITOMIE s. m. (tri-to-mi). Bot. Syn. de
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•TRITON s. m. (tri-ton — gr. triton, du sanscrit Trita, dieu des eaux et des airs ; dans la mythologie grecque, dieu marin, moitié homme et moitié poisson, qui sonnait de la trompe marine). Sorte d'appareil à plongeur, analogue au scaphandre, mais
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moins parfait et depuis longtemps abandonné.
— Erpét. Genre de batraciens urodèles, formé aux dépens des salamandres, et comprenant les espèces aquatiques.
— MoSl. Genre de mollusques gastéropodes pectinibranehes, formé aux dépens des rochers, et qui comprend une soixantaine d'espèces, vivaAt dans les diverses mers, ou fossiles des terrains tertiaires : L'animal des Tritons ne diffère point de celui des rochers; ce sont les mêmes' mœurs, le même habitat. (E. Baudement.) Les animaux des tritons diffèrent peu de ceux des murex. (H. Hupé.)
— Encycl. Erpét. Ces batraciens urodèles, qui constituent toute la tribu des salamandres aquatiques, sont caractérisés par une langue charnue, papilleuse, arrondie ou ovale, libre seulement sur les bords; des dents palatines formant deux séries longitudinales rapprochées et presque parallèles : un corps allongé, lisse ou verrtiqueux; une tête plus petite que la partie moyenne du ventre, qui est légèrement aplatie en dessous; une queue constamment comprimée quand l'animal habite les eaux douces, et à nageoires verticales cutanées, surtout à l'époque de la fécondation.
Les tritons restent habituellement dans l'eau; toutefois, à terre et dans la saison chaude, ils sont plus agiles que les salamandres terrestres, mais ils ne peuvent vivre longtemps sur le sol et recherchent l'obscurité la plus grande; ils craignent la chaleur et la sécheresse. On les trouve alors sous les pierres, les écorces d'arbre, la mousse, etc. Ils sont très-carnassiers, n'épargnent même pas leur propre espèce et cependant peuvent supporter un jeûne de plusieurs mois. Les femelles pondent des œufs isolés qu'elles ^fixent en dessous des feuilles aquatiques, et les jeunes têtards ne naissent qu'une quinzaine de jours après. Ces derniers conservent longtemps leurs branchies. Ces animaux font entendre un petit bruit qui leur est propre, et lorsqu'on les touche ils répandent une odeur tout à fait caractéristique. C'est surtout sur ces reptiles que.l'on a étudié la force de révivilication, la possibilité qu'ils ont d'être congelés sans en mourir etquelques autres faits non moins curieux qui les ont rendus célèbres. V. salamandre.
Les changements de coloration et même de forme qu'éprouve l'individu suivant une foule de circonstances, parmi lesquelles il faut ranger la saison des amours, rendent les espèces assez difficiles à reconnaître. On en compte une vingiaine, toutes de petite taille, dont trois ou quatre en France et sont très-communes aux environs de Paris. Ce sont : le triton à crête ou crête, dont le mâle porte une crête élevée sur la queue ; sa peau est chagrinée, d'un brun verdâtre, avec de grandes taches noires et des points blancs saillants; le ventre présente des taches noires sur un fond orangé; le triton marbré, à dos unicolore et à points blancs, qui n'est pas rare en Italie; le triton des Pyrénées, chez lequel le dos offre de larges raies découpées ; le triton ponctué; le triton à bandes; le triton ai/dominai ou palmipède, etc.
TRITON s. m. {tri-ton — du préf. tri, et de ton). Mus. Intervalle de quarte, qui est composé de trois tons entiers.
— Encycl. C'est le nom que les musi ■ cièns du moyen âge donnaient, dans la mélodie, et que les théoriciens modernes donnent, dans l'harmonie, à l'intervalle de quarts, augmentée, par exemple de fa à si, parce que cet intervalle se compose de trois tons. Le triton a été, comme on le verra plus loin, la cause d'une véritable révolution dans l'art musical, puisque c'est lui qui a fourni l'élément constitutif de la tonalité moderne et que c'est par lui que l'art s'est affranchi des entraves dans lesquelles le retenaient les procédés de la tonalité ecclésiastique. « L'intervalle de triton, dit d'Ortigue dans son Dictionnaire de plain-ckunt, n'étant donné ni par la division arithmétique ni par la division harmonique de la gamme (il est question ici du moyen âge et des hexacordes) et pouvant être considéré comme un intervalle incommensurable, c'est-à-dire en dehors de toute progression harmonique et mélodique, a été pendant longtemps un objet d'horreur pour les musiciens. Les théoriciens, en le désignant sous le nom de diabolus in musica, indiquaient suffisamment qu'à leursyeux l'emploi de cette relation était 1 anéantissement de l'art musical (et, en effet, l'emploi de l'intervalle de triton au point de vue de la mélodie était absolument proscrit). C'était le désordre, le bouleversement de toute l'économie de la musique. Guido recommande expressément de ne pas faire entendre le rapport de fa à si dans le même neutne. Pranchinus Gaforio repousse énergiquement l'usage du triton. >
Cependant, cette relation du triton, dont l'adoption avait été, durant des siècles, regardée avec raison comme la ruine du système musical alors en'honneur, a été le fondeinenimême du système moderne etla source des brillants développements de la tonalité actuelle, laquelle, comme les anciens théoriciens l'avaient instinctivement pressenti, n'a pu s'établir qu'à la condition de la disparition totale de sa devancière. En effet, lorsque, dans divers recueils de madrigaux à cinq voix qui parurent de 1598 à 1G04, un musicien de Crémone, C. Monteverde, alors au service du
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duc de Mantoue, ne tenant aucun compte des traditions et des prohibitions de l'école, mit tout à coup en rapport les deux notes si et fa et attaqua cette dissonance de front et sans préparation, ce ne fut pas, comme l'auteur le pensait, une simple innovation qu'il introduisait dans l'art; ce fut un nouvel ordre d'idées qui pénétrait dans, le domaine de la musique. L'ancienne tonalité étant constituée sur l'unité de ton, il s'ensuivait que chaque degré de la gamme portait avec lui le sentiment de repos et que, lorsque l'harmonie se surajoutait aux mélodies du plainchant, cette idée de repos ne pouvait être rendue que par l'accord consommant. Mais, entre les mains de Monteverde , les deux notes essentielles de l'accord fa et si prenaient une destination nouvelle. Au lieu d être des éléments de repos, elles devenaient un élément de mouvement en s'appropriant une certaine tendance , une certaine affinité , une certaine puissance appellative ou d'attraction qui les portaient, l'une, le fa, à se résoudre sur le mi, l'autre, le si, à se résoudre sur l'ut. D'où il résulta qu'à l'élément du repos propre à la musique religieuse fut substitué l'élément de la transition, de la modulation, de la dissonance propres à la musique mondaine, et qui sont l'expression la plus vraie de cette agitation, de ce trouble, de cette instabilité qui caractérisent lea rapports de l'homme à l'homme, la vie des sens, le culte des passions et de tous les sentiments qui ne s'élèvent. pas au-dessus des choses terrestres.
Dans un article de la Revue et Gazette musicale du 7 juillet 1850, M. Pétis, faisant une analyse des éléments constitutifs des deux tonalités, l'ancienne et la moderne, a éclaire» ce point très-important de l'histoire de la musique : « On comprend, dit-il, qu'un système de tonalité qui repoussait l'attraction des deux demi-tons de la gamme ne pouvait avoir pour base de l'harmonie que des accords consonnants; car, en l'absence d'attraction de ces notes de la gamme, il n'y a que repos dans la musique. • Dans ce même article, l'écrivain précise ainsi les résultats dus à l'emploi du triton. ■ Ce sont : l» l'accent expressif, par la résolution de l'attraction ; 20 l'acte de cadence, qui n'existait pas dans l'ancienne musique, par cela même que cet acte ne s'accomplit que par le fait d'une résolution nécessaire; 30 enfin, un mode de succession tel que chaque phrase, au lieu de se lier à la suivante par un enjambement perpétuel, porte avec elle un sens complet et y fait naître invinciblement l'idée de la conclusion. Or, encore une fois, toutes ces choses sont des éléments de la musique dramatique et passionnée. •
D'Ortigue l'a dit encore : « Il est certain que l'anéantissement de l'ordre unitonique propre à la tonalité ecclésiastique et la succession des trois autres, savoir ; les ordres transitonique, pluritonique et omnitonique, propres à la tonalité actuelle et à ses développements futurs, sont dus à ce simple élément, à l'emploi de la relation de fa contre il. »
Dans tout ceci, i! est évident que la relation de fa contre si est prise comme type, de même que le ton d'ut, dont elle est extraite, est le type de la gamme; mais toute relation analogue, dans tout autre ton, porte également et naturellement le nom de triton. lien est ainsi de la relation de sol contre ut dièse dans le ton de ré majeur, de celle de ta bémol contre ré naturel dans le ton de mi bémol, etc. Du moment que l'écart produit entre deux notes donne l'intervalle de quarte augmentée, il y a triton, puisque c'est cet intervalle luimême qui porte ce nom.
En harmonie, on donne le nom d'accord de triton au troisième renversement de l'accord de septième dominante, renversement dans lequel la septième {fa dans le ton d'ut) se trouve naturellement à la basse et forme, par conséquent, triton avec la note sen ible (si), qui prend place dans l'une des parties supérieures. Dans la réalisation de cet accord, il vaut mieux que la note sensible se trouve dans l'une des parties supérieures que dans l'une des parties intermédiaires, parce qu'elle sonne davantage et fait mieux ressortir l'intervalle caractéristique de l'accord, autrement dit le triton. Cet accord se chiffre généralement par un * précédé d'une petite croix, ainsi :+4. Il est d'un emploi extrêmement fréquent, et c'est l'un des renversements les plus usités de l'accord de septième dominante, qui est lui-même l'accord dissonant le plus souvent employé.
TRITON (baie de), sur la côte N. da la Nouvelle-Guinée, par 3» 42' de latit. S, et 1510 37' de longit E. Découverte par l'expédition hollandaise du Triton et de Ylsis en
TRITON, ancien nom d'un fleuve qui a sa source dans l'intérieur de l'Afrique, au-dessus du pays des Garamantes, c'est-à-dire bien au-dessus de la Cyrénaïque, Avant de se jeter dans la mer, ie fleuve Triton entre dans un grand lae auquel il donne son nom, Palus Tritonia. C'est, selon les mythologues, sur les bords de ce lac que Minerve naquit tout armée du front de Jupiter.
De là l'épithote de Tritonia si souvent jointe au nom de la déesse. Le lac Triton se décharge à Tacope, dans la "Petite Syrte.
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THlTON,nls de Neptune et d'Amphitrite, on des dieux de la mer. Il était moitié homme et moitié poisson. Son principal attribut est une conque, dont le son est si éclatant qu'on l'entend aux extrémités de la terre. Il volait sur la mer dans un char attelé de chevaux bleuâtres et armés de serres d'écrevisse, soufflant dans sa conque pour apaiser les flots. Des Tritons subalternes, unissant, comme lui, la nature de l'homme à celle du poisson, formaient sa suite. A l'origine, Triton était simplement le dieu du fleuve Triton, en Béotie, ou, selon d'autres, du lac Tritonide, en Libye ; plus tard, il devint un des dieux de la Méditerranée. Ses principales fonctions consistent à précéder Neptune en jouant de la conque et à calmer les tempêtes. Au haut des temples de Saturne, on mettait, le plus souvent, la figure de Triton. On voyait sur la tour des Vents, à Athènes, un Triton mobile, qui servait de girouette.
— Iconogr. Les Tritons, dieux marins d'un ordre subalterne, véritables serviteurs de Neptune et d'Amphitrite, figurent dans la plupart des représentations relatives à ces deux grandes divinités. Les nombreuses images que nous en a laissées l'an tiqui té nous les montrent ayant le haut du corps d'un homme et la partie inférieure d'un poisson ; ils sont ordinairement couronnés d'algues ou de corail, et ils sonnent de la conque. Une peinture de Pompéi, qui est au musée des Etudes, représente Thétis sur un Triton, portant tes armes d'Achille. A la villa Borghèse est un joli basrelief où l'on voit quatre Tritons soutenant chacun une Néréide. Le bas-relief d'un sarcophage antique, qui est au musée du L'apitoie, nous fait voir une troupe joyeuse de Tritons, de Néréides, d'Amours et de monstres marins. Sur une très-belle améthyste antique du musée de Florence, qui a été publiée par Gori (II, pi. 46), on voit toute une famille de Tritons prenant ses ébats au milieu des flots. Au musée du Vatican est une mosaïque blanche et noire, qui a été découverte à Tormarancio, et qui représente un Triton entouré de monstres marins. La même collection possède un très-beau groupe de marbre représentant un Triton gui enlèae une Néréide; celle-ci semble implorer le secours de deux petits Amours qui lui témoignent une compassion mêlée de malice. 11 existe plusieurs autres représentations antiques, tant en peinture qu'en sculpture, de ce dernier sujet; il a également excité la verve de divers artistes modernes, notamment du graveur connu sous le nom de Maître au caducée. La composition de ce dernier est tout à fait libre; l'indécence en a été très-atténuée dans la copie qu'en a faite Nicolas Wilborn. 11 y en a une autre copie par Jérôme Hopfer. Des Jeux de Tritons et de Néréides ont été gravés par B. Beham, H. -S. Beham, A. Altdorfer, Fr. Bignon (douse pièces d'après 2acharie Heince), Th. van Kessel (d'après Rubens), etc. Un dessin de la collection de l'Académie des beaux-arts de Venise, qui a été attribué à Raphaël par Longhena, mais que Passavant croit apocryphe , représente Un Triton et une Néréide; c'est un fragment du célèbre Triomphe de Gaiatée. Dans un dessin bien authentique de Raphaël, qui appartient au musée de Dresde et qui représente \'Empire de Neptune, on remarque un Triton qui étreint un griffon et menace un génie monté sur un léopard ; un autre Triton sonne de la trompe ; un troisième souffle dans une conque marine et apparaît à la fin du cortège, comme une vibrante image du mugissement des flots. Cherubino Alberti a gravé, en 1579, deux jeunes Triions, d'après une peinture de Raphaël imitant le bas-relief. Au palais Verospi, à Rome, l'Albaue a peint des. 'Tritons et des Néréides amoureusement enlacés et Un Triton luttant avec un Faune.
Le musée du Louvre possède un bas-relief en pierre, de Jean Goujon, qui représente Un Triton, une Néréide et l'Amour. « Cette gracieuse composition, dit M. de Clarac, rappelle quelques parties du Triomphe de Galatee de Raphaël ; elle offre un joli contraste entre le dessin vigoureux du Triton et les contours souples et ondoyants de la Néréide, et l'on retrouve dans 1 Amour qui est sur la droite la grâce .enfantine de ceux du Corrége. • Guèrin et de Marsy ont sculpté pour les Bains d'Apollon, à Versailles, des groupes de Tritons abreuvant les chevaux du Soleil; ces morceaux ont été gravés par Et. Bjjidet et Et. Picard. Le tnêiue sujet avait été sculpté en bas-relief par Robert le Lorrain au-dessus de la porte des écuries de l'hôtel de Rohan, à Purts, dans le quartier Sainte- Avoye. Un artiste contemporain, P.-L. Rouillard, a sculpté Un cheval accompagné de deux Tritons dans le fronton d'un pavillon du nouveau Louvre, donnant sur la cour des Ecuries. Deux statues de Tritons sonnant de la conque, par Lequesne, décorent le château d'eau du palais de Longehamp, à Marseille; elles sont d'un mouvement spirituel et très-expressif. M. Ch. Cordier a exposé au Salon de 1873 un groupe représentant Une Néréide assise sur la croupe d'un Triton. Citons, pour finir, dix-huit eaux-fortes de Gio.- B. Gulestruzzi, représentant des Tritons et autres monstres marins.
TRITONE s. m. (tri-to-ne — rad. triton). Moll. Un des noms du genre bucciu.
TRITON1DE adj. (tri-to-ni-de). Erpét. Syn.
de tRlTONlKN.