COQUILLART
TROUTE s. f. (trou-te). Iehthyol. Nom vulgaire de la truite, dans quelques pays.
TROUVABLE adj. (trou-va-ble — rad. trouver). Qui peut être trouvé : Si cette forme est trouvable, cherchons-la et tâchons de l'établir. (J.-J. Rouss.) Vous devez trouver la vérité, si elle est trouvable. (M">b Du Deffant.)
TROUVAILLE s. f. (trou-va-lle ; » mil.
— rad. trouver). Découverte heureuse : Faire une trouvaille. Une bonne trouvaille.
— Objet heureusement trouvé ou découvert : Ce livre est une trouvaille unique. Le travail pénible fait, de toute chose laborieusement cherchée, une trouvaille pour l'esprit. (Mm* E. de Gir.)
» TROUVA1N (Antoine), graveur français, né à Montdidier (Somme) en 1G56, mort à Paris en 1708. Elève du célèbre Gérard Edelinck, ii sut profiter des leçons de ce maître, dont il imita heureusement la manière, et devint un graveur habile. Malheureusement, pressé par la nécessité, il lui arriva souvent de travailler d'une façon trop hâtive et de produire pour le commerce des planches qui manquent de vigueur et d'harmonie. L'Académie le reçut au nombre de ses membres en 1707, Nous
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citerons, parmi ses meilleures planches : les Portraits d'Armande de Lorraine d'Harcourt, de Jean Jouvenet, de Houasse, du chanoine Claude du Molinet, et deux pièces d'après des tableaux de Rubens : le Mariage de la reine et la Majorité du roi Louis XIII.
TROUVÉ, ÉE (trou-vé) part, passé du v.
Trouver, Découvert, rencontré : Un objet
TROUVÉ
Et je suis un enfant trouvé sur une pierre Devant l'église du hameau.
Soumet.
— Imaginé : Une expression bien trouvée. Un conte bien trouvé.
Quand le mot est bien trouvé, Le sexe, en sa faveur, à la chose pardonne. .
La Fontaine.
— Inventé : La poudre à canon a été trouvée par Un moine.
— Qui est neuf, original, heureusement imaginé, rencontré : Voilà un mot qui est trouvé, véritablement trouvé.
— Jugé, estimé, reconnu : Il a été trouvé digne de succéder à un grand homme. Ce dîner a été TROUVÉ excellent. L'avis fut trouvé bon. (Volt.)
— Enfant trouvé, Enfant dont les parents ne se sont pas fait connaître ou qu'ils ont renoncé à élever, dès les premiers temps de sa vie : L'hospice des enfants trouvés. Le tour pour les enfants trouvés, h Avant l'institution des tours, la généralité de ces enfants étaient trouvés et recueillis sur la voie publique, ce qui leur a valu leur nom.
— Tout trouvé, Qui se présente de soimême, qu'on n'a pas besoin de chercher, qui s'offre naturellement à l'esprit : Le moyen est tout trouvé. L'emplacement est tout trouvé.
— s. m. Arboric. Trouvé de montagne , Variété de poire.
TROUVÉ (Claude-Joseph, baron), littérateur et administrateur français, né àChalonnes-sur-Loire (Anjou) en 1768, mort à Paris en 1860. Il était fils d'un ouvrier menuisier. Sa vive et précoce intelligence le fit remarquer du financier Pauly, qui se chargea des frais de son instruction. Au sortir du collège, Trouvé entra chez un notaire de Paris. Sur ces entrefaites éclata la Révolution. Le jeune homme, poussé par le désir de percer, parvint, eu 1791, à entrer à ia rédaction du Moniteur universel, dont il devint trois ans plus tard rédacteur en chef; puis, grâce à la protection de Larevellière-Lépeaux, il fut successivement secrétaire général du Directoire (1795), premier secrétaire de légation à Naples (1797), ministre à Milan (1798) et à Stuttgard (1799). Après le coup d'Etat du 18 brumaire, il entra au Tribunat, et, comme il était d'un caractère aussi ambitieux que versatile, il manifesta un très-grand dévouement pour Bonaparte, qui le nomma préfet de l'Aude (1803), puis lui donna le titre de baron. La Restauration le conserva dans le même poste, et l'on vit alors son dévouement servile pour l'empire se transformer tout à coup en un royalisme ardent et persécuteur. Trouvé poussa si loin l'ardeur de son zèle que le ministre Laine crut qu'il était de bonne politique de le destituer (1816). Trouvé devint alors rédacteur du Conservateur, feuille ultra-monarchique, dont l'existence fut courte, puis il se mit à la tête d'une imprimerie. Sous le ministère Polignac, il rentra naturellement en faveur et fut nommé maître des requêtes (1829), chef de division des beaux-arts au ministère de l'intérieur (1830) ; mais la révolution de Juillet, qui survint peu après, rejeta pour toujours Trouvé dans la vie privée. Indépendamment d'articles insérés dans le Moniteur, l'Europe, la France, le Conservateur, les Annales de la littérature et des arts, YAlmanach des Muses, on lui doit plusieurs ouvrages littéraires et historiques : Pausanias (Carcassonne, 1810, in-8°), tragédie en cinq actes, qui fut représentée au théâtre Feydeau eu 1795 ; Essai historique sur les états généraux de la province de Languedoc et description générale et statistique du département de l'Aude (Paris, 1818-1819, 2 vol. in-4°); Jacques Cœur, maître des monnaies et argentier de Charles VII (1840, in-8°) ; Aime de Beaujeu, Jeanne de France et Anne de Bretagne (Butignolles, 1854, in-12); le Dauphin, duc de Bourgogne, petit- fils de Louis XIV (Paris, 1856, in-18). Ces divers ouvrages attestent de longues et patientes recherches. Trouvé a publié un Voyage agronomique en Belgique, en Suisse et en Italie (1841), d'après un manuscrit de Thouin, revu et corrigé par lui.
TBOUVÉ-CHAUVEL (Ariste) , homme politique français, né à La Suze {Sarthe) en 1805. Destiné par ses .parents à la carrière commerciale, il alla Habiter Le Havre pour s'initier au commerce , puis voyagea en Angleterre et en Ecosse et vint, en 1833, se fixer au Mans, où il dirigea un magasin de draperies. Peu après, M. Trouvé-Chauvel créa dans cette ville un comptoir d'escompte et la banque de la Sarthe, dont il devine directeur, et qui rendit de grands services à l'industrie de ce département. L'estime générale dont il se vit bientôt entouré lui valut d'être nommé maire par ses concitoyens. C'est à ce titre que, en 1843, ayant eu à haranguer le due de Nemours, de passage au Mans, il fit entendre au jeune prince un mâle et patriotique langage, qui n'avait rien de commun avec la
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phraséologie ordinaire des félicitations officielles. L'effet produit par ce discours fut tel que le gouvernement, irrité, destitua le maire; mais, quinze jours après, celui-ci n'en fut pas moins réélu membre du conseil à une grande majorité, malgré tous les efforts de l'administration. Après la chute de Louis-Philippe, M. Trouvé-Chauvel devint maire du Mans et commissaire général de la république dans les départements de Maine-et-Loire et de la Mayenne. Lors des élections pour la Constituante, les électeurs de la Sarthe le nommèrent représentant en tête de leur liste. Il vota, a l'Assemblée, avec les membres du parti républicain modéré , succéda à Caussidière, après la journée du 15 mai 1848, comme préfet de police, s'attacha à employer le moins possible de fonds secrets, fut remplacé, le 19 juillet, par Ducoux, devint alors préfet de la Seine et reçut, le 25 octobre, du général Cavaignac le portefeuille des finances, qu'il conserva jusqu'à l'avènement de Louis-Napoléon Bonaparte à la présidence de la république. -Non réélu à l'Assemblée législative, il a vécu depuis lors dans la retraite.
TROUVER v. a. ou tr. (trou-vé. — C'est le même mot que l'italien trovare, le provençal catalan trobar et le vieux français trover, truver. Ce vocable, qui dans les langues néolatines a supplanté le latin invenire, a beaucoup torturé les étymologistes. Du Cange proposait pour origine le vieux français treu, qui représente le latin tributum; les agents du fisc auraient désigné par treuoé les impôts perçus. Cette conjecture n'a absolument aucune vraisemblance. On a proposé aussi de rapporter trouver au participe vieux haut allemand irofan, atteint, rencontré, trouvé; mais ce serait le seul exemple de verbe roman dérivé d'un participe allemand. Grimm suppose un verbe gothique drupan, qui correspondrait au vieux haut allemand trefan, allemand moderne treffen, proprement heurter contre quelque chose, buter à, latin offendere, heurter, et aussi rencontrer, trouver. D'après Diez, il n'est pas nécessaire de sortir de l'élément latin. Dans le verbe latin, dit-il, les notions chercher et trouver se rencontrent, rtine est corrélative de l'autre. Et, du reste, le sens poétique de trobar ou trouver, faire de la poésie, d'où troubadour et trouvère, emporte celui de recherche, de méditation. En partant donc du sens de chercher, on peut fort bien, ajoute Diez, rapporter le provençal trobar, en latin turbare, mettre en désordre, fouiller, avec transposition de la liquide, comme dans troubler. Ce qui vient à l'appui de cette étymologie, c'est que l'on trouve, en effet, avec le sens naturel du latin turbare, en vieux portugais trovare et en napolitain struvare et conlrovar). Rencontrer, apercevoir dans le lieu où l'on est : Trouver ce qu'on avait perdu. Trouver un ami sous ses pas. Trouver un trésor.
Un sot trouve toujours un plus sot qui l'admire,
Boileau.
— Fig. Découvrir, être mis en possession ou en présence de : Que ton ami trouve en toi ce que tu désires trouver en lui. (St- Lambert.) Où est le bonheur? Qui le sait? Chacun le cherche, nul ne le trouve. (J.-J. Rouss.) L'individu trouve, dans le droit d'autrui,la limite des siens. (L, Faucher.) La plus grande jouissance que l'on trouve dans la liberté est de sentir qu'on la possède. (Latena.)
— Reconnaître, constater l'existence, la présence de : On trouve de bonnes gens partout. On trouve celte plante dans tout le midi de l'Europe. On ne trouve plus un paysan qui croie à l'enfer, (Fourier.)
— Surprendre : Trouver quelqu'un en faute. On le trouva tout prêt à s'échapper de la prison. Les gendarmes I'out trouvé à la chasse sans pei-mis. On les trouva en tête à tête.
— Découvrir: Trouver un secret pour gué~ rir certaines maladies. Trouver la solution d'un problème. Trouver le mot d'une énigme. Celui qui trouva ta vapeur ne sut pas en tirer parti. Les hommes inventent les erreurs, ils trouvent les oeVi/ej. (Ficquelmont.)
— Imaginer : L'ambition a fait trouver ces dangereux expédients. (Boss.)
— Procurer, ménager à soi ou à autrui : Je n'<u pu trouver an logement convenable.
Quoil de tos ennemis devenez-vous l'appui,
Pour (routier un prétexte à vous plaindre de lui?
Racine.
— Voir, constater : Je l'Ai trouvé trèsmalade. Il trouva la place prise.
— Juger, estimer : Je vous trouve 4cm de le croire. Vous trouvez? Je 7ie suis pas de votre avis. Les amis sont comme les parents : le jour de leur mort, on ne tes trouve jamais vieux. (J. de Maistre.) Il est fort dangereux qu'une femme trouve son mari ridicule, (A. Karr.)
— Citer, désigner: TROUVEZ-moi un homme qui vaille celui-là. TROuvisz-moi dans le monde un état d'indépendance entière. (Mass.)
— Trouver à, Reconnaître, après examen ou expérience, à : Je lui trouve beaucoup de patience. Je ne lui trouve pas de défaut. Je vous trouve un bel air de santé. C'est un grand ridicule de trouver tous les genres de mérite kl' homme dont on fait l'éloge. ( Villem.)
Il Trouver le moyen, l'occasion de : Il a trouvé à vendre sa maison.
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— Trouver à dire, Trouver une réponse : Que trouvez-vous À dire à celai II Reconnaître, s'apercevoir de l'absence fa: J'avais mit 100 louis dans cette bourse, j'en trouve cinq À dire. (Acad.) Vieux en ce sens. H Trouver à dire, à redire, Trouver des raisons de blâmer, de reprendre : Il trouve à dire à tout ce qu'on fait. Je n'y trouve rien k dire.
— Trouver à qui parler, Rencontrer quelqu'un qui se montre capable de tenir tête dans la discussion ou autrement : S'il s'attaque à lui, il trouvera A qui parler. C'était un bretteur incorrigible, mais il trouva cette
fois k QUI PARLER.
On trouve à qui parler quand on s'adresse à moi. C. Delaviome.
— Trouver bon, Trouver mauvais. Approuver^ désapprouver : Je trouve -mauvais que vous le fréquentiez. Je lui parlerai, si vous te trouvez bon. L'on ne m'accusera pas de m'être fort occupé des critiques qu'on a trouvé bon de diriger contre mes écrits. (B. Const.)
— Trouvez bon que, Formule de politesse analogue à ces autres : Permettez que, Avec votre permission : Trouvez bon que je prenne congé de vous.
— Trouver son compte, Avoir avantage :
Versez la bière aussi, nous la boirons sans honte, Et monsieur le brasseur y trouvera son compte.