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ri - ve, Dans l'om-bre j'ad - mi - rais De sa grâ-ce najoi - e, Bï - ant de ^ses dô - touraT 11 croit te - nir sa
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ï - ye Le char - me plein d'attraits; De sa gra - ce na
proi - e. Qui l'a - bu - se tou -jours; Il croit te - nir sa
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TRUITE, ÉE adj. (tru-i-té — rad. truite, k cause des taches de la peau de la truite). Marqueté, tacheté : Cheoal alezan truite. Chien truite.
— Techn. Se dit des poteries dont la glaçure se trouve, .par suite d'un accident de fabrication, couverte de fentes et de tressailiures en nombre considérable et assez
régulièrement disposées en réseaux : Les porcelaines chinoises truitées sont assez esti- . mées ; les Chinois saoent même les produire' à volonté, car ils ont réservé sur des vases truites des zones à glaçure sans défaut. (Salvétat.) Il Fonte fruitée, Fonte blauche mêlée de fonte grise, et très-propre à fournir du fer forgé.
ÏRUM
TRUÎTÉE s. f. {tru-i-té — rad. truite). Moll. Nom vulgaire de la.cyprée lynx.
TRUITELLE s. f. (tru-i-tè-le — dimin. de truite). Pèche. Petits truite, il On dit aussi truiton s. m.
TRUJANOA s. m. (trou-ja-no-a — de Trujano, 'savant espagn.). Bot. Genre d'arbres, qui croit au Mexique, et dont la place dans la classification n'est pas encore déterminée.
TRUJIU.O, ville d'Espagne. V. Truxillo.
TRULLE s. f. (tru-le). Pèche. Forme altérée du mot TRUBLE.
TRULLISATION s. f. (trul-li-za-si-on — du lat. trulta,- truelle). Constr. Travail à la truelle d'enduits ou de crépis que l'on applique à l'intérieur des voûtes, tl Manière d'égratigner à la truelle un enduit de mortier, sur lequel on doit appliquer nne couche de stuc.
TRULLOTTE s. f. (tru-lo-te - rad. trulle). Pêche. Sorte de filet.
TRHMAN (Joseph), théologien anglais, né en 1631, mort en 1671. Lors de la publication de l'acte de conformité en 1662, it refusa de s'y soumettre et fut destitué de ses fonctions ecclésiastiques. On a de lui quelques ouvrages : la Grande propitiatiim (1669); Essai sur le redressement de certaines opinions contraires à la doctrine d'Angleterre (1671), etc., qui a été réédité en 1834 (in-8°) et qu'on regarde comme très- remarquable au point de vue de la profondeur du raisonnement et des aperçus métaphysiques.
TUUMBULL (sir William), homme d'Etat anglais, né k East-Hampstead, comté de Berks, en 1636, mort dans le même lieu en 1716. Au sortir de l'université d'Oxford, où il lit ses études de droit, il visita la France et l'Italie, puis suivit la carrière du barreau (1667), se fit recevoir, cette même année, docteur es lois et acquit en peu de temps une clientèle nombreuse. Nommé chancelier et vicaire général du diocèse de Kochester en 1671, clerc du petit sceau en 1672, il accompagna, comme juge avocat de la flotte, lord Darmouth à Tanger en 1683 et dut aux services qu'il rendit dans ces fonctions d'être créé chevalier et appelé au poste d'envoyé extraordinaire en France (1685). Arrivé dans ce pays au moment de la révocation de l'édit de Nantes, il rendit de nombreux et importants services aux protestants persécutés, déplut par là à la cour de Versailles, fut rappelé et envoyé comme ambassadeur en Turquie (1CS6). De retour en Angleterre en 1691, Trumbull devint successivement lord de la trésorerie (1694), membre du conseil privé, secrétaire d'Etat et gouverneur de la compagnie de Turquie. Il se démit de ses charges en 1697, pour vivre dans le repos. C'était un savant jurisconsulte, un politique actif et intègre, un ami des lettres, qui avait des relations suivies avec Pope et Dryden.
TUUMBULL (John), peintre américain, né à Lebanon (Ûounecticut) en 1756, mort en 1843. Il fit ses études au collège d'Howard, où il prit ses grades en 1772, et s'occupa ensuite de beaux-arts jusqu'à l'époque de la révolution d'Amérique. Il prit alors une part active à la guerre de l'Indépendance, devint aide de camp de Washington et colonel; mais on ne sait trop pour quel motif il quitta l'armée en 17UO et se rendit en Angleterre, où il travailla quelque temps dans l'atelier du peintre West? Arrêté comme suspect, il ne fut remis en liberté qu'à la condition de ne pas demeurer en Angleterre et repartit pour l'Amérique en 1782 ; mais, à la conclusion de la paix, il revint en Angleterre et y continua ses éludes artistiques jusqu'en 1786. De retour en Amérique, il ne s'y livra pas exclusivement à la pratique de son ait, il prit en même temps une certaine part aux affaires publiques, devint, en 1792, secrétaire particulier de M. Jay et, de 1796 à 1804, fut-employé comme commissaire délégué auprès du gouvernement anglais. En 1817, il fut élu président de l'Académie américaine des beaux-arts. On cite, parmi ses toiles les plus remarquables : ta Bataille de Bunker' s Bill, gravée en 1796 par le célèbre J.-G. Muller de Stuttgard ; la Mort du général Montgomery, gravée à Londres en 1798 pur le Danois b\ Ciemens, dont cette gravure est le meilleur ouvrage; Washington sur le bord de la mer , un por- ' trait du même Washington, les Signataires de la déclaration de l'indépendance, la Reddition de Cornuiallis , Washington se démettant du commandement , etc. Ces quatre derniers tableaux lui avaient été commandés par le gouvernement des Etats-Unis et se trouvent aujourd'hui dans la rotonde du Capitule de Washington,
TRUMEAU s. m. (tru-mo. — « Nos pères, dit Roquefort, disaient trumel pour jambe, cuisse, gigot de mouton; ce mot fut ensuite employé pour désigner un mur solide et massif placé entre deux portes ou fenêtres, puis une glace appliquée sur cet intervalle. » Roquefort ajoute que trumeau vient du grec trumê, trou, « parce que jl'os s'en séparant aisément, il reste un grand trou au milieu du trumeau. • D'après Scheler, trumeau est pour tumel, avec un r intercalaire, et vient du vieux français tumer, tumber, que l'on trouve employé dans les anciens auteurs avec la signification de s'agiter, se démener, se trémousser, gambader , sauter, bondir, tournoyer, danser). Jarret de bœuf, partie située au-
TRUR
dessus de la jointure d'un genou de bœuf, lorsqu'elle a été coupée par le boucher.
— Archit. Espace entre deux fenêtres, entre deux ouvertures ; Peindre des trumeaux, il Parquet de glace qui occupe l'entre-deux de deux fenêtres ou le dessus d'une cheminée :
Nos aïeux, plus contents, vivaient & moins de frais; Ils n'avaient ni lambris, ni trumeaux, ni dorures.
Clément.
trumelière s, t. (tru-me-liè-re — de trumel, qui a signifié jambe). Armur. Nom donné, au xm« siècle, à la partie de l'armure qui défendait les jambes et que l'on appela plus tard grève.
TRUMPO OU TRUMPEAU s. m. (tron-po).
Maintn. Grand cétacè des mers du Groenland.
THXJN, bourg et comm. de France (Orne), ch.-l. de canton, arrondissement et à 15 kilom. d'Argentan; pop. aggl., 1,328 hab. — pop. tôt., 1,616 hab. Ho:-pice. Fabrique de bon'neterie, tissage de fil.
TRUNCAIRE s. ni. (tron-kè-re — du lat.
truncatus, tronqué). Bot. Genre d'arbrisseaux grimpants, de la famille des mélastomaeées, tribu des lavoisiérées, dont l'espèce type croit au Brésil.
trdncatuline s. f. (tron-ka-tu-li-ne).
Foram. V. troncatulinb.
TRUNGEBYN s. m. (tron-je-bain). Bot.
Syn. de tkangebin.
TRUPANÉE s.f. (tru-pa-né — du gr. trupanê, tarière). Entom. Genre d'insectes diptères, de la famille des tanystomes, tribu des asiliques, dont l'unique espèce est étrangère à l'Europe. Il Syn. de trypètu, autre genre d'insectes diptères.
TRDPHÉMI,boucherdeNlmes,digne émule des Servant et des Trestaillon. Il vivaitdans la première moitié du xix« siècle. Il arracha des bras de sa femme un officier en retraite nommé Bourillon, professant la religion réformée , et le massacra en plein jour, le 1er avril 1815, sur une place publique de Nîmes. Après avoir frappé sa victime ot insulté à son cadavre, il lui prit son chapeau, dont il se coiffa, et se retira tranquillement. L'auteur de ce crime atroce, consommé en présence d'une foule nombreuse , resta quatre ans sans être recherché, placé qu'il était sous la protection d'un parti dont il n'était que l'instrument; mais, en novembre 1819, Truphémi, traduit devant la cour d'assises du Puy-de-Dôme, fut condamné à mort, peine que la cour de Valence changea en celle des travaux forcés à perpétuité. Exposé au poteau et flétri publiquement le 27 avril 1820, il fat considéré comme un martyr de la foi par les ultra-royalistes de Nîmes, qui ouvrirent nne souscription en sa faveur.
TRUQUEUR, EUSE s. (tru-keur, eu-ze — rad. ^ruc). Argot. Personne qui emploie des trucs, des moyens adroits et peu délicats pour tromper à son profit. Il Personne qui fabrique ou dénature des objets auxquels elle donna une apparence de vétusté, pour les vendre aux amateurs.
TRO-RO, ville d'Angleterre, comté de Cornouailles, située entre les deux rivières de Kenwyu et Saint-Aller, qui, en se réunissant, forment ce que l'on désigne sous le nom de crique ou de port de Truro; 11,337 hab. Manufacture considérable de tapis, fabriques de poterie, de tuyaux de fer pour les mines; exportation d'étain et de minerai de cuivre.
A peu de distance de la ville se trouvent deux curieuses ruines archéologiques ; la première est une sorte de cirque ou de vaste amphithéâtre, large de 40 mètres de diamètre et entouré de plusieurs rangs de gradins en terre ; la seconde ruine est celle d'une église des premiers temps du christianisme, dite église de Saint-Piran : située sur la côte, au bord de la mer, cette basilique fut ensevelie pendant dix siècles sous les sables mouvants; en 1835, elle fut dégngée par hasard et apparut tout entière avec sa maçonnerie grossière, mais à l'épreuve des siècles, et qui prouve assez son antiquité.
TRORO (Thomas Wild, lord), homme d'Etat anglais, né en 1782, mort en 1855. Après avoir exercé, à partir de 1805, la profession d'attorney, il fut admis au barreau en 1817 , s'y acquit rapidement une grande réputation et fut l'un des défenseurs de la reine Caroline. Nommé serjeant at law en 1824,puis king's serjeant trois ans plus tard, il fut élu, en 1831, membre du Parlement pour Newark, qui l'envoya de nouveau à la Chambre en 1S35. Il succéda en 1839 à lord Cranworth comme solicitor général et fut promu attorney générul en 1841. Le parti libéral, en revenant au pouvoir avec lord John Russel en 1846, le maintint dans ces fonctions, et, quelques jours plus tard, il fut nommé chief justice de la cour des common pteas. En 1S50, il reçut la garde du grand sceau et fut élevé à la pairie, sous le nom de lord Truro. Il résigna cet emploi en 1852, à la chute de son parti. 11 laissaja réputation d'un avocat éminent et d'un juge éclairé et intègre. En 1844, il défendit O'Connell sans vouloir accepter aucune rétribution et, devenu lord chancelier, introduisit des réfor-
TRUT
mes radicales dans la pratique du barreau, surtout en ce qui concernait les honoraires • des avocats et autres agents judiciaires, au point que l'on estima à une somme considérable l'économie annuelle qui en résultait pour les plaideurs.
THUSCH1 (Jean-Baptiste), homme d'Etat italien, né à Savigliano (Piémont) en 1617, mort en 1698. D'abord avocat à Turin, il devint ensuite maitre auditeur à la cour des comptes.de cette ville et donna de telles preuves de sa capacité financière que le duc de Savoie, Charles-Emmanuel II, le nomma son intendant général des finances. Grâce à une gestion claire et économique, Truschi put, sans augmenter les impôts, subvenir aux. besoins d'une cour qui étalait une grande magnificence, et, grâce à de sages mesures, il parvint pendant une disette a nourrir le peuple à peu de frais. Nommé à cette occasion comte de Lavaldiggi, il devint peu après, premier président, chef des finances ducales, puis membre du conseil privé après la mort de Charles-Emmanuel (1675).
TRUSION s. f. (tru-zi-on — du lat. Irudere, pousser).. Action du cœur qui pousse le sang vers toutes les parties du corps.
TKUSLER (John), écrivain "anglais, né à Londres en 1735, mort en 1825. Il fut successivement pharmacien, ministre protestant, imprimeur et libraire. Ayant eu l'idée d'abréger les sermons des théologiens les plus distingués et d'imprimer es abrégés avec des caractères qui imitaient l'écriture manuscrite, de manière à épargner aux ecclésiastiques nonseulement le soin de composer leurs discours, mais encore la peine de les transcrire, il vendit un grand nombre* de ces abrégés et amassa^ainsi une assez jolie fortune, Trusler a composé, en outre, un assez grand nombre d'écrits, entre autres: Mogarlhmoralisé (1766, in-8°); Chronologie, vue concise de l'histoire (1769,. in-12) ; Agriculture pratique (1780, in-8°); Abrégé des connaissances utiles (1784, in-12); le Légiste de la campagne (1786, in-4°); Vite svmmaire des lois constitutionnelles de l'Angleterre (1788, in-8°); Essai sur la propriété littéraire (1798, in-80); Pensées philosophiques sur l'homme (1810, 2 vol.), etc.
TRUSQUIN s. m. (tru-skain). Techn. Outil formé d'une planche bien dressée et portant en son milieu une règle carrée, armée de pointes sur ses faces et mobile à frottement, dont on se sert pour tracer, sur des planches dressées, des lignes parallèles à leur bord. Il On dit aussi trousquin.
TRUSQU1NER v. a. ou tr. (tru-ski-né ^rad. irusquin). Techn. Tracer au trusquin : Trusquiner des lignes.
TRUSSON (Jean -Nicolas), pharmacien et chimiste français, né à Euville, près de Commercy, en 1745, mort à Paris en 1811. Il vint terminer ses études de pharmacie a Paris, où il acheta une officine en 1777. L'étendue de ses connaissances lui valut d'être nommé membre, professeur et, à diverses reprises, prévôt du collège de pharmacie. Tout en faisant ses cours, il trouva un procédé pour la préparation de i'éthiops martial , publia des . mémoires sur la préparation de 1 extrait de pavot blanc, sur I origine de lathériaque, etc. En 1793, il fut chargé, par le club dit- Panthéon, de diriger la fabrication du salpêtre nécessaire pour faire de la poudre, et il parvint il recueillir du salpêtre par la décomposition du nitrate de chaux. Plus tard, il fut nommé directeur adjoint de l'Ecole de pharmacie. On a de lui des notices et des mémoires publiés dans le Journal des pharmaciens de Paris.
TRUSTAS ou TCRSTAN, théologien anglais qui vivait dans la première moitié du xu° siècle. Il était chapelain du roi d'Angleterre, Henri 1er, lorsqu il fut élu archevêque d'York (1114). Sur son refus de reconnaître la juridiction de l'archevêque deCantorbéry, le roi l'empêcha de prendre possession de son siège, bien que lo pape Calixte II eût confirmé sa nomination. Trustan se rendit auprès du pape, revint en Angleterre en U21, se réconcilia, en 1125, avec l'archevêque de Cantorbéry et put alors remplir ses fonctions épiscopales. On a de lui de no'mbreux et savants ouvragés de controverse, parmi lesquels nous citerons : De suo primatu ad Calixtum papam seewidum liber unus; Contra Anselmum juniorem, liber unus.
TROT s. m. (tru). Sorte de jeu de cartes.
• TRUTINE s. f. (tru-ti-ne — du lat. trutina, balance). Moll. Genre de mollusques acéphales, du groupe des rnyes.
TSUTZSCHLER (Frédéric-Charles-Adolphe de), homme d'Etat et jurisconsulte allemand, né dans les environs de Weida, duché de Weiinar, en 1751, mort en 1831. Il étudia le droit a léna, fut attaché en 1771, comme assesseur, à ta régence provinciale d'Altenbourg, et occupa dans l'administration du grand-duché de Saxe-Gotha tous les postes, successivement, jusqu'à celui de président du collège des conseillers intimes de Gotha, auquel il fut promu en 1820 et dont il se démit en 1830. On a de lui : Essai d'une fixation précise du droit de rachat et du cens inamovible,etc. (Altenbourg, 1777); Théorie des exclusions dans les concordats de créanciers
TRYB
(Leipzig, 1781, 2 vol.; 1802, 2e éàit); Méthode de rédaction de mémoires judiciaires en matière d'arbitrage (Leipzig, 1783-1784, 2 vol.; 1817, 5« édit.); Méthode de rédaction de rapports sur des questions de droit (Leipzig, 1805; 1817, 3° édit.). On lui doit aussi des poésies et plusieurs romans.
TRUTZSCHLEB ("Guillaume - Adolphe db), homme politique allemand, petit-fils du précédent, né à Gotha en 1818, mort en 1849. Il étudia, à partir de 1835, le droit aux universités de Leipzig, d'Iéna et de Gœttingue et devint, en 1843, greffier k Zwickau, puis, deux ans plus tard, assesseur à la cour d'appel de Dresde. Elu, en J848, à l'Assemblée nationale allemande, il y siégea dans les rangs de la gauche et, lors de l'explosion de la révolution de Bade, se rendit en toute hâte dans le grand-duché. Il fut nommé, le 26 mai, commissaire civil de la ville de Manheim et du cercle du bas Rhin et déploya une rare énergie pour l'organisation du soulèvement, à l'issue duquel il tenta de passer à l'étranger. Mais, arrêté dans su fuite et livré à la Prusse, il fut condamné à mort par le conseil de guerre, le 13 août, et fusillé le lendemain à Manheim.
TRUXALE s. in. (tru-ksa-le — du gr. truxâ, je murmure). Entom, Genre d'insectes orthoptères sauteurs, de la famille des acridiens, type de la tribu des truxalides, dont l'espèce type habite le midi de l'Europe et le nord de 1 Afrique. •
— Encycl. Les truxales ou tryxales ont pour caractères : la tête prolongée en pyramide, portant à son extrémité deux antennes longues, cunéiformes, prismatiques, comprimées ; les mandibules terminées par plusieurs dents; le corps comprimé, étroit et allongé; le corselet plus court que la tète; l'abdomen étroit; les élytres longs, étroits, pointus au bout, dépassant un peu les ailes, qui sont assez grandes et arrondies; les pattes longues et épineuses. Les espèces peu nombreuses de ce genre habitent surtout les régions chaudes de l'ancien continent; toutes attirent plus ou moins l'attention par la forme bizarre de leur tète, principal carractère qui les distingue des sauterelles et des criquets, auxquels ils ressemblent beaucoup aussi par leurs mœurs. Les truxales à ■ grand' nez et grylloïde se trouvent dans le midi de la France.
TRUXAL1DE adj. (tru-ksa-li-de — de truxale, et du gr. eidos, aspect), Entom. Qui ressemble ou qui se rapporte au truxale.
— s. m. pi. Tribu d'insectes orthoptères, de la famille des acridiens, ayant pour type le genre truxale.
TR0XALISs.ni, (tru-ksa-liss). Entom. Syn.
de truxale : Les truxalis se reconnaissent surtout à leur tête élevée en pyramide horizontale. (Blanchard.)
TRUXILLO où TRCJ1LLO, anciennement Turris Julia,Castra Julia, Scalabis, villed'Espagne (Estramadure),surle sommet et le penchant d'une montagne au pied de laquelle coule le Tozo, dans la province et à 45 kilom. E. de Gaceres; 5,000 hab. On y remarque une belle place carrée, ornée de portiques; l'église de Saint-Martin ; les palais des ducs de San- Carlos et des marquis de Santa-Maria et de la Conquista et l'hôpital del Espiritu-Santo. Collège. Fabriques de cuirs et de toiles. Patrie de Pizarre, de Garcia de Peredes et d'Orellana. D'après quelques auteurs «spagnols, Truxillo existait avant Rome, sous le nom de Scalabis. Les Romains l'appelaient Turris Julia, et on présume que c'est la Castra Julia de Pline.
TRUXILLO, ville de l'Amérique centrale (Honduras), ch.-l. de la province de son nom, à 280 kilom. N.-E. de Comayagua, sur la côte S.-O. de la baie de son nom, par 15° 51' de latit. N. et 88» 28' de longit. O; 4,500 hab. Le commerce du Honduras par les ports de Truxillo et d'Omoase fait surtout par Balize et Cuba.
TRUXILLO, ville de la république de Venezuela, ch.-l. de la province do son nom, à 240 kilom. S.-E. de Maracaïbo, par 9° de latit. N. et 72<> 35' de longit. E. ; 8,000 hab. Commerce de conserves, peaux de moutons et de chèvres, sucre, cacao, indigo et autres productions du sol. Fondée en 1570, elle fut ravagée, en 1678, par le flibustier français Grammont, mais rebâtie quelque temps après.
TRUXILLO, ville du Pérou, ch.-l. du département de Libertad et de la province de son nom, dans la vallée de Chimu, sur le rio de Moche, à 2 kilom. du grand Océan et à 5S0 kilom. de Lima, avec un port, celui de Huanchaco; par S" 5' 40" de latit. S. et 81° 39' 30" de longit. O.; 14,500 hab. Evêché. Elle est dans une situation agréable, au milieu de jardins et de promenades charmantes, Peu de maisons ont plus d'un étage de hauteur, à cause des tremblements de terre, assez fréquents dans le pays. Fonderie d'argent. Le commerce y est assez important, le port étant le meilleur de la côte, depuis Lima jusqu'à Tumbez. Aux environs, ruines d'anciens monuments péruviens. Fondée en 1535 par Pizarre, qui lui donna le nom de l'endroit où il est né.
TRUYOTE s. f. (tru-io-te). Bot. Nom vulgaire de la lupuline.
TRYBLIOPHORE s. m. {tri-bli-o-fo-re —
TRYP
du gr. trublion, écuelle ; phoros, qui porte). Entom. Genre d'insectes orthoptères sauteurs, de la famille des acridiens, dont l'espèce type habite la Guyane.
TRYGON s. m. (tri-gon). Ichthyol. Ancien nom des pastenagues, section du grand genre des raies.
TRYGONE adj. (tri-go-ne — rad. trygon).
Ichthyol. Qui ressemble ou qui se rapporte au -genre trygon.
— s. m. pi. Groupe de poissons cartilagineux, ayant pour type le genre trygon, et correspondant aux raies.
TRIGONIN, INE adj. (trt-go-nain, i-ne).
Ichthyol. Syn. de trigone.
TRYGONOBATE S. m. (tri-go-no-ba-te — du gr. trygon, pastenague; bâtis, raie.). Ichthyol. Section du genre raie.
TRYGONOPTÈRE s. m. (tri-go-no-ptè-re — du gr. trygon , pastenague ; pteron, aile). Ichthyol. Genre de poissons sélaciens, du groupe dont ta pastenague est le type.
TRYGONORHINE s. m. (tri-go-no- ri-ne — du gr. trygon, pastenague; rhin, nez). Ichthyol. Genre de poissons sélaciens, du groupe dont la pastenague est le type.
TRYLLE s. f. (tri-lie: 11 mil.). Arachn. Genre d'arachnides, de I ordre des acarides.
TRYMALIE s. m. (tri-ma-lî). Bot. Genre d'arbustes, de la famille des rhamnées, tribu des pomaderrées, comprenant une dizaine d'espèces, qui croissent en Australie.
TRYMATOCOQUE s. m. (tri-ma-to-ko-ke — du gr. truina, trou; kokkos, graine). Bot. Genre d'arbres, de la famille desartocarpées, tribu des brosimées, dont l'espèce type croît dans l'Amérique tropicale.
TRYOCÉPHALON s. m. (tri-o-sé-fa-lon — du gr. truô, j'amincis: kephalê, tête). Bot. .Syn. de soucuiiT, genre de cypéracées.
TRYPANE s. f. {lri-pa-ne — du gr. trupanê, tarière). Entom. Genre d'insectes lépidoptères nocturnes, de la tribu des héliothides, dont l'espèce type est commune en France.
TRYPAUCHÈNE s. m. (tri-pô-kê-ne — du gr. trupa , trou; auchên, nuque). Ichthyol. Genre de poissons , de la famille des gobioïdes, dont l'espècp type habite l'Inde.
TRYPÈTE S. m. (tri-pè-te — du gr. trupetês, perforant). Entom. Genre d'insectes coléoptères tétramères, de la famille des charançons, tribu des cholides, comprenant deux espèces, qui habitent la Guyane.
— s. f. Genre d'insectes diptères, de la famille des athéricères, tribu des muscides, correspondant au genre téphrite.
TRYPÉTHÉLIE s. in. (tri-pé-té-U — du gr, trupa, trou ; thêlé, mamelon). Bot. Genre de lichens angiospermes.
TRYPÉTHÉLIE, ÉE adj (tri-pé-té-li-é — rad. trypéthélie). Bot. Qui ressemble ou qui se rapporte au tripéthélie.
— s. f. pi. Tribu de lichens angiocarpes, ayant pour type le genre trypéthélie ou trypéthélion.
TRYPÉTHÉLION s. m. (tri-pé-té-Ii-on), Bot. Syn. de trypéthélie.
TRYPHÈRE s. m. (tri-fè-re — du gr. trupheios, délicat). Bot. Genre de plantes, rapporté avec doute à la famille des amarantacées, et dont l'espèce type croît à Java.
TRYPHIE s. f. (tri-fi — du gr. truphé, luxe). Bot. Genre de plantes, do la famille des orchidées, tribu des ophrydées, dont l'espèce type croît au Cap de Bonne-Espérance.
TRYPHIODORE, grammairien et poète grec du ve ou du vie siècle de notre ère, né en Egypte, d'après Suidas. C'est tout ce qu'on sait de lui. Il avait composé plusieurs poèmes , entre autres Uippudamie , les Marathoniques et mie Odyssée lipogrammatique en 24 chants, daii3 chacun desquels une lettre de l'alphabet est constamment omise : V alpha dans le premier livre, le bêta dans le second, et ainsi de suite jusques et y compris l'ornera. Ces puérilités d'une époque de décadence et de mauvais goût nous font peu regretter la perte de l'ouvrage. Nous n'avons de Tryphiodore qu'un petit poëme de 681 vers, la Destruction de Troie, qui contient quelques passages intéressants, niais qui est en général d'une sécheresse rebutante et d'un style médiocre. Une des bonnes éditions est celle de Northmore (Londres, 1804, in-8<>). Scipion Allut en adonné une traduction française (1779, in-80;, dans ses Nouveaux mélanges de poésies grecques.
TRYPHON s, m. (tri-fon). Entom. Genre d'insectes hyménoptères, de la famille des iehneumoniens , comprenant plusieurs espèces, dont deux habitent la France.
TRYPHON (DfODOTK, dit), usurpateur syrien, né à Cassiana, près d'Apamse, mort en 134 av. J.-C. 11 combattit pour l'usurpateur Alexandre Bala contre Démétrius Nieator et, après la mort d'Alexandre, devint le tuteur du fils de ce dernier, Antiochus, qu'il avait fait proclamer roi de Syrie. Mais, dési- , reux de régner à son tour, il ravit à son pupille le trône avec la vie et changea alors son nom de Diodoteen celai deTryphon (137). Par ses excès de tout genre, le nouveau roi
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de Syrie se rendit odieux à ses sujets et a ses alliés et se vit contraint de prendre la fuite devant une armée qui envahit la Syrie sous les ordres d'Antiochus, frère de Démétrius Nicator. Après avoir cherché un retuge a Dora et à Orthoriade, il gagna Apamée, où il périt, selon les uns de su propre main, selon d'autres par l'ordre d'Antiochus.
TRYPHON (Salvios, dit), l'un des chefs do la deuxième guerre des esclaves contre Rome, mort l'an 99 av. J.-C. C'était un joueur de flûte, qui parvint à exercer une grande influence sur les esclaves révoltés en Sicile, les forma à la discipline romaine et se fit proclamer roi par eux sous le nom de Try- \ phon (104). Possédant de grandes qualités militaires, il baitit à diverses reprises plusieurs généraux, mais fut à la fin vaincu et mis k mort.
TRYPHON D'ALEXANDRIE, grammairien grec qui vivait au ier siècle avant notre ère, du temps d'Auguste. D'après Priscien, il fut le premier qui écrivit une grammaire fondée sur des principes scientifiques. On possède de lui quelques ouvrages sur la grammaire et la rhétorique, dont on a publié des fragments dans le Muséum crilicum de Cambridge (1813), dans le Philologicum Muséum d'Oxford (1832), etc. "
TRYPODENDRON s. m. (tri-po-dain-dron — du gr. trupâo, je perce; dendron, arbre). Entom. Syn. de xylotère,
TRYPODERME s. m. (tri-po-dèr-me — du .
gr. trupâo, je perce; derma, peau). Entom. Genre d'insectes diptères, de la famille des athéricères, tribu des œstrides, correspondant au genre cutérèbre.
TRYPONÉE s. m. (tri-po-né — du gr.
trupa, trou ; naiô, j'habite). Entom. Genre d'insectes coléoptères pentamères, de la tribu des histéroldes, comprenant quatre espèces, qui habitent l'Amérique.
TRYPOXYLON s. m. (trï-po-ksi-Ion — du gr. trupaà, je perce ;-xulon, bois). Eniom. Genre d'insectes hyménoptères, de la tribu des crabronides, dont l'espèce type est répandue en Europe.
— Encycl. Les trypoxylons ont pour caractères : des antennes insérées au-dessous du milieu de la face, de niveau avec les yeux, qui sont échancrés ; les mandibules entières à l'extrémité ; l'abdomen arrondi , un peu plus gros en arrière, aminci en avant en un -pédicule conique. Le trypoxylon potier, espèce type du genre, a le corps d'un noir luisant, couvert d'un duvet grisâtre; les ailes plus courtes que l'abdomen, noires à leur extrémité libre. Cet insecte, répandu dans toute l'Europe, se trouve assez-souvent aux environs de Paris. Il fait ordinairement son nid dans une cavité creusée, dans le courant de l'année précédente, dans de vieilles boiseries ; il tapisse ou badigeonne l'intérieur de cette cavité avec une sorte de mortier pour y déposer un ceuf ; puis il va saisir une araignée qu'il paralyse, pour aiusi dire, et dont se nourrira la larve qui proviendra de cet œuf. Le trypoxylon tourneur applique son nid sur les murs; il lui donne une forme globuleuse tournée en spirale; mais à la surface on distingue trois sortes de cordons avec autant d'ouvertures extérieures; dans ces trois canaux sont rangées de petites chenilles ou autres larves destinées à la nourriture de celle qui doit reproduire l'espèce. D'autres insectes du même genre construisent extérieurement, au sommet d'une forte tige de gramiuée, un nid eu forme de masse arrondie, fixé quelquefois sur le côté vertical et saillant d'une pierre, et assez analogue à ces boules de terre dont quelques araignées couvrent la masse de leurs œufs ; mais ici la boule présente une sorte de petite cheminée et renferme de petites araignées, souvent mutilées, destinées à devenir la pâture des larves de trypoxylon.
TRYSANTHE s. in. (tri-zan-te — du gr.
trusts, tristesse; anthos, fleur). Bot. Sya. d'HYDiiocoTYLH, genre d'ombellifères.
TRYSIBIE s. m. (tri-zi-bl — du gr. trusts,
tristesse; bios, vie). Entom. Genre d'insectes coléoptères tétramères, de la famille des charançons, tribu des molytides, comprenant quatre espèces.
TRYSSE s. m. (tri-se — du gr. trust», tris- • tesse). Entom. Genre d'insectes coléoptères pentamères, de la famille des lamellicornes, tribu des scarabées phylophages, dont l'espèce type habite l'Afrique australe.
TRYXALE s. m. (tri-ksa-le), Entom. Syn.
de truxalk : Le tryxalk à grand nés est vert. (H. Lucas.)
TRYXALIS s. m. (tri - ksa - liss). Entom. Syn. de truxams.
TSA s. m. (tsa). Gramm. Dix-huitième lettre.de l'alphabet arabe, valant 500 comme signe numérique.
TSA1-YU, prince chinois, de la famille des Mings. Il vivait au xvio siècle de notre ère, culùva avec passion les arts, particulièrement la musique, et présenta, en 1596, a l'empereur Ouan-li un ouvrage intitulé Liuliu tsing y (Explication claire sur ce qui concerne les liu ou tons tnusicaux), dans lequel il exposa le vrai système de la musique chinoise. Le Père Amiot s'est beaucoup servi de cet ouvrage pour composer son traité de
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la musique ancienne et moderne chez les Chinois.
T5AKHAN-GI11B-NOOR, lac de Chine, situé dans le N. de la province de Kan-sou, par 44» 50' de liait. N. et 94<> 50' de longit. E.
TSALAB EL-NAIIOUI ,• écrivain arabe. V.
Chëibany,
TSAR , TSARIEH , TSARINE , TSARO- W1TZ. V. TZAK, TZARIEN, TZARINE , TZARO- WTZ.
TSCHAAT s. m. (tdcha-att). Bot. Nom vulgaire du trigonothèque, en Abyssinie.
T'SCHAGGENY (Charles-Philogène), peintre belge, né à Bruxelles en 1815. Elève de Eugène Verbœekhoven, il essaya de marcher sur les traces de. son maître et il se livra d'abord à l'étude des fauves; mais l'observation patiente, "indispensable à ce genre de travail, rebuta l'artiste, qui abandonna ce domaine pour celui du paysage avec animaux. Les tableaux qu'il a peints dans ce dernier genre sont loin d'être dépourvus de mérite et se font remarquer par Un coloris qui rappelle celui d'I-Iobbema. Citons, parmi les meilleurs : le Laboureur au repos, Convoi de chevaux en Hollande, des Vues de Rrabanl, les Chevaux flamands, une étude consciencieuse qui obtint une mention a Paris en -1855; la Diligence arrêtée dans la neige, l'Alle/aye flamand, exposés en 1867. — Son frère cadet, M. Edmond T'Schaggkny, élève du niétue maître, a aussi quelque notoriété en Belgique. Il la doit a sûn Troupeau de moulons, mentionné à Paris eu 1855, et à V Empirique et la Contrition forcée, qui furent remarqués au Salon de Bruxelles en 1852. La croix de Léopold lui fut accordée en cette circonstance. 11 avait déjà obtenu une médaille d'or en 1848.
TSCHARNER ( Nicolas-Emmanuel ), administrateur et écrivain suisse, né a Berne en 1727, mort dans la même ville en 1794. Il remplit d'importantes fonctions administratives, fut membre du conseil souverain (1764), conseiller intime (1789) et s'acquitta avec succès d'une mission conciliatrice à Genève. Outre des pièces de vers, insérées dans .le Recueil de poésies helvétiques, ou lui doit un l'ertain nombre de petits ouvrages utiles. Nous citerons, entre autres, une bonne Description physico-économique du bailliage de Schenkenberg. — Son frère, Vincent-Bernard Tsohabneb, né à Berne en 1728, mort dans la mémo ville en 1778, fut membre du conseil souverain et bailli d'Anbonno { 1769). 11 a publié des poésies, des discours, de nombreux articles dans les Mémoires de la Société économique, dans le Dictionnaire de la Suisse et une Histoire de la Suisse (Zurich, 1756-1768, 3 vol. in-8°), ouvrage resté inachevé.
TSCH ART, l'esprit du mal, chez les Wendes. 11 est le maître des sorcières. et des magiciens.
TSCHEGRAVAs. m. (tché-gra-va). Ornith.
Espèce de sterne, ou hirondelle de mer, qui habite les rivages de la mer Caspienne..
TSCHERBATOF (le prince Michel), historien russe, V. Cutcherbatov.
TSCHERNING (André), poète allemand, né a Bunglau en 1611, mort en 1659. Il fit sesétudes à Breslau, d'où sa conduite peu régulière le fît expulser dans la suite, et se rendit alors à Roslook, où il obtint, en 1644, une chaire de poésie. Ses poésies lyriques et ses épigrainmes le classent parmi les-nieilleurs imitateurs d'Opitz. Elles furent publiées sous les titres de : Un printemps de poésies allemandes (Breslau, 1642 et 1649) et Avantgarde de l'été des poésies allemandes (Rostock, 1655). M. Muller en a inséré un choix dans le tome Vil de sa* Bibliothèque des poètes allemands du xvn« siècle (Leipzig, 1822- 1827, 10 vol.). On lui doit, en outre, deux ouvrages en prose estimés ; l'un, intitulé De nonnullis lingugs germaniciB abusibus (Lubeck, 1658, in-12), a beaucoup contribué, d'après Goltsched, à donner à la langue allemande des règles et des formes régulières; il a été traduit en allemand (Amsterdam, 171^) ; l'autre est une Grammaire et rhétorique de la poésie (Lubeck, 1659, in-12).
TSCHERNING (Antoine-Frédéric), officier supérieur et homme politique danois, né à Frederiks-wœrk eu 1795, mort en 1874. Il entra fort jeune à l'école d'artillerie et fut, en 1813, nommé officier dans cette arme. Envoyé en France par son gouvernement, il lit partie, comme officier étranger, du personnel de l'Ecole d'application à Metz. De retour à Fredcrikswœrk en 1820, il y résida jusqu'en 1828 comme inspecteur des fabriques d'armes de guerre de l'Etat. A cette époque, il prit part, comme volontaire, à l'expédition française de Morée, revint en Danemark eu 1830 et obtint une chaire à l'Ecole royale dJarti(lerie. Peu de temps après, il reçut une mission du gouvernement pour aller étudier les divers systèmes d'artillerie, et il employa cinq années à parcourir la France, l'Angleterre, l'Allemagne et la Russie. De retour en Danemark, il eu partit une troisième fois, en 1839, pour venir en France prendre en Auvergne la direction des travaux d'une mine de houille et celle des travaux de la voie ferrée de Cette à Montpellier. 11 ne resta pourtant qu'une année hors de son pays et y revint en 184a,
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L'année suivante, il était nommé commandant d'une batterie d'artillerie, mais son esprit studieux ne put s'accommoder longtemps d'un service actif et il donna sa démission. Depuis, il s'est presque exclusivement occupé des affaires politiques de son pays; il a publié diverses brochures, fondé une société pour l'élaboration d'une nouvelle constitution danoise, et, en 1848, lors des événements politiques qui survinrent cette année, il devint ministre de la guerre et déploya une grande activité dans 1 organisation de l'armée destinée à envahir les duchés. Il ae d'émit au mois de novembre de la même année de son portefeuille et fut nommé membre de la diète. En 1854, il devint conseiller d'Etat. A la diète, où il siégea depuis cette époque jusqu'à sa mort, il s'est montré un des chefs les plus éminents du parti des paysans. Pendant les débats relatifs au projet de fusion des deux constitutions danoises de 1849 et de 1S63, il publia une brochure remarquable intitulée : Pour -servir à l'appréciation du débat de la constitution (1805).
TSCHERNITSCHEF ou TSCHHRNYSCHEW
(Alexandre-Ivanovitch, prince), général et homme politique russe, né en 1779, mort à CastelJamare en 1857. Il était colonel de Cosaques, lorsqu'il fut envoyé par son gouvernement à. Paris en 1811, pour y remplir une mission occulte. Tschernitschef parvint à corrompre un employé du ministère de la guerre, dont il obtint des renseignements et des indications précieuses, et il réussit à s'échapper lorsque ce secret fut découvert.
Pendant la guerre de 1812, il commanda un corps de troupes légères, qui h-arcela les derrières de l'armée française, passa dans le grand-duché de Varsovie et délivra Wintzingerode. L'année suivante, il battit Ochs à Halberstadt, prit Cassel et ne cessa d'inquiéter la marche de Napoléon d'Erfnrt jusqu'au Rhin. Eii récompense de ses brillants services durant cette campagne, il reçut le grade de lieutenant général. En 1825, il réprima l'insurrection qui éclata lors de l'avènement de Nicolas avec une vigueur qui lui valut te litre de comte. Nommé ministre de la guerre en 1828, Tseherritischef s'attacha à réorganiser l'armée, à réformer les abus de l'administration militaire; l'empereur Nicolas lui conféra le titre de prince en 1841, puis l'appela à la présidence du sénat et à celle du conseil des ministres (1848), qu'il conserva jusqu'en 1852, époque où il prit sa retraite.
TSCHieARRA S. m. V. TCHICARRA.
TSGH1R s. m. (tchir). Iohthyol. Poisson du genre corégone.
TSCHIRNHAUSEN (Ehrenfrid-Walter de), physicien et géomètre allemand, seigneur de liieshii-swald et deStolzemberg, dans Jahaute Lusace, né en 1G51, mort en 1708. Il servit quelque temps, comme volontaire, dans l'armée hollandaise, pendant la guerre que les Etats eurent à soutenir contre Louis XIV, puis il Visita la France, l'Angleterre, la Sicile et l'Allemagne. Il revint à Paris en 1682 pour faire part de ses découvertes à l'Académie des sciences, qui le nomma associé étranger. De retour dans son pays, il établit plusieurs verreries d'où sortirent des verres de lunettes de dimensions inconnues jusqu'alors. Il revint encore à Paris en 1701 pour faire de nouvelles communications à l'Académie. De grands chagrins domestiques avancèrent sa mort. Outre ses mémoires insérés dans les recueils scieiitifiqu«s,-on a de lui : Aledicina corporis, seu cogilationes admodum probubiles de couservaitda sanilaie (Amsterdam, 1686, in-4°) et Medicina mentis, seu tentante» genuinœ logiese, in qua disseritur de methodo deteyendi incognitos veritates ( Amsterdam, I6S7, et Leipzig, 1095). Le principal titre do Tschirnhausen consiste dans l'invention des caustiques par réfraction, qui portent sou nom. Ces courbes fournirent, après les développées d'Huyghens, le second exemple d'enveloppes de lignes mobiles; c'est ea 16S2 qu'il les lit connaître dans une communication à l'Académie des sciences. On trouve dans le traité intitulé Mediciua mentis l'idée d'une génération nouvelle et universelle des courbes par la pointe d'un style tendant un fil fixé à ses deux extrémités et s'enroulant sur une courbe convenable; l'auteur donnait une méthode pour construire la tangente à la courbe décrits,
TSCHIT s. m. (tehitt). Toile imprimée qui nous vient de Perse.
TSCHOUDES ou TSCHOUVASCHES, peuple de la Finlande. V. Finnois.
TSCHOULKOF (Michel - Dmitrievitch ) , économiste russe, mort en 1793. Il remplit dans sou pays les fonctions de secrétaire général du sénat. On lui doit une Histoire du commerce de ta Russie (Saint-Pétersbourg,
TSCHUDI (Gilles), historien, dit le Père de l'histoire luitu, né à Glaris en 1505, mort en 1572. Il eut pour maîtres Zwingle et le poôte Glareanus, s'attacha de bonne heure à l'étude des langues, des sciences, des antiquités, de l'histoire et lit un voyage à Paris. De retour dans sa patrie, Tschudi remplit divers emplois élevés et, au milieu des dissensions religieuses, employa son autorité et son crédit à calmer les passions et à ramener la paix publique. Il était catholique, mais
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sa modération le fit estimer des deux partis. Tschudi fut successivement bailli de Sargans (1529), administrateur du district de Baden (1533) , landamman du canton de Glaris ( 1558 ) et député à la diète d'Augsbourg (1559), pour obtenir que l'empereur Ferdinand 1er confirmât les privilèges de la Confédération. Tous les instants que Tschudi put dérober aux affaires publiques, il les employa a l'étude de l'histoire de son pays. Ses principaux ouvrages sont : Descriptio de prisca ac veraalpinaUh£tiu,cumAlpinarumgenlium tractu (Baie, 1538, in-4°)j Chronique de la Suisse depuis 1000 jusqu'à 1479 (Bàle, 1534, 2 vol. in-fol,), ouvrage écrit en allemand, dans Un style simple et énergique et plein de faits. C'est la première histoire diplomatique de l'Helvétie et c'est là qu'on trouve la trad.tion, devenue populaire, de Guillaume Tell. Citons encore, parmi ses ouvrages imprimés : Description de l'origine, des contes populaires, des noms anciens et des tangues de la Gatlia Comatu (Constance, 1758, in-fol.), livre devenu classique. Tschudi a laissé uu assez grand nombre d'ouvrages qui n'ont pas été imprimés et dont les manuscrits se trouvent dans les bibliothèques de Zurich, de Glaris, de Saint-Gall, etc. Nous nous bornerons à citer : une suite de sa Chronique de Suisse jusqu' en 1569, Anliquitates Helvetix, Chronicoa Helvetim; Histoire des guerres des Cimbres, Teutons, Liguriens, Ambrons contre les Romains; Histoire de l'Allemagne et de la Suisse, histoire de la Rhétie et des antiquités de Suisse, Biographie des abbés de Saint-Gall, les Vie«a; chants suisses; Geographia Gallis antiqux, Germanix, etc.
TSCHUDI (Valentin), théologien protestant suisse, parent du précédent, mort en 1555. II était curé de Glaris lorsque la Réforme commença à être adoptée en Suisse. Désireux d'éviter les luttes religieuses, il prêcha à ses paroissiens la tolérance, annonça qu'il dirait la messe le matin pour les uns et ferait le prêche le soir pour les autres. Quelque temps après, il adopta ouvertement la Réforme etse maria. Lorsque, après la bataille de Cappel, les catholiques furent maîtres de Glaris, Tschudi fit un nouvel appel à la tolérance et déclara qu'il s'abstiendrait d'attaquer leurs croyances dans ses sermons. Il fonda dans la ville un hôpital, dans lequel furent soignés les adhérents des deux religions. On a de lui, en manuscrit, une Histoire de la Réforme dans le canton de Glaris.
TSCHUDI (Dominique), historien suisse, parent du précédent, né à Baden en 1596, mort en 1654. Il se fit admettre dans l'ordre des bénédictins et devint abbé du monastère de Mûri, dont il fut un des restaurateurs. On lui doit un ouvrage curieux et souvent réimprimé, qui a pour titre : Origo et genealogia gloriosissimorum comitum de Hapsburg (Constance, 1651, iu-8°). 11 a laissé, en outre, plusieurs ouvrajjes manuscrits : Vit m sanctorwu ordinis benedictini in Heloelia ; Origines fundationis Murensis, etc.
TSCHUDI (Jean-Henri), historien suisse, de la famille du précédent, né à Glaris en 1670, mort en 1729. Il fut curé de Schwanden et consacra la plus grande partie de sa vie à composer des ouvrages pour la plupart relatifs à l'histoire de sa patrie. Nous citerons de lui : Description du canton de Glaris (Zurich, 1714, inî8°); Remarques sur le calendrier (Zurich, 1714, in-8°) ; Conversation du mois, journal curieux qui parut de 1714 à 1726 et forme 12 volumes; Histoire des jésuites (1710); Histoire du comte de Werdenberg (172B).
TSCHUDI (Théodore-Louis, baron de), lit-, térateur français, né vers 1724, mort en 1769. Comme son père, il fut conseiller au parlement de Metz. Après avoir voyagé en Italie, où un livre qu'il publia en faveur des francimaçons lui attira quelques persécutions, il se rendit en Russie, s y trouva bientôt à bout de ressources, se fit comédien pour vivre, puis devint successivement secrétaire du comte Schouvalow, secrétaire de l'Académie de Moscou et gouverneur des pages. De retour en France, il fut jeté à la Bastille et relâché au bout de quelque temps. Tschudi a composé plusieurs écrits sur la franc - maçonnerie. Nous citerons de lui : le Vatican vengé, apologie ironique pour servir de pendant à Ï'Etrenne au pape .(La Haye, 1752, in-S«) ; le Philosophe au Parnasse français ou le Moraliste enjoué (Amsterdam, 1754, in-8°) ; S' Etoile flamboyante ou la Société des francsmaçons considérée sous tous tes rapports (1766, 2 vol. in-S<>) ; l'Ecossais de Saint-André d'Ecosse, contenant le développement total de l'art rayai de la franche maçonnerie (1780, in-12). On lui attribue quelques romans, entre autres, Thérèse philosophe, composition remplie d'obicénités.
TSCHUDI (Jean-Baptiste-Louis-Théodore, baron dis), littérateur, parent du précédent, né à Metz en 1734, mort à Paris en 1784. Après avoir rempli les fonctions de baiili dans sa ville natale, il devint mini'stre du prince de Liège. Tschudi employa ses loisirs a étudier la botanique, l'arboriculture et h cultiver la poésie. On a de lui, entre autres écrits : Traité des arbres résineux conifères, traduit de Miller (1768, iu-8«) ; De la transplantation, de la naturalisation et du perfectionnement des végétaux (1778, in-8°) -, Echo et Narcisse, pastorale en trois actes (1779),
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avec musique de Gluck , représentée à l'Opéra; les Danaïdes, opéra en cinq actes, musique de Gluck, joué à l'Opéra en 1784; la Nature'sauvage et la nature cultivée (1777, în-8°), etc.
TSCHUDI (Jean-Joseph-Charles-Richard , baron de), arboriculteur, fils du précédent, né à Metz en 1764, mort en 1822. Il suivit la carrière des armes, parvint au grade de général, puis se retira dans son domaine de Colomboy, près de Metz, où il se livra à son goût pour l'agronomie et forma une belle collection d'arbres exotiques. La Société royale d'agriculture lui décerna en 1821 la grande médaille d'or. Outre des articles insérés dans les mémoires de la Société royale d'agriculture, on lui doit : Catalogue des arbres qu'on peut se procurer dans les pépinières de Colomboy, près de Metz, accompagné d'indicatio'is sur leur culture et leur transplantation (Metz, 1816, in-8»); Notes sur les semis du pin de Riga et sur la culturelle son jeune plant (in-8°),' Essai sur la greffe de l'herbe, des plantes et des arbres (Metz, 1819), écrit plein d'observations originales.
TSCHUDI (Jean-Jacques db), savant naturaliste suisse, ne à Glaris en 1818. Il fit ses études aux universités de Neucliutel et de Leyde et les acheva à l'Ecole de médecine de Paris. Il s'embarqua, en 1838, sur un navire qui devait accomplir un voyage de découverte autour du inonde; mais uu incident ayant terminé le voyage au Pérou, M. de Tschudi resta dans ce pays, qu'il explora pendant cinq ans avec ses ressource? particulières, et ne revint en Europe qu'en 1843. Cette même année, il acheta en Autriche un domaine important, où il se retira en 1848 pour travailler à la composition de plusieurs de ses ouvrages. En 1857, il entreprit une nouvelle excursion scientifique, visitais Brésil, les Etats de la Plata, le Chili, la Bolivie et le Pérou, et revint en Europe en 1859. Mais, envoyé dès l'année suivante au Brésil comme ambassadeur de la république helvétique, il profita de son séjour dans cette contrée pour en explorer les provinces centrales et méridionales, et surtout pour faire une étude approfondie de la question de l'émigration. En 1S66, ila été nommé ambassadeur de la Confédération à Vienne. On a de lui : Système des batraciens (Neuchâtal, 1*38) ; Recherches sur la faune du Pérou (Saiut-Unll, 1844-1847, avec 76 pi-); le Pérou, impressions de voyage de 1838 à 1842 (1840); Antiquités péruviennes (Vienne, 1851, atlas); la Langue kechua (Vienne, 1853), ouvrage philologique très-important, qui renferme une grammaire, un vocabulaire et des échantillons uo cette langue; Voyages dans l'Amérique du Sud (Leipzig, 1866-1868, 5 vol.), livre où sont consignés les résultats des nombreuses observations et études de l'auteur dans le Brésil, la confédération Argentine, le Chili, la Bolivie et le Pérou, et qui doit être classé parmi les meilleures relations de voyages qui aient été publiées sur cette région du globe. On doit encore à Tschudi un remaniement du Manuel des chasseurs de Winckell (Leipzig, 1865, 2 vol., 4" édit.). — Le frère de cet éminent naturaliste, M. Frédéric DE Tschudi, né en 1820,* est devenu président du conseil des écoles et grand conseiller du canton de Saint-Gall. 11 s'est fait connaître par un Livre de lecture agronomique (Frauonfeld, 1805, 40 édit.), mais surtout par un ouvrage qui a été traduit en plusieurs langues et qui a pour titre : le Règne animal du monde alpestre (Leipzig,-186R, 8« édit.),
TSCHUDYE s. f. (tchou-dl — de Tsehudy, botan. allem.). Bot. Syn. de clidémib, genre de mélastomacées.
TSCHUR, divinité slave. C'était un 'dieu Terme préposé k la délimitation des champs et à leur culture. Il n'était représenté que par une borne.
TSE-KIN s. m. (tsé-kinn). Vernis qui donne h. la porcelaine de Chine une couleur café ou feuille morte.
TSE-&ONG s. m. (tsé-songh). Bot. Espèce de grand genévrier, qui croît en Chine.
TSE-TCHEOU, ville de Chine (Chan-Toung), au pied d'une chaîne de montagnes, à 300 kilom. S. de Thay-Yuen, par 35»30'û" de latit. N., 110»28,30/' de longit. O. Ch.-I. de département.
TSETSÉ s. f. (tsè-tsé). Entom. Espèce de mouche, qui habite l'intérieur de l'Afrique: La tsëtsb n'a pas un vol incertain, comme la plupart des autres diptères. (L. Figuier.)
— Encycl. La tsetsé est une mouche venimeuse d'Afrique, dont le volume ne dépasse guère celui de notre espèce commune; elle est d'une couleur brune et porte à l'abdomen plusieurs raies jaunes et transversales. Son nom scientifique est glossina morsitans. D'après quelques voyageurs, elle présente cette particularité remarquable d'être vivipare. Elle est le fléau de l'Afrique australe. Son habitat, que Livingstoiie avait .'imité au Zambèze, doit être reculé, d'après le voyageur Burton, à plus do 70 au nord de ce neuve, La tsetsé a été, jusqu'à ce jour, un des grands obstacles aux voyages d'exploration. Ce n'est pas qu'elle soit précisément redoutable pour l'homme ; sa piqûre n'offre pour lui aucun danger; elle est d'ailleurs moins douloureuse eucora puur
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l'Européen que celle du cousin, et l'Africain, dont la peau est comme tannée, ne la sent même pas; mais elle est mortelle pour la plupart des animaux domestiques, bœufs, chevaux, chiens, à l'exception toutefois des chèvres. La tsetsé habite surtout les buissons et les roseaux qui bordent les marais, et semble être confinée dans certaines localités spéciales, en dehors desquelles elle est à peu près inconnue, car elle n'émigre pas. Tout animal domestique piqué trois ou quatre fois par elle meurt bientôt s'il est gras et en bon état, dépérit lentement s'il est maigre. Elle tue l'animal probablement par un venin qu'elle inocule dans ses veines; elle l'attaque le plus souvent au ventre et dans l'intérieur des cuisses. Un bœuf piqué fait entendre, en mangeant, un bruit sourd intérieur; il a des vertiges, devient aveugle, puis succombe ; sa graisse devient jaunâtre, inolle et visqueuse; ses intestins s'enflent, et sa chair se putréfie très-vite.
TSEU-SSE, philosophe chinois, dont le véritable nom était Younn-hian, né vers 515 av. J.-C, mort vers 453. 11 était petit-tils de Confucius, dont il fut un des principaux disciples. Après la mort de son illustre parent, il continua à s'instruire sous la direction de Tching-seu, et, par la suite, il se retira au fond d'une campagne, dans une chaumière, où il cultiva en paix la sagesse. Tseu-sse est surtout connu par un ouvrage de philosophie pratique et morale, en trente-trois chapitres, le Tchoung-Young, ou Invariable milieu, livre dans lequel il place le bonheur et la vertu dans un état moyen également éloigné de tous les excès. M. Abel Rémusat en a donné une édition critique, texte chinois et mandchou, avec traduction latine et française, dans les Notices et extraits des manuscrits (t. X).
TSHINCA s. m. (tsain-ka). Bot. Nom du gi rallier royal, aux Moluques.
TS1AKÉLU s. m. (tsi-a-ké-hi). Bot. Espèce de grand tiguier tinctorial du Malabar.
TS1AMPA, province du royaume d'Armani, ou S. de la Cochinchine, par 10°1S'-12°5' de latit. N., et 104035'- 10C35' de loiigit. E. Sol montueux et habité par un peuple sauvage.
TSIAM-PANGAM s. m. (tïi-amm-pangaimn). Bot. Un des noms du bois de campêche, dans les colonies.
TSIBAZ, dieu des Wendes, esprit du mal, représenté avec une tête de chien, et le corps entouré de serpents.
TSI-CHU s. m. (tsi-chu). Bot. Arbre qui
produit le vernis de la Chine.
tsiela s. m. (tsi-é-la). Bot. Syn. de tsia-
KKLU.
TSIGANE s. et adj. V. BOHÉMIEN.
TSI-NAN, ville de Chine, ch.-l. de la province de Chaii-toung ; par 36°44' de latit. N. et 1I4<>46' de longit. K.
TSIN-TCHÉOU, ville de Chine (Chantoting), à 150 kilom. E. deTsi-nan. Ch.-l. de déparlement.
TSIO-TEI s. m, ftsi-o-tèi). Bot. Espèce de myrte du Japon.
TSIOUAN-TCHÉOU, ville de Chine (Foul'.ieit), à 90 kilom. S.-O. de Fou-tcheou, près du détroit de Formose. Ch.-l. de département.
TS10UEN-TCHEOU-F0U ou TCHINCHEW,
viile de Chine, ch.-l. du département de ce nom, dans la province de Kou-kien, sur un promontoire, à l'embouchure du Tsin-kiang, et au fond d'une baie magnilique, agi) kilom. N. de' T'-moui, par 24°56'12" de latit. N. et 11GO 3l'l0"delongit. E. Fort excellent; marine -marchande très- nombreuse et très-entreprenante; principal marché des sucres; commerce d'opium et de cotonnades américaines.
TSITSIHI s, m, (tsi-tsi-i).Mamm. Espèce d'écureuil qui habite Madagascar.
TSJANA s. m. (tja-na). Bot. Syn. de costus, genre de cannacées.
TSJAVONI s. m. (tja-vorni). Bot. Nom- que les Malais donnent au calamus à cravaches, plante qui habite les îles de la Sonde, les Moluques et les Philippines.
TSONG-M1NG, île de Chine, province de Kiang-sou , à l'embouchure du Yang-tseukiang dans la mer de Chine. Elle a 52 kilom. de longueur sur 14 de largeur. Cette île, nrrosée par de nombreux canaux, produit du blé, du riz, de l'orge, du coton, etc. On y élève des buffles et des porcs et on y exploite une mine de sel gemme dont les produits sont très-importants. L'île, extrêmement peuplée, renferme un nombro considérable d'agglomérations d'habitants.
TSOUNG-L1NG, nom donné par les Chinois à la partie O. des monts Kouen-loun. Elle s'étend depuis le 69e degré jusqu'au 80e degré de longit. O., entre le Turkestan chinois et le Thibet, au S. de Yarkand et de Khotan, et se rattache, à l'O., au Belour-Dagh. Sa longueur est d'environ 1,000 kilom.; ses sommets élevés sont couverts de neiges éternelles.
TSOU-SIMA, lie et province du JapoD, dans le détroit de Corée ; par 34» 35' de latit. N. et lE9»l30r de longit. E.; 80 kilom. de long. Ch,-1. Fat-chou. Uo bras de mer la divise en
deux parties à peu près égales et qu'on a nommées Tsou-sima duNord etTsou-simadu Sud; ce détroit, large à l'occident, mais resserré et non navigable de l'autre côté, forme un golfe magnifique au fond duquel a été bâtie la ville de Fat-chou. Elle compte quelques milliers d'habitants et sert de point de transit aux relations commerciales que le Japon entretient avec la Corée.
TSOU-YONG, ville de Chine, province et à 118 kilom. O. de Yun-nan. Ch.-i. de département.
TSTCHI s. m. (tchi). Art culin. Nom du pot-au-feu russe, qui se prépare avec de la poitrine de mouton, des choux, du fenouil, des oignons, des carottes et des pruneaux, auxquels on ajoute de l'orge perlé et de la semoule.
TSUN-HOA, ville de Chine (Tché-li), à 155 kilom. E.-N.-E. de Pékin. Près de là sont les sépultures de la famille impériale aujourd'hui régnante.
TSUTJÈC CRAWAN s. m. (tsutt-jèk-kravan). Ornith. Espèce de grive qui habite l'île de Ceylan.
TU , TOI, TE pron. pers. sing. de la 2» pers. (tu, toi, te — lat. tu, te). Ces mots ne sont pas susceptibles d'une véritable définition, puisqu'ils n'ont pas de synonyme qui puisse les traduire. Il nous suffira donc d'en indiquer l'emploi.
— Tu, véritable nominatif, est toujours sujet.1 Il précède le verbe et n'en peut être séparé que par un pronom personnel. Toutefois, si la phrase est interrogative ou exclamative, il se place après le verbe : Tu peux partir. Qu'en feras-TV?
Tu te tais maintenant et gardes le silence.
Corneille.
Tu régnerais encor, si lu l'avais voulu.