‹ Grand dictionnaire Universel du XIXe siècle, vol. 15Chapitre 437 sur 1042 · FR · texte numérisé non relu

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Total général. . 5,153,000 49,077,000

Mettons en regard la dentelle de fil fabriquée k la main, pour en bien constater ta déchéance industrielle.

Dentelles aux fuseaux, 2,137,000 francs.

Dansées relevés n'est pas comprise la consommation intérieure, qui est d une importance autrement grande et dépasse le chiffre de 100 millions.

TULLE, ville de France, chef-lieu du département de la Corrèze, située sur le penchant d'une montagne, au confluent des deux rivières de la Corrèze et de la Solane, entre plusieurs vallons pittoresques, à 480 kilom, de Paris; pop. aggl., 10,842 hab. — pop. tôt., 13.GS1 hab. L'arrond. comprend 12 cant., lis comm., 129,001 hab. Evèché, tribunal civil, tribunal de commerce, justice de paix. Collège communal, école normale primaire, école départementale de géométrie et de mécanique, appliquées aux arts et métiers.

Chambre consultative d'agriculture. Manufacture nationale d'armes de guerre, forges, fabriques de conserves alimentaires, de droguets, de cartes k jouer, de liqueurs, de bougies, îie papiers; carrosserie; commerce de laines, huiles, eaux-de-vie ; sabotene, corroierie, toiles, pelleteries, porcs, etc.

La ville de Tulle proprement dite est située dans un vallon entouré de collines ; mais les faubourgs ont escaladé les flancs de ces collines et forment un paysage des plus pit-

toresques. Du fond de cet entonnoir singulier on n'aperçoit qu'une petite portion du ciel, vers laquelle s élance le clocher de la cathédrale, atteignant presque la hauteur des pics environnants. Cette situation, plus pittoresque que commode, n'empêche pas la ville d etre un centre industriel et commercial important. ,

— Monuments. Au premier rang des édifices de Tulle, il faut placer sa cathédrale, ancienne église abbatiale d'un couvent da bénédictins, en partie démolie k l'époque de la Révolution pour l'agrandissement de la promenade qui l'entoure. Les ruines du couvent, aujourd'hui détruit, s'adossent k l'abside. La cathédrale de Tulle , placée sous l'invocation de saint Martin, réunit le style roman a l'architecture ogivale et est un des plus complets échantillons de 1 époque de transition. Elle est sans chœur ni transsept; des arcades ogivales que soutiennent des piliers carrés, flanqués de colonnes sur leurs quatre faces, séparent la nef des bas-côtés. Du côté de la nef, les colonnes en encorbellement s'élèvent jusqu'il la corniche, soutenue par des consoles unies. Les colonnes latérales partent du sol et supportent une arrière-voussure intérieure des arcades. Des moulures arrondies accompagnent les.fenetres en plein cintre. Extérieurement, la cathédrale de Tulle ne présente de digne d attention que sa tour portant une magnifique pyramide, entourée k sa base de plusieurs clochetons et s'élançant dans les nues avec une légèreté et une hardiesse surprenantes. Dans les mutilations dont nous avons parle, et qui ont contribué k l'agrandissement de la place, il faut comprendre la destruction do l'ancienne église paroissiale de Saint- Julien, et plus bas, du côté du pont de l'Escurol, celle de l'êvêché avec ses dépendances.

Après la cathédrale, il faut citer l'église Saint-Pierre, édifice du xviib siècle, qui ne Se compose que d'une salle polygonale, etl église Saint-Jean; puis lu Tour carrée, située 0riis du cimetière et dont on attribue la construction aux Romains; l'hôtel de la préfecture ; l'hôpital , qui fut détruit en 1775 par l'incendie, fut rétabli par des aumônes et transporté, en 1793, dans les bâtiments delà .Visitation. Mentionnons encore la bibliothèque, riche de 4,000 volumes; l'ancien collège des jésuites, ouvert en 1620 et dont les bâtiments sont aujourd'hui convertis en halles; la caserne d'infanterie , le séminaire et la manufacture d'armes, ,

Quand nous aurons cité le pré de l'Hôpital (aujourd'hui place d'armes) et les ponts jetés sur la Corrèze, il ne nous restera plus qu'k faire mention de plusieurs maisons particulières, gothiques ou de la Renaissance, dont les sculptures et l'ornementation méritent l'attention. L'une de ces maisons, la plus remarquable, connue sous le nom delà maison Sage, est située sur la place de la ville, en face du côté oriental de la cathédrale. Elle présente une façade gothique du xiv° siècle, en parfait état de conservation, et est ornée d'arabesques entremêlées de figures d'hommes et d'animaux d'un travail excellent. Des tourelles flanquent les angles du bâtiment, et le quatrième étage conserve encore quelques restes de vitraux.

Tulle a vu naître l'historien Baluze, un des hommes les plus remarquables du xvn« siècle; l'économiste littérateur Jean-François Melon et Nicolas Béronie, professeur, auteur d'un dictionnaire du patois limousin. " — histoire. Reyneau de Nîmes prétend que les premières maisons de Tulle se groupèrent autour d'un fort construit par les Romains. L'emplacement de. ce fort et les restes qui paraissent en subsister ont reçu dans 1 idiome du pays la dénomination de tour du Maysse, tour de Mai, ou tour du Mage. L'histoire authentique de Tulle ne commence véritablement qu'à 'son abbaye^ Cette abbaye, une des plus riches du bas Limousin, jouissait de la suzeraineté royale. En 1317, la ville avait pris une extension assez grande pour que Jean XXII, par une bulle donnée k Avignon, ('érigeât en évêché. Les guerres anglaises étendirent sur Tulle leurs calamités. Prise par les Anglais le \" novembre 1346, reprise peu de jours après par le comte d'Armagnac, elle connut toutes les horreurs de l'invasion. Un autre fléau, la peste noire,viut bientôt s'abattre sur la ville. En 1369, les Anglais s'emparèrent de nouveau deTulle; mais, dès l'année suivante, les habitants secouaient le joug de l'étranger et recevaient de Charles V, en récompense de leur patriotisme, une exemption d'impôts et divers privilèges. Sous François 1", la ville, soumise jusqu'alors k la juridiction de Saint-Martin, s'en lassa et obtint du roi, moyennant 4,000 livres, l'érection d'un nouveau tribunal. Brive, dont la jalousie pour Tulle s'est poursuivie k travers les siècles, réussit k faire supprimer par Henri IV le tribunal accordé par François Ier; mais il fut rétabli peu après. La religion réformée trouva dans l'archevêque de Tulle, Louis de Geuouillac, un adversaire implacable. Le vicomte de Turenne vint, eu 1577, mettre le siège devant la place, mais' il fut vivement repoussé. II revint a la charge k la tête de 10,000 hommes et cette fois réussit k s'emparer du premier coup des faubourgs de la Barrière et de la Barussie. Tulle se défendit héroïquement, mais dut, après un horrible carnage, céder au vainqueur (1585). Le vicomte de Turenne, pour no pas livrer la ville au

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pillage, exigea une rançon énorme. En 1605, Henri IV vint dans le pays. Deux ans après, à la suite de démêlés entre Fenis de Laprade, lieutenant général de Tulle, et le comte de Saint-Charoant, qui se livrait à des exactions féodales, le comte fut voué en effigie et la grande tour de son château rasée. En 1761 Turgot, nommé intendant de Limoges, fit ouvrir dans la province trois grandes voies de communication, dont l'une passait à Tulle. Depuis lors, rien ne recommande plus cette ville à. l'attention de l'histoire.

TULLERIE s. f. (tu-le-ri — rad. tulle). Commerce ou fabrique de tulle.

TDLL1A, fille de Servius Tullius, sixième roi de Rome, et femme de Tarquin le Superbe.V. Servius Tullius.

TULLIE s. f. (tul-lî). Bot.-Syn. de PYCNANthèmk, genre de labiées.

TULLIE, fille de Cicéron et de Terentia, née a Rome en 78 av. J.-C, morte à Tusculum en 43. Elle fut élevée par son père luimême, qui se plut à cultiver son esprit. Mariée d'abord a Caïus Pison, dont l'éloquence atteignit presque celle de son beau-père; ensuite à Furius Crassipes, elle épousa enfin, tandis que Cicéron était gouverneur de Cilicie, Publius Cornélius Dolabella, homme turbulent et dissipateur. Tullie mourut quelques années avant Cicéron. L'histoire a retenu son nom surtout à cause de la douleur profonde dont sou père, fut accablé lorsqu'elle lui fut enlevée. Il s'arracha aux affaires, se retira dans la solitude, à sa terre d'Astura, et vécut dans les larmes et le désespoir, résistant aux prières de tous ses amis. C'est à cette occasion qu'il écrivit son traité De la Consolation, dont il ne nous est parvenu que quelques fragments. Il s'occupa même pendant longtemps du projet d'élever un teinjjle à Tullie 'et de la mettre au rang des divinités.

Sous le pape Paul III, on trouva dans la voie Appienne un tombeau avec cette in^ seription : Tulliols filiiB mes; mais Ferrari (De (ucernis sepufç/iraiiôus) a réduit à néant cette prétendue découverte du tombeau de Tullie.

TULLIER, 1ÈRE adj. (tu-lié, iè-re — rad. tulle). Qui a rapport au tulle : Industrie tulliere.

TULLIN (Chrétien-Braunman), poëte danois, né à Christiania en 1728, mort eu 1765. Il embrassa d'abord l'état ecclésiastique, entra ensuite dans la carrière judiciaire et devint conseiller, puis président de la cour de Christiania. Bien qu avant lui la poésie eût été cultivée en Danemark, il peut être regardé comme le premier poète classique de cette contrée, car Ce fut lui qui assujettit la versification a des règles bien déterminées. Ses compositions sont surtout remarquables par l'élévation des idées et par la pureté du style. Elles furent publiées par sa veuve après la mort de l'auteur (Copenhague, 1770, 3 vol. iu-8°). Le tome Ier renferme les œuvres poétiques de Tullin, parmi lesquelles on remarque des Chants religieux, des Odes, des Fables; un poème sur la Découverte de la navigation, auquel' la Société royale des belles-lettres de Copenhague avait décerné, en 1764, le prix d'honneur fondé pur Frédéric V ; un autre poème, également couronné, Sur la création et sur l'ordre qui règne dans tes choses créées; des Elégies et des Inscriptions sé- - pulcrates ; le second et le troisième volume sont remplis par des Pensées, en prose, rangées par ordre alphabétique.

TCLL1NS , ville jet commune de France (Isère), ch.-l. de canton, arrondissement et à 22 kilom. de Saint-Marcellin, dans une vallée pittoresque ; pop. aggl., 3,307 hab. — pop. tôt., 4,834. Fabriques de couvertures d'étoupe, de toiles d'emballage, d'eaux-de-vie, de papier; scierie de planches; commerce de chanvre, de fil, de vin, de bestiaux, etc.

TULLISTEs. (tu-li-ste — rad. tulle). Ouvrier, ouvrière en tulle; personne qui fabrique ou qui vend du tulle.

TULLUS HOST1L1US, troisième roi des Romains, mort en 630 av. J.-C. Il succéda en 670 au pacifique Numa. Avec lui, le peuple romain reprit ses habitudes belliqueuses; il posa les bases de la discipline militaire, et son règne ne fut qu'une suite continuelle de guerres contra les peuplades voisines. Albe la Longue, métropole des trente cités latines, voyait avec jalousie l'accroissement de Rome, qu elle regardait comme une de ses colonies. D'un autre côté, Rome ne pouvait espérer développer sa puissance tant que cette importante cité subsisterait. Le choc de ces ambitions rivales donna lieu à une guerre terrible qui demeura sans résultat. Les deux peuples épuisés convinrent de confier chacun a trois champions le soin de décider de la victoire (v. Hohaces et Curiaces). La défaite des Curiaoes entraîna la soumission d'Albe. Deux ans après, le dictateur des Albains, Metius Suffelius, ayant trahi les Romains dans une guerre de "ceux-ci contre les Fidénates, Tullus Hostilius le fit écarteler, puis donna l'ordre de raser la ville d'Albe et d'en transporter les habitants à Rome. Cette coutume de s'incorporer les vaincus fut une des principales causes de l'accroissement delà puissance romaine dans les temps primitifs. Dans les sruerres acharnées qui suivirent, ce prince ne put ussujuiiir les trente villes lutines -, il ua

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