‹ Grand dictionnaire Universel du XIXe siècle, vol. 15Chapitre 445 sur 1042 · V. Topinambous · texte numérisé non relu

V. Topinambous

TUP1NAMBIS s. m. (tu-pi-nan-biss — de Topiitambous, nom de peuple), Erpét. Syn. de MOHiTOR ou sauvegarde : La disette que le tupinambis éprouve fréquemment a dû allérer ses goûts. (V. Meunier.) La manière dont ses écailles sont colorées donne au tupinambis uive sorte de beauté. (Lacépède.)

TUPINET s. m. (tu-pi-nè). Ornith. Nom vulgaire de la mésange à longue queue.

TUPINIER (le baron), administrateur français, né k Cuisery (Saône-et-Loire) en 1779, mort en 1850. Elève de l'Ecole polytechnique, puis de l'Ecole d'application des ingénieurs, il entra dans le génie maritime; fut successivement chargé de diriger les constructions navales à Toulon, a. Gênes, à Venise, puis devint sous-directeur et directeur des ports et arsenaux de France. Pendant son administration sous ce dernier titre, Tupiuier fit exécuter d'importants travaux hydrauliques a Brest, aRochefort, k Lorient, à Cherbourg, décida la création d'ateliers de construction, d'arsenaux, apporta d'importantes améliorations dans l'armée navale, substitua les câbles de fer aux câbles de chanvre, les caisses de fer aux tonneaux de bois, contribua puissamment au développement de la marine h vapeur, etc. Membre du conseil d'Etat et. du conseil d'amirauté, Tupinier fut en outre envoyé it la Chambre comme député de la Charente-Inférieure et du Finistère et devint ministre de la marine; mais il ne conserva son portefeuille que peu de jours. Outre des lettres, insérées dans les Annales maritimes et coloniales et signées Pantopbîlo, on lui doit : Observations sur les dimensions des vaisseaux et des frégates dans la marine française (Paris, 1822, in-8°); Considérations sur la marine et sur son budget (Paris, 1841, in-8°).

TTJPISTRE s. f. (tu-pi-stre). Bot. Genre de plantes, de la famille des liliacées, tribu des asparàgées, comprenant des espèces qui croissent dans l'Inde et les Iles voisines.

TUPPER (Martin-Farquhar, écrivain anglais, né k Londres en 1810. Il fit ses études au collège du Christ, fut reçu maître es arts, puis étudia le droit à Lincoln "a Inn et se fit inscrire au barreau; mais il ne plaida jamais et sa livra dès lors k la littérature. Son ouvrage le plus remarquable, la Philosophie des proverbes, devint rapidement populaire en dépit des critiques, non-seulement sévères, mais encore injustes, qu'il rencontra, et il a eu en Angleterre plus de trente éditions, sans compter qu'il s'en est vendu daus l'Amérique seule plus de 500,000 exemplaires. On a encore du même auteur : Pyramide moderne en l'honneur de soixante-dix héros; l'Esprit d'un auteur, le Pot d'or, le Cœur, les Deux jumeaux; des poésies intitulées : Un millier de vers ; Probabilités, secours porté à la foi ; Journal du voyage d'un père de famille dans le monde entier; une traduction en vers des Poèmes anglo-saxons du roi Arthur; enfin une foule d'articles dans les recueils périodiques.

TUPPO (François), jurisconsulte et imprimeur italien, né à Naples vers 1445, mort dans la même ville vers la fin du xv» siècle. Il était docteur en droit et employé à la chancellerie du roi Ferdinand Ierf lorsque Sixte Eiessinger vint fonder à Naples, en 1471, la première imprimerie qu'ait possédée cette ville. Tuppo devint l'ami de ce dernier, puis son associé, et prit, en 1479, la direction entière de cet établissement. Il a publié un grand nombre d'ouvrages inédits, consistant principalement en Commentaires sur le code, en Gloses sur le droit couiumier, etc. Nous citerons son édition des Commentaires deBarthole sur lecodeJustinien (Naples, 1471, in-fol.) et Favole di Esopo (Naples, 1485, in-fol.), traduction italienne des fables d'Lsope.

TTJPI3NGA.TO, pic de la chaîne des Andes, dans la Bolivie, qu'il sépare du Chili; il a 6,710 mètres d'altitude et son sommet est couvert de neiges éternelles.

TU QUOQUE I {Toi aussi!) Paroles que César rit entendre lorsqu'il aperçut, au nombre de ses assassins, Brutus, qui passait pour être son fils.

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