‹ Grand dictionnaire Universel du XIXe siècle, vol. 15Chapitre 462 sur 1042 · TUTI · texte numérisé non relu

TUTI

droit tuteur de sa femme interdite. (Acnd.) Alexandre n'osa nommer ni son successeur ni le tuteur de ses enfants. (Boss.) Les femmes pewent devenir tutrices de leurs enfants. (Mme Romieu.) Elle fit valoir les obligations que lui imposait le râle de tutrice de son fils. (G. Sand.) Par lui la vérité ne craint plus l'imposture, Et l'orphelin n'est plus dévoré du tuteur.

BoileaU.

— Fig. Appui, soutien, protecteur : Les riches furent établis par la nature même comme les tuteurs des malheureux. (Mass.) Il faut qu'un grand monarque soit, pour ainsi dire, le tuteur de sa postérité. (De Lévis.) Les lois doivent être les tutrices, et nos les geôlières de la liberté. (V. Hugo.)

— Tuteur ad hoc, Celui qui est nommé à un mineur pour un objet déterminé : A défaut de parents, l'enfant naturel mineur ne peut se marier, avant vingt et un ans, qu'avec le consentement d'un tuteur ad hoc. (Acad.) tl Tuteur officieux, Celui qui exerce lu tutelle officieuse. Il Subrogé-tuteur, V. SUBROGÉ. Il N'avoir pas besoin de tuteur, Etre habile, savoir conduire ses affaires.

— Hortic. Bâton ou pieu enfoncé en terre au pied d'un jeune arbre ou d'une jeune plante que l'on y attache pour les soutenir dans les premiers temps de leur végétation : On fait des tuteurs avec toute espèce de bois. (Bosc.)

Il Adjectiv. Corset tuteur, Enveloppe en bois ou en fer que l'on établit autour d'un jeune arbre pour le protéger.

— Encycl. Jurispr. V. minorité.

— Hortic. Les tuteurs sont nécessaires pour soutenir les jeunes pieds d'arbres ou de plantes qui, abandonnés à eux-mêmes, pourraient être renversés par le vent ou par leur propre poids. Ils varient beaucoup en hauteur et en grosseur, suivant la force des végétaux

?u'ils sont appelés à maintenir. On peut les aire avec toute sorte de bois ; mais les meilleurs sont en chêne ou en châtaignier refendus ; on les conserve comme les échalas. Il est toujours bon, quand on les emploie, d'interposer entre le végétal et son tuteur un tampon de paille, de mousse ou de feuilles, pour empêcher les frottements et la formation des bourrelets. On fait aussj, dans l'horticulture d'agrément, des tuteurs en fer, à tige simple ou diversement ramifiée.

TUTHIE ou TUTIE s. f. (tu-tl — de l'allem; tuthia, même sens). Chim. Oxyde de zinc qui se produit dans la calcination de certains minerais de plomb : La tutie sert à préparer certains collyres résolutifs. (Acad.) Les femmes turques se mettent de ta tothie brûlée et préparée dans les yeux, pour les rendre plus noirs. (Buff.)

— Encycl. La tuthie se dépose, sous forme d'incrustations, dans les cheminées des fourneaux. Elle renferme plusieurs oxydes de différents métaux. On rappelle tuthie préparée lorsqu'elle a été porphyrisée, lavée et mise en trochisques. Elle est employée dans quelques pommades contre les maladies des yeux. Elle est la base d'un onguent de ce nom. On la falsifie quelquefois avec de l'argile et de la limaille de cuivre.

TUTHlLL(LouisaHiGGiNS,mistress), femm:

de lettres américaine, née à Newhaven (Connecticut) vers 1800. Elle épousa en 18 17 un homme de lettres, Cornélius Tuthill, qui la laissa veuve en 1825. Ayant pris goût aux travaux littéraires, elle composa des articles qui parurent dans divers magazines, puis se mit à écrire pour les enfants une série de volumes destinés pour la plupart à décrire un état, une profession. Ces petits traités, écrits avec clarté et élégance, ont eu beaucoup de succès en Amérique. Parmi les autres ouvrages de mistress Tuthill, nous citerons : Ma femme (1846, in-12), roman, et Histoire de l'architecture depuis les temps les plus reculés (Philadelphie, 1848), in-8", avec planches.

TUTILON, bénédictin allemand, mort selon les uns en 896, selon d'autres vers 90S. Il passa sa vie au monastère de Saint-Gall, sous la direction de l'abbé Saloinou, qui avait une vive passion pour les arts. Tutilon était doué de talents extrêmement multiples. Non-seulement il excellait dans l'éloquence, la poésie et la musique, mais encore il était peintre et sculpteur. Après s'être perfectionné pur des voyages dans la théorie et la pratique des arts, il exécuta, tant pour Son monastère que pour diverses églises, des œuvres qui lui acquirent une grande réputation. On cite particulièrement de lui un crucifix d'or, orné de bas-reliefs et de pierres précieuses, pour le monastère de Saint-Gall; une statue en or représentant la Vierge assise , oeuvre que Tutilon exécuta pour une église de Metz, et dont on attribua la perfection à une intervention miraculeuse. Tutilon a laissé des poésies latines, notamineqt l'hymne Hodie cantandus, que Canisius a publiées dans ses Antiqiœ lectiones.

TUTINI (Camille), historien italien, né à Naples vers 1600, mort a Rome en 1667. H entra dans les ordres, fit de nombreuses recherches sur l'histoire de sa patrie et écrivit des ouvrages dans lesquels on trouve, au milieu de détails insignifiants, quelques idées hardies. Gravement compromis pour cv, fait, il dut quitter Naples et se rendit à Rome, où il trouva des protecteurs dans le connétable Colonna et le cardinal Brancaccio. Nous ci-

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