TWER
jusqu'au 25 juillet; il passe le reste de l'année avec son autre épouse , qui est l'ombre de Sandjgnâ et qui s appelle Echhâyâ.
TWARDOWSR1 (Samuel DK Skrzypna ), poète polonais, mort vers 1660. 11 lit partie, en 1621, de la mission polonaise envoyée à Constantinople sous la direction de Christophe Ibarawski, accompagna Ladislas Wasa dans son voyage à travers l'Europe et fut un des plus humbles courtisans de Charles- Gustave, roi de Suède. Pendant les derniers temps de sa vil!, il habita Zarubience (Volhynie), qu'il dut quitter lorsque éclata la guerre avec les Cosaques. Twardowski possédait un grand talent poétique. On a de lui : Daphnis ehangéeen laurier (1638-1702) ; un Poème sur Ladislas IV (1649); la Guerre avec les Cosaques, les Tartares, les Moscovites, les Suédois, les Hongrois, etc. (1666); Histoire de la belle Pasqueline, traduite de l'espagnol ; Poésies diverses ( 1681 ) ; des Odes, dont plusieurs sont des traductions de Sarbiewski, etc.
TWARTKO le', roi de Bosnie, mort en 1392. D'abord duc, de Slavonie, de Croatie et de Dalmatie, il succéda, en 1359, à son père, Etienne Cotromanovitch, comme duc de Bosnie, et obtint, grâce à son beau-frère Louis, roi de Hongrie, d'être proclamé roi de Bosnie, de Rascieet de Pomorie, en 1376. Après la mort de son beau-frère Louis, Twartko profita des troubles qui eurent lieu en Hongrie pour enlever plusieurs places à la veuve de ce prince, la reine Elisabeth, sa sœur (1383), feignit, en 1385, de se réconcilier avec elle, mais la laissa bientôt après décapiter paries sujets rebelles et s'entendit même avec eux pour agrandir ses Etats». Vorcé en 1388 par ie roi Sigismond de mettre momentanément un terme à ses félonies, il recommença, peu après, à attaquer les possessions dépendantes de la Hongrie ; mais il eut bientôt à se défendre lui-même contre les Turcs, sous les ordres d'Araucat 1er. Après la sanglante bataille de Cassovie (1389), Twartko conclut avec les Turcs un traité d'alliance. A la tête d'un corps de troupes bosniaques et turques, il alla mettre le feu aux faubourgs de Zara (1389), s'empara de presque toute la Dalmatie et mourut peu après.
TWARTKO II, dit Scoru., roi de Bosnie, fils du précédent. Il succéda à son père en 1392. Il s'efforça de rendre la Bosnie indépendante en s'emparant des Etats dont elle dépendait, fit une alliance défensive et offensive avec Ladislas, roi de Naples, et fut attaqué à plusieurs reprises par Sigismond , qui finit par partager le royaume de Bosnie et de Rascie, placé de nouveau sous la dépendance de la Hongrie (UOS). Par la suite, Twwrtko rétablit sa domination dans la Bosnie septentrionale, et, comme il n'avait point d'héritier, il légua ses Etats à la famille des Cilley.
TWEDDEL (John), littérateur anglais, né dans le comté de Nurthumberland en 1769, mort à Athènes en 1799. Il avait à peine terminé ses études à l'université de Cambridge lorsqu'il se fit connaître par des essais, des poëmes grecs et latins, des morceaux littéraires et politiques aussi remarquables par la pureté et l'élégance du style que par l'élévation et la maturité de la pensée. Tweddel quitta ensuite l'Angleterre pour voyager sur le continent. Ce fut pendant son voyage en Grèce qu'eut lieu sa fin prématurée. On a de lui : Prolusiones juvéniles prsmiis academicis dignatm (1793, in-go), rucueil qui a été reproduit, avec des fragmenta d'autres ouvrages, des lettres, des notes de journal, etc., (Londres, 1815, in-io).
TWEED s. m. (touid — mot angl.). Espèce de pardessus dont la mode a été empruntée aux Anglais : Rodolphe se dépouilla de son tweed élégant, renversa gracieusement le collet de son habit... (Nadar.)
... La fashion anglaise
Importe deux fois l'an ses tweeds et ses paris. Tn. de Banvillb.
TWEED , rivière de la Grande-Bretagne.
Elle prend sa source dans le comté de Peebles (Ecosse), arrose les comtés de Selkirk et de Roxburgh, sert de limite entre le comté de Berwick et ceux de Northumberland et de Durham en Angleterre, et, après un cours de 120 kilom., pendant lequel elle reçoit le Teviot, se jette dans la mer du Nord.
TWEEDIE s. f. (toui-dl — de Tweed, savant angl.). Bot. Genre de sous-arbrisseaux grimpants, de la famille des asclépiadées, réuni par plusieurs auteurs, comme simple section, au genre oxypétale, et dont l'espèce typé croît en Chine.
TWELVE-APOSTLES, groupe de petites îles de la Patagonie (Amérique du Sud), dans le grand Océan, sur la côte de la Terrede-Féu, à l'extrémité O. du détroit de Magellan. Ces îles sont au nombre de douze.
TWER ou TVER, ville de la Russie d'Europe, ch.-l. du gouvernement de ce nom, sur lu. rive droite du Volga, à son confluent avec la Tverza et la Tmaka, à 157 kilom. N.-E. de Moscou; par 56" 51' 44" de lutit. N. et33<> 31' 21" de longit. E.; 13,000 hab. Archevêché; résidence d'un gouverneur civil et militaire. Cette ville, surnommée la ville Jaune, à cause de la couleur jaune dont sont peints
TWES
beaucoup de ses bâtiments, est une des plus belles de la Russie. Elle est défendue par une vieille forteresse ou kremi, qui domine la route de Moscou k Saint-Pétersbourg. On y remarque une vaste cathédrale , ie palais impérial, l'archevêché, le palais du gouverneur, de nombreuses églises, l'hôtel de ville, le palais de justice, deux hôpitaux, un gymnase , un séminaire , un théâtre , l'académie des nobles, etc.; on v trouve de belles rues, de vastes quais sur le Volga, des promenades, des quais, Ja statue "en marbre de Catherine II. Son commerce important est favorisé principalement parlecanaldeVvchni- Volûtchuk, qui la rend le centre des affaires commerciales entre Moscou et Saint-Pétersbourg, et par le chemin de fer qui relie ces deux villes. Il consiste en grains, clouterie, bonneterie, chanvre, fer, poisson salé, eau-de-vie, etc. On y trouve des fabriques de toile, d'huile, de térébenthine, de chandelles, de cordages, des blanchisseries, des brasseries, etc. La ville, fondée en 1240 et longtemps capitale d'un grand-duché , fut réunie au grand-duché de Moscou en i486. TWERTZà, rivière de la Russie d'Europe, dans le gouvernement de Tier. Elle prend ■ sa source dans un petit lac situé à il kilora. N.-E. de Vichni-Volotchok, joint par le canal de ce nom la Tsua, traverse les cercles de Torjok et de Tver et se jette devant cette ville dans le Volga, après un cours de 190 kilom. Cette rivière, qui fait communiquer le bassin de la Neva a celui du Volga, a une très-grande importance au point de vue commercial.
TWESTEN ( Augsiste - Detlev - Chrétien ), théologien allemand, né à. Gluckstadt en 1789. Il fit ses études à l'université de Kiel et se rendit, en 1812, a Breslau, où ses opinions dogmatiques se formèrent sous l'influence de Schleiermacher. Rappelé en 1814 à Kiel comme professeur de philosophie et de théologie, il y devint, cinq ans plus tard, titulaire de cette chaire et y exerça une action prépondérante, non-seulement par son enseignement, mais encore par ses efforts pour
I amélioration de la situation des classes pauvres. Ce ne fut qu'après de longues hésitations qu'il se décida k aller remplacer Schleiermacher à Berlin, où ses cours obtinrent le plus grand succès. En 1850, il est devenu membre du conseil supérieur ecclésiastique de Prusse. Eu théologie, il suit étroitement les doctrines du maître auquel il a succédé, et, comme lui, isole la dogmatique du reste de la philosophie. On a de lui : la Logique, l'analytique en particulier j Slesvig, 1825); Leçons sur la dogmatique de l'Eglise luthérienne évangëlique (Hambourg , 18-26) ; Principes de logique analytique (Kiel,' 1834). Il a, eu outre, édité : Trois symboles œcuméniques, la Confession d'Auys bourg ut la Repeliliu confessionis' uuyustans (Kiel, 1818)la Confession d A ugsbourg sans altération, en allemand et en latin (Kiel, 1819), et V Ethique de Schleiermacher (Berlin, 1841), pour laquelle il a écrit une remarquable introduction.
TWESTEN (Charles), homme politique allemand, fils du précédent, né à liiel en 1820.
II étudia le droit à Berlin et à Heidelberg entra vers 1844 dans l'administration judiciaire prussienne, et, après avoir occupé différents postes, devint en 1855 conseiller de la cour de justice de Berlin. Une brochure politique qui! publia en 1861, et dans laquelle il exposait le programme du parti progressiste, qui n'en était encore qu'à sa période de formation, donna lieu , entre lui et le générai de Manteuffel , a un duel dans lequel il eut le bras droit bnsé par une balle. Elu la même année membre de la chambre des députés de Prusse, il chercha en 1862, au début du conflit au sujet de la constitution, à rétablir l'accord entre le gouvernement et les mandataires nu peuple prussien à propos de la reorganisation de I armée, et proposa, dans ce but, d'abréger le temps du service militaire. Le discours qu'il prononça en 1865, dans la chambre das députés, sur l'administration de la justice on Prusse, donna lieu à un conflit sur la liberté de parole des députés. La cour suprême ayant permis de mettre M.Twestenen accusation, on intenta à ce dernier un long procès, qui ne se termina qu'au printemps de 1868 par sa condamnation à une amende.
Dans l'intervalle, il fut de nouveau poursuivi pour les discours qu'il avait tenus sur Ja décision de la cour suprême. A la chambre M. Twesten déploya la plus grande activité comme rapporteur, surtout sur la question 4u budget, sur les adresses, sur la question du Slesvig-Holstein en 1863 et 1865, sur la loi d'indemnité et sur la loi relative aux élections à la diète de l'Allemagne du Nord en 1866, puis en 1867 sur Ja constitution de la Confédération germanique du Nord. Après la guerre da 1S66, il sa sépara du parti du progrès et fut l'un des fondateurs du parti national et libéral, en Prusse. Depuis lors, il a fait partie de la diète constituante et du parlement de l'empire d'Allemagne; mais il n'appartient plus k l'administration judiciairej ayant donné sa di-mission en mai 1868, a l'issue de son second procès. Outre une étude intitulée Schiller dans ses rapports avec ta science (Berlin, 1863), il a écrit plusieurs brochures politiques et fourni divers mémoires aux Annales prussiennes.
TWIS
TWICKENIUM, bourg et paroisse d'Angleterre (comté de Middlesex), sur la Tamise, à 16 kilom. O. de Londres; 7,000 hab. On y remarque une belle église gothique, un monument en l'honneur de Pope et un grand nombre de belles maisons de campagne, parmi lesquelles on cite celles qu'habitèrent Pope, Stanhope, Bolingbroke, le comte de Clarendon. Louis-Philippe, après sa chute, alla se retirer à Twiekenham, où son petites, le comte de Paris, acheta plus tard une villa, appelée York-House, dans laquelle, Suivant une tradition, la reine Anne était née.
TW1NE s, f. (toui-ne — de Twine, rivière d'Angleterre, parce que les pêcheurs de cette rivière portent des vêtements de ce genre). Sorte de vêtement pour homme,
TWINGEH (Jacques), chroniqueur allemand. V. KtENlGSHOVEr*.
TW1NING (Thomas), érudit anglais, névers 1734, mort en 1804. C'était un homme d'une instruction très-variée, .qui exerça des fonctions pastorales dans le comté d'Essex et à Colchester. On lui doit, entre autres ouvrages, une excellente traduction de la Poétique d'Aristote (1789, in-4°), avec des notes et de bonnes dissertations sur l'imitation poétique et musicale ; et un Précis historique sur les Pharisiens avec un parallèle entre les anciens et les modernes (1798, in-8»).
TWINING (\Villiam),jnédecin anglais, né vers 1780, mort en 1835, Il lit ses études médicales à Londres, où il devint membre du collège des chirurgiens et entra en 1812 dans 1a médecine militaire. Attaché successivement à l'hôpital d'Hilsea et aux armées d'Espagne et des Pays-Bas, il fut envoyé en 1851 à l'Ile de (Jeylan et, deux ans plus tard, suivit dans l'Inde le gouverneur Edouard Paget. A partir de 1830, il exerça comme médecin civil la pratique de son art à Calcutta, où il résidajusquà sa mort. Outre un grand nombre de mémoires insérés dans les Transactions de la société médicale de cette ville, on a de lui : Illustrations cliniques des maladies lesplus importantes du Bengale, avec les résultats d'une enquête sur leur pathologie et leur traitement (Calcutta et Londres, 1832- 1835, 2 vol. in-8°j. Cet ouvrage important fait autorité et est encore l'un des premiers parmi le petit nombre de livres qui composent la bibliothèque des médecins de l'armée anglaise des Indes.
TWISS (Richard), voyageur anglais, né en 1747 à Rotterdam (Hollande) d'une riche famille anglaise établie en ce pays, mort à Camden-Town (Angleterre) en murs 1821.
Après avoir reçu une éducation classique très-soignée, se trouvant possesseur d'une fortune considérable, il put satisfaire son goût pour les voyages et partit, dès l'âge de vingt ans, visiter la patrie de son père, qu'il parcourut, puis l'Ecosse, puis la France et l'Allemagne Accueilli partout comme un graud seigneur, il causa à Potsdam avec le grand Frédéric, k Paris avec J.ean-Jacques Rousseau ; il rendit visite a Voltaire, à Ferney, et te récit de cette visite est une des piiges les plus curieuses de ses mémoires posthumes. Twiss n'a pas écrit la relation de son voyage en France, en Suisse et en Italie. Revenu près de son père à Rotterdam en 1770, il le quitta encore une fois pour courir le moude, et partit visiter l'Espagne et le Portugal. On possède la relation de ce voyage, Travels in Portugal and Spain (1772, 2 vol. iu-8°), mais elle n'offre que peu d'intérêt. Trois ans uprès, Twiss fit un voyage en Irlande, et publia également ses impressions : A tour in Jreland in ihe year 1775. (Londres, 1776, in-8°, avec la vue du Sautdes Saumons à Ballynshannon). Dans ce volume, sa verve satirique se donna pleine carrière. Les superstitions de la catholique Irlande ne purent trouver grâce auprès d'un Anglais philosophe, élevé à l'école de Rotterdam et quelque peu à celle de Voltaire; l'ignorance du clergé irlandais fut surtout l'objet de ses sarcasmes et il s'en donna à cœur joie. Les protestants eux-mêmes furent blessés de ce persiflage tout autant que les béats catholiques, et Twiss devint pour ainsi dire l'objet de lu haine nationale. Ils se vengèrent de ses railleries d'une façon malpropre, mais plaisante; les potiers du pays eurent la singulière idée de placer l'effigie du voyageur au fond des vases de nuit, avec ce distique en exergue :
Corne, ht us pis»
On doctor Twist,
Perydant longtemps le nom du docteur est resté aux vases en question ; on disait simplement a twiss.
Richard Twiss n'en a pas moins été un homme très-spirituel, très- instruit, excellent musicien ; on le citait comme un des plus habiles exécutants sur le violon. C'était surtout un observateur intelligent.
Richard Twiss revint k Paris au moment de la Révolution française et consacra les dernières années de sa vie à l'étude des lettres et des beaux-arts. On a encore de lui : A tour to Paris in Ihe year 1792 (Une excursion à Paris en 1792, Londres, 1792, in-8»), at des mélanges dans le genre des essayists modernes; Miscellanées (Londres, 1805,2 vol, in -80). Les Voyages en Espagne et en Portugal ont été traduits eu français et en allemand.
TYCH
TW1S9 (Horace), jurisconsulte et écrivain anglais, né en 1786, mort en 1849. Il exerçait depuis neuf ans ta profession d'avocat lorsqu'il devint, en 1820, membre de la Chambre des communes. Un discours qu'il prononça en faveur de l'émancipation des catholiques lui valut l'amitié du duc de Norfolk. Réélu en 1826, il fut nommé successivement membre du Conseil du roi (1827), membre du Conseil de l'amirauté, avocat général delà flotte, sous-secrétaire d'Etat dans le cabinet Wellington (1828). N'ayant pas été réélu à la Chambre en 1837, il entra k la rédaction du Times, où il fit paraître un compte rendu des débats des Communes, puis il devint vice-chancelier du duché de Lancastre(I844). Nous citerons parmi ses écrits : la Chapelle de Saint-Etienne, poème satirique (1807); Choix de mélodies écossaises (1814), avec musique de Bishop; Recherches sur les moyens de consolider et Colliger la législation anglaise (1825); Réforme conservatrice (1832, in-8°) ; Vie publique et privée du lord chancelier Eldon, aven un choix de sa correspondance (1844, 3 vol. in-8»).
TWYNE (John), antiquaire anglais, né dans le Hamptonshire, mort en 1581, Il a laissé un ouvrage intitulé : De rébus albionicis, britannicis atque anglicis commeniar. libri II (Londres, 1590, in-8"). — Son petit-fils, Brian Twyne, est l'auteur du premier livre important qui ait été publié sur Oxford. Dans ce livre, intitulé Antiquitatis Academi® Oxoniensis apologia in ires libros diaisa (Oxford, 1608, in-4»), Twyne s'attache ù démontrer qu'Oxford est de beaucoup plus ancien que Cambridge.
TY s. m. (ti; des lettres T, Y, par allusion aux deux formes de l'animal qui, dans le mouvement de progression, ressemblerait k un T, et à un Y dans le mouvement opposé). Infus. Genre douteux d'infusoires, de tordre des gymuodés, fondé sur une espèce de cercaire.
TVANE, ancienne ville de Cappadoce, Ella fut, au ivs siècle, la capitale de la Cappadoce Ile. Cette ville, qui porte aujourd'hui le nom de Kara-B issar , est la patrie du célèbre Apollonius de Tyane. En 367, il s'y tint un concile dans lequel des évêques adhérèrent à la doctrine de la consubstantialité acceptée par le concile d'Antioche et engagèrent les églises d'Orient k rentrer dans la communion de l'Eglise.
TYARD (Pontus de), poète français. V.
Tkiahd.
TYCHÉ s. m. (ti-ké). Crust. Genre de crustacés décapodes brachyures, de la famille des oxyrhynques, dont l'espèce type vit aux environs des lies Gallapagos.
TYCHIE s. m. (ti-kî). Entom. Genre d'insectes coléoptères tétramères, île la famille des charançons, tribu îles erirhintdes, comprenant une quarantaine d'espèces, qui habitent l'Europe, l'Afrique et l'Amérique.
TYCHO-BRAHÉ, célèbre astronome, de la branche danoise des Brahé, né à Knudstrnp (Scanie) le 13 décembre 1546, mort k Prague le 24 octobre 1601. Son père, Otto Brahé, ne se souciait pas de lui faire donner aucune éducation. Ce fut son oncle, Georges Bruhé, qui le plaça k l'université de Copenhague, à l'âge de treize ans. Une éclipse de soleil, annoncée pour le 21 août 1560, ayant eu lieu au jour indiqué, le jeune Tycho en fut tellement impressionné qu'il en conçut un vif désir de s'appliquer à l'étude des sciences. Cette résolution qui, suivant les préjugés du temps, était peu digne d'un geniilhomme, fut vivement combattue par sa famille-, elle le fit partir, accompagné de son précepteur, André Sœrensen Vedel, pour l'université de Leipzig, avec ordre d'y suivre uniquement les cours de droit. U trouva toutefois l'occasion do puiser quelques notions d'astronomie dans les éphéméndes de Stadius et d'apprendre k se servir des tables de Reinhold. Tous ses instruments se bornaient alors à un globe céleste gros comme le poing, et à quelques cercles qu'il avait fabriqués luimême. Ces instruments lui suffirent néanmoins à constater quelques inexactitudes dans les tables en usage. Sa famille le laissa enfin libre de suivre ses goûts. 11 visita pendant cinq ans les différents observatoires d'Allemagne et de Suisse, cherchant partout à se lier avec les astronomes les plus distingués et à trouver des mécaniciens habiles pour la construction des instruments qu'il comptait se procurer. Une querelle qu'il eut durant ces voyages fut suivie d'un duel nocturne dans lequel son adversaire lui abattit le bout du nez.
Devenu, à la mort de son père, en 1571, seigneur de Knudstrup, il préféra s'établir au monastère de Herridsvad, situé dans le voisinage, et d'où il reconnut, le 11 novembre, dans la constellation de Cassiopée, la belle et singulière étoile de 1572 qui a donné lieu à tant de conjectures, de calculs et de controverses. Cette étoile resta visible jusqu'au mois de mars 1574, toujours au même point du ciel; elle n'avait ni queue ni chevelure; elle surpassait en éclat Sinus et atteignait presque la dimension apparente de Vénus. On I apercevait d'abord en plein jour, elle perdit peu à peu son éclat et finit par disparaître entièrement. Elle lit l'objet du premier ouvrage de Tycho-Brahé : De nova Stella anni
TYC1Ï
1572, qui parut en 1573. Tycho-Brahé n'était pas encore bien convaincu alors qu'il convint a un homme de sa condition de rien faire imprimer : il lui fallut les conseils de ses amis pour l'ébranler ; l'un d'eux, Pratensis, sans plus le consulter, livra le manuscrit k l'imprimeur.
C'est à cette époque (1573) que Tyeho- Brtihé se maria ; il épousa la fille d'un pasteur ou d'un paysan, nommée Christine, avec laquelle il vécut heureux, mais que, k causa de son peu de naissance, sa famille ne voulut jamais reconnaître; il en eut six enfants. Après avoir, en 1573, sur l'invitation du roi Frédéric II, professé quelque temps l'astronomie k l'université de Copenhague, il entreprit un nouveau voyage et se rendit en Suisse; on dit même, ce qui parait douteux, qu'il formait le pitijet d'abandonner sa patrie pour ae fixer à Baie, lorsque le roi da Danemark lui fit don de l'île de Hveen, l'invesût d'un fief situé en Norvège et d'un canoniuat dont les revenus étaient de 2,000 écus, enfin lui assura en outre une pension de 5,000 écus. Grâce à ces dons magnifiques, provoqués par le savant chancelier Pierre Ox^i, Tycho-Brahé put faire ériger son inagninquo château d'Uranienborg (palais d'Uranie), et, plus tard, l'observatoire deStalleborg (château des Etoiles). Les instruments que Tycho-Brahé y réunit se trouvent décrits, ainsi que l'observatoire, dans son ouvrage intitulé : Asironumiz instaurais meclianica (Nuremberg, 1602). Il évalue à plus de 100,000 écus danois l'argent qu'il y consacra de sa propre bourse.
Voici les principaux, articles de la description qu'il adressa au landgrave de Hesse, astronome lui-même, qui désirait compléter son observatoire: un demi-cercle de 6 coudées de diamètre, porte sur un cercle uzimutal de 4 coudées de diamètre; un sextant astronomique, en compas ; un quart de cercle en cuivre de 2 coudi-es et demie de rayon, avec un cercle horizontal de 3 coudées de diamètre; des règles construites sur le modèle de celles de Ptolémée, muis en cuivre, et portant les divisions de la table des sinus k cinq chiffres; un quart de cereie avec son horizon et ses alidades ; une horloge de cuivre marquant les secondes (?), dont la roue principale a 2 coudées de diamètre et 1,200 dents. Dans un autre observatoire se trouva l'armille equatoriale en cuivre, de 4 coudées. Un troisième observatoire contient des règles piirallactiques de 4 coudées et demie, couvertes en cuivre, l'horizon a 12 pieds de diamètre; un demi-sextant de 4 coûtées de rayon, un sextant entier, les règles parallactiques qui avaient appartenu u Copernic. Dans un autre petit observatoire sont des armilles équatoriules servant k suppléer aux précédentes, parce que la construction du bâtiment ne permet pas de voir tout le ciel d'un même point; un grand quart de cercle placé dans le plan du méridien où Ihs sixièmes de minute sont donnés par tes transversales- un grand globe de 6 pieds de diamètre, ou furent reportées toutes les étoiles observées pur Tycho-Brahé, se troiivuit dans la salle de la bibliothèque, qui servait de cabinet de travail aux calculateurs, dont le nombre allait souvent jusqu'à huit. Dans un souterruin à toit mobile sotrouvnii un demicercle de 6 coudées de diamètre ; dans un autre était une grande machine parallactiqua ou équatoriale dont le cercle avait 9 coudées de diamètre. C'est la plus grande q 1 ait jamais été construite. Dans un troisième était attaché à une colonne en fer un grand carré vertical circonscrit à un quart de cercle de 5 coudées de rayon, divisé en sixièmes de minute , et donnant les sinus avec six chiffres. Ce quart de cercle était accompagné d'un azimutal de 9 coudées de rayon, recouvert en cuivre. Un quatrième souterrain contenait les mêmes instruments que le troisième, mais d'un plus petit modèle. Un cinquième souterrain renfermait des armilles zodiacales, dont le méridien, en acier, avait 3 coudées de diamètre. Des instruments portatifs venaient compléter la collection, qui, comme un le voit, était magnifique. La grande dimension des appareils s'explique par le défaut de lunettes et ne suffisait pas encore à donner une bien grande approximation Un petit équatorial de 1 mètre de diamètre, muni de lunettes à réticules micrometriques, donnerait à lui seul aujourd'hui des réaukats bien supérieurs à ceux qu'on pouvait obtenir d'une aussi grandiose collection.
L'Ile de Hveen devint bientôt un lieu célèbre, où l'astronouiio et les diverses sciences qui s'y rattachent étaient cultivées avec un éclat inconnu dans les plus grandes villes et même dans les universités les plus renommées. Les princes, les savants venaient des contrées les plus lointaines y visiter l'illustre maître ; une foule de discipies se pressaient à ses leçons, disciples qu'il entretenait avec une munificence vraiment royale.
A la mort de Frédéric II (1588), Ty<-ho- Brahè,se trouva sans défense, en b ilt.- aux rancunes de la noblesse, dont it avait excité la jalousie et secoué les préjugés ; un de ses membres, surtout , Christophe Valkeudorf, ' dont il s'était fait depuis longtemps un ennemi, n'omit rien pour lui susciter îles ilil'riculiès et ne se lassa pas qu'il ne lui eût fait retirer son fief, sou bénéfice et sa pension.
Décidé k quitter son lie pour ae retirer en
TYCH
Allemagne, Tycho partit d'Uranienborg le 29 avril 1597, pour se rendre d'abord à sa maison da Copenhague, où il fit transporter ses livres, son imprimerie et ses instruments. On ne le laissa pas même s'y établir. Il feinb;il!a doue tous ses instruments et partit pour l'Allemagne avec sa femme et ses enenfants.
« Privé, dit-il, de tous moyens de travailler h lu perfection de l'astronomie etvoyant que (les goûts auxquels je ne croyais pouvoir renoncer sans crime étaient vus de si mauvais celi dans ma patrie, il ne me restait qu'à quitter ce pays et faire en sotte que tant de peines no fussent pas entièrement perdues. A peine arnis-je quitté le Danemark que le chancelier faisant l'acquisition do ma prébende, la convertit à son propre usage, et m'ôta ainsi toute espérance de rentrer dans cette possession. C'était peut-être là l'objet qu'il s'était proposé. Je demeurai à Rostock pendant trois 'mois, malgré l'épidémie régnante, afin de donner aux ministres le temps de faire de plus mûres réflexions ; mais Henry de Rançon m'ayaut invité à me préserver de lu contagion, j'acceptai un asile dans son château de Wandesburg, à un demi-mille de Hambourg; là je passai l'hiver, soit à continuer mes observations, soit à travailler à des ouvrages commencés. »
En 1599, l'empereur Rodolphe II lui offrit un asile à Prague, avec le château de Benach pour résidence, et un traitement annuel de 3,000 écus d'or, sans compter d'autres revenus éventuels; mais Tycho ne profita pas longtemps de cette faveur, car il mourut deux ans après, le 24 octobre 1601. Il expira doucement, entre les consolations, les prières, et les larmes des siens. La nuit précédente, pendant bon délire, il répéta plusieurs fois les mots : Ne frustra vixisse videar. Sa mort fut un coup fatal pour sa famille. L'empereur, qui avait promis de la soutenir, l'oublia ; elle ne toucha même pas les 20,000 rixdalers que produisit la vente de ses instruments. La veuve de Tycho mourut dans la misère, à Meissen, en 1604, et tout ce qu'on sait de ses enfants, c'est qu'ils ne retournèrent jamais d;ins leur pays.
Tyeho-Brahé avait le cœur grand et généreux, l'ime élevée et libre de préjugés, mais le caractère violent et emporté, ce qui explique en partie, sans les excuser, les persécutions dont il a été l'objet.
Tyeho-Brahé a apporté de notables améliorations dans la théorie de la lune: il a découvert et expliqué la variation et 1 équation annuelle de cet astre, et déterminé l'inégalité principale de l'orbite lunaire pur rapport au plan de l'écliptique. Le premier, il tint compte, dans le calcul, de la réfraction, et proposa les premiers éléments de la théorie des comètes. Malheureusement il combattit Copernic, qui révélait alors le véritable système du monde, et il prit trop au sérieux, les folles doctrines de l'astrologie. Vers les derniers.temps de sa vie, il eut Kepler pour élève, eteomme le grand astronome l'avait honoré d'une paternelle amitié, ses héritiers lui confièrent le manuscrit de ses Observations, avec le secours desquelles Kepler trouva les trois fameuses lois qui ont immortalisé son nom.
Les ouvrages imprimés de Tyeho-Brahé sont: De nova Stella anni 1572, dont nous avons déjà parlé; De mwidi sst/terei recentioribus phxiwmenis (1588) ; Tyc/ionis- brahx apotogeiica responsio ad cujiudum peripatetici in Scotia dutia, sibide parallaxi corne tartan opposila (1591); Tychonh-Bralœ, Dani, epistolarum astronomicurum iibri (1596) ; Astronomie instaurais mechanica (1578); Proyymnasmata (Uranienborg, 1587-1589; ; Tychonis-Brahse, de discipliuis muthemalicis oratic, in qua simul astrolûyia defenditur et ab objectionibus dissenlientium viûdicidur (posthume) ; Collectanea historix cœlaslis. C est le recueil de ses observations qui fut contié après sa mort à Kepler et qui n'a été imprimé que bien plus lard.
L'ouvrage plus important au point de vue théorique est celui qui porte le titre de Progymnasmata.' L'auteur débute en disant : « Copernic a pensé qu'on devait faire du soleil le centre des mouvements célestes; son hypothèse est fort ingénieuse, mais elle n'est pas conforme à la vérité ; nous laisserons donc la terre immobile au centre du monde et nous ferons tourner le soleil autour d'elle. • Il serait difficile de connaître les motifs qui déterminèrent Tyeho-Brahé à se prononcer pour l'immobilité de la terre; peut-être la secrète vanité d'ériger un nouveau système y eut-elle la plus grande part; peut-être aussi la crainte de se rendre l'Eglise hostile le retint-elle ; son caractère entier rend cette supposition peu probable; l'esprit de Tyeho- Brahé n'était pas naturellement spéculatif il n'a montré de véritable génie que comme' observateur; il nous semble que son erreur est suffisamment expliquée par là. Tyeho- Brahé, quoique fortement attaché à son opinion, nB parle, au reste, jamais de Copernic qu'avec les plus grands éloges.
Tyeho-Brahé commence par reviser toute la théorie du soleil. Par la comparaison de dix équinoxes, il trouve l'année de 365 j 5 a 49 in etle mouvement diurne0°59'8"l9'"43iv4O v.
Ces résultats sont bien plus exacts que tous ceux qu'on avait obtenus avant lui. Il avait remarqué que l'angle de l'équateur avec l'horizon, donné par l'observation des sol-
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stices , n'était pas le complément de la hauteur apparente du pôle. Il en conclut la réfraction et se proposa d'en tenir compte. Le phénomène de la réfraction atmosphérique avait été soupçonné par Ptolémée et décrit par l'Arabe Alhazen, dont Tycho connaissait les ouvrages, car il les cite; mais aucun astronome avant Tycho n'avait dressé de table pour servir à faire la correction. Pour établir la sienne, Tycho, supposant la réfraction nulle à la hauteur de 57", où s'élevait le soleil au solstice d'été, à Uranienborg, suivit le mouvement apparent du soleil, depuis son lever jusqu'à son coucher, et le compara à celui qu'il aurait eu dans son parallèle, si la réfraction n'eût pas augmenté sa hauteur. Les erreurs de la table qu'il construisit ne dépassent jamais 2 minutes. Il est reinnrquablo, au reste, que Tycho n'attribuait pas la réfraction au passage de la lumière du vide dans l'atmosphère, mais à l'influence dçs vapeurs contenues dans l'air. Les bonnes raisons que Rothman lui opposait ne purent pas le convaincre, ce qui confirme l'opinion que nous avons émise plus haut. Quoi qu'il en soit, ses observations lui permirent de rectifier la valeur de l'obliquité de l'écliptique, qu'il trouva de 23° 81' et demie, tandis que Copernic et Regiomontanus l'avaient faite de 23» 28'.
Les belles recherches de Tycho sur le soleil sont encore dépassées par celles qu'il fit sur la lune. Les observations d'Ilipparque avaient principalement porté sur les syzygies et lui avaient permis de déterminer l'excentricité de l'orbite de la lune; celles que Ptolémée y avait ajoutées sur les quadratures lui avaient fait découvrir l'évection ; Tycho s'attacha aux octants et découvrit la variation, additive dans le premier et le quatrième octant, soustractive dans les deux autres. Cette découverte portait immédiatement Tycho sur le rang de Ptolémée ; il y ajouta celle plus importante encore de l'inégalité de l'obliquité de l'orbite lunaire et de l'équation du nceud. Tous les anciens avaient supposé constant et égal à 5° l'angle du plan de l'orbite lunaire avec celui de l'écliptique ; Tycho reconnut que l'orbite éprouvait dans le cours de chaque lunaison un balancement sensible, que l'inclinaison de 50, plus exactement 40 58' 30", convenait bien aux syzygies, mais qu'elle s'élevait à 5° 17f 30" dans les quadratures ; d'un autre côté, on avait regardé la révolution de la ligne des nœuds comme uniforme; Tycho constata l'inégalité de sa vitesse angulaire et en détermina les variations. Imitant alors pour la luno l'explication que Copernic avait proposée de la précession des équinoxes, il donna au pôle de l'orbite lunaire un mouvement de rotation autour de son lieu moyen.
TYCHSEN (Olaûs-Gehrard), orientaliste allemand, né à Tondern (Slesvig) en 1734, mort en 1815. A l'âge de dix-sept ans, il entra au gymnase «l'Altona, où le célèbre Maternus de Cita lui inspira le goût des études orientales, et un peu de temps il apprit l'hébreu. De 1756 à 1759, Tychsen suivit les cours de l'université de Halle, où il se lia avec Callenberg, qui s'occupait de la conversion des juifs, et 1 associa à son œuvre. Tychsen parcourut dans ce but, mais sans succès, l'Allemagne et le Danemark ( 1759-1760). Nommé peu après professeur extraordinaire, puis professeur en titre de langues orientales à Butzav, il acquit rapidement une grande réputation. Lorsque, en 1789, l'université de Butzow eut été supprimée, il fut nommé bibliothécaire en chef et directeur du muséum de Rostock et remplit ces fonctions jusqu'à sa mort. Le savant Tychsen contribua puissamment aux progrès que fit l'étude des littératures bibliques et orientales. 11 entreprit la tâche difficile de réunir les variantes de l'Ancien Testament, de comparer les premières traductions avec l'original et de faire une description exacte des éditions les plus remarquables de la Bible. C'est à lui que revient, en outre, l'honneur d'avoir établi sur des bases fixes la paléographie arabe. On regarde comme son ouvrage le plus important les Heures de loisir de Butzuw (Butzow, 17C6-1769, 6 vol.), recueil de matériaux précieux pour l'histoire des Hébreux.
TYCHSEN (Thomas-Chrétien), philologue et orientaliste allemand, né à Horsbyll (Slesvig) en 1758 , mort en 1834. 11 commença à Kiel ses études de théologie ci de philologie, alla, en 1779, les continuer à Gœttingue sous la direction de Heyne et fit, en 1783 et 1784, aux frais du gouvernement danois, un voyage scientifique en Allemagne, en Italie, en France et en Espagne. Nommé, à son retour, professeur extraordinaire de théologie à l'univer- | site de Gœttingue, il y fut appelé, quatre ans plus tard, à une chaire de philosophie, qu'il , occupa jusqu'à sa mort. Il était membre étran- j ger des Sociétés asiatiques de Paris et de 1 Londres et membre des Académies des ! sciences de Copenhague et de Gœttingue. i Outre un grand nombre de mémoires sur des ' sujets d'archéologie et de numismatique, on a de lui un Abrétjé de l'histoire des Juifs (Gœttingue, 1789, in-8°) et une Grammaire de la langue arabe écrite au arabe littéral (Gœttingue, 1823, in-8°), etc. — Sa fille, Cécilie Tïchsbn, née eu 1794, morte en 1812, était | douée d'une rare beauté et des talents les I plus variés. Klle Oot. surtout connue par l'a- | mour qu'elle inspira au poëte Ernest Schulze, ■
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qui, après sa mort prématurée, la célébra dans son poëme épique intitulé Cécilie.
TYCHUS s. ni. (ti-kuss). Entom. Genre d'insectes coléoptères trinières, de la tribu des psélaphiens, dont l'espèce type habite aux environs de Paris.
TYDÉE s. m. (ti-dé). Arachn. Genre d'arachnides, de l'ordre des acariens, famille des trombidiens, comprenant une douzaine d'espèces.
TYDÉE, fils du roi de Calydon, Œnée. Il tua involontairement son frère Ménalippe et se vit contraint de fuir sa patrie. S'étant rendu à Argos, il épousa la fille d'Adraste , Déiphile, qui le rendit père du vaillant Diomédc. Lorsque éclata la guerre fratricide d'Eti'ocle et de "Polynice, Tydée fut un des chefs de l'armée iir^ienne qui marcha avec ce dernier contre Thèbes, s'efforça d'amener tes deux frères à un accommodement, entra dans ce but à Thèbes, vainquit les Thébains dans divers jeux et exercices, et excita, par là, à tel point l'animosité de ces derniers, que quarante d'entre eux attendirent Tydée à sa sortie de la ville et se précipitèrent sur lui pour le mettre à mort; mais le héros calydonien échappa, grâce à son courage, à ce guetapens. Il continua à se signaler pendant le siège de Thèbes par plusieurs actions d'éclat. D'après Apollodore, ayant été blessé par le Thébain Mélanippe, il devint si furieux qu'il lui déchira la tête îi belles dents. Irritée de cet acte odieux, Minerve, qui l'avait protégé jusqu'alors, l'abandonna, et il fut tué peu après.
TYDEMAN (Minartl), savant hollandais, né à Zwolle (Over-Yssel) en 1741, mort en 1825. Après avoir passé son doctorat en droit à Utrecht (1762), il devint successivement recteur à Leeuwarden, professeurd'éloqueuoe et de grec à Harderwiek (1765), de droit naturel et public à Utrecht (1766), de jurisprudence à Harderwick et greffier des états de la province d'Over-Yssèl (1790). En 1795, Tydeman cessa de remplir ces dernières fonctions, s'occupa d'éducations particulières, puis alla ss fixer à Leyde, où il fut chargé de dresser le catalogue de la bibliothèque de l'université. Indépendamment d'un grand nombre de thèses et de dissertations, nous citerons de lui : Mémoire sur l'origine du langage et sur le Cratyle de Platon ; Syntagma disserlationum ad pkilosophiam moralem pertinentium, etc.
TYE (Christophe), musicien et littérateur anglais, né à Londres vers le commencement du xvie siècle. Il fut chargé par Henri VIII d'enseigner la musique à ses enfants, reçut des universités de Cambridge et d'Oxford le diplôme de docteur en musique et devint or-
taniste de la chapelle royale sous le règne 'Elisabeth. Tye a laissé plusieurs compositions musicales, dont quelques-unes sont parvenues jusqu'à nous et sont estimées par les amateurs de la vieille musique anglaise. Très-versé dans la littérature italienne , il traduisit de Boccace en vers anglais Yflistoire de Théodore et d'Houoria ( Londres , 1599), ouvrage fort prisé des bibliophiles. Enfin il entreprit de traduire en vers les Acies des apôtres, mais il s'arrêta au xtve chapitre. Cette traduction a été publiée en 1553, avec de la musique notée.
TYERS (Thomas), écrivain anglais, né vers 1726, mort en 1787. Devenu possesseur d'une belle fortune, il put abandonner la carrière du barreau, qui n'avait pour lui aucun attrait, pour se livrer tout entier à ses goûts littéraires. Grâce à une immense lecture, il acquit des connaissances aussi variées qu'étendues; mais, s'il avait du savoir et de l'esprit, il manquait de profondeur et d'originalité. L'agrément de son commerce, le charme de sa conversation lui firent de nombreux amis, au nombre desquels se trouve le docteur Johnson. Parmi ses écrits , imprimés pour la plupart à un très - petit nombre d'exemplaires, nous citerons ; Conférences politiques entre plusieurs grands hommes du siècle précédent et du siècle actuel (1781); Bapsociies sur Pope (1781); Conversations politiques et familières (1784): jEsguisses biographiques sur le docteur Johnson (1784) ; des Chansons, quelques petites pièces de théâtre exécutées au Vauxhall, etc.
TYKHANA s. in. (ti-ka-na). Appartement souterrain, chez les lnrious.
TYLACANTHE s. m. (ti-la-kan-te — du gr. tulakos, sac; anthos, fleur). Bot. Genre de plantes, de la famille des personnées, tribu des hémimèridées, dont l'espèce type croît au Brésil.
tylacite s. m. (ti-la-si-te). Entom. V.
TUYI.ACITE.
TYLANTHE s. m. (ti-lan-te — du gr. lulos,
callosité; anthos, fleur). Bot. Genre de sousarbrisseaux , de la famille des rhamnées, tribu des pliylicées, comprenant plusieurs espèces , qui croissent au Cap de Bonne- Espérance et à Madagascar.
TYLARE s. m. (ti-la-re — du gr. tularos callosité ). Mamm. Partie dénudée et calleuse, située sous les doigts et le talon des animaux vertébrés.
TYLER (John), président des Etats-Unis d'Amérique, né dans le district de Saint- Cliarles-City (Virginie) en 1790, mort en 1863. Fils d'un riche planteur, il reçut une
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excellente éducation et, après avoir étudié le droit, devint, dès 1816, membre de la Chambre des représentants de Washington, au sein de laquelle il se distingua par son talent oratoire. Il fut ensuite gouverneur de la Virginie, où il se fit remarquer comme un excellent administrateur. Nommé en 1827 sénateur pur la Virginie, il fut confirmé à l'élection suivante dans ces hautes fonctions, dont il se démit cependant en 1836, parce qu'il regardait comme injustes les instructions que lui avaient données ses mandataires. En 1840, le parti whig le présenta pour son candidat à la vice-présidence, et i! fut élu à une grande majorité. Le président Harrison étant mort un mois à peine après son installation, Tyler se trouva tout à coup porté à la magistrature suprême. On s'aperçut bientôt que ses principes politiques différaient en rlus d'un point de ceux de Harrison, et que ;s espérances conçues par le parti whig, lors de l'élection de ce dernier, seraient loin d'être remplies. Le nouveau président s'opposa inflexiblement à la création d'une banque nationale, ainsi qu'au projet mis en avant par les whigs de partager entre les différents Etats le produit de la vente des terres cultivées du domaine public. Le bill voté, en juillet 1841, par le Congrès pour l'établissement d'une banque nationale échoua devant le veto de Tyler. Le ministère, formé par Harrison et qui avait pour chef Daniel Webster, donna sa démission, et l'effigie du président fut brûlée publiquement dans un grand nombre, de lucalités. Tyler n'en fit pas inoins dans la suite, à différentes reprises, usage de son droit de veto, notamment dans lu question du tarif, en sorte que pendant toute la durée de son administration il fut en désaccord avec la représentation nationale. Il fut plus heureux dans sa politique extérieure. En 1842, il mit tin, par un traité connu sous le nom de traité d'Ashburton, aux difficultés de frontières avec l'Angleterre, qui avaient pris un tel caractère de gravité, qu'on prévoyait déjà une rupture prochaine entre les deux pays; en outre, par l'incorporation du Texas en janvier 1845, les Etats-Unis acquirent une province importante. Il est vrai que cet acte fut la cause première dj la guerre avec le Mexique. Le 4 mars 1845, Tyler quitta la présidence, après avoir vainement essayé de se faire réélire, et se retira dans ses terres de Virginie. En 1861, il reparut nu instant sur la scène politique, comme membre de la députation envoyée par la Virginie à Washington pour y demander la paix, puis comme président de la convention de la paix, réunie le 4 février 1861 ; mais ie congres rejeta peu après les propositions faite, daus l'intérêt du Sud. Lorsque la guerre civile eut éclaté , Tyler fut élu membre du Sénat des sécessionistes, mais il mourut peu de temps après à Riciiuiond.
TYLER (Wat), chef d'insurrection anglais. V. Wat Tïlkh.
TYLION s. m. (ti-li-on — du gr. lulos, cal). Mumui, Callosité, le plus souvent colorée, qu'on voit aux fesses de certains singes.
TYLL, personnage légendaire. V. Eulespikglb.
TYLLOME s. m. (til-lo-rae). Bot. Genre de
plantes, de la famille des composées, tribu des mutisiées, réuni par quelques au tours aux chétanthères, et comprenant plusieurs espèces, qui croissent au Chili.
TYLOCÈBE s. m. (ti-lo-sè-re — du gr. tulos, callosité; keras, antenne). Entom. Genre d'insectes coléoptères pentamères, de la famille des malacodermes, tribu des téléphurides, comprenant six espèces, dont ia plupart habitent l'Inde. -
TYLODE s. m. (ti-io-de — du gr. Modes, calleux). Entom. Genre d'insectes coléoptères tétramères, de la famille des charançons, comprenant seize espèces, qui habitent l'Amérique équinoxiale.
TYLODÈRE s. m. (ti-lo-dè-re — du. gr. tulos, callosité ; dêrà, cou). Entom. Genre d'insectes coléoptères tétramères, de la famille des charançons , tribu des otiorhynehLdes, dont l'espèce type habite la Styrie.
TYLODON s. m. (ti-lo-don — du gr. tulos, callosité; odous , dent). Mamm. Genre de mammifères carnassiers, intermédiaire entre les coatis et les ratous , dont l'espèce type a été trouvée à l'état fossile dans les terrains éocènes du Gard.
TYLOGNATHE s. m. (ti-logh-na-te — du gr. tulos, callosité; gnathos, mâchoire). Iehthyot. Genre de poissons, de la famille des cyprinoïdes.
TYLOME s. m. (ti-lo-me — du gr. tulàma, callosité). Callosité de l'épiderme. il On dit
aUSSi TYLOMA.
— Entom, Genre d'insectes coléoptères tétraméiesi' de la famille des charançons, tribu des érirhinides, comprenant six espèces, dont la plupart habitent l'Amérique équinoxiale.
TYLOPHORE s. m. (ti-lo-fo-re — du gr. (ulos, ciuiosité; phoros, qui porte). Bot. Genre de plantes grimpantes, de la famille des asclépiadées, tribu des pergulariées, comprenant une quarantaine d'espèces, qui habitent l'Afrique, l'Asie et l'Australie tropicale. .TYLOFODE s. m. (ti-lo-po-de — du gr.
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tulos, callosité ; pous, pied). Erpét. Nom donné aux ehersites ou tortues de terre,
TYLOS s. m. {ti-toss — du gr. tulos, callosité). Aruchn, Genre peu connu d'arachnides, de l'ordre des acariens.
— Crast. Genre de crustacés isopodes, de la famille des cloportid.es, dont l'espèce type habite le nord de l'Afrique.
— Encycl. Les lylos ressemblent beaucoup aux armadilles et aux cloportes par la forma générale de leur corps; mais ils s'en distinguent néanmoins par plusieurs partieularités d'organisation très-importantes, telles que la structure des fausses pattes branchiales et la disposition des appendices du dernier anneau abdominal. Ils ont, comme les armadilles, la faculté de se rouler'en boule, surtout quand ils sont inquiétés. Leurs mœurs, assez peu connues, rappellent celles des cloportes. Ces isopodes se tiennent de préférence sous les pierres, dans les lieux humides. La seule espèce connue jusqu'à préKent est le lylos de Latreille, qui habite en Egypte, et qu'on trouve aussi en Algérie.
TYLOSE s. f. (ti-lô-ze — du gr. tulos, cal). Méd. Nom générique de toutes les callosités qui surviennent aux pieds, comme cors, œih-
de-p«rdrix, etc.
TYLOSTOME s. m. (ti-lo-sto-me — du gr.
tulos, callosité; sloma, bouche). Bot. Genre de champignons, de la famille ries lycoperdes, type du groupe des tylostomés, comprenant plusieurs espèces qui croissent dans les sables.
TYLOSTOME, ÉE adj. (ti-lo-sto-mé — rad.
tylostome). Bol. Qui ressemble ou qui se rapporte au tylostome.
— ^ s. m. pi. Groupe de champignons, de la famille des lycoperdés, ayant pour type le genre tylostome.
TYLOSTYLIDE S. m. (ti-lo-sti-li-de — du gr. tulos, callosité, et de style). Bot. Genre de plantes, de la famille des orchidées, tribu des épidendrées, appelé aussi callostylide, et dont l'espèce type croît à Java, tl On dit
aUSSi TYLOSTYLK.
TYLOSURE s. m, (ti-lo-zu-re — du gr. tulos, callosité; oura, queue), lchthyol. Genre de poissons, voisin des scombrésoces.
TYM, rivière de la Russie d'Asie. Elle prend sa source dans le gouvernement d'iéuiséisk, se dirige vers l'O., en traversant le gouvernement de Tobolsk, et, après un cours de 450 kilom., se jette dans l'Obi, près de Tyraska.
TYMBRE s. m. (tain-bre). Bot. Sarriette de Crète.
TYMOCR, célèbre conquérant tartare. V.
Tamkklan.
TYMOUR-SCHAH, deuxième souverain de la monarchie moderne d'Afghanistan, né h Meschohd en 1746, mort en 1793. Il succéda, en 1773, à son père Ahmed, malgré l'opposition de son frère Soliman, parvint à s affermir sur son trône et s'occupa constamment, depuis lors, de vivre en paix avec ses voisins, de faire régner la tranquillité dans ses Etats et de rendre le peuple heureux. Ses bonnes intentions n'empêchèrent point plusieurs révoltes d'éclater; mais il les comprima par la force ou par l'adresse, et, comme la tribu des Douranis exerçait une influence dangereuse pour le trône, il employa d'habiles moyens pour l'affaiblir et la paralyser. A l'extérieur, Tymour-Sehah se signala en maintenant l'autorité du vieux et aveugle schah Rokh sur Mesehehd et une partie du Khoraçan, puis il dirigea contre les Tartares Usbecks une expédition, dont les résultats furent peu satisfaisants. Bien qu'il ait été accusé par plusieurs écrivains anglais d'indolence, d'avarice et de lâcheté, Tymour-Schah était incontestablement un prince sage et vertueux, que son peuple regretta vivement. Il eut pour successeur son fils, le fougueux Zeman-Schah.
TYMPAN s. m. (tain-pan — du lat. tympanum, gr. tumpanon, tambour). Anat. Cavité de 1 oreille sur laquelle est tendue une membrane sonore : Lorsqu'on effraye la marmotte et qu'on l'irrite, elle fait entendre «« sifflet si perçant et si aiuu, qu'il blesse le tympan, (Buff.)
Du tambour, dès notre naissance.
Le son flatte notre tympan.
Désauoieks, H Corde du tympan, Nerf de l'oreille moyenne.
— Archit. Espace uni ou orné de sculptures, qui se trouve encadré par les trois corniches du fronton : Ou avait sculpté dans le tympan du fronton du. temple de Minerue, à Athènes, la naissance de celte divinité. (Acad.)
Il Espace uni ou orné de sculptures, circonscrit par un ou plusieurs arcs et par une ou. plusieurs lignes droites : Tympan de porté, d'arcade. Les tympans des ares de triomphe sont ordinairement ornés de Renommées. (Acad.)
— Mécan, Pignon enté sur son arbre, et qui engrène dans les dents d'une roue, il Roue hydraulique qui puise l'eau par son pourtour et la déverse par son axe. Il Moue à tympan, Roue creuse dans laquelle un ou plusieurs hommes marchent pour la faire tourner.
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— Navig. fluv. Machine dont on se sert pour draguer le fond des cours d'eau.
— Typogr. Grand tympan, Cadre de bois, joint au coffre au moyen de charnières, garni d'un morceau d'étoffe de soie, sur lequel on place les pointures, la marge, et successivement chacune des feuilles à imprimer, il Petit tympan, Cadre léger, formé par quatre bandes de fer, recouvert d'une feuille de parchemin ou d'un fragment de toile, enclavé dans le grand tympan, et qui porte immédiatement la platine quand le barreau la fait descendre.
— Encycl. Anat. et pathol. Le tympan est^ une membrane mince, transparente, tendue" en forme de cloison et séparant le conduit auriculaire de la caisse du tympan, ou-oreille moyenne. Elle est dirigée obliquement do haut en bas, de d-ohors en dedans et d'avant en arrière, de telle sorte qu'elle est loin d'être perpendiculaire à l'axe du conduit. Elle est à peu près circulaire, contrairement à l'opinion de Vieussens et de Valsalya, qui la regardaient comme semi-elliptique; ses deux diamètres ne différent l'un de l'autre , du reste, que de on?, Oui ; le premier possède de 0111,010 à om.oil, et le second 0^,010 seulement.
La face externedu tympan est concave chez l'homme et les mammifères; elle est convexe chez les oiseaux. Du reste, le bombement de la membrane ne représente guère que la cinquième partie du diamètre de la base. A travers cette paroi mince, on voit le manche du marteau, le premier osselet de la caisse ; en haut, une légère saillie qui correspond à l'apophyse de cet osselet, a l'endroit où Rivinus avait cru voir un orifice de communication qui n'existe pas.
La face interne, ou convexe, regarde la caisse du tympan, et sa partie centrale répond au promontoire, ou origine du limaçon. Entre ce dernier organe et ia membrane existe normalement un intervalle, variable avec l'âge et avec le degré de tension du tympan. Cette face interne répond, en outre, au marteau, qui semble appliqué contre elle, et à la corde du tympan; ces deux organes sont, en réalité, placés dans l'épaisseur de la membrane.
La circonférence de la membrane est plus épaisse que le centre; elle s'encadre dans un petit anneau osseux, qui s'isole très-facilement chez le fœtus et le nouveau-né, mais qui, chez l'adulte, est soudé à la base du rocher. L'anneau osseux et l'épaississement annulaire de la circonférence sont interrompus à la partie supérieure, où il semble que la membrane se continue, sans ligne de démarcation, avec la paroi muqueuse du conduit auditif externe.
Trois couches superposées entrent dans la structure de la membrane du tympan : une externe, épithéliale; une moyenne, fibreuse, et une interne, qui se continue avec la muqueuse de l'oreille moyenne. C'est cette dernière qui recouvre la corde du tympan et le manche du marteau, de telle sorte que ces deux organes sont, en réalité, inclus et en-' castrés dans l'épaisseur de la membrane. La couche fibreuse moyenne est de beaucoup plus importante. Elle est peut-être une dépendance du derme tégumentaire du conduit auditif; en tout cas, elle est formée de fibres concentriques et rayonnées, et c'est elle qui fournit l'épaississement annulaire de la circonférence et qui fixe le tympan à l'anneau osseux.
Les artères du tympan proviennent : io d'un ramuscule émané de la stylo-mastoïdienne ; 2o du rameau tympanique de la maxillaire interne. Les nerfs émanent : 1° du rameau auriculaire du pneumo-gastrique ; 2" des quelques filets tympaniques du rameau de Jacobson.
Le rôle physiologique de la membrane du tympan est assez bien connu aujourd'hui. Savart a démontré que cette membrane, recevant les impressions sonores, vibrait facilement et qu'il se produisait à sa surface des ondes d'inflexion, des ondes de condensation et des lignes nodales comme dans les autres membranes et plaques vibrantes. Itard avait nié ce fait ; mais les observations de Richerand, de J. Millier et de Bonnafout n'ont fait que confirmer celles de Savart. L'obliquité de la membrane au fond de son conduit n'est pas sans influence sur l'accomplissement de cette fonction, car elle a pour effet d'augmenter la surface d'impression. Il résulte, du reste, d'observations anatomiques faites avec beaucoup de soin sur des oiseaux que, toutes choses égales d'ailleurs, la délicatesse de l'ouïe est en rapport avec l'obliquité du tympan auriculaire.
S'il en est ainsi, ou comprend aisément pourquoi 3e marteau s'appuie sur la surface interne de la membrane tympanique; c'est par son intermédiaire que les vibrations sonores se transmettent à la chaîne des osselets de l'ouïe, et de là à l'oreille interne. Cependant le marteau, mû par des muscles spéciaux, joueencore à l'égard du tympan luimême un rôle des plus curieux. Bichat pensait déjà que cet osselet protégeait le tympan qui, sans lui, s'affecterait douloureusement clans les vibrations provoquées par des sons trop puissants. Suivant J. Millier, on peut supposer encore que le marteau a le pouvoir de donnée à la membrane la tension nécessaire pour qu'elle puisse vibrer à l'unisson
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des sons qui viennent l'affecter; d'ailleurs, l'hygromêtricité propre à la membrane ferait à chaque instant varier cette tension si, selon toute probabilité, le muscle interne du marteau ne venait la maintenir à un degré convenable. Ce qui donne quelque poids à cette interprétation un peu hypothétique , c'est un fait pathologique observé par le chirurgien Roux sur lui-même. Des expériences de Savart, il résulte, en effet, que la membrane du tympan est à ce point impressionnable aux vibrations qu'elle reçoit, que le sable, semé à sa surface, est souvent lancé à, plusieurs centimètres. Une pareille impressionnabilité serait sans doute gênante si le muscle du marteau ne venait, en quelque sorte, aider la membrane a supporter le choc. En conséquence, la paralysie faciale, en affectant la motricité du marteau, devrait avoir pour conséquence de rendre douloureuses les sensations auditives d'une certaine intensité, et, en effet, le professeur Roux éprouva, ditil, lui-même les effets de cette paralysie dans le sens prévu par les physiologistes.
La membrane du tympan peut être le siège de lésions très-diverses : des érosions, des granulations, des phlyetènes déterminées par l'existence d'une otite externe; des ulcérations, des épanchements, des relâchements, des incrustations calcaires déterminées par une otorrhée ; des perforations produites par une otite interne; enfin, les maladies propres aux régions voisines, le cancer et le polype, peuvent se développer sur cette membrane. Un coup de poing ou un soufflet violent sur l'oreille peuvent aussi déterminer une rupture brusque et soudaine de la membrane ; un bruit très-fort produit à faible distance, tel qu'un coup de canon, un éternument violent ou la pendaison peuvent aussi, dit-on, déterminer le même accident.
Dans ces divers cas, la lésion du tympan a toujours pour conséquence une diminution de la sensibilité auditive, ce qui résulte, en effet, de l'inaptitude de cette membrane à transmettre les,vibrations sonores qui viennent la frapper. On reconnaît ces diverses altérations à l'examen otoscopique, à l'hémorragie et à la douleur qui se produisent au moment d'une perforation instantanée, à l'écoulement qui accompagne les otites in ternes aiguës et chroniques, et au sifflement qui accompagne un violent effort d'expiration en prenant le soin de fermer la bouche et le nez. On conçoit que ce dernier effet ne puisse se produire qu'à la condition que la trompe d'Eustache soit oblitérée.
On remédie difficilement aux lésions du tympan. Cependant, dans les cas d'inflammations aiguës ou chroniques, qui ne sont, d'ailleurs, qu'un résultat de l'extension des phlegmasies voisines, on peut avec avantage employer la méthode substitutive. Après avoir . détergé avec soin le conduit auditif par des lotions et des injections répétées d'eau de guimauve, on injecte diverses substances légèment caustiques, telles que la solution de sulfate de cuivre, de sulfate de zinc ou de sublimé corrosif. On a quelquefois recours aux insufflations faites avec ces mêmes substances réduites en poudre fine et sèche.
La perforation n'entraîne pas, comme on le croyait autrefois , une surdité complète, mais, tout au plus, une diminution de la sensibilité de l'oreille, qui n'est plus impressionnée par les vibrations de faible intensité. On a pu croire même, en raison de cette circonstance, que la membrane du tympan ne jouait qu'un rôle très-secondaire danâ la perception des impressions auditives. Comme il n'est aucun moyen, du reste, de remédier efficacement à la lésion profonde de ia membrane du tympan, on n'a pu qu'essayer l'emploi d'un tympan artificiel. C'est une membrane mince en caoutchouc qu'on applique au fond du tube auditif en l'appuyant sur les débris de ia membrane tympanique: cette application est,, d'ailleurs, souvent douloureuse, et le succès n'en est pas assuré.
La perforation du tympan a, d'autre part, été proposée et pratiquée dans un but thérapeutique. Elle peut servir à guérir certaines surdités liées à une oblitération incurable de la trompe d'Eustache ; Cheselden la pratiqua dans ce but chuz un criminel, mais sans succès. Buisson proposa cette opération comme propre à donner issue au pus accumulé par suite d'abcès dans la cavité de l'oreille interne; en 1800, Ast. Cooper réussit à la pratiquer. Depuis, cette opération est entrée dans la pratique : Itard, Buchanaui, Fabrice de Modène, Mélier et Grubert de Vienne, et beaucoup d'antres médecins auristes y eurent recours en différentes circonstances. Mais il est important de savoir que cette opération est ordinairement douloureuse, souvent contreindiquée et dangereuse dans quelques cas. Elle a pour première conséquence de produire une susceptibilité auditive très-pénible.
— Caisse du tympan. Comparant à un tambour la cavité de l'oreille moyenne, limitée extérieurement par la membrane du tympan, intérieurement parles membranes de la fenêtre ronde et de la fenêtre ovale, on adonné à cette cavité le nom de caisse du tympan. Cette expression est moins employée que celle, plus rigoureuse, d'oreille moyenne. V. obeille.
— Corde du tympan. La corde du tympan est un rameau nerveux très-important que fournit le nerf facial avant sa sortie du crâne par le trou stylo-mastoïdien. Ce nerf tympa-
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nique, après avoir viusmiù l'aqueduc do l^allope, pénètre dans l'oreille moyenne par une ouverture particulière creusée dans le rocher ; il parcourt aiors cette cavité de haut en bas et d'arrière en avant en décrivant une courbe à concavité inférieure, pasoant le long de la membrane du tympan entre le manche du marteau et la longue branche de l'enclume ; il sort, enfin, par une petite ouverture qui avoisine l'épine du sphénoïde. Hors du crâne, ce nerf marche ensuite isolément, reçoit quelques filets jdu ganglion otique, s'accole au nerf lingual et enfin se jette en totalité ou en grande partie dans le ganglion sous-maxillaire.
Les fonctions de la corde du tympan sont encore mal connues, ou plutôt on eu est réduit à des hypothèses plus ou moins ingénieuses sur les usages de ce nerf; ses dispositions anatomiques et le trajet qu'il parcourt à travers la cavité de l'oreille moyenne ont fait présumer qu'il était utile à l'audition ; c'est ainsi qu'on a supposé qu'il avait pour mission de transmettre les vibrations de la membrane du tympan au tronc du nerf facial, lequel, réagissant par ses filets moteurs du muscle interne du marteau, provoquait la tension de la membrane. Aucune expérience n^a pu établir la réalité de cette hypothèse, d'ailleurs fort ingénieuse.
Il a paru à quelques autres physiologistes que la corde du tympan était spécialement affectée à l'exercice de la sensation gustative et qu'elle agissait sur les sécrétions de la partie correspondante de la langue. On a appuyé cette manière de voir sur ce que la paralysie du nerf facial paraît avoir eu pour conséquence, dans quelques cas, un trouble léger de la fonction gustative; mais, à cet égard, les assertions les plus contradictoires se sont produites. Guarini fait de la corde du tympan un nerf exclusivement moteur agissant sur les fibres du lingual et du stylo-glosse ; Cl. Bernard y voit un nerf mixte agissant sur les vaisseaux de la langue du côté correspondant, exerçant son action sur les sécrétions glandulaires, la circulation locale et la sensation gustative ; Stieh en fait un nerf purement sensitif. L'expérience n'a pu établir qu'un point: c'est que les excitations électriques de la corde'du tympan n'ont paru exercer aucune influence sur le goût, de sorte qu'il est présumabte que ce nerf est sans' action sur la sensation gustative.
— Hydraul. Le tympan est une roue hydraulique à l'aide de laquelle on peut élever l'eau à une faible hauteur ; il trouve une application utile lorsqu'il s'agit de vicier un étang ou l'eau renfermée entre les parois d'une enceinte do fondation. On distingue le tympan des anciens (fig, l) et celui qui fut proposé en 1717 par Lafaye.
Fig. i.
Le tympan des anciens, appelé tympan de Vitruve, parce qu'il se trouve décrit dans l'ouvrage de ce célèbre architecte, consista en un tambour ou cylindre creux, divisé par des cloisons, dont les plans prolongés vont passer par l'axe du cylindre. Chacune de ces cloisons s'ouvre sur la surface du tambour. Un noyau creux, monté sur le même axe et communiquant avec le dehors, porte aussi des cloisons qui s'ouvrent dans les premières. Quand la roue tourne, les cloisons du tympan s'emplissent d'eau ; celle - ci passe dans le noyau quand elle arrive à la hauteur de l'axe et se répand ensuite au dehors. D'après Navier, le calcul de ce tympan peut s'effectuer en remarquant que l'eau, sortant de la roue par l'axe, quitte la machine avec une vitesse de rotation sensiblement nulle ; en sorte que l'on doit seulement tenir compte de la perte de force vive qui a lieu quand l'eau entre dans la roue. Soient : P l'effort exercé par le moteur pour faire tourner la roue, supposé appliqué dans le sens de cette circonférence; V la vitesse de la circonférence passant par l'axe des bras; m la masse de 1 eau élevée dans l'unité de temps ; g la vitesse que la gravité imprime aux corps pesants dans l'unité de temps ; H la distance des niveaux de l'eau dans les deux réservoirs, ou la hauteur à laquelle l'éau est élevée, on a
et, pour le rapport de l'effet utile à la quantité d'action dépensée, H
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Lafaye, dans le tympan qui porte son nom et que l'on appelle tympan à développantes de cercle, a imaginé de ieui| lacer les cloisons du tympan de Vitruve par des cloisons cylin-
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driques ayant pour bases des développantes de cercle (h'g. 2). Ainsi, le profil intérieur de la cloison AC est une développante engendrée par le point A de la tangente AB roulant sur
Fig. 2.
le noyau AO de la roue. L'eau, en entrant dans la roue, ne se logeant pas dans les angles, comme dans le tympan de Vilruve, il y a moins de chocs ei, par conséquent, moins de perte de travail. En second lieu, les cloisons Htunt normales à la verticale AX, le centre de gravité de l'eau élevée par chaque cloison est peu éloigné de cette verticale ; il est donc plus près de l'axe que dans le tympan des anciens. La résistance agissant sur un levier moins long, il faut une force moindre pour mouvoir la roue. Le défaut de ces machines consiste en ce qu'elles contiennent une grande quantité d'eau, qui les rend trèspesantes, et qu'elles ne l'élèvent qu'au niveau de l'axe. D'après les observations rapportées par Perronnel, des hommes manœuvrant une roue a tympan »u moyen d'une roue à cheville et travaillant.huit heures par jour produisent un effet utile journalier de 211,100 kilograinmètres. Cet effet utile parait être les — environ de la quantité d'action dépensée.
Dans ces derniers temps, M. Cave a construit, en fer, plusieurs tympans de très-grande dimension. Ce constructeur a fait des tympans à quatre cloisons courbées en spirale d'Arcliiniède ; mais les derniers qu'il a exécutés, ont deux cloisons, et les spires se rapprochent du centre plus rapidement que dans la spirale, assez pour que la surface de l'eau qui y est emprisonnée reste constamment tangente à la spire supérieure. Un de ces tympans à deux spires avait 3m,50 de rayon, 1 mètre de largeur, plongeait de 1 mètre, faisait dix révolutions par minu(e et élevait 2,400 mètres cubes d'eau pur heure à une hauteur d'environ 2 mènes. Pour un débit aussi considérable, on fait verser l'eau par les deux joues du tympan, lequel, au lieu de plonger de 1 mètre, entre de l»i,20 à im,3o dans l'eau, ce qui augmente considérablement le volume élevé. Ainsi, d'après M. Cave, le tympan faisant dix à douze révolutions par minute, ce volume aurait été de 3,333 mètres cubes par heure, à la hauteur de 2 mètres environ, pour une puissance moyenne de trente chevaux, ce qui correspond à un rendement de 0,83.
— Détermination du débit par seconde.
Soient : N le nombre de tours par minute, n le nombre de développantes, H la hauteur de l'axe OD au-dessus du niveau de l'eau, S la section «6 projetée sur le plan passant par l'axe O et le centre de ab, r' et r" les distances des points a et A à l'axe de rotation, A un coefficient pour tenir compte de la contraotiun et du mouvement communiqué à l'eau qui peut fuir devant lu surface ab au lieu de la tiaver^er; on peut le prendre égal à 0,80 ; on a le débit uu moyen de lu relation :
Q = K — NnS [ r' arc cos ~t + r" arc cos -^ j .
Quant au travail moteur à dépenser pour vaincre un certain poids P d'eau, il se compose : 1" du travail PH, destine à vaincre celui de la pesanteur; 20 du travail du frottement sur les tourillons et épaulements de l'arbre O; 3° du travail nécessaire pour vaincre les frottements de l'eau sur les parois solides en contact ; i" le travail nécessaire pour donner à l'eau la vitesse absolue avec laquelle elle quitte la roue.
— Typogr. Le tympan ou plutôt les tympans, car il y a le grand et le petit, saut deux pièces essentielles de la presse manuelle; ils sont principalement constitués par deux ehâssis, le premier de bois et le second de fer, qui s'enclavent l'un dans l'autre et entre lesquels est placée la feuille de mise en train avec l'etorf.ige. Cet appareil, muni de la feuille à imprimer, est abaissé sur le marbre I pu se trouve la forme encrée; le train est '
roulé sous la platine au moyen de la manivelle; le barreau abaisse la platine sur le petit tympan; le train se déroule; le tympan et la frisquette sont relevés, et la feuille, imprimée d un côté, est retirée et mise a sa place sur un banc destiné à cet usage. Telle est la manœuvre de la presse à bras, et on voit quel rôle y joue le tympan; mais entrons dans le détail et décrivons successivement les parties constitutives de cet appareil. Nous ne pouvons mieux faire que d'emprunter les éléments de notre description à l'excellent Traité de la typographie de M. Henri Fournier :■ Le. grand tympan est un châssis de bois sur lequel est tendu un morceau d'étoffe de soie ; c'est sur lui que se placent les pointures, la marge et successivement chacune des feuilles à imprimer. La bande à laquelle tient la frisquette est en fer. Le grand tympan tient au coffre dans sa partie postérieure, c'est-à-dire à. l'extrémité de droite de la presse; il est fixé par une double charnière qu'on appelle les couplets du tympan. 11 est ordinairement de la même largeur que le coffre. Le grand tympan est percé à chacune des barres qui mesurent sa longueur de deux trous, placés l'un au milieu, l'autre aux deux tiers en montant, et destinés à recevoir les vis des pointures. Le petit tympan est un cadre formé par quatre bandes de fer assez minces, audessous duquel est collée une feuille de parchemin, ou plus ordinairement un morceau de soie, rabattu sur les quatre côtés de ce châssis, il est enclavé dans le grand tympan, auquel il tient dans le haut par deux dents-de-loup minces et pointues, qui pénètrent entre le bois et la soie, dans le bas par un crochet, et sur les côtés par des tenons en queue d'aronde. C'est sur lui que porte immédiatement la platine quand elle est abattue par le barreau. Entre la soie du grand tympan et celle du petit sont placés les étoffes (en satin, ou en mérinos si l'on, veut obtenir un foulage moins sec), le carton et la mise en train. Les tympans demandent a être soigneusement entretenus et renouvelés dès qu'ils commencent à s'user. •
TYMPANAL , ALE adj. (tain-pa-nal, a-le — rad. tympan). Anat. Qui a rapport au tympan, il Ceicle, cadre ou os tympanal, ou substantiv. Tympanal, Os en forme d'anneau, sur lequel est tendue la membrane du tympan.
TYMPANIDÉ, ÉE adj. (tain-pa-ni-dé — de lympanis , et du gr. eidos , aspect). Bot. Qui ressemble ou qui se rapporte au tympan is.
— s. m. pi. Groupe de champignons, de la tribu des cyathidés, ayant pour type le genre tympanis.
TYMPANION s. m. (tain-pa-ni-on — du gr. tumpanun, tambour). Ichthyol. Genre de poissons gymnodontes.
TYMPANIQUE adj. (tain-pa-ni-ke — rad.
tympan). Mus. Qui a rapport au tambour.
— Anat. Qui a rapport au tympan : Membrane tympaniquh. il Artère tympanique , Branche collatérale ascendante de l'artère maxillaire interne , très-grêle , traversant la Scissure de Glaser, et se terminant à la mu-queuse et à la caisse du tympan.
— s. f. Mus. Art d'exécuter les batteries de caisse.
TYMPANIS s. m. (tain-pa-niss — du gr.
tumpanon, tambour). Bol. Genre de champignons, de la tribu des cyathidés, type du groupe des tympanides, comprenant plusieurs espèces, qui croissent sur les plantes.
TYMPANISER v, a. ou tr. {tain-pa-ni-zé — du lat. tympanitare,gr. tumpanizein, bat-
ire du tambour). Décrier hautement et publiquement : // l'h. tympanisb partout. Il a eu peur que l'avocat de sa partie ne h TYMpanisât.
TYMPANISME s. m. (tain-pa-ni-sme — — rad. lympaniie). Pathol. Gonflement ayant les caractères de la tympanite.
TYMPANITE s. f. (tain-pa-ni-te — du gr. tumpanon, tambour). Pathol. Gonflement de l'abdomen causé par l'accumulation des gaz dans l'intestin ou dans l'estomac : Tympanitk des ruminants. Etre atteint de tympanite.
— Encycl. Pathol. La tympanite provient d'une accumulation de gaz dont le gros intestin est le siège de prédilection ; ces gaz le dilatent et lui donnent quelquefois un volume^ monstrueux. C'est ainsi que Littré a vu un côlon aussi gros que la cuisse, et Haller un caecum aussi volumineux que la tête d'un adulte. En général, la pneumatose des voies intestinales produit dans le ventre plutôt un état de malaise qu'une douleur véritable. Les malades ont des borborygmes; ils rendent par la bouche ou par l'anus des gaz dont l'expulsion les soulage ; tantôt ceux-ci sont inodores et tantôt ils sont d'une fétidité repoussante. Leur passage à travers l'intestin, produit dans l'abdomen des mouvements, irréguliers, des bosselures passagères et un sentiment de tension parfois très-douloureux. Si la dilatation abdominale est excessive, elle détermine le refoulement du diaphragme en haut, l'élargissement de la base de la poitrine et, par conséquent, la gêne de la respiration et de la circulation. C'est alors qu'on voit survenir du hoquet, de la dyspnée, de la ioux , des palpitations, des lipothymies et même l'asphyxie. Des cas aussi graves sont toutefois fort rares.
Dans la tympanite générale, le ventre est globuleux, régulièrement développé et projeté en avant; les saillies des côtes et des os du bassin s'effacent, la peau est tendue et luisante ; elle offre au toucher une résistance élastique et partout égale. Si on la percute, elle fait entendre un son très-clairet tympanique; si on la palpe, on peut, en déplaçant les gaz intestinaux, produire des borborygmes sensibles à la fois pour le doigt et pour l'oreille. Lorsque la tympanite est partielle, le ventre, irrégulièrement développé, présente par places des bosselures caractéristiques ; la tuméfaction et la sonorité correspondent assez bien aux parties de l'intestin où siège l'accumulation gazeuse ; la palpation fait reconnaître la présence de plusieurs tumeurs circonscrites, arrondies, élastiques, qui semblent changer de place avec facilité. Ces tumeurs occupent la région épigastrique, la région sus ou sous-ombilicale, les flancs, suivant que les gaz siègent dans l'estomac, dans le côlon transverse , dans l'intestin grêle ou dans les côlons ascendant ou descendant. Le météorisme se produit peu à peu, ou bien tout à coup, en quelques heures ou même en quelques minutes. 11 se dissipe, soit par le rejet des gaz, soit par leur absorption. Chez quelques malades, en effet, on voit l'abdomen sa détendre et revenir à son volume normal sans aucune évacuation gazeuse , et il faut bien admettre, dans ce cas, que les gaz ont été dissous par l'organisme. La tympanite peut persister à des degrés divers pendant des semaines et des mois ; le plus souvent, pourtant, elle ne dure que quelques heures. Elle accompagne quelquefois la diarrhée, le vomissement , la constipation et l'ascite. Quand elle est simple, elle ne constitue qu'une incommodité; mais il n'en est plus de même lorsqu'elle est portée à un très- haut degré. Cet accident aggrave toujours le pronostic de toutes les affections intestinales et péritonéales dans lesquelles on l'observe, et particulièrement celui de l'iléus, de la péritonite et de la lièvre typhoïde.
Les personnes sujettes à la tympanite devront s'abstenir de manger des aliments flatulents et farineux, et feront usage, après leur repas , de quelque boisson aromatique comme le thé, le café, le tilleul , la camomille. Elles prendront en même temps un peu d'exercice et éviteront toute contention d'esprit pendant la durée de la digestion. Lorsque les gaz distendront l'intestin , ou aura recours à quelques frictions sèches faites sur le ventre avec une flanelle, et à l'usage des boissons earminatives, comme celles qu'on prépare par infusion aveu l'auis, l'angélique, la menthe, l'absinthe, la mélisse, lacamoiuslie, la cannelle, la cascarille, les écorces d'orange et de citron, etc. S'il y a constipation, on aura recours aux purgatifs et aux lavements. « Enfin, dit M. le professeur Grisolle, lorsque le ballonnement du ventre est extrême et que les gaz sont surtout accumulés dans le gros intestin, il conviendra de porter dans le rectum, et jusque dans le côlon, une sonde œsophagienne , en ayant soin d'injecter ensuite quelques grammes de liquide pour déboucher les yeux de l'instrument. Si les gaz ne s'échappent pas alors, on adaptera à la sonde un corps de seringue ; puis, retirant le piston, on produira un mouvement d'aspiration qui provoquera suuveut l'expulsion immédiate d'une grande quantité de gaz.
Trop souvent pourtant il arrive que ces moyens restent sans effet; la distension devient alors extrême ; dans ces cas désespérés, quelques personnes ont proposé la ponc-
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tion des parois intestinales par un petit tro» cart. t
— Art vétér. La tympanite se produit plus particulièrement dans le rumen des bêtes bovines et ovines. Il est bon de rappeler que le canal alimentaire des ruminants présente deux parties distinctes. L'une, la première et la plus courte, nommée œsophagienne, est la plus vaste et d'une capacité de beaucoup supérieure à l'autre; elle se compose de 1 œsophage, du rumen, du réseau, du feuillet et de la gouttière qui les réunit. La seconde partie comprend la caillette et les intestins. A part quelques rares circonstances exceptionnelles, les herb.vores ruminants, par la raison qu'ils sont privés de la faculté de vomir, ne peuvent que très-difricilement rendre, par éructation, les gaz accidentellement développés dans le rumen et les autres réservoirs de la première partie du canal alimentaire; il en résulte une affection étrangère aux animaux qui peuvent chasser et rendre facilement, par l'œsophage et la bouche, les gaz contenus dans leur estomac. Cette affectjon est la tympanite ; elle est constituée par un dégagement de gaz qui a lieu, ordinairement et principalement dans le rumen, de manière à le distendre considérablement et a lui faire envahir une plus grande étendue de la capacité abdominale.
Dans la tympanite, le dégagement de gaz a lieu dans le rumen toutes les fois que les aliments admis dans ce réservoir sont audessus de sa force, de cette force qui prépare à l'acte de lu digestion, ou que la rumination a été trop tardive , empêchée ou troublée ; toutes les fois que ces aliments, pris à jeun et avec voracité, sont chargés de rosée, d'humidité ou qu'ils sont de nature à développer des gaz au moment où commence leur décomposition, comme les plantes de la famille des légumineuses; toutes les fois enfin que, maîtrisant la force, la contractilité organique du rumen, ces mêmes aliments, soit par leur altération, leur nature ou leur quantité, rentrent sous l'empire des lois chimiques, se décomposent et dégagent des produits gazeux qui résultent de la réaction de leurs éléments. Ces produits gazeux, développés dans le rumen, ne pouvant guère sortir par la bouche ni par le canal intestinal qui se trouve obstrué, et où il faudrait d'ailleurs qu'ils pussent arriver, il en résulte une tympanite accompagnée d'une série d'accidents que nous ferons connaître bientôt. Mais, indépendamment de ces causes générales que nous venons de signaler, il en est de particulières qui ne manquent presque jamais de déterminer la tympanite. Les aliments sont peut-être les couses les plus fréquentes de la tympanite. Ce sont, en général, les plantes les meilleures qui peuvent l'occasionner, telles que trèfle, luzerne, sainfoin (ce dernier passe pour moins dangereux). Les animaux en mangent avec avidité et en grande quantité, surtout s'ils en sont depuis longtemps privés; souvent remis trop tôt au travail, les bœufs n'ont pas le temps de se reposer et d'effectuer la rumination après le repos; ou bien ils oublient de se coucher pour ruminer, l'indigestion survient, même avant que ces substances alimentaires forment une masse sufrisante pour remplir la cavité du rumen , et l'on s'en aperçoit à la distension considérable et au défaut de concontractilité de cette portion de l'organe digestif. Ce phénomène se remarque peu après que l'animal a mangé et s'opère encore plus promptement si les herbes dont il s'agit sont mouillées ou si l'animal boit immédiatement après les avoir ingérées ; c'est ce qui se remarque fréquemment au printemps et en automne, dans les vallées et dans les plaines, surtout après des pluies et des rosées abondantes , conditions propres à développer promptement la fermentation. Les céréales annuelles et l'herbe des prairies naturelles sont quelquefois aussi dans le même cas, lorsque ces fourrrages sont présentés mouillés aux ruminants ; mais cela a lieu assez rarement. Des aliments récoltés humides, déposes un certain temps en un lieu où ils s'échauffent, occasionnent presque toujours une indigestion gazeuse très-intense si, dans cet état, on les donne aux mêmes animaux. Une alimentation à laquelle ceux-ci ne sont pas habitués peut aussi déterminer cette -indigestion : le coquelicot mélangé avec la luzerne ou le sainfoin, le seigle et le froment, les pommes de terre, les turneps, les betteraves, les topinambours, surtout si ces substances alimentaires sont échauffées ou si elles ont déjà éprouvé un commencement de décomposition plus avancée par l'effet de la gelée, comme cela peut avoir lieu pendant rhiver. Dans les contrées du Midi, la tym- panite est souvent occasionnée par le sainfoin qu'on nomme farouch, et qui, au printemps, est presque la seule nourriture des bêtes à cornes. Dans les contrées du Nord, c'est surtout le trèfle vert qui en est la cause la plus fréquente et la plus commune. Les fourrages verts, donnés à l'étable , produisent les mêmes effets s'ils ont été fauchés mouillés, s'ils sont coupés depuis quelque temps et s'il s'est développé dans le tas un commencement de fermentation qui se révèle par la chaleur que l'on reconnaît aisément en enfonçant la main dans cette verdure. On voit au-si la tympanite se développer dans les ruminants après qu'ils ont passé seule-
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ment une heure à pâturer de l'herbe couverte de gelée blanche, et on la voit souvent survenir chez les bêtes à laine que l'on conduit inconsidérément dans un champ de trèfle, de luzerne ou autre prairie artificielle sans qu'elles aient mangé auparavant, on avant . que la rosée ou l'eau de pluie soit dissipée. Enfin, parmi les causes de la tympanite, on admet encore une inflammation de la membrane muqueuse des voies respiratoires, digestives et urinaires, affections qui, empêchant l'animal de ruminer, pourraient donner lieu à la météorisation , en supposant le rumen très-chargé d'aliments ; mais la tympanite n'est alors que consécutive ou symptomatique d'une affection principale, qui en est nécessairement aggravée. Le vulgaire croit que la tympanite vient aux animaux à qui l'on a donné des ijobbes ou qui ont été mordus par une musaraigne, ou qui ont mangé des plantes infectées du prétendu" venin du crapaud ou de la salamandre. Hiéroclès et Théoinneste, vétérinaires grecs, accusent quelques araignées de développer cette maladie; mais ce sont la autant d'erreurs, et il est plus exact de penser que la tympanite est due à la nature, à la qualité et a l'état des herbages.
La tympanite est annoncée par un grand nombre de signes qui se manifestent plus ou moins promptement. Souvent la tympanite commence avant que le repas qui y donne lieu soit termine, alors même que l'animal n'a encore pris que peu de nourriture. Le flanc gauche se lève, se gonfle et résonne comme un tambour quand on le frappe. Ce gonflement augmente de plus en plus et s'élève au-dessus ,de l'épine du dos; le malade tend le cou et se plaint, la respiration devient difficile, les naseaux se dilatent, le rumen refoule tellement le poumon dans le thorax, que l'animal court le risque d'être asphyxié. Cette même pression intercepte aussi 1 action du foie, de la rate et celle de la veine cave postérieure, de sorte que le sang reflue vers la tête et gorge les vaisseaux de la face. En outre surviennent la tristesse, le inalaise, l'anxiété ; l'animal ne rumine plus, ne mange plus, a le pouls embarrassé, reste dans un état de stupeur, a les oreilles couchées en arrière, grince des dents et rend de temps en temps des rots qui exhalent une odeur aeéteuse. Les souffrances et l'anxiété augmentent de plus en plus, et, lorsque la maladie est portée à un très-haut degré, l'animal prend une attitude qui indique une grande douleur; il tient les membres écartés, il est roide, comme insensible ou immobile. L'épine dorsale est voûtée en contre-haut, des mugissements se font entendre, les yeux sont saillants, les muqueuses injectées; la respiration ne s'exécute plus que par soubresauts, l'animal pousse des cris plaintifs, mugit, s'agite, et, après ces crises violentes, l'accablement est à son comble ; le malade chancelle, des sueurs froides coulent de la tête, de la poitrine et du ventre; l'animal se laisse tomber et périt ainsi dans les convulsions, après avoir rendu ou en rendant par les naseaux et la bouche une quantité plus ou moins considérable de matières vertes bouillonnantes.
Quelquefois ces symptômes se succèdent avec une telle rapidité qu'il est impossible de les remarquer et d'en suivre la marche. Alors, si l'on ne secourt pas promptement les animaux, ils périssent en trois ou quatre heures de temps. Si l'invasion est plus lente, elle peut mettre plusieurs jours à opérer son développement, ce qui permet d'employer contre elle les moyens convenables et d'en triompher quelquefois. En tout cas , l'affection est dangereuse, surtout quand on la traite mal. Elle' est d'autant plus grave qu'elle se développe plus rapidement et qu'il n'y a pas d'évacuation ; elle l'est moins quand il y eu a ou que l'évacuation recommence quand elle a été arrêtée. Il en est de même lorsque la rumination s'établit. Dans les vaches, les gaz se dégagent quelquefois par la bouche et successivement, ce qui est d un bon augure. Enfin, la tympanite est d'autant plus redoutable qu'elle se répète plus souvent et que les aliments qui l'occasionnent sont plus pernicieux et en plus grande quantité.
Le retour de la tympanite chez les animaux qui l'ont déjà éprouvée est très-fréquent. «Jeux de l'espèce bovine, en effet, qui ont eu des tympaniies antécédentes y sont beaucoup plus exposés que ceux chez lesquels il ne s'en est encore montré aucune, quand même les uns et les autres seraient dans les mêmes conditions. La tympanite peut même revenir périodiquement pour peu que les causes qui la font se développer agissent à des époques déterminées.
Le traitement curatif doit être en rapport avec l'intensité comme i vec le degré plus ou moins avancé de la maladie ; il doit avoir pour but de débarrasser le rumen du gaz qu'il contient, soit en neutralisant celui-ci s'il est possible, soit en l'évacuant, et, par conséquent, de faire cesser la distension des parois abdominales. 11 est des tympanites légères qui se dissipent avec de faibles secours, tels que la diète, les lavements, la Eromenade, les bouchon nements et quelques outeiUes d'eau salée ou de savon en breuvage. Dans tous les cas, il faut d'aboi d faire cesser la cause occasionnelle et prescrire la diète la plus sévère. En attendant l'arrivée du vétérinaire, il faut promener l'ani-
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mal au pas, le frictionner sur le ventre, donner des douches d'eau froide sur le côté gauche du ventre et du dos, faire des applications de glace, de neige ou d'eau froide salée sur ces mêmes parties. Ces moyens étant insuffisants, on emploie d'autres agents tels que les breuvages à l'eau salée, à l'eau de savon; mais le moyen le plus efficace de tous, quand les autres ont échoué, c'est l'ammoniaque liquide à la dose de 15 à 30 grammes dans 1 litre d'eau froide, en renouvelant toutes les heures. Chabert recommande l'èther sulfurique à la dose de 16 à 32 grammes pour le bœuf et de 2 à 10 grammes pour le mouton, aussi renouvelée d heure en heure dans unt: infusion refroidie de fenouil, de menthe ou de sauge. Si l'on voulait sacrifier les animaux pour la consommation, il ne faudrait pas leur donner auparavant l'éther ni l'ammoniaque, car la viande aurait l'odeur et le goût de ces substances liquides, même étant salée. Au reste, ces divers moyens ne sont "réellement efficaces que quand le danger n'est pas très-pressant; mais, pour peu qu'on ne remarque pas une amélioration sensible après leur administration, il importo d'avoir recours à d'autres moyens particuliers qui doivent être d'autant plus prompts que le cours de la maladie est plus rapide.
Quand la tympanite débute d'une manière très-intense, avec des symptômes de turgescence sanguine succédant aux premiers phénomènes, c'est le cas de recourir promptement à la saignée, qui soulage souvent en peu de temps. Mais si rien ne peut diminuer l'accumulation gazeuse, il faut immédiatement recourir à des moyens chirurgicaux pour-soustraire une partie des gaz , et cela sans attendre que l'animal soit dans un état désespéré, car il n'est pas douteux que c'est par ce retard que la ponction du rumen est discréditée dans certains pays. Elle est cependant, de tous les moyens, le plus sûr et le plus efficace^ lorsqu'elle est pratiquée à temps; l'effet en est prompt et certain et elle procure à l'instant le dégagement des gaz qui distendent le rumen ; on entend ces gaz sortir en sifflant et en même temps on voit le flanc s'affaisser. L'animal en éprouve un soulagement des plus marqués et, par là, se trouve délivré d'une complication devenue plus dangereuse que la maladie ellemême ; il guérit presque toujours, ou, du moins, la complication la plus grave ayant cessé, les moyens qu'on oppose à la lésion principale ont le temps d'agir et les résultats sont ordinairement avantageux. La ponction du rumen consiste à ouvrir l'abdomen avec un bistouri ou un trocart, dans lequel le pavillon de la canule est pourvu de liens propres à envelopper l'abdomen, à l'effet de maintenir cette canule en place autant de temps qu'il sera jugé nécessaire, à la partie supérieure et au milieu du flanc gauche, à égale distance du cercle .cartilagineux des côtes, de l'angle de la hanche et de la hauteur des apophyses transverses des vertèbres lombaires. On peut, sans inconvénient, s'écarter un peu de ce point; mais il importe essentiellement de ne pas ouvrir le flanc trop bas vers sa partie moyenne , car les aliments solides et liquides, s'échappant du rumen, tomberaient dans l'abdomen et donneraient lieu k une péritonite mortelle. L'opération terminée, on maintient la canule en place au moyen des liens qui s'y trouvent adaptés, car la cause n'est pas détruite et la tympanite pourrait se renouveler, ou bien les substances alimentaires, sortant par l'ouverture déjà faite au rumen, parviendraient dans le ventre où ils donneraient lieu à des accidents graves. Mais, lorsqu'il faut Opérer d'urgence et que l'on ne peut se procurer l'instrument convenable pour l'opération, on se sert alors du premier instrument tranchant que l'on trouve, soit couteau , soit bistouri, et l'on assujettit dans le rumen", par deux cordons ou bandes autour du corps , un bout de roseau, un tube de bois de sureau, une canule de seringue, une pompe à vin, enfin ce qu'on a sous la main. Il faut laisser le tube en place jusqu'à ce qu'il ne se dégage plus rien et le visiter de temps en temps parce qu'il s'élève dans ce canal des matières alimentaires qui le bouchent, et, si on ne le dégorgeait en y glissant une baguette lisse, les accidents reparaîtraient.
Le dégagement gazeux ayant cessé et la rumination se rétablissant, on retire la canule, on nettoie la plaie avec de l'eau tiède et on la recouvre d'un plumasseau imprégné de térébenthine. On abandonne à la nature le soin de souder les fragments de la paroi du rumen; on laisse la réunion de la peau s'opérer d'elle-même. Les seuls accidents qui peuvent quelquefois suivre la ponction du rumen sont l'hémorragie et la péritonite. L'hémorragie survient lorsqu'on a coupé l'artère circonflexe de l'ilion. La ligature est le moyen que l'on doit employer dans ce cas malheureux; mais- il est à craindre que du Sang ne s'épanche dans le sac formé par le péritoine et que la péritonite ne se déclare. On a imaginé' un autre moyen, celui de faire sortir les gaz du rumen par la bouche, à l'aide d'un tube long et flexible que l'on fait parvenir, par la bouche, dans le rumen du bœuf et du mouton. Ce tube est fait de fil de fer ou de laiton tourné en spirale autour d'un bâton rond, de 0m,007 à 0m,8 de diamètre et de 2 mètres de longueur pour le bœuf et de 1 mètre pour le mouton. On le recouvre
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d'une bande de cuir que l'on coud et l'on retire le bâton. A l'une des extrémités, on noue le cuir sur une olive d'étain creuse et percée de plusieurs petits trous. Pour empêcher le tube de se plier, on passe dans toute sa longueur un stylet en fil de fer, et, au moment de l'appliquer, on passe un spéculum qui tient les mâchoires ouvertes; on introduit le tube par le pharynx, on retire le stylet et l'air trouve une issue par la bouche. ■On peut laisser ce tube longtemps en place.
A l'égard des moutons, dès qu'on s'aperçoit qu'ils enflent par l'une ou plusieurs des causes susmentionnées, le berger doit se hâter de les conduire dans un lieu frais, de les rassembler et de leur presser doucement le ventre et les flancs avec les mains, en appelant des aides s'il ne peut suffire. Ce moyen mécanique fait quelquefois rendre par la bouche, à ces animaux, une partie des gaz qui se sont développés dans le rumen et suffit alors pour les guérir. Si cependant ces moyens sont insuffisants, on fait avaler tout de suite aux moutons à -peu près 20 gouttes d'ammoniaque liquide dans un verre d'eau froide , breuvage qu'on répète deux ou trois fois si la gravité du mal l'exige, et dont on aide l'effet par des lavements d'eau de savon. Enfin, le mouton menacé de suffocation doit être soumis sans hésitation à la ponetion du rumen, en se servant du trocart en usage dans la chirurgie de l'homme.
TYMPANON s. m. (tain-pa-non — du gr. tumpanon, tambour). Instrument de musique, monté avec des cordes métalliques, et qu'on touche avec deux petites baguettes de Dois.
— Encycl. Cet instrument était jadis trèsrépandu, et fut aussi populaire que le psaltérion, auquel il "ressemblait considérablement. Il avait la forme d'un trapèze, et était monté d'un certain nombre de cordes d'acier, régulièrement accordées, et que l'exécutant faisait résonner au moyen de deux petites baguettes d'acier recourbées à leur extrémité. Ce système se rapprochait beaucoup de celui de l'harmonica et du claquebois. -
« Le clavier ne fut, dans son origine, dit M. Ad. de Pontécoulant (Essai sur la facture instrumentale), qu'un moyen pour aider à calculer les quantités et les proportions de l'échelle sonore ; on ne se servit pendant de longues années , pour faire résonner les cordes, que des doigts, de plumes taillées, ou de petits bâtons ayant, à leur extrémité, des boules garnies de drap ou d'étoupe. Le tympanon était une espèce de manicorde dont les cordes étaient mises en vibration par ce genre de percussion. Hebersteit inventa, en 1705; un instrument nommé pantaléon ; c'était un tympanon dont les proportions étaient quatre fois plus grandes, et monté de deux rangs de cordes pour chaque note, l'un de cordes à boyau, l'autre de cordes métalliques ; on frappait les cordes avec deux baguettes. On donna, par la suite, une meilleure construction au manicorde; ses leviers se régularisèrent, et on l'appela clavicordè. On garnit ensuite les lames d'un petit morceau de plume taillé en épine, et de là vint l'épinette qui avait, dans le commencement, vingt-cinq touches, conformément à l'échelle de Guido ; sa forme était carrée ou trapézoïdale. Le clavicordè,. lui, était plutôt triangulaire, et il était fort en usage en Allemagne ; il lutta , même dans ce pays, contre le clavecin, et conserva longtemps la préférence. Si le son de l'épinette était devenu plus fort que celui du clavicordè, il était bien inférieur encore à celui des autres instruments ; pour l'augmenter, on agrandit le volume de la caisse ; on la reconstruisit en forme triangulaire, ressemblant à celle des pianos à queue de nos jours. Cet instrument fut appelé clavecin. En Allemagne, il reçut le nom de clavicymbaium. » On voit comme tout s'enchaîne dans l'invention et dans la construction des instruments. Le manicorde, instrument à une corde pincée, donne naissance au psaltérion, au tympanon, et à divers autres instruments à plusieurs cordes frappées directement ; ceux-ci, à leur tour, engendrent le clavicordè, la virginale, l'épinette, le clavecin, et enfin le piano, c'est-à-dire tous les instruments à cordes et à touches, dans lesquels les cordes sont frappées indirectement par l'exécutant au moyen de touches, et à l'aide d'un mécanisme mis en mouvement par celles-ci. La suite est logique, et dans cet ordre d'idées les applications se succèdent naturellement.
TYMPAN UNIQUE s. f. (tain-pa-no-ni-ke— • du gr. tumpanon, tambour). Art de figurer par des signes les hatteries du tambour.
TYMPANOPHORE s. in. (tain-pa-no-fo-re
— du gr. tumpanon, tambour ; phoros, qui porte). Eutom. Section des staphylins.
— Bot. Genre de végétaux fossiles.
TYMPANUM s, m. (tain-pa-nomra — mot lat. dérivé du gr. tumpanon, tambour). Ane. mus. Espèce de tambour, analogue au tambour de basque moderne ; Les bacchantes dansaient au son du tympanum.
TYMPE s. f. (tain-pe). Techn. Côté du creuset d'un fourneau où s'opère le travail du fondeur : La tympk est opposée à la rustine. (Laudrin.) il Large ouverture pratiquée dans la tympe, au-dessus du creuset, pour faire écouler les laitiers pendant le fondage, et
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pour permettre de travailler dans le creuset, quand le besoin l'exige : Le bord inférieur de la tympk forme le bord supérieur du creuset. (G. de Claubry.)
— Encycl. Dans les hauts fourneaux à poitrine ouverte, la pièce qui descend jusqu'aux tuyères s'appelle tympe. Cette pièce a trèssouvent besoin d'être remplacée, parce qu'elle est très-exposée à la chaleur intérieure du haut fourneau, et qu'à l'extérieur l'ouvrier qui manœuvre le ringard l'appuie contre elle. Pour la consolider, on la fait d'un seul morceau, on la protège k l'intérieur par des briques réfractaires et on la garnit à son arête extérieure d'une bâche en fer forgé dans laquelle circule un courant d'eau froide. Quand la tympe a besoin d'être renouvelée pendant la marche du haut fourneau, on vide l'avant-creuset, que l'on remplit ensuite d'argile. On démolit la tympe sur une hauteur de 0t»,50 et, pour se préserver de la chaleur qui empêcherait l'approche du fourneau, on refoule k l'intérieur les matières incandescentes et on les masque par de l'argile qu'on place contre elles, au delà de l'emplacement que doit occuper la tympe. On construit alors en briques réfractaires la partie intérieure de la tympe, puis à la partie inférieure on scelle la bâche où l'eau devra couler, et seulement alors on applique, en la consolidant avec les parties déjà construites, la pièce unique de maçonnerie oui forme la tympe proprement dite. On enlève l'argile de l'avant-creuset, en laissant celle <ju on a mise au delà de la tympe ; on remplit 1 avantcreuset de combustible, on le bouche, on donne le vent, et ia marche du haut fourneau continue sans accident. Cette opération dure une heure et demie, lorsqu'elle est faite par un ouvrier expérimenté.
TYMPE (Jean-Godefroi), orientaliste allemand, né en 1699, mort en 1769. Il montra de bonne heure de rares dispositions pour l'étude des langues orientales, et, encore sur les bancs de l'école, il était à même de lire la Bible dans le texte hébreu. Après avoir enseigné pendant quelque temps à l'université d'Iéna comme privat-docent, ii y devint professeur de langues orientales et joignit successivement à cette chaire celles d'antiquité sacrée, de langue grecque (1737) et de théologie (1761). On a de lui : Sckediasma quoiterandse connordantium pronominum tam separatorum guam connexorum, neenon nominum.
propriorum scripturs sacra Veteris Testa~ menti oriyinalis rationes exponuntur (léna, 1723) ; Prima quinque Ceneseos capita et para sexti kebraice, uvec commentaire et notes grammaticales (léna, 1727); Çhr. Nojdit çoncordantix particularum hebraico-chaldatcarum', également avec des notes grammaticales et un lexique des particules hébraïques (léna, 1734) ; Johannis Andréa Danzii interprès hebraico-chaldaicus, édition complètement revue et considérablement augmentée de ce savant dictionnaire (léna, 1751).
TYNDALE ou T1NDALE (William), réformateur anglais, né dans le comté de Glocester en U77, mis à mort à Anvers en 1536. Après avoir reçu une forte instruction aux universités d'Oxford et de Cambridge, il devint précepteur dans son comté natal, s'adonna avec ardeur à l'étude des questions théologiques, se signala bientôt par l'indépendance de ses idées et se rendit à Londres, où il mena la vie rude et frugale d'un anachorète. Chaud partisan des opinions réformatrices de Luther, Tyndale s'attira, en voulant les propager, tant d'inimitiés et de tracasseries en Angleterre, qu'il se vit forcé de quitter ce pays. Il se rendit d'abord en Allemagne, où Luther l'encouragea à persévérer dans ses idées, et publia en 1525, à Wittemberg, sa traduction en anglais du Nouveau Testament, qui se répandit avec rapidité en Angleterre, malgré les peines terribles dont étaient frappés ceux entra les mains desquels on la trouvait. Depuis quelques années, il s'était établi à Anvers, lorsqu'un agent de Henri VIII, alors ennemi déclaré du protestantisme, réussit à s'emparer de sa personne aux applaudissements du clergé belge, auquel Tyndale était devenu odieux. Apres une longue détention à Vilvoord, près d'Anvers, ce dernier fut condamné à mort. Le bourreau, après l'avoir étranglé, jeta son corps sur un bûcher, où il fut brûlé. Tyndale joignait à beaucoup de piété et de modération une érudition solide. Son style est clair, correct et plein d'énergie. Outre la traduction du Nouveau Testament, il a donné celles du Pentateuque (Malborow, 1530, in-8») et de Jonas (Malborow, 1531, in-8°). Elles sont exactes et fidèles. Enfin, il a laissé plusieurs ouvrages de controverse qui ont été recueillis et publiés avec les écrits de Frith et de Barnes (Londres, 1573, in-fol.).
TYNDALL (John), physicien anglais, né en Irlande vers 1820. Il alla compléter son instruction en Allemagne, puis revint en Angleterre, où il se fit rapidement connaître tant par ses ouvrages que par ses cours de physique à la Royal Institution de Londres. La grande réputation qu'il s'est acquise lui a valu le titre de docteur de l'université d'Oxford et l'a fait appeler, en 1874, à présider le congrès de l'Association britannique pour l'avancement des sciences. M. Tyndall est aujourd'hui un des savants les plas populaires de ia Grande Bretagne. « Son art, dit