‹ Grand dictionnaire Universel du XIXe siècle, vol. 15Chapitre 464 sur 1042 · NON · texte numérisé non relu

NON

— Constr. Petite douille'de fer-blanc que le poseur de sonnettes scelle dans le trou d'un mur pour y faire passer le fil de fer, afin que les mouvements de ce fil ne puissent être empêchés par les fragments de plâtre, de pierre ou de mortier. Il Tuyau dévoyé, Tuyau. de cheminée qui est détourné de la direction verticale.

— Techn. Pli cylindrique que l'on fait à du linge empesé : Une collerette à tuyaux. Un bonnet à petits tuyaux, à larges tuyaux.

— Min. Tuyau d'aérage, Conduit qui porte dans les galeries l'air fourni par les machines soufflantes.

— s. m. Zonl. Syn. de tubulaike.

— Syn. Tuyau, tube. V. TUBE.

— Encycl. Techu. Les tuyaux se font avec toutes sortes de substances, telles que la pierre, la terre, le bois, le métal, le caoutchouc, etc. On distingue : les tuyaux en pierre, k base d'ardoise, en poterie, eu verre, en bois, en carton bitumé, en fer, en fonte, en cuivre, en bronze, en laiton, en caoutchouc, etc. Ils prennent le nom de l'objet auquel ils sont destinés ; ainsi on les appelle : tuyaux de conduite d'eau, de drainage, de vapeur, de gaz, d'échappement, de refoulement, d'aspiration, d'admission, d'émission, etc.

■— Fabrication des tuyaux. Les tuyaux en bois, dont la résistance à la traetion est trèsgrande, mais qui sont promptenient détruits par la pourriture, se font en chêne, en aune ou eu orme. Les tuyaux en terre ou en poterie, pour lesquels il serait difficile de fixer l'époque à laquelle on a commencé à en faire usage dans les conduites d'eau, servent pour les faibles pressions, les distributions

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d'un petit parcours, le drainage, etc. On les relie avec de la corde goudronnée ou du béton. Lorsque les charges sont un peu fortes, on construit une espèce d'aqueduc en maçonnerie, venant presser sur le pourtour du tuyau, qui sert alors de simple conduite d'eau. Les tuyaux en terre se font avec du grès ou de l'argile. La matière préparée en pâte est déposée dans une machine de laquelle elle sort à l'état de tuyaux, que l'on fait sécher et cuire, comme la brique, la tuile et, en général, tous les matériaux artificiels. Les machines employées à cette fabrication se composent d'un cylindre ou caisse rectangulaire, placé verticalement ou horizontalement, dans lequel on place la pâte d'argile préparée. Un piston mû par une vis ou un système de roues dentées la comprime fortement et la force à sortir par une ou plusieurs parties annulaires au centre de laquelle ou desquelles est disposé un noyau ou mandrin , qui ménage le trou intérieur et permet de donner aux tuyaux une épaisseur constante, mesurée par la couronne vide résultant de la différence des diamètres de la partie annulaire. Les systèmes de machines employées k cet usage sont nombreux et varient dans la production. On fabrique encore des tuyaux en terre cuite émaillés, qui sont très-résistants et que l'on emploie pour les conduites d'eau et de gaz. Des expériences faites en 186! dans la cour de l'arsenal do Besançon ont démontré que ces tuyaux ne se rompaient que sous des pressions en atmosphères variables de 31 à 15 pour des diamètres de o"1, 02 à oro,24. Un tuyau de on>,04, qui avait été enfoui dans le soi depuis dixsept ans, ne s'est rompu que sous une pression de 24 atmosphères. Les épaisseurs sont, suivant les diamètres, de 0m,02 à 0™,03.

Les tuyaux en plomb se fabriquaient autrefois en les coulant dans des moules spéciaux; cette opération, qui s'est faite jusqu'au diamètre intérieur de 0^,216 et sur une longueur de 4 mètres, a été remplacée en 18X8 par l'étirage au banc, mais sans dépasser le diamètre de om,i08. Depuis 1840, les tuyaux en plomb se font à l'aide d'une presse hydraulique, se composant d'un cylindre et d un piston recevant l'action de l'eau qui arrive de la pompe d'injection et surmonté d'un second cylindre plus petit que le premier. Celui-ci renferme un disque traversé à son centre par une tige verticale, dont la grosseur est déterminée par le diamètre intérieur du tuyau que l'on veut obtenir. Sur le sommet de ce second cylindre est placée une rondelle ou matrice, qui livre passage au tuyau, à mesure qu'il se forme, quand le piston fonctionne. On remplit donc ce cylindre de plomb en fusion, et on le maintient à un certain degré de chaleur, pendant que l'on fait agir la presse ; le plomb, chassé au dehors par le piston du petit cylindre, est forcé de passer à travers la matrice et forme ainsi, en sortant, un tuyau continu d'une très-grande longueur. Depuis quelques années, M. Sébille, de Nantes, fabrique ,des tuyaux en plomb, étamés à l'intérieur et à l'extérieur, pour éviter les diverses sortes d'altérations qui peuvent affaiblir la résistance de leurs parois et qui, dans certaines circonstances, pour les conduites d'eau, peuvent donner lieu à des empoisonnements. La fabrication proprement dite du tuyau n'offre rien de particulier ; l'étaraage s'opère en le faisant passer à travers un récipient contenant de l'étain, aussitôt qu'il est sorti d'une longueur suffisante pour clore complètement le trou de la filière. Cet étamage est tellement intime qu'il n'est pas possible d'apprécier la ligne de démarcation des deux métaux ; il augmente la rigidité des tuyaux et permet, tout en leur donnant 1/10 en moins d'épaisseur, de les charger d'une pression de 40 atmosphères, sans qu'ils présentent aucune trace de fuite ni de gonflement appréciable.

Les tuyaux en fonte se coulent de trois manières : horizontalement, en plan incliné ou verticalement. De nombreuses expériences ont prouvé que la fonte coulée verticalement avait plus de cohésion que celle qui est coulée horizontalement; aussi adopte-t-on aujourd'hui le dernier mode de fabrication pour les tuyaux soumis à une pression intérieure. Ce procédé, que MM. Mary et Lefort, ingénieurs des ponts et chaussées, ont vulgarisé en l'introduisant dans la fabrication courante des tuyaux, permet de réduire notablement les épaisseurs : 1° à raison de l'uniformité que ce mode permet d'obtenir; %o a cause de l'absence des soufflures; 3° enfin, à cause de l'accroissement de résistance à la traction que prend la fonte ainsi coulée. Le procédé de coulage horizontal ne s'emploie plus que pour les tuyaux de descente, qui ne sont soumis a aucune pression intérieure.

— Coulage horizontal. On commence par exécuter en fonte un modèle exact du tuyau que l'on veut couler. Ce modèle est parfaitement tourné et poli. Ses dimensions sont plus fortes de toute la quantité que perd la matière par le retrait en se refroidissant, soit a peu près 0m,01 par mètre pour la fonte grise etora.Ol à 0m,02 pour la fonte blanche. Les extrémités du modèle sont prolongées à la grosseur du creux intérieur, pour réserver dans le moule la place du noyau. Pour opérer le moulage de la partie inférieure, on

filace le modèle sur un châssis en bois, dont es deux traverses supérieures adhèrent au

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modèle dans toute sa longueur et à la hauteur de son axe ; par - dessus ce modèle , on pose le châssis en fonte dans lequel on fasse du sable pour former le moule. On relie ensuite, au moyen de serre- joints, le châssis de fonte à celui de bois, et on retourne le modèle pour établir le châssis intérieur sur une planche unie, à la place qu'il doit occuper pendant la coulée. On enlève alors le châssis en bois qui avait servi à la première opération, on dresse la surface du sable qui était en contact avec le bois, et on la saupoudre de sable sec pour empêcher l'adhérence avec le sable que l'on doit fouler dans le châssis supérieur. On place celui-ci sur le châssis inférieur, et on les réunit au moyen de boulons à clavette, qui s'engagent dans des oreilles venues de fonte de chaque côté des deux châssis. Quand le sable est convenablement foulé, on enlève le châssis supérieur, on retire le modèle du moule, puis on saupoudre l'empreinte des deux châssis de charbon de bois pilé fin, que l'on étend sur le sable pour prévenir l'adhérence du sable à la fonte. Alors on place dans le moule le noyau qui représente le creux du tuyau à couler. Pour fabriquer le noyau, on se sert de deux coquilles en fonte, réunies par des boulons, et qui forment ee qu'on appelle la boîte à noyau. L'axe solide de ce noyau est une barre de fer, qui se place au centre de la boîte à noyau et autour de laquelle on foule de la terre glaise détrempée et mélangée de foin menu. Cet axe porte deux rainures longitudinales, dans chacune desquelles on fixe une tringle en fil de fer, avant de l'engager dans la boîte à noyau. Quand le noyau est terminé, on retire les deux tringles de fil de fer, et les deux vides qui en résultent servent au dégagement de la vapeur qui s'exhale du noyau au moment de la coulée. Lorsque celui-ci est posé dans le moule à la place convenable, et avant de mettre en place le châssis supérieur, on y pratique un trou vertical à une extrémité du tuyau, lequel sert à faire pénétrer dans le moule la fonte liquide et se nomme le jet. Pour les tuyaux de plus grandes dimensions, on fait sécher dans l'étuve les deux parties du moule et le nojau avant de faire la coulée.

— Coulage en plan incliné. Les tuyaux coulés sur un plan incliné se moulent absolument de la même manière que ceux coulés horizontalement. Seulement , après avoir réuni les deux châssis, on place sur le châssis supérieur une planche dressée, que l'on rattache fortement à celle du dessous, au moyen de serre-joints. Ce procédé a pour effet d'empêcher la fonte de soulever, par l'action de la pesanteur, le sable du châssis supérieur.

— Coulage vertical. Les tuyaux coulés verticalement se moulent dans une fosse creusée dans le sol, de telle sorte que la partie supérieure du tuyau dépasse a peine le niveau du plancher de l'usine où a lieu cette opération. Le moulage de ces tuyaux s'exécute de plusieurs manières, qui ont donné lieu à un assez grand nombre de brevets d'invention. Le procédé généralement employé pour les tuyaux à emboîtement est le suivant : On commence par placer sur une plate-forme en fonte une rondelle en bois, qui a pour diamètre extérieur le diamètre intérieur de l'emboîtement, et sur laquelle se pose le modèle en fonte de cet emboîtement. Cette rondelle, qui se retire après le moulage avec le modèle, laisse la place libre nécessaire pour faire reposer le noyau sur le fond du moule. On pose ensuite un deuxième châssis, qui comprend tout l'emboîtement jusqu'au commencement de la partie cylindrique, dont on dresse ensuite le modèle sur celui de l'emboîtement. On procède au reste du moulage au moyen de trois autres châssis intermédiaires et d'un dernier châssis supérieur comprenant la portée du noyau qui y est resserrée, au moyen d'une seconde rondelle en bois ayant pour diamètre intérieur celui du tuyau. Dans un des angles des châssis, on ménage un canal vertical, qui sert à faire arriver la fonte dans le moule par le bas, au moyen d'une tranchée "à deux attaques. On creuse aussi dans le châssis supérieur un orifice circulaire , auquel correspondent plusieurs éventa verticaux placés directement au-dessus du tuyau ; cet orifice est destiné à recevoir la inasselotte, dont le poids augmente la densité de la fonte. Quand le modèle est retiré du moule, on sépare le châssis; on achève le moulage à la truelle, on l'enduit d'une couche de bois pilé et délayé dans l'eau, et on dépose le châssis dans l'étuve pour faire sécher le moule. La dessiccation étant reconnue suffisante, on place d'abord le noyau dans le châssis du fond et on descend successivement tous les autres châssis, chacun à sa place respective. Après la coulée, pour faciliter le retrait de la fonte, on desserre les serre-joints qui réunissent les deux derniers châssis inférieurs , on soulève le moule tout entier et, après avoir dégagé les deux barres de fer qui maintiennent le noyau, on fait tomber la lanterne, dont la forme conique facilite cette opération; le sable du noyau peut alors céder facilement à la pression opérée par le retrait de la fonte. On donne le nom de lanterne a une pièce de fonte creuse et conique, qui forme l'axe de la boîte à noyau; cette pièce est percée de

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trous sur toute sa hauteur et est revêtue d'une tresse de paille ou de foin servant à diminuer l'épaisseur du sable et à faciliter le départ des gaz du noyau.

Les tuyaux en tôle et bitume» dont les avantages sont incontestables pour les conduites d'eau et de gaz, se fabriquent avec des feuilles de tôle d'une épaisseur très-faible. Quand on a donné aux feuilles de tôle une longueur convenable, on les décape en les

E longeant successivement dans plusieurs ains d'eau acidulée ; puis on les rend inoxydables par un étainage contenant surtout du plomb et un peu d'étain. On cintre alors les feuilles en les passant dans un laminoir 'à trois cylindres ; puis on perce les trous pour la rivure longitudinale, ayant soin que le recouvrement soit de 0m,02 à 0mjU3, selon les diamètres. Tous les rivets sont étamés et ont de O'».,004 à om,007, suivant le diamètre du tuyau. Lorsque la rivure longitudinale est faite, on achève do donner au tuyau une forme circulaire exacte, au moyen de maillets. Toutes les croisures et les rivures sont soudées au moyen d'un alliage à base de plomb très-liquide, afin de boucher exactement tous les interstices. Aux deux extrémités du tuyau, on coule, au moyen de moules, de petits manchons de plomb, à l'intérieur du tuyau pour le bout femelle et à l'extérieur pour le bout mâle. Le moule est disposé de manière que la saillie du plomb limite la partie bitumée. Sur la partie mâle on pratique, au tour, deux rainures pour les gros diamètres et une pour les petits; dans cette rainure, lors de la pose, on place une corde de chanvre, qui rend le joint tout à fait étanche. Les tuyaux ainsi préparés sont essayés à la presse hydraulique à une pression de 5 atmosphères. Après cet essai, ils sont goudronnés, à l'extérieur et à l'intérieur, avec un goudron léger, mélangé d'essence de térébenthine, puis enveloppés d'une bande de toile très-légère de 0">,10 de largeur, contournée en hélice et retenue aux extrémités avec' du fil. On fait alors tourner les tuyaux ainsi habillés dans un bassin contenant du bitume liquide, fondu dans des espèces de chaudières avec de la marne en poudre. Quand le tuyau est enduit d'une certaine couche de bitume, on le roule sur une table couverte de gravier jusqu'à ce qu'il ait obtenu un diamètre convenable, en ajoutant, au besoin, du bitume où l'épaisseur n'est pas suffisante. Le tuyau reçoit alors intérieurement une couche de bitume lin, qui prend le brillant et le poli d'un beau vernis.

Les assemblages des tuyaux se font de plusieurs manières : ils peuvent être à brides, à emboîtement ou à manchons. Les tuyaux prennent souvent le nom de leurs assemblages; ainsi on dit • tuyaux à brides mobiles ou tournantes ; tuyaux à emboîtement précis, à emboîtement simple, à emboîtement sphérique , etc. Nous ne pouvons nous appesantir sur la diversité des joints qui existent, vu leur nombre et l'étendue de la description qu'ils demanderaient; tout ce que l'on peut dire , c'est que , quels qu'ils soient, ils doivent présenter une étanchéité parfaite.

TUYAUTAGE s. m. (tu-iô-ta-je ou tui-iôta-je — rad. tuyauter). Action de tuyauter : Le tajymjt&GB du linge.

TUYAUTÉ, ÉE (tu-iô-té ou tui-iô-té) part, passé du v. Tuyauter, Repassé et plissé en forme de tuyaux : Linge tuyauté.

— s. m. Manière dont le linge est tuyauté: Un tuyauté tres-soigné.

TUYAUTER v. a. ou tr. (tu-iô-té ou tuijô-té — rad. tuyau). Repasser et plisser en forme de tuyaux : Tuyauter an jabot, un bonnet, un jupon.

TUYAUTERIE s. f. (tu-iô-te-rî ou tui-iôte-rl — rad. tuyau). Fabrique de tuyaux métalliques.

TUYÈRE s. f. (tu-iè-re ou tui-iè-re — rad. tuyau). Ouverture pratiquée à la partie inférieure et latérale d'un fourneau, et destinée à recevoir le tuyau ou bec des soufflets ; revêtement métallique de cette ouverture : Un barreau de fer chauffe au rouge, présenté à la tuyère d'un soufflet de forge, brûle en lunçant des étincelles éclatantes. (Pelouze.) li Partie du fourneau dans laquelle cette ouverture est pratiquée. Il Buse qui passe dans cette ouverture.

— Encycl. Dans tout fourneau marchant à courant d'air forcé , on donne le vent par une buse, qui affleure ou qui pénètre dans l'intérieur du fourneau. Qn appelle tuyère le revêtement métallique qui garnit la partie creusée de la paroi dans laquelle pénètre la buse. Elle préserve de l'usure la maçonnerie de cette paroi. Malgré cela, la résistance serait de courte durée, surtout depuis l'emploi de l'air chaud. Pour obvier autant que possible à cet inconvénient, on prend en réalité deux tuyères concentriques. Ces deux tuyères sont faites d'une spule pièce de fonte ou de tôle, et, dans le vide qui les sépare, circule un courant d'eau qui les rafraîchit. Ce moyen n'est pas employé dans tous les fours à cuve ; mais il est indispensable pour les hauts fourneaux, où la température est toujours, à cet endroit, extrêmement élevée. La buse qui dirige le courant d'air est mobile par un pignon dans la tuyère. Elle peut avancer plus ou moins dans le fourneau.

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Elle ne fait qu'affleurer dans les hauts fourneaux. Dans les fours à cuve et dans les bas foyers destinés a la métallurgie du cuivre, elle pénètre dans l'intérieur et est susceptible de recevoir différentes inclinaisons variables avec les effets qu'on veut produire. L'emploi de l'air comprimé, et par conséquent des tuyères, a amené une grande économie de combustible dans les différentes opérations de la métallurgie. Aussi les a-t-on multipliées tous les jours, sans pourtant dépasser une certaine limité" au delà de laquelle elles seraient plus nuisibles qu'utiles. Il y en a généralement qui donnent le vent sur deux côtés opposés dans les fours; un troisième côté est souvent garni de tuyères qui ne fonctionnent que lorsque les autres Font en réparation. A Atwida, en Suède, les fours à cuve servant à la fonte pour innttes, dans la métallurgie du cuivre, n'avaient primitivement qu'une tuyère et la zone de combustion était peu étendue. Il y avait une grande consommation de combustible, qu'on a trouvé moyen de diminuer de 30 à 40 pour 100 en ajoutant une ou deux tuyèresa. celle qui existait déjà. La section du four aux tuyères était rectangulaire; ces tuyères ajoutées se trouvaient sur un même côté. On a encore diminué la quantité de combustible consommée en répartissant les tuyères sur les deux côtés opposés, de façon que leurs vents se croisent et ne se heurtent pas. Dans ces mêmes fours à cuve munis de tuyères, il y a généralement, en avant de chaque tuyère, ce que l'on appelle un nez. C'est au-dessus de la buse un amas de scories qui ont été chargées lors de la mise en feu et qui se sont figées là. En observant par la tuyère la nature de ce nez, on est à même d'apprécier la marche de l'opération et de voir comment on peut modifier le lit de fusion, si la marche ne semble pas régulière. Si le nez diminue, c'est que la température devient trop forte; on augmente alors la proportion de minerai et des autres matières qu'on charge avec le combustible. Si, au contraire, le nez devient sombre et augmente de volume, il y a refroidissement, et, pour ne pas s'exposer à un engorgement , on charge un peu plus de combustible.

Dans les hauts fourneaux, la tuyère et la buse affleurent simplement a l'intérieur. La tuyère est munie, à son extrémité extérieure, d'un verre qui est généralement de couleur et à travers lequel on apprécie très-bien, avec un peu d'habitude, la marche du fourneau par la teinte plus ou moins rougeâtre des matières qui passent devant la tuyère. Souvent on s'aperçoit, eu observant la tuyère de cette manière, que les laitiers trop basi-. ques ont dû corroder les parois intérieures voisines de la tuyère. 11 faut alors y remédier sans démolir la tuyère. Pour cela, on asperge la paroi extérieure du fourneau avec de l'eau fraîche; la porosité l'amène à la paroi intérieure et le refroidissement qu'elle produit suffit pour figer ces laitiers dans les parties corrodées. Si l'allure du haut fourneau était au contraire trop froide et produisait des engorgements, on-modilierait le lit de fusion ou bien on changerait la quantité et la pression de l'air injecté, et, si les engorgements étaient considérables, on injecterait pendant quelque temps de l'air chaud qui les détruirait.

On a quelquefois besoin de changer la tuyère d'un fourneau. Cette opération est surtout délicat» quand il s'agit d'un haut fourneau, où elle se renouvelle tous les trois ou quatre mois. On choisit pour cela le moment de la coulée, sans quoi la fonte pourrait se figer dans le creuset. On vide et on nettoie le creuset, on le remplit de coke et on le bouche pour empêcher l'accès de l'air. On démolit alors et on enlève la vieille tuyère. On remarque alors presque toujours une corrosion aux environs et une saillie artificielle qu'on enlève en même temps que la tuyère. Le fourneau est ainsi élargi,, et on devra mettre la nouvelle tuyère en saillie sur la paroi interne actuelle du fourneau si l'on veut qu'elle occupe la même position que la première. En la plaçant, on l'enveloppe d'argile et on-la joiut à la paroi par une maçonnerie réfractaire; on retire alors la barre de fer qui la soutenait au moyen d'un contrepoids. La tuyère ainsi placée, on met la buse et on donne le vent. L'opération peut être exécutée en une heure par un ouvrier exercé.

TUYOU s. m. (tu-iou ou tui-iou). Ornith. Nom donné par quelques auteurs à l'autruche d'Amérique.

TWACHTR1 ou VISWACARMA, fils de Brahma et architecte des dieux dans la mythologie indoue. 11 préside aux arts et aux manufactures. Ou lui attribue tous les anciens édifices dont les restes étonnent encore les yeux des voyageurs. Il avait donné eu mariage à Sourya , ou le soleil, sa fille Sandjgnâ, qui, ne pouvant supporter les rayons de son époux, le quitta secrètement, laissant son ombre à sa place. Sourya s'en aperçut et vint trouver son beau-père, qui lui proposa un moyen de diminuer la force de ses rayons, il le plaça sur une meule à aiguiser et les lui rogna. Le soleil, pendant quelques jours après l'opération, eut la face gonflée vers le soir. Les rayons enlevés au soleil sont employés dans les ateliers de Viswacarma. Le soleil retourna vers son épouse et il y reste maintenant depuis le 15 janvier

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