‹ Grand dictionnaire Universel du XIXe siècle, vol. 15Chapitre 478 sur 1042 · TZAR, TZARIEN, TZARINE. V. CZAR · texte numérisé non relu

TZAR, TZARIEN, TZARINE. V. CZAR

CZARIEN, CZARINE.

TZARAS (Niko), aventurier grec .moderne, né en Thessalie vers 1770, mort en 1806. Il

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étudiait chez les moines d'Alossona, lorsque son père, capitaine d'Armatoles, depuis longtemps suspect à l'autorité turque, fut décrété de prise de corps. Par une nuit sombre, deux forts détachements d'Albanais furent expédiés vers sa demeure avec ordre de l'amener mort ou vif.Tzaras, qui s'aperçut k temps de leur approche, n'avait aven lui que deux ou trois palikares et ses enfants. Usant de ruse, il habilla de ses vêtements un mannequin et le descendit par la fenêtre avec une corde. A peine ce simulacre avaitil touché la terre, que les Albanais trompés déchargèrent leurs armes sur lui. Tzaras sortit alors, le sabre en main, suivi des siens, traversa les rangs des ennemis en désordre, s'ouvrit un passage et fiagna la montagne occupée par des Klepht.es, dont il devint un des chefs. Le jeune Niko passa ainsi brusquement des bancs de l'école au dur apprentissage des armes. A vingt ans, il succéda dans le commandement de la bande k son père, tué dans une rencontre avec les Turcs, et ne tarda pas k se distinguer entre tous lesnventuriers de la Thessalie. Ses exploits ont été célébrés dans maintes chansons restées populaires; il s'était rendu assc:z redoutable pour que les pachas fussent réduits k traiter avec lui. Ayant fait la paix avec Ali-Pacha, il se retira k Karitza, petite ville des côtes de la Thessalie, se maria, vécut quelque temps paisible, puis reprit les armes pour se soustraire aux tentatives de meurtre dirigées contre lui par le gouverneur turc. Jusqu'alors il n'avait pas eu d'autre but que de vivre aux dépens des oppresseurs de son pays; il obéit, dans la seconde moitié do sa carrière, à un mobile plus élevé, et la plupart de ses expéditions se rattachèrent k des tentatives d'alïranchissementde la Grèce.

Voulant essayer contre les Turcs tous les .enres d'hostilité, le Klephte résolut de se aire pirate. Dans cette vue, il renforça ses bandes de Thessalie par des recrues qu'il alla chercher dans la haute Macédoine et en Bulgarie, et il se vit bieniôtk la tête d'une troupe considérable. Paruntraitde ruse et d'audace dont les détails ne sont pas bien connus, il s'empara d'un bâtiment qui avait touché accidentellement la côte de Thessalie. Avec ce bâtiment, il en eut bientôt pris deux autres, et dès lors il ne fut plus question, dans tout le contour dugolfe de Thessalonique, que des prises, des poursuites, des apparitions subites et des disparitions non moins soudaines des trois vaisseaux k voiles noires, des trois vaisseaux de Niko Tzaras, le plus terrible des pirates. A cette époque, un vaste projet de soulèvement était élaboré par le papas Euthyinios; Niko Tzaras s'y rallia, mais il mourut avant l'époque fixée pour la prise d'armes. Quelques-uns de ses matelots étant descendus pour s'approvisionner d'eau rencontrèrent îles Albanais, et un combat s'engagea. Niko Tzaras arriva en hâte k leur seuours ; les Albanais s'enfuirent k sa vue ; mais un d'entre eux, qui avait été autrefois à sou service et qui gardait contre lui un implacable ressentiment, se cacha derrière un arbre et lui envoya une balle dans la hanche. Niko Tzaras fut emporté expirant et mourut au bout de quelques jours; on l'ensevelit dans l'Ile de Scyros. Sa fin fut longtemps révoquée en doute par les Grecs, et l'on continua longtemps k lui attribuer des prouesses merveilleuses et à chercher du regard sur les mers les terribles navires aux voiles noires.

TZAR-MORSKOY, divinité slave fort pou connue ; d'après le sens du mot, c'était le roi de la mer.

TZAROWXTZ S. m. V. CZAROWITZ.

TZEIRAN S. m. (tzèï-ran). Marsis. Syn.

de ahu, espèce d'antilope.

TZENDAL s. m. (tznin-dal). Linguist. Langue parlée par les Tzendales, dans J'Euit do Chiapa. Le tzentlal parait être un dialecte du maya. On trouve Une grammaire de cette langue dans l'A ri des langues chiapa, zoque, celdates et cinacanteca, par Fr. de Oepeda (en espagnol).

TZENDAL, district de l'Etat de Chiapa, dans le Mexique. On y trouve les ruines grandioses de Culhuacau ou Huehuetlapatian, que les antiquaires nationaux appellent Ciudad-del- Palenque , et les vestiges de Tulha, autre ville non moins importante. En 1712, les Tzendales, soulevés, massacrèrent beaucoup de prêtres catholiques et relevèrent les autels de leurs anciens dieux.

TZERVL1BVITZA, chaîne de montagnes de la Turquie d'Europe. (Bosnie). Elle se relie au N.-O. aux monts Lupata et au S.-E. au Tzeina-Gora et présente un développement de 30 kilomètres.

TZETZÈS ( Jean ), grammairien et pofite grec de la deuxième moitié du xiie siècle. II était né k Constuntmople, d'une famille d'origine basque ou ibérieuue, et il fut élevé par les savants les plus emments de celte ville, parmi lesquels il ne tarda pas k prendre rang, avec le titre de grammairien, qui servait alors k désigner les hommes remarquables par leurs connaissances. On n'a pas sur lui d'autres détails. 11 a laissé un grand nombre d'ouvrages, consistant en poésies? qui ne sont guère que de la prose versifiée , en commentaires sur les anciens écrivains grecs, etc. Nous mentionnerons, parmi lea

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poëmes : 'jWk4, ouvrage qui comprend trois parties distinctes, savoir : 10 Anle-Home- 'rica, ou récit de l'histoire des Troyens depuis la naissstnce de Paris jusqu'à la dixième année du siège de Troie, où commence 17liade; 2°Homerica, simple abrégé de l'Iliade, et 3° Post-Bomerica, récit des événements postérieurs à la mort d'Hector et du retour des Grecs. Les 'iTuoxâ ont été édités par Jacobs (Leipzig, 1793) et par Emmanuel Belcker (Berlin, 1816); BLfftoî luwpuci] ou Chiliades variarum historiarum , recueil d'anecdotes en vers sur les principaux personnages de l'histoire ancienne, en remontant jusqu'aux temps fabuleux, édité en premier lieu par Gerbelius, avec une traduction latine par P. Laci.sius yîâle, 1546, in-fol.]; puis, de nos jours par Riesling [Leipzig, 1S26]); Carmen fambicum de filiorum educatione, poëme qui est ordinairement réuni aux Chiliades; enfin, plusieurs autres poëmes, qui n'ont jamais été édités, mais dont on possède les manuscrits et dont la plus remarquable est une 'ritôStïi; to5 'On-iipou, composée de plus de 8,000 vers et donnant l'explication des mythes que l'on trouve dans l'Iliade. Parmi les commentaires de Tzetzès, les seuls qui aient été imprimés sont ceux sur l'Iliade, sur Hésiode et sur Lycophron. Les autres, tels que les commentaires sur les Ha- Heutica d'Oppien, sur le Canon de Ptolémée, ainsi que son poëme Sur la comédie et les poêles comiques, son Abréyé de la rhétorique d'Hermotjène, ses Lettres, etc., sont restés manuscrits. La seule édition du commentaire sur VIliade est celle de J. Hermann, qui la publia avec l'ouvrage de Draco

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stratonkensis {Leipzig, 1812, in-8»); le commentaire sur Hésiode se trouve dans les éditions de ce poëte données par Victor Trincavelli (Venise, 1537, in-4°) et par Daniel Heinsius (Leyde, 1603, in-4<>). Le commentaire sur Lycophron est attribué dans le manuscrit a Isaac Tzetzès, frère de Jean; mais ce dernier affirme dans deux passages qu'il écrivit lui-même ce commentaire et le donna à son frère; J.-C. Muller, le dernier éditeur de ce commentaire (Leipzig, 1811, 3 vol. in-go), croit cependant que les deux frères y ont travaillé en commun.

TZETZÈS (Isaac), grammairien grec, frère du précédent. 11 vivait au xiie siècle de notre ère, s'adonna il des travaux d'érudition et devint un des principaux magistrats de Berrhoée , en Macédoine. Nous possédons sous le nom d'Isaac Tzetzès un Commentaire de Lycophron, qui est très-précieux pour la connaissance de la mythologie grecque; mais tout porte à croire que ce commentaire est à la fois l'œuvre d'Isaac et de son frère Jean. Il en existe plusieurs éditions, dont une des meilleures est celle de Leipzig (181 1 , in-S°).

TZETZI ( Jean - Bahovius ) , jurisconsulte hongrois.' V. Decius.

TZIGANE adj. (Izi-ga-ne). Qui appartient, qui a rapport aux Tziganes ou Bohémiens : La langue tzigane.

— s. m. Langue parlée par les Tziganes.

— Encycl. V. BOHÉMIEN.

TZINGARI s. et adj. (tzain-ga-ri). Syn. de

TZIUA.NÏÏ.

TZYPA, rivière de la Russie d'Asie, dans

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le gouvernement Transbaïkalien. Elle se dirige au N.-E. et, après un cours de 450 kilomètres, se jette dans le Vitim.

TZITZIHOA s. m. ( tzi-tzi-o-n). Ornith.

Un des noms du pilet ou canard pointu.

TZOPILOTH s. m. (tzo-pi-lott). Ornith.

Syn. de tropii.lot,

TZOUICA s. f. (tzoui-ka). Sorte d'eau-devie de prune dont les paysans roumains font usage.

TZSCH1RNER (Henri-Théophile), théologien allemand . né a MUtweida (Saxe) en 1778, mort en 182S. Il étudia la théologie à Leipzig, se rit recevoir agrégé à Wittemberg, où il devint, en 1805, professeur de théologie, et alla, en 1809, occuper la même chaire à l'université de Leipzig. 11 prit à la guerre de l'indépendance allemande une parc aussi vive que le lui permettait son caractère sacerdotal, et suivit, comme aumônier militaire, les troupes saxonnes jusqu'à Tournay, En 1815, il succéda à Rosenmuller, en qualité de surintendant de l'Eglise de Leipzig, et s'acquit, dans ces fonctions, une grande réputation par la vigueur avec laquelle il défendit le protestantisme contre la réaction catholique. Ce fut à cette occasion qu'il écrivit les ouvrages suivants, qui excitèrent l'attention générale et qui furent même traduits dans plusieurs langues étrangères, savoir : la Conversion du baron de Haller à l'Eglise catholique (Leipzig, 1821); le Protestantisme et le catholicisme traités au point de vue de la politique (Leipzig, IS22); le Danger d'une

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révolution allemande (Leipzig, 1823); le Iletour des chrétiens catholiques de Bade au christianisme évangéligue (Leipzig, 1823); le Système de réaction (Leipzig, 1824), etc. 11 se mêla aussi activement aux autres événements importants de cette époque, ainsi que le prouvent ses écrits intitulés : la Cause des Grecs et la cause de l'Europe (Leipzig, 1S21); Sur l'adoption du rituel prussien (Leipzig, 1824, 2e édit.), etc. Tzschirner était prédicateur aussi éloquent que professeur distingué , et son enseignement exerça une grande influence sur la direction des opinions théologiques en Saxe. Il avait encore publié : Histoire de V apologétique (Leipzig, 1805); Sur l'indifférence morale (Leipzig, 1809); De la parenté des vertus et des vices (Leipzig, 1809) ; une continuation de l'Histoire de F Eglise de Schrœck (Leipzig, 1810, 2 vol.) ; Lettres provoquées par l'aveu de lleinhardt (1819), dans lesquelles il se prononçait pour le rationalisme basé sur la révélation; enfin, plusieurs recueils de sermons. Parmi ses œuvres posthumes, il faut citer : Lettres d'un Allemand à MM. de Chateaubriand, de Lamennais, etc. (éditées par Krug, Leipzig, 182S) ; Opuscula academica (édit. par Winzer, Leipzig, 1829); Leçons sur la dogmatique chrétienne (édit. par Hase, Leipzig, 1829); hi Chute du paganisme (édit. par Niedner, Leipzig, 1829); enfin, un recueil de Sermons (édit. pur Goldhorn, Leipzig, 1829, 4 vol. 2« édit.).

TZUR-BAN

des noms du Afrique.

s. m. ((zur-ban). Mamm. Un porc -épie, en Orient et en

GRAND

DU XIXe SIÈCLE

1 — Tiré d'un manuscrit de la Bib<iue royale de Munich. — XII" siècle.

2 — Alphabet lapidaire de Turin. — XVe siècle.

3 — Tiré du missel du cardinal Cornélius. — XVIIe siècle.

4 — Tiré d'un manuscrit du XVIe siècle.

5 — Lettres bullatiques d'Italie. — XVIe siècle.

« — Tiré d'un manuscrit de Venise, •>— XVe siècle.

7 — Tiré d'inscriptions sépulcrales de Vienne (Autriche). — • XIVe siècle.

8 — Tiré d'un èvangéliaire de la Bib4ue royale de Munich. — XIe siècle.

9 — Écriture d'église du XIVe siècle.

10 — Tiré d'inscriptions sépulcrales lapidaires de Naples. — XIIIe siècle.

11 — Tiré de la Bible du surintendant Fouquet. — XIIIe siècle.

12 — Alphabet vénitien du XVIIe siècle.

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