‹ Grand dictionnaire Universel du XIXe siècle, vol. 15Chapitre 489 sur 1042 · L'LYS · texte numérisé non relu

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vêtent des formes régulières et deviennent susceptibles de mouvements très-rapides; les autres, placées à l'extérieur, proviennent d'une cellule ou d'un rameau transformé et contiennent, dans un périspofe hyalin, de nombreux granules de matière verte qui se condensent en uue spore généralement simple, '

Cette famille, placée au degré inférieur de l'échelle végétale, renferme un grand nombre de genres groupés en cinq tribus, et parmi lesquels nous citerons seulement les principaux. I. Confervées : protococcus, coccochloris, oscillaire, lyngbye, scytonème, rivulaire, conferve, drapnrnaldie. — II. Ulyées : uive, palraelle. —III, Hydrodiciyées: hydrodictyon. — IV. Nostochinées : nostoc. — V. Zygnémées : zygnème, etc.

On trouve les ulvacées le plus souvent dans les lieux humides ou dans l'eau douce, plus rarement dans les eaux salées ; quelques espèces habitent à la fois ces deux sortes d'eaux. Quelques-unes peuvent servir d'aliment; d'autres sont employées en médecine ou servent k des usages économiques.

ULVE s. f. (ul-ve — lat. utva, nom d'une plante marécageuse qui n'a aucun rapport avec nos ulves). Bot. Genre d'algues, type de la famille des ulvacées, comprenant une douzaine d'espèces, répandues dans tous les pays : Les ulves sont presque toutes cosmopolites. (C. Montagne.) Parmi les ulves marines, on dislingue surtout la laitue de mer. (F. Foy.) il Nom vulgaire de la fétuque flottante, de la zostère marine et de plusieurs autres plantes aquatiques : On trouve dans plusieurs auteurs une espèce d'vuvn citée comme un excellent' fourrage pour les moutons. {F. Hœfer.)

— Encycl. Les ulves sont des algues à fronde verte, plane, membraneuse, quelquefois creusée en cornet k sa base, k bords ondulés ou crépus, sessile ou courtemènt stipilée, composée d'une ou deux couches de cellules ; les spores sont groupées par quatre, et les zoospores munis de cils k l'extrémité antérieure , quelquefois aussi k l'autre. Exposées au soleil, ces plantes deviennent jaunâtres ou même blanches. Les espèces assez nombreuses de ce genre se trouvent ' sur la terre humide, quelquefois dans les eaux douces ou saumatres, mais surtout dans les eaux salées. Ces dernières deviennent très-rares passé la profondeur de 12 à 15 mètres au-dessous des marées hautes.

Quelques ulves entrent dans l'alimentation de l'homme; telle est surtout Vulve laitue, vulgairement laitue de mer, dont les frondes ressemblent assez aux feuilles d'une laitue et affectent quelquefois une teinte purpurine, comme dans certaines variétés cultivées de ce légume ; elle abonde sur les côtes de l'Océan ; on la mange cuite, et mieux crue, en salade. On mange aussi les ulves labyrinthe, lancéolée, ombitiquêe, etc. Les Russes donnent k ces plantes le nom vulgaire de beurre aquatique, purce qu'elles sont gélatineuses, grasses et onctueuses. Ils les emploient contre les maux d'yeux, les plaies des jambes, et quelquefois aussi à l'intérieur. Les tortues marines sont très-friandes des ulves, qu'on cherche pour ce motif k multiplier dans les réservoirs où l'on nourrit et engraisse ces reptiles. Les ulves fournissent quelques sels, de soude par incinération et sont aussi employées comme engrais.

ULVEBSTONB, ville d'Angleterre, comté et k 33 kilom. N.-O. de Lancastre, sur l'estuaire delà Leuven, dans la baie de Morecambe ; 8,107 hab. Fabrication de coton, de chapeaux, de taillanderie ; chantiers de constructions navales. Exportation de minerai de fer, de cuivre, de pierre à chaux, d'ardoise et de grains.

ULVINE s. f. (ul-vi-ne — dimiu. de ulve). Bot. Genre d'algues, du groupe des isocarpées, comprenant quatre espèces : Les ulvinks croissent dans diverses infusions aqueuses de plantes conservées dans les pharmacies. (Brébisson.)

ULYSSE s. m. (u-li-se). Entom. Nom vulgaire d'une espèce de papillon.

ULYSSE, en grec Oduntcua, un des héros grecs de {'Iliade, immortalisé par Homère, mais dont l'existence historique est au moins fort contestable.' Il était fils de Laerte et d'Anticlée et frère de Ctimène ; suivant d'autres, il eut Sisyphe pour père. Lorsqu'il naquit, son aïeul Autolycus fut prié de lui donner un nom. « Autrefois, répondit le vieillard, j'ai été la terreur de mes ennemis jusqu'aux extrémités de la terre; qu'on tire de 1k le nom de cet enfant et qu'où l'appelle Ulysse, c'est-à-dire qui est craint de tout le monde. « {Odussein, craindre.) Dans sa jeunesse, Ulysse fut blessé au genou par un sanglier, et cet accident lui laissa une cicatrice qui servit k le faire reconnaître de sa nourrice Euryclée lorsqu'il aborda à Ithaque k son retour du siège de Troie. Il était déjà célèbre par son courage et la sagacité de son esprit, lorsqu'il fut envoyé par Laerte chez les Messéniens pour leur réclamer trois cents moutons qu'ils avaient volés aux habitants d'Ithaque. Il fut accueilli avec le grands égards par Orsiloque, dans le palais duquel il rencontra Iphitus, qui lui fit présent de l'arc de son père Euryte, et qui, en retour, reçut de son nouvel ami une pique et une épée. Ulysse no s© servit jamais de cet

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are célèbre dans les combats; il Je laissait k Ithaque, et c'est ce même arc que les prétendants essayèrent en vain de bander. Désirant avoir du poison pour rendre ses flèches plus redoutables, Ulysse se rendit c'a Messène a Ephyre et en demanda h Lus, fils de Mermère, mais inutilement. Toutefois, il en obtint d'Anchiale de Taphos.

Ulysse monta sur le trône d'Ithaque et de Dulichium, du vivant de son père, et épousa Pénélope, qui le rendit père de Télémaque. C'est vers cette époque que la question de la guerre de Troie commença à être agitée parmi les princes de la Grèce. Ce ne fut qu'après de longs efforts qu'Agamemnon parvint k décider le roi d'Ithaque k prendra part k cette guerre; l'amour qu'il ressentait pour sa jeune épouse lui fit imaginer plusieurs expédients pour s'en exempter. Il alla jusqu'à contrefaire l'insensé, et, pour faire croire qu'il avait perdu la raison, il s'avisa de labourer le sable sur le bord de la mer avec deux animaux do différente espèce et d'y semer du sel. Mais Palamède éventa la ruse en plaçant le petit Télémoque devant la charrue. Ulysse leva le soc pour ne point blesser son -lils et fit ainsi connaître que sa folie n'était que simulée. Il dut enfin céder et devint alors un des plus ardents k pousser a cette guerre. Seul avec Ménélas, il se rendit à Troie pour y sommer Priam de restituer Hélène et ses trésors. Cette démarche étant restée sans effet, Ulysse fit ses préparatifs pour l'expédition et découvrit k son tour Achille, caché dans l'Ile de Scyros, sous des habits de fille, k la cour du roi Lycomède. Il se rendit ensuite k Aulis avec douze navires renfermant les guerriers d'Ithaque, de Dulichium, de Zacynthe, de Sainos et de l'Epire. Durant tout le cours du siège, il rendit les plus éclatants services k l'armée grecque, autant par son courage que par son habileté, sa prudence et son éloquence. Il s'offrit k combattre Hector lui-même, protégea Diomède blessé, puis, avec l'aide de celui-ci, tua l'espion Dolon, pénétra jusque dans Troie et enleva le Palladium, et, toujours secondé de Diomède, il mit k mort Rhésus et emmena ses chevaux au camp des Grecs. Enfin, lorsque, après dix ans d'inutiles combats, les Grecs résolurent de lever la siège et de regagner leur patrie, ce fut Ulysse qui ranima leur courage et les retint devant Troie. La neuvième année, il leur avait déjà rendu le plus éclatant service en se rendant avec Pyrrhus dans l'Ile de Lemnos afin do décider Philoctète k les suivre devant Troie avec les flèches d'Hercule, auxquelles étaient attachées les destinées do cette ville. Quoique Philoctète fût son mortel ennemi, il parvint cependant k vaincre ses répugnances et k l'entraîner. Aux jeux qui suivirent la mort de Patrocle, il lutta contre Ajax le Télamonide et vainquit k la course l'autre Ajax, fils d'Oïlée. Enfin, il entra dans le fameux cheval de bois, et ce fut lui qui ferma la bouche aux imprudents dont la voix allait trahir la ruse. Mais c'est surtout par sa prudence et son habileté dans les conseils qu'Ulysse se distingue parmi tous les héros d'Homère. Eloquent, insinuant, lin, rusé, artificieux même, il contribua peut-êtro autant par toutes ces qualités k la prise de Troie que les autres chefs par leur courage. Homère dit que, pour le conseil, il ne couvait -être compare qu'S Jupiter. Aussi lo voit-on, dans l'Iliade, chargé de toutes les négociations : c'est lui qui répare les torts, concilie les différends, étouffe les querelles; c'est lui qui conduit l'hécatombe expiatoire et la tille de Chrysès k Chryse pour apaiser la colère d'Apollon ; c'est par lui encore qu'Achille et Agamemuon sont conjurés d'oublier leur haine privée dans l'intérêt Commun.

Après la chute de Troie, Ulysse mit h la voile pour Ithaque, et c'est alors que commence la série des vicissitudes qui forment le sujet de l'Odyssée. Y. ce mot; v. aussi Po-

LYPHÉMB, ClRCK et PÉNÉLOPE".

Plusieurs épisodes de la vie d'Ulysse et le nom même du héros ont passé dans le domaine littéraire, où ils offrent'aux écrivains le sujet de fréquentes allusions. Nous en avons déjà signalé quelques-unes aux mots arç d'Ulyssb, Argus, le chien d'Ulysse ; ClRCÉ, PÉNÉLOPE, SIRÈNES. En voici d'autres encore.

« Quant à Louis-Philippe, nous avons assez souvent exprimé notre opinion k son égard. Il est un grand roi, bien qu'il ressemble plus k Ulysse qu'à Ajax, ce furieux héros qui succomba d'une manière bien lamentable dans sa lutte avec l'inventif et calme favori de Minerve. »

H. Heine.

« Le méchant est atteint lui-même par la mal qu'il fait; le mal fait k l'opprimé passa du même coup k l'oppresseur. L'oppresseur, en effet, est, comme l'opprimé, homme, et en blessant l'homme hors de lui, il blesse l'homme en lui. Vous ne vous sentez pas souffrir, dites-vous-JPout entier k la sensation, vous accomplissez la même métamorphose que les compagnons d'Ulysse sons la baguette de Circé. Mais êtes-vous sûr de no pas souffrir? Poussez la métamorphose jusqu'au bout, et vous voilk le plus pauvre, dea

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hommes, car vous manquez du sentiment et de l'intelligence. «

P. Leroux.

A ce dernier genre d'allusion se rattache un souvenir historique qui est assez plaisant. Louis. XVIII, un homme d'esprit cependant, eut un jour la malencontreuse idée de créer l'ordre du Lis, qui ne tarda pas à sombrer sous le ridicule, si M. Prudhomme veut bien nous permettre de nous exprimer ainsi. Bientôt les malheureux voués à cet ordre ne furent plus étiquetés que sous le nom de compagnons du Us. Il faudrait n'avoir jamais mis les pieds en France pour ignorer l'effet désastreux que produisit cette grotesque appellation.

— Allus. littér. On ne s'attendait guère a voir Ulysse en cède affaire. V. AFFAIRE.

Ulysse, tragédie en trois actes et en vers, mêlée de-chœurs, par Fr. Ponsard (Théâtre- Français, 18 juin 1852). La tragédie s'ouvre par un prologue, où le héros, déposé par les Phéaciens sur le rivage d'Ithaque, apprend de Minerve qu'il a terminé ses courses et qu'il voit enfin le sol de sa' patrie. La déesse lui parle aussi des travaux qui l'attendent encore et lui donne d'utiles conseils. Dans le premier acte, Ulysse, transformé par Minerve en vieux mendiant, arrive dans la cabane d'Eumée, où il est reçu avec tous les égards dus à la pauvreté et au malheur. Il se fait raconter par les bergers l'insolence des prétendants, la fidélité de Pénélope, la tristesse de Laërte et la sagesse précoce de Télémaque. Bientôt, Télémaque lui-même arrive de Pylos, où il est allé consulter Nestor, et vient, conduit par la fille de Jupiter, s'asseoir au foyer d'Eumée. Ulysse, profitant d'un moment où il est seul avec son fils, se fait connaître. Le lendemain, c'est-à-dire au second acte, Ulysse, toujours vieux, et mal vêtu, entre dans le palais de ses pères. Pénélope le reçoit comme un étranger qui a vu Ulysse; elle écoute avec avidité tout ce qu'il peut lui apprendre concernant les aventures du roi d Ithaque. « Il l'a reçu, dit-il, dans son palais avant d'avoir été dépouillé par les dieux de ses grandes richesses. » Ils s'entretiennent longtemps ; puis ils sont interrompus par Antinous et les autres prétendants, qui viennent déclarer une dernière fois à la reine qu'ils sont las d'attendre et que, dès le lendemain, elle devra choisir un nouvel époux. Après leur départ, Pénélope reste seule avec le mendiant et, sur son conseil, elle se décide à accepter pour époux celui des prétendants qui pourra tendre l'arc d'Ulysse. Au troisième acte, Pénélope descend elle-même dans la salle du festin, où Etésippe et Antinous insultent Ulysse, et elle propose aux princes une lutte dont elle doit être le prix. Les prétendants acceptent, et c'est à qui s'épuisera en efforts inutiles; l'arc n'est docile qu'à la main du vieillard vagabond que les princes ont outragé. Alors seulement, le mendiant se nomme et se venge aussitôt sur Antinous en le frappant de sa première flèche. L'épilogue n'est employé qu'à la reconnaissance d Ulysse par Pénélope. Chaque acte est coupé par des morceaux lyriques chantés ou déclamés par cinq chœurs différents : le chœur des naïades qui habitent la grotte du village, celui des porchers, celui des serviteurs et des prétendants, celui des suivantes fidèles et enfin celui des suivantes infidèles, dirigé par Mélantha. Cette rapide analyse est suffisante pour montrer que Ponsard a scrupuleusement suivi le récit d'Homère; elle est suffisante aussi pour montrer qu'il en a tiré un tableau plutôt qu'un drame. La tragédie d'Ulysse, comme plusieurs des pièces de Ponsard, manque d'action et, par conséquent, d'intérêt dramatique.

Ulysse rendant Chrjséis à «on père, "tableau de Claude Lorrain; au Louvre. Le vaisseau de l'ambassadeur des Grecs est entré dans le port de la ville, où Chrysès exerce à la fois le pouvoir royal et les fonctions de grand prêtre d'Apollon. Ce port, animé par le va-et-vient des embarcations, est entouré d'édifices magnifiques. Chrysès, debout sous le péristyle de l'un de ces édifices qui paraît être le temple d'Apollon, reçoit sa fille des mains d'Ulysse en présence d'une foule nombreuse. En avant, des sacrificateurs dans une barque conduisent des bœufs ornés de bandelettes. Au premier plan, sur le quai pavé de larges dalles, des matelots déposent des fardeaux contenant, sans doute, les présents destinés à être offerts au grand prêtre. Un nègre tient un coffret qu'il offre ou montre simplement à des gens de la ville. Comme on voit, la couleur locale n'est guère respectée ; mais la composition, pour n'avoir pas la simplicité homérique, n'en est pas moins très- . séduisante. Le soleil couchant, dont le disque apparaît à l'horizon entre le vaisseau d'Ulysse et une tour qui défend l'entrée du port, éclaire vivement le sommet des vagues et répand sur toute la scène une lumière dorée, douce et harmonieuse.

Ce tatheau, dont les figures sont de Filippo Lauri, est désigné dans le Livre de vérité, sous le n° 80, comme ayant été peint pour le prince de Liancourt. 11 a été gravé par Dom. Barrière, en 1664, et dans le Musée français. Une autre toile de Claude, Ulysse visitant la cour de Lycomède, appartient au musée de 1 Ermitage; on y voit, comme dans le tableau du Louvre, un port encombré de vais-

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seaux et bordé de superbes monuments. On sait que ce fut à cette cour de Lycomède qu'Achille, déguisé en femme et mêlé aux filles de ce prince, fut découvert par Ulysse ; cette scène a été peinte par Annibal Carrache (gravée par Gérard Audran), Poussin (gravée par Pesne), Jan Bockhorst ou Langjan (pinacothèque de Munich), Halle (Salon de 1769), Rubens (gravée par Corn. Visscher et par Rickman), etc. Un tableau de Taillasson, qui est au Louvre, représente Ulysse et Néoptolème enlevant à Pniloctèle les flèches d'Hercule. Jan Mùller a gravé en 1589, d'après Cornelis de Harlem, un Ulysse combattant contre Irus. Un tableau du Calabrèse, Ulysse enlevant le fils d' Andromaque, a fait partie de la galerie du duc de Saxe- Teschen et des collections Verbeleu (1S33) et Chappuis (1865); il a été gravé par Jacques Schmuzer. S. Bernard a gravé, d'après Séb. Bourdon, un Astyanax découvert par Ulysse.

Ulysse dans l'île des Pbêuciens, tableau de Rubens; au palais Pitti, à Florence. Le héros, qui vient d'échapper pour la troisième fois au naufrage, est entièrement nu ; il sort d'un bouquet d'arbrisseaux, derrière lesquels il avait cherché un refuge, et se présente à la fille d'Alcinoùs pour implorer son secours. Inspirée par Minerve et Jupiter, qui apparaissent dans le ciel, Nausicaa s'arrête et, relevant son voile, elle regarde avec bonté Ulysse. Les compagnes de la princesse s'enfuient, effrayées, mais elles mettent dans cette fuite autant de grâce et de coquetterie que la Galatée de Virgile en mettait à se dérober a la vue du berger :

Cupiunt anle vidari et.... videre.

Au premier plan du tableau est un char, sur lequeLdeux jeunes filles déposent du linge. Le paysage où la scène se passe est vaste et pittoresque, A droite, une cascade se précipite à travers des roches escarpées ; plus loin v se déroule une chaîne de vertes collines, au penchant desquelles blanchissent des villages et des palais. A gauche, au bord de la mer, s'élève la capitale du roi des Phéaciens.

Un tableau de Rubens, sur le même sujet, a fait partie de la galerie Aguado et a été gravé par Eugène Aubert vers 1840. La même scène a été peinte par le Guide dans un tableau qui appartient au musée de Naples et dont les figures sont de grandeur naturelle. Elle a été représentée, de notre temps, par Eugène Buttura (Salon de 1847) et par Louis Baader (Salon de 1867).

Nicolo dell' Abbate avait peint, sur les dessins du Primatice, V'Histoire d'Ulysse dans une galerie de Fontainebleau; ces peintures, qui ont été détruites vers 1738, ont été gravées en cinquante-deux planches par Th. van Thulden en 1632. Simon Vouet avait retracé la même histoire en trente-quatre compositions sur les murs et le plafond de la galerie de l'hôtel Bullion, à Paris.

Ulysse relevant le corps d'Achille, groupe, par Pradier; au musée de Genève. Dans une lettre adressée à son ami Jules Canonge, le 22 octobre 1850, Pradier écrivait : « Je fais en ce moment le groupe d'Ulysse relevant le corps d'Achille. Je crois l'avoir trouvé enfin, et grâce à mes douleurs, car c'est encore dans la fièvre (le grand artiste Venait d'être assez gravement malade). Mais il faut dire qu'Ingres l'avait vu et m'avait tellement monté- 1 esprit et l'imagination pour cet ouvrage, qu'il fallait qu'il sortît complètement de ma tête. En effet, je n'ai plus d'autres pensées que celles-là, et si vous voyiez ce groupe de demi-grandeur, il vous frapperait, Ingres est venu à l'atelier pour le voir et le suivre; tout ébauché qu'il est, il voulait que je le misse au point sur le marbre. C'est un travail à faire en Italie, ensemble, si la paix peut y renaître. » Ce groupe, qui devait avoir des proportions colossales, n'a malheureusement jamais été exécuté en marbre. *

Ulysse a inspiré plusieurs autres statuaires modernes. Le sujet d'Ulysse reconnu par son chien a été sculpté par Espercieux (Salon de 1812), par Auguste Barre (groupe de marbre, exposé au Salon de 1834 et appartenant à l'Etat), L. Macdonald (Exposition universelle de 1855), Isidore Bonheur (Salon de 1859). Une statue de marbre d'Ulysse dans Vite de Calypso a été exposée par Bra au Salon de 1833. Dans les jardins de Versailles, il y a un terme de marbre, par Magnier, qui représente Ulysse tenant à la main la fleur que Mercure lui avait donnée.

ULYXÉNIDE adj. (u-li-ksé-ni-de — du gr.

ulaios, forestier; xenos, hôte; eidos, aspect). Entom. Qui habite, les forêts.

— s. m. pi. Groupe d'insectes coléoptères hétéromères, de la^faraille des sténélytres.

UMAMARCA, lac de l'Amérique méridionale, dans la Bolivie, au S.-E. du lac Titica, avec lequel il communique ; 90 kilom. de longueur sur 35 de largeur. Il donne naissance au Desaguadero.

umari s. m. (u-ma-ri), Bot. Syn. de geoffroya, genre de légumineuses,

UMBELLE s. f. (on-bè-le — du lat. umbe' <i, ombrelle). Blas. Bouclier figuré sur un éc. *

— Moll. Nom scientifique du genre ombelle.

UMBELLIFÈRE adj. (on-bèll-li-fè-re). Autre orthographe du mot ombellifère.

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OMBELLcLaire s. f. (on-bèll-lu-lè-re).

Autre orthographe du mot ombellulairk.

UMBERTIDE, ville du royaume d'Italie, province de Pérouse; la même que Fratta. V. ce mot.

umeilig s. m. (on-bi-lik). Orthographe ancienne du mot ombilic.

— Moll. Umbilic de mer, Syn, de nombril

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