‹ Grand dictionnaire Universel du XIXe siècle, vol. 15Chapitre 491 sur 1042 · UM1N · texte numérisé non relu

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umbratus, ombragé, et colo, j'habite). Hist. nat. Qui se plaît dans les lieux ombreux.

.' UMBRE s. m. (on-bre). Erpét. Espèce de lézard qui habite le midi de l'Europe.

— Ichthyol. Syn. d'oMBRB, nom de divers poissons, il Genre de poissons voisins des brochets, dont l'unique espèce vit dans les . lacs de l'Autriche. On leur donne aussi quelquefois le nom d'uMBRiNB.

UMBREIT ( Friedrich - Wilhelm - Karl ) , théologien allemand, né en Saxe le 11 avril 1795, mort le il juin 1860. Il fit ses études à l'université de Gœttingue, où il fut reçu, en 1818, à l'agrégation. Peu de temps après, il obtint une chaire de théologie et de philosophie à Heidelberg. Nous citerons parmi ses ouvrages les plus importants : Commentaire pratique des prophètes (Hambourg, 1841-1846); \b' Cantique de l'Amour, le plus ancien et le plus beau de l'Orient (Gœttingue, 1820); Traduction et explication du livre de Job {Heidelberg, 1824); Commentaire philologique critique et philosophique des proverbes de Salomon (Heidelberg, 1826) ; Edification chrétienne, traduction et explication des plus beauxpsaumes (Hambourg, 1835); les Points fondamentaux de l'Ancien 2'estament (Heidelberg, 1843); le Péché, étude pour servira la théologie de l'Ancien Testament (Hambourg et Gotha, 1853) ; VEpitre aux Humains expliquée par l'Ancien l'estament (Gotha, 1856) ; Com'mentatio hisloriam Eminorum-al-Omrah ex Abulfeda exhibens (Gœttingue, 1816); le Serviteur de Dieu (Hambourg, 1S49); Poésies nouvelles tirées de l'Ancien Testament (Hambourg, 1847) ; enfin, de nombreux articles dans la revue intitulée : Etudes et critiques théologiques.

UKBRIA, nom latin de I'Ombrie.

UMBRIAT1CO, bonrg et commune du royaume d'Italie, province de la Calabre Ultérieure Ile, district de Cotrone, mandement de Savelli, 1,057 hab. Exploitation d'albâtre et de plâtre. Commerce de grains, cire et vin.

UMBRO, nom latin de I'Ombronb, rivièred'Italie.

UMÉA, ville de la Suède, chef-lieu de la préfecture ou lân de Westrobotnie ou Botnie occidentale, à l'embouchure del'Uméa, dans le golfe de Botnie, à 680 kilom. N.-E. de Stockholm, par 63» 49' de latit. N. et 18» de longit.E.; 1,650 hab. Exportation de planches, bois, poissons, goudron et peau. Fondée en 1620, par Gustave-Adolphe.

UMEA, rivière de Suède. Elle descend du versant oriental des monts Kiœlen, coule an S.-E., forme le lac Stor-Uman et se jette dans le golfe de Botnie à Umea, après un cours d'environ 460 kilom.

UMEAU s. m. (u-mo). Bot. Nom vulgaire de l'ormeau.

UMEAU (François), médecin, mort à Poitiers en 1599. Il était échevin de cette ville et doyen de la Faculté de médecine. On possède de lui : Discours des signes, causes, préservation et guérison du pourpre (Poitiers, 1575, in-8°) ; Traité sur la rate (Paris, 1578,

UMEAU (François), médecin, neveu du précédent, né à Poitiers en 1608, mort dans la même ville en 1683. Reçu docteur en médecine en 1628, il exerça constamment dans sa ville natale et devint doyen de la Faculté. Il publia, contre le système d'Hurvey sur- la circulation du sang, un écrit intitulé : In circulationem sanguinis'Earveanam exercitatio anatomica (Poitiers, 1659, in-8°).

UMEAU (Jean), jurisconsulte, né à Poitiers en 1598, mort dans la même ville en 1682. Il se fit inscrire comme avocat au parlement de Paris, puis il obtint la chaire des Institutes à Poitiers. On a de lui : Conventus Musarum juridici nuper habiti in monte Parnasso (Poitiers, 1666, in-8"); De jure emphyteutico qu&stiones légales et foreuses (Poitiers, 1679, iu-12) ; Otia Parisina, recueil de poésies latines qu'il avait écrites pendant un séjour à Paris; Autumnaha subsecioa, autre recueil de pièces de littérature et de jurisprudence, qu'il écrivit pendant les vacances, de 1655 à 1678.

UMERAPURAouÀMARAPOCRA c'est-à-dire

Ville des Immortels, ville de l'Inde transgangétique, dans l'empire birman, sur la rive gauche de l'Iraouaddy, à 25 kilom. N.-E. d'Ava. -Cette vilie, bâtie en 1783 et capitale de l'empire jusqu'en 1824, renfermait une population de 175,000 âmes en 1800 et 30,000 seulement en 1827. XTa incendie en 1820, la translation du siège de l'empire à Ava, un tremblement de terre en 1839, enfin les pillages qui ont suivi la guerre civile en 1852, ont fait de cette ville, autrefois florissante, un monceau de ruines, au milieu desquelles on ■ distingue encore le temple d'Arakim, orné do deux cent cinquante colonnes eu bois doré et renfermant la statue colossale du Bouddha, plusieurs monastères et enfin l'ancien palais impérial.

UM1NSK1 (Jean-Népomucène), général polonais, né dans le grand- duché de Posen en 1780, mort en 1851. 11 servit comme volontaire sous les ordres de Kosciuszko pendant la guerre de 1794 et vécut ensuite en simple particulier jusqu'en 1806, époque à laquelle Napoléon, par l'organe de Dombrowski, appela les Polonais à prendre les armes pour reconquérir leur indépendance. Uminski ac-

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courut l'un des premiers à cet appel, forma une garde d'honneur pour Napoléon et corn-, battit a Dantïig, puis à Dirschau, où il fut blessé et fait prisonnier. Un conseil de guerre prussien le condamna à mort; mais la sentence ne fut pas exécutée, sur la menace que fit Napoléon d'user de représailles. Après la paix de 1807, Uminski entra comme major dans un régiment de cavalerie française et passa, bientôt après, dans la nouvelle armée polonaise, avec laquelle il fit les campagnes de 1812 et 1813. Blessé et fait prisonnier à la bataille de Leipzig, il recouvra sa liberté en 1814, fit quelque temps partie de l'armée polono-msse, puis se retira du service. En 1821, il fonda avec Lukasinski l'association patriotique des Faucheurs, dont les,ramifications couvrirent rapidement toute la Pologne. Arrêté pour ce motif à l'avènement de "empereur Nicolas, il fut condamné à une détention de six ans dans la forteresse de Glogau. Il réussit à s'en échapper, à la nouvelle de l'explosion de l'insurrection polonaise, rejoignit l'armée, le 19 février pendant la bataille de Wawre, à laquelle il prit part comme simple soldat, et fut promu, le lendemain, général de division. Il se signala encore à la bataille de Grochow, aux. combats do. la Narew, de Dembé, de Lrwiec et de Kaluszyn,et, après la chute de l'insurrection, chercha un asile en France. Plus tard, il se retira a Wiesbaden, où il résida jusqu'à sa mort. Outre différents ouvrages écrits en polonais, il a publié en français : Récits des événements militaires de la bataille d'Ostroienka (Paris, 1832), et en allemand : Examen de l'ouvrage de Frédéric de Smitt (Bruxelles, 1840).

UMM-SINANN1TE s. m. (umm-si-nann-nite). Hist. relig. Membre d'un ordre monastique fondé à Constantinople, au xvib siècle, par le cheik Umm-Sinann.

UMIUTSIR, ville de l'Indoustan anglais.

Y. Amretseir,

" CMSTÀDT, ville du grand-duché de Hesse- Darrastadt, province de Sarkenburg, bailliage et à 8 kilom. de Dieburg; 3,500 hab. Fabrication de toiles ei tanneries. Près de là est l'ancien château d'Otzberg.

UN , UNE adj. (eun, u-ne. — Quelques-uns veulent que un, devant un mot commençant par une voyelle, garde le son nasal : eun nhomme, pour un homme; d'autres font prononcer eu-nhomme; d'autres enfin donnent, en ce cas, à un le son du féminin une, et font prononcer u-nhomme. Mais plusieurs limitent cette dernière manière de prononcer au cas où un est adjectif indéfini — lat. unus, même sens). Qui est seul, qui n'est pas associé, compté avec d'autres objets : Cela coûte un franc. Je ne l'ai vu çu'une fois. Cet enfant a plus rf'uN an. Il n'a ju'unë heure pour se reposer. -Les querelles ne dureraient pas longtemps si le tort n'était que d'UN côté. (La Rochef.) Il suffit d'être UN pour exister, il faut être deux pour créer. (Lamart.)

Deux sûretés valent mieux qu'une.

La Fontaine.

L'amour, par le remercia, aisément se désarme ; 11 ne faut quelquefois qu'un soupir, qu'une larme.

Tu. Corneille. Qu'en un lieu, qu'en un jour, un seul fait accompli, Tienne jusqu'à la fin le théâtre rempli.

Boileau.

— S'emploie avec un nom de personne pour relever ce nom, lui donner plus d'importance : Ce n'est pas à un Caloni qu'il fallait demander de ta tolérance.

— Une heure, Heure qui est la première après minuit ou après midi ; Une heure du matin ou de nuit. Une heueb du soir ou de jour. Une heure après-midi. Nous partirons à une heure, u Sur les une heure, Vers un© heure, à une heure environ.

— Un à un, Un .après l'autre, un succédant à.' un, pas plus d'un à la fois : Ils ne sauraient passer là çu'un a un. Je les ai comptés un A un. (Acad.) Il faut prendre chaque difficulté UNE A CNtî. (Cormen.) Distinguer, c'est considérer séparément, et la réflexion a pour condition de considérer un A un tous les éléments primitifs. (V. Cousin.)

— Pas un, Aucun, nul : Je n'ai pas un sou.

Je ne vois là-dedans pas une de vos hardes.

Reonard.

Il A signifié quelqu'un, un seul :

.... Si pas un se rend a ses prières, Je veux mourir ici soub les coups d'étriviêres. "

Piron.

11 Comme pas un, Plus ou mieux qije qui que ce soit : // est riche comme pas un. Il est renseigné comme pas un.

— Encore un que les Anglais, que les Prussiens ne mangeront pas, Se dit par plaisanterie en se levant de table après un repas.

— Qui n'en a qu'un n'en a pas, Se dit en parlant des personnes qui n'ont, qu'un seul enfant, tantôt pour exprimer combien elles sont exposées à le perdre, tantôt pour dire que la charge d'un enfant unique est tout à fait insignifiante.

— adj. indéfini. Quelque, certain : Un poëme qui n'est que régulier est loin d'être un bon poème, (Marmontel.) Une vertu en amène une autre. (Rivarol.) Le mari est un maître; l'amant est un esclave avant d'être

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