UN
un tyran. (Latena,) L'humantté, un peuple, une race, un homme, sont une même chose, une chose identique. (Ballanche.) Chaque famille est une histoire et même un poème à qui sait la feuilleter. (Lamart.) Chacun suit dans ce monde une route Incertaine, Selon que son erreur le joue et le promené.
Boileau.
■ tl Tout, chaque : Un écrivain doit avoir la connaissance du cœur humain.
— adj. qualif. Qui n'admet pas de division, qui forme un tout complet : L'Eglise est unis, (Boss.) La vérité est une, immuable, éternelle. (Vauven.) Il n'y a rien de bien que ce qui est un. (Dider.) La vérité est une et n'admet aucune épithète. (A. Fée.) Le beau est indivisible et un. (Mesnard.) L'intelligence est essentiellement une faculté une. (Flourens.) Comme l'erreur, la politique varie, mais la science est une comme la vérité. (E. de Gir.) L'organisme de l'homme est à la fois le plus compliqué et le plus un. (D. Stem.)
r~ République une et indivisible, Titre de la République française de 1793.
— Littér. et B.-arts; Qui n'est point multiple, qui ne peut fournir qu'un sujet, dont les parties sont liées et coordonnées de façon à former un ensemble : Il faut que dans un poëme l'action soit une. (Acad.) Tout sujet est un, et quelque vaste qu'il soit, il peut être renfermé dans un seul discours. (Fén.)
— Pron. indôf. Une chose :
Promettre est un et tenir est un autre. ■ La Fontaine.
— N'être, ne faire qu'un, Etre tout à fait semblable ou parfaitement uni : Dieu, la fatalité, ta matière fia FONT qu'un. (Chateaub.) Nos principes nous paraissent surtout irrésistibles, quand ils ne font qu'un avec nos passions. (Villera.)
Quand un mari, quand une femme
Vivent de telle sorte entre eux,
Que ce n'est qu'un cœur et qu'une âtae.
Il n'est point d'état plus heureux;
Mais si l'on s'en rapporte à ceux
Qui sont sous la foi conjugale,
C'est la pierre philosophale.
De n'être qu'un quand on est deux.
— C'est tout un, C'est chose identique, tout à fait semblable ou tout à fait indifférente : Lui ou moi, c'est tout un. Ressentiments et rêves, c'est tout un. (A. de Gasparin.) Argent, liberté, dignité, c'est tout un pour l'homme sage et prudent. (Eug. Delacroix.) Honte et'pauvreté, c'est tout un; richesse et hardiesse vont ensemble, (Ste-Beuve.)
— Dire d'un, puis d'un autre, Changfcr.d'avis, se dédire :
[traite Dire d'un, puis d'un autre, est-ce ainsi que l'on
[sotî Les gens faits comme moi ? Me prend-on pour un
La Fontaine.
— En donner d'une à quelqu'un, Le tromper, lui en faire accroire.
— Ne faire ni une ni deux, Ne pas hésiter, ne pas balancer. /
— L'un, Celui-là, un des deux nommés, et plus ordinairement, le premier des deux nommés, par opposition à l'autre ; La jeunesse est présomptueuse, et la vieillesse est timide ; LUNE veut vivre, l'autre a vécu. (Mme Roland.) Il y a deux sortes de ruines : l'une, ouvrage du temps : l'autre, ouvrage des hommes. (Chateaub.) tl Une personne ou une chose, par opposition à une autre : Parmi les arts libéraux, les uns s'adressent plus directement à l'âme, les autres plus directement à l'esprit. (Marmontel.) Ce qui est utile pour l'un ne l'est pas pour l'autre. (Th. Gaut.)
Quelquefois l'un se brise où l'autre s'est sauvé, Et par où l'un périt un autre est conservé. '
Corneille.
Il Un, sur un nombre d'objets donnés : De deux, de trois, de quatre jours l'un. La paonne ne pond pas tous les jours, mais seulement de trois ou quatre jours L'UN. (Buff.)
— L'un et l'autre, Une personne ou une chose aussi bien que l'autre personne ou l'autre chose : La poésie ne doit ses avantages sur la peinture qu'aux harmonies des objets, l'une et l'autre se servent des mêmes lois. (B. de St-P.)
— L'un l'autre, l'un à l'autre, Réciproquement, mutuellement : Ces deux époux s'adorent l'un l'autre. Les femmes ne se plaisent pas les unes aux autres par les mêmes agréments qu'elles plaisent aux hommes, (La Bruy.) Les nommes sont faits pour se secourir
LES UNS LUS AUTRES. (Volt.
Dans ce monde, il se faut l'un l'autre secourir.
La Fontaine.
... Corsaires a corsaires,
L'un l'autre s'attaquant, ne font pas leurs affaires.
La Fontaine.
— L'un portant l'autre, L'un dans l'autre, Compensation faite de ce qui est moindre dans l'un, avec ce qui est plus considérable dans l'autre : En Russie, le ferf vaut, l'un dans l'autre, dix roubles par an à son propriétaire. (De Custine.)
— - Prov. Qui sert au commun ne sert à pas un, Ceux qui sont chargés do l'intérêt public ne s'en occupent que très-mollement.
— Blas. De l'un à l'autre, Se dit lorsque
UN
des pièces étendues de l'écu sont posées sur des partitions dans un écu parti de deux émaux, de manière que la pièce posée sur la partition participe aux deux émaux en les croisant sur les émaux du fond : Graff: Parti de sable et d'argent à l'aigle éployée de l'un k l'autre. Il De l'un en l'autre, Disposition qui diffère de la précédente en ce que les pièces sont plus petites, qu'elles sont en nombre et qu'elles ne sont pas posées sur les partitions de l'écu, mais dans les divisions. Il Dans l'un à l'autre, Disposition dans laquelle une seule pièce s'étend de l'un à l'autre en couvrant les deux émaux de l'écu et en les croisant.
— Jeux. Aux dames. Faire l'une pour une. Faire prendre un de Ises pions k l'adversaire et lui en prendra, un des siens.
— S. m. Premier nombre entier, exprimant un rapport d'égalité entre la quantité et l'unité : Un, deux, trois, quatre. Un pour cent. Un entre mille. N'en prenez qu'ïin à la fois. (Acad.)
Un et un font deux, C'est le nombre heureux
En galanterie.
Mais si quelquefois
Un et un font trois, C'est de la diablerie.
Saint-Hyacinthe.
— Chiffre qui exprime le nombre un : Trois un de suite font cent onze. (Acad.)
— Syn. Cn, «nique. Ces mots ne peuvent être considérés comme synonymes qu'autant que l'on a en vue l'emploi de un comme qualificatif, et non comme déterminatif numéral ou indéfini. Alors un exprime l'idée d'unité comme quelque chose d'essentiel, d'immuable, tandis que unique présente la même idée comme quelque chose d'accidentel; Dieu est un, parce que son unité résulte de sa nature même; une chose unique est telle, parce que le cours des choses n'a pas permis qu'elle fût multiple. ' .
— Gramm* Le pronom conjonctif placé après un de ceux, une de celles a toujours pour antécédent le pronom démonstratif, et il en prend le genre et la nombre : Un de ceux qui sont venus; Une de celles qu'on a vues. Lorsque le pronom démonstratif est remplacé par un substantif pluriel, le pronom conjonctif doit s'accorder de même avec ce substantif, et non pas avec un, une. On doit donc dire : L'astrohomie est une des sciences qui font le plus d'honneur à l'esprit humain. L'Académie, il est vrai , semble autoriser une des sciences qui fait le plus d'honneur, mais il est bien difficile de justifier cet emploi du singulier, à moins qu'on ne mette une virgule après science, ce qui change totalement le sens de la phrase et lui fait signifier d'abord que l'astronomie est une des sciences en général, puis que cette science en particulier fait le plus d honneur a l'esprit humain. Mais, comme cette explication est très-peu naturelle, il serait plus exact de dire que, si nos anciens auteurs s'exprimaient ainsi quelquefois avant que les principes de la langue fussent bien fixés, cela ne doit plus être permis aujourd'hui. Il faut bien remarquer que les phrases précédentes n'ont qu'une ressemblance apparente avec celle-ci : C'est un de mes amis qui m'écrit, où le pronom qui se rattache à ce.
Quand pas un doit être qualifié ensuite par un adjectif ou par un participe, on le joint au qualificatif par la préposition explétive de : Vous n'en trouverez pas un de prêt; Il n'y en eut pas un de blessé.
Dans les nombres formés de un, précédé d'un multiple de dix, comme vingt et un, trente et un, etc., on ne doit jamais considérer tin comme formant un nombre à part, et le substantif suivant doit toujours se mettre au pluriel : Vingt et un francs; Quatre-vingtun. feuillets, etc.
Quand les deux mots l'un, l'autre, ont la même fonction grammaticale, ils doivent être unis par une conjonction, et si la fonction est celle de complément indirect, la préposition doit être répétée : L'un et l'autre sont venus; Je parlerai à l'un et à l'autre.
Quand la phrase exprime une idée de réciprocité, l'un est sujet et l'autre complément; dans ce cas, ces deux mots ne doivent être unis par aucune conjonction : Ils s'aimaient l'un l autre; Ils s'unirent l'un à l'autre.
Quand on parle de plus de trois sujets, l'un se remplace par les uns et l'autre par les autres, k moins toutefois qu'on ne veuille représenter ces objets comme étant pris un à un ou comme liés entre eux un à un : Les Phéniciens, étonnés, se regardaient Us uns les autres. (Fénelon.)
Le verbe qui a pour sujet l'un et l'autre, ni l'un ni l'autre, se met souvent au pluriel ; cependant, comme ces expressions sont la traduction des mots latins singuliers uterque, neuter, on peut aussi mettre le verbe au singulier, et alors l'action du verbe est attribuée d'une manière particulière à chacun des deux individus ou des deux objets : L'un et l'autre viendront, ils viendront tous deux; L'un et l'autre viendra, chacun d'eux viendra.
L'Académie approuve l'emploie de tes devant une heure ; Sur les une heure, pour signifier vers une heure, sur les environs de une heure. On ne voit pas, dès lors, pourquoi elle condamne sur. les midi, sur tes minuit, qu'on entend dire aussi souvent que
IINAU
sur les une heure et qui peuvent se justifier de la même manière.
UNÂDI adj. (u-nâ-di). Gramm. Sa dit en sanscrit des suffixes qu'on ajoute aux radicaux pour former des noms primitifs.
Une balte on moulin, opéra-comique en un acte, paroles de M. Constant Jardry, musique de Mme Ugalde; représenté aux Bouf- 'fes-Parisiens le 11 janvier 1867. Le livret a peu d'intérêt. Une certaine grande dame, marraine de Micheline la meunière, lui a promis une somme de 1,000 écus, si elle restait pendant un an maîtresse au logis et con- • duisait à sa guise Magloire, son mari. Celuici est soumis à de rudes épreuves, surtout lorsqu'il voit arriver au moulin un galant mousquetaire, neveu de la capricieuse marraine et fort disposé à courtiser, la meunière. Mais Micheline, qui se soucie peu de la jalousie de son mari , veille sur son honneur et sait le préserver de toute atteinte. Mme Ugalde a fait preuve d'imagination mélodique dans cette composition légère. Nous avons remarqué une assez jolie romance de baryton : Dans une douce rêverie ; l'air : Je ne suis pas poltron, sur un temps de valse ; un agréable duo dont la strette : Verses ce vin exquis , a de l'entrain. Chanté par Mme Ugalde, Beaucé, son frère, et Garnier.
Unam .nnctnm, nom d'une bulle célèbre lancée par Boniface VIII, durant ses querelles avec Philippe le Bel. V. bulle.
UNANIME adj. (u-na-ni-me — lat. «nanimts ; de unus, un seul, et de animus, esprit). Général, sans exception, appartenant à tous : Avis unanime. Consentement unanime. Résolution unanime. Le genre humain refuse des applaudissements unanimes à ce qui blesse la morale. (Chateaub.)
Combien avons-nous vu d'éloges unanimes
Condamnés, démentis par un honteux retour I J.-B. Rousseau.
— PI. Tous du même avis : Nous avons été unanimes sur ce point.
UNANIMEMENT ad v. (u-na-ni-me-man — rad. unanime). D'une manière unanime, d'un commun accord : Tous les écrivains catholiques conviennent unanimement que le régime de l'Eglise est monarchique. (J. de Maistre.)
Toutes, di8-je,«)tam'mem«il
Se promettent de rire à son enterrement. La Fontaine.
UNANIMITÉ 8. f. (u-na-ni-mi-té — lat.
unanimitas; de unanimis, unanime). Conformité complètement générale; identité d'opinion : Il fut élu à ^'unanimité des suffrages. Ce n'est jamais que par le sentiment qu'on arrive à ^'unanimité d'opinion parmi les hommes. (Mme de SiaSl.) //unanimité n'est pas la force. (J. Simon.)
UNANUÉA s. m. (u-iia-nu-é-a). Bot. Syn.
de stémodie, genre de plantes du Pérou. Il On dit aussi unarénuéa.
UN* SAHJSV1CTIS NULLAM SPBltAKE SALUTEM (La seule chance de salut pour les vaincus, c'est de n'espérer aucun salut), Vers de Virgile (Enéide, liv. II, v, 354). Ce sont les derniers mots da l'exhortation qu'Enée adresse aux guerriers réunis autour de lui dans la nuit où périt Troie.
Delille a traduit ainsi ce passage :
Tout l'espoir des vaincus est. un beau désespoir.
Un autre traducteur, Gaston, a dît avec moins d'emphase :
Le salut dos vaincus est de n'en plus attendre.
Racine a imité Virgile dans ca vers de Bajazet : '
Mon unique espérance est dans mon désespoir 1 ■ Catilina est à nos portes, ou du moins à. celles de l'Union. Cet estimablejournal pousse un cri d'alarme: Una salus victisl Levezvous 1 honnêtes gens, et combattez en masse la Révolution triomphante 1 La cause de tant d'émoi, c'est l'affranchissement de l'Italie, c'est le départ des princes. •
E. DE LA BÉDOLLIBRB.
UN AU s. m. (u-no). Mainm. Mammifère édenté tardigrade, du genre des paresseux, qui habile l'Amérique du Sud: Z'unau ou paresseux à deux doigts est de moitié moins grand que l'aï. (G. Bitfron.) On prétend que l'uNAV, l'ai et la gerboise sont des animaux nocturnes. (V. de Bomare.)
— Encycl. Cet édenté se distingue par des canines aiguës assez longues. Les molaires sont au nombre de quatre en haut et trois en bas, cylindriques. Les doigts antérieurs sont au nombre de deux seulement, réunis et terminés par deux fortes griffes en forme de crochets. Trois doigts aux pieds de derrière, également armés d ongles forts. Cet animal a la tète un peu allongée, à face oblique ; front peu saillant. Les canines supérieures s'usent sur les inférieures, desorte.que la face antérieure de ces dernières est plate et que leurs bords sont tranehants. Les poils sont très-secs et d'un brun grisâtre. Ceux du front sont assez courts et jaunes; ceux du dessus de la tête et de la nuque sont longs et plus bruns que les autres. Cette espèce possède des clavicules complètes, mais grêles; sept vertèbres cervicales. La longueur totala est de Qm,70. L'unau est la première es-
UNCT
pèce de paresseux que l'on ait décrite. C'est aussi l'espèce la plus active du genre, quoiqu'elle ne marche que rarement sur la terre. Sa locomotion principale consiste a grimper. Sa voix est faible et plaintive, son odorat est pour ainsi dire nul. La femelle ne fait qu'un seul petit, qu'elle porte accroché sur son dos. Quand on approche ces animaux, ce qui est rare, ils s'asseyent, les jambes étendues sur une même ligne et lèvent l'un après l'autre ies bras qu'ils étendent et qu'ils ramènent sur la poitrine, cherehantainsi à accrocher l'objet qu'on leur présente. S'ils le saisissent, on ne peut les faire lâcher prise qu'après leur mort, et il faut attendre longtemps, car ils ont la vie dure. On ne parvient à les faire tomber des arbres qu'après plusieurs coups de fusil. Ils craignent beaucoup le froid et la pluie, ce qui s'explique, puisqu'ils sont originaires du Brésil et en général de toute l'Amérique du Sud. Us se tiennent toujours sur les arbres, principalement sur l'amboïba [cecropia peltata). La position la plus fatigante pour eux, c'est d'être sur le sol. Leur repos, au contraire, c'est d'être accrochés. Leur sommeil e3t long, et Buffon, qui les a observés, a vu un individu qui dormait quelquefois pendant dix-huit heures de suite, UNCAIRE s. m. (on-kè-re — du lat. uncus, ongle, crochet). Bot. Syn. de harpogophyte, genre de pédalinées. il Syn. de nauclée, genre de rubiacées cinchonées.
UNCIA s. m. (on-si-a — du lat. uncus, ongle, crochet). Maram. Nom latin de l'once, mammifère carnassier du genre chat.
UNCIALE, ALE adj. (on-si-al, a-Ie). V.
ONCJAI,.
UNCIFORME adj. (on-si-for-me — du lat.
uncus, crochet, et de foivne). Qui a la forme d'un crochet.
— Anat. Os unciforme, Nom donné au quatrième os de la deuxième rangée du carpe.
Il Eminences unciformes, Ergots des ventricules latéraux.
— Encycl. Anat. L'os qu'on appelle unciforme est, en comptant du radius au cubitus, le quatrième de la seconde rangée du carpe. Il a la forme d'un coin dont la buse regarde le dos de la main, tandis qu'on aperçoit vers la paume son sommet aplati d'un côté à l'autre et crochu, ce qui fait qu'il dépasse beaucoup les deux du milieu en dedans. Sa face brachiale, convexe et transversale, est couverte de cartilage ; la radiale est en partie incrustée et en partie rugueuse ; les digitales sont partagées par une petite saillie qui s'étend du crochet au côté palmaire, en deux moitiés, l'une antérieure et l'autre postérieure. Cet os s'articule avec le pyramidal, le grand os et les métacarpiens du quatrième et du cinquième doigt. Il se développe par un seul noyau, et il est encore presque entièrement cartilagineux dans le fœtus à terme, de sorte que son ossification ne se trouve complète que vers l'âge de dix ans.
UNCIGÈRE s. m. (on-si-jè-re — du lat.
wicus, crochet; gero, je porte). Entom. Syn. de iulb, genre de myriapodes.
UNGINAIRE s. m. (on-si-nè-re — du lat.
uncus, crochet). Helminth. Syn. de strongle, genre de vers intestinaux.
UNCINÉ, ÉE adj. (on-si-né — latin uncinatus; de uncus, crochet). Bot. Qui porte un crochet ; qui se termine par un crochet.
UNCINIE s. f. (on-si-nl — dimin. du lat. uncus, crochet). Bot. Genre de plantes, de la famille des cypéracées, tribu des caricées, comprenant seize espèces, qui habitent surtout les lies de l'océan Austral, et dont une seule croit en Europe.
UNCINULE s. f. (on-si-nu-le — dimin. du lat. uncus, crochet). Hist. nat. Petit crochet.
— Annél. Nom donné à des soies terminées par plusieurs petites dents crochues.
UNCINULE, ÉE adj. (on-si-nu-lé — rad.
uncinule). Hist. nat. Qui porte un petit crochet. || Qui a la foraue d'un petit crochet.
UN CI OLE s. f. (on-si-o-le — dimin. du lat. uncus, crochet). Crust. Genre de crustacés amphipodes.
UNCIPENNE adj. (on-si-pè-ne — du lat. wicus, crochet; penna, aile). Zool. Qui a des épines sur les ailes.
UNGIROSTRE adj. (on-si-ros-tre — du lat. uncus, crochet; rosirum, bec). Ornith. Qui a le bec recourbé en crochet.
— s. m. Syn. de diglosse.
— s. m. pi. Famille d'oiseaux échassiers, caractérisée surtout par un bec recourbé en crochet, et comprenant les genres cariama, glaréole, kamichi, messager ou secrétaire, etc.
UN CITE s. f. (on-si-te — du lat. uncus, crochet. Ce mot latin se rattache a, la racine sanscrite ak, unk, courber, d'où aussi le sanscrit anka, ankuça, crochet, le grec agkdn, crochet, agkutos, recourbé, agkulê, coude, ogkos, crochet, ogkinos, crochet, hameçon, agkistron, hameçon ; le latin ancus, celui dont le coude est trop court ; le gothique agga, ancien allemand angui, allemand angel, angle ; l'anglo-saxon angel, Scandinave aungull, ancien allemand angull, hameçon, etc.). Moll. Genre de mollusques brachiopodes, formé aux dépens des térébratules.
UNCTOR s. m. (on-ktor — mot lat. dérivé
UNGE
de ungere, oindre). Antiq. rom. Esclave qui oignait et parfumait les baigneurs.
UNDAIRE s. f. (on-dè-re — du lat. unda, onde). Zooph. Syn. dePAVONis et d'AGARiciE, genres de polypiers.
UNDA-MARIS s. m. (on-da-ma-riss — du lat. unda, onde ; maris, de la mer). Mus. Registre d'orgue accordé un peu plus haut que les autres, et formant avec eux une sorte de battement, auquel on a reconnu quelque analogie avec le bruit des vagues.
UNDÉCAGONE s. m. (on-dé-ka-go-ne).
Syn. d'HENDÉCAGONE.
UNDÉCIMAL s. m. (on -dé-si-mal — du lat. undecim, onze). Ichthyol. Espèce de poissons, du genre silure.
UNDÉCIMMACULÉ, ÉE adj. (on-dé-simmma-ku-lé — du lat. undecim, onze ; macula, tache). Hist. nat. Qui est marqué de onze taches.
UNDECIMO adj. (on-dé-si-mo — mot lat.
formé de undecim, onze). Onzièmement ; s'emploie lorsqu'on a commencé à compter par primo, secundo, etc.
UNDÉCIMPONCTUÉ, ÉE (on-dé-simm-ponktu-é — du lat. undecim, onze, et de ponctué). Hist. nat. Qui est marqué de onze points.
UNDERWALD, canton de la Suisse. V. Un-
TERWALD.
UNDIMIA s. f. (on-di-mi-a). Méd. Tumeur remplie d'une matière semblable à du blanc d'osuf.
UNDINE s. f. (on-di-ne — du'lat. unda, onde). Ornith. Syn. d'ÉRlSMATURE, genre de palmipèdes, formé aux dépens des canards.
— Ichthyol. Genre de poissons célacanthes, voisin des sauroïdes, et comprenant deux espèces fossiles.
— Bot. Genre de plantes cryptogames.
UNÉDO s. m. (u-né-do). Bot. Syn. d'AR- BOUSiKit, genre d'éricinées.
UNELLES ou VENELLES, en latin Unelli, ancien peuple de la Gaule, dans la Lyonnaise Ile; ils habitaient le territoire qui forme la presqu'île du Ootentin, dans le département de la Manche. Leurs villes principales étaient : Constantin (Coutances); Crucialonum (Valognes).
UN-ET-UN s. m.Techn. Genre d'ourdissage dans lequel les fils pairs de trame ou de chaîne diffèrent des fils impairs, soit sous le rapport de la couleur, soit sous celui de la grosseur, soit encore sous celui du tors.
UNGALIE s. f. (on-ga-D). Erpét. Syn. de tropidophide, genre de reptiles ophidiens, du groupe des boas.
UNGÀRELLI (Luigi), orientaliste italien, né à Bologne eu 1779, mort en 1845. Entré chez les barnabites, il professa les belles-lettres successivement à Macerata, à Livourne et à Bologne, fut suspendu lors de la suppression des ordres religieux en Italie, après la réunion des Etats de l'Eglise à l'Empire français, puis, en 1814, obtint une chaire de théologie à Rome. Plus tard, Grégoire XVI le chargea de classer le musée égyptien du Vatican. On lui doit, entre autres écrits : Eléments de la langue égyptienne vulgairement appelée copte, traduction de Rosellini (Rome, 1837, in-8«) ; Explication de quatre vases funèbres provenant de ta métropole de Memphis (Rome, 1841, in-S°) etde nombreux mémoires insérés dans les Annales des sciences historiques de Rome.
UNGARN, nom allemand de la Hongrie.
. UNGER (Jean-Georges), graveur allemand, né à Goes, près de Pirna, en 1715, mort en 1788. Il étudia dans sa ville natale la typographie et, plus tard, la gravure sur bois, et se rendit en 1740 à Berlin, où il acquit dans son art une grande perfection. Il parvint à surmonter les nombreuses difficultés qui entravèrent ses premiers pas et exécuta cinq grands paysages, qui sont encore aujourd'hui considérés comme des œuvres très-remarquables. Il introduisit aussi de nombreuses améliorations dans l'art de l'imprimerie, notamment dans les ornements typographiques, en usage à cette époque; mais son talent et ses efforts pour faire revivre la gravure sur bois ne trouvèrent pas auprès de ses contemporains les encouragements qu'ils méritaient. Unger mourut presque misérable.
UNGER (Jean-Frédéric), imprimeur et graveur allemand, tils du précédent, né a Berlin en 1750, mort en 1804. Il marcha sur les traces de son père et perfectionna les deux arts qu'il pratiquait. Il s'attacha surtout à transformer les caractères d'imprimerie usités jusqu'alors en Allemagne et à leur donner des contours moins angulaires, moins irréguliers et plus rapproches des caractères romains. Ceux dont il introduisit l'usage furent appelés, d'après lui, types d' Unger, et on les employa presque partout à une certaine époque; mais on y a renoncé complètement aujourd'hui pour revenir aux anciens caractères. Unger s'acquit aussi une grande réputation comme graveur sur bois et fut nommé, en 1800, professeur de xylographie à l'Académie des beaux-arts de Berlin, où il forma un grand nombre d'élèves remarquables.
Enfin, comme libraire, il édita plusieurs ex- I cellents ouvrages, encore fort recherchés pour la pureté de leur impression.
UNGH
UNGER (Frédérique-Hélène de Rôthenbourg, dame), femme de lettres allemande, épouse du précédent, née à Berlin en 1751, morte en 1813. Elle était fille d'un général prussien et reçut dans la maison du chapelain de la cour, Bamberger, a Potsdam, une instruction des plus étendues. Après la mort de son mari, elle continua ses affaires avec beaucoup d'habileté et de talent, au milieu des vicissitudes de cette époque agitée. Elle' est connue en littérature par des nouvelles et par des traductions d'ouvrages français et anglais. Ses nouvelles, encore goûtées de nos jours, sont surtout remarquables par la délicatesse des peintures de mœurs et par la fermeté du dessin des caractères. Les plus estimées sont : Juliette Grunthal, histoire de pension (Berlin, 1784, 2 vol.; 1798, 3« édit.) ; Confession d'une belle âme (Berlin, 180S) et le Jeune Français et la jeune Allemande (Hambourg, 1810).
UNGER (François), botaniste et paléontologue allemand, né dans la Styrie en 1800. Il étudia d'abord la jurisprudence à Gratz, puis il suivit les cours de médecine et de sciences naturelles des universités de Prague et de Vienne et fut reçu docteur dans cette dernière ville en 1S27. Après avoir exercé son art à Vienne, puis dans leTyrol, il fut nommé, en 1836, professeur de botanique à l'institut polytechnique de Gratz et directeur du jardin botanique de cet institut; en 1850, on lui confia une chaire de botanique à l'université de Vienne. Les travaux de M. Unger se sont portés de préférence'sur l'anatomie et la physiologie des plantes, sur la géologie et la paléontologie. Pendant l'été de 1852, il parcotirut,tpour compléter ses études géologiques, le nord de l'Europe, le Danemark, la Suède et la Norvège en particulier et, quelques années plus tard, l'Egypte, la Syrie et d autres contrées de l'Orient. Il est membre de l'Académie des sciences de Vienne depuis la fondation de cette institution en 1847. On a de lui : Principes de botanique, avec Endlicher (Vienne, 1843) ; Principes de l'anulomie etde la physiologie des plantes (Vienne, 1846); Gênera et speciesplantarum fôssilium (Vienne, 1850); Flore fossile de Sot/ra (Vienne, 1850); le Monde primitif dans ses différentes périodes de formation (Munich, 1851 ; 1864, 3e édit., avec 14 planches), ouvrage qui eut beaucoup de retentissement; Lettresbotaniques (Vienne, 1852 ) , Jconographia plantarum fôssilium (Vienne, 1852) ; Essai d'une histoire du monde des plantes (Vienne, 1852) ; Anatomie et physiologie des plantes (Vienne, 1855) ; Excursions botaniques dans le champ de l'histoire de la civilisation (Vienne, 1857) ; Sylloge plantarum fôssilium (Vienne, 1860); Itésultats scientifiques d'un voyage en Grèce et dans tes îles Ioniennes (Vienne, 186S) ; l'Ile de Chypre, avec Kotschy (Leipzig, 1865) ; Principes de l'anatomie et de la physiologie des plantes (Vienne, IS66) ; la Flore fossile de Kumi dans file d'Eubée (Vienne, 1867), etc.
UNGER ou UNGlIEll (Mme Sabatier, née Caroline), célèbre cantatrice italienne, née à Vienne en 1800. Elle eut pour professeur Dominique Ronconi, de Milan, et débuta dans sa ville natale, en 1819, dans le rôle de Chérubin des Nozze di Figaro. Engagée par l'imprésario Barbaja, elle se fit entendre à Naples, à Milan, à Turin et à Rome. En 1833, elle vint à Paris et parut aux Bouffes pendant la saison; mais, malgré l'effet qu'elle produisit, l'administration du théâtre ne jugea point à propos de renouveler son engagement. Elle retourna alors en Italie et se fit applaudir sur les principales scèiies de la péninsule. En 1840, Mlle Unger épousa M. Sabatier et se retira du théâtre. Cette cantatrice, physiquement grande et imposante, possédait le sentiment dramatique et une brillante intelligence; quant à sa voix, elle laissait à désirer sous le rapport de l'égalité des registres; ample et vigoureux dans le grave et le médium , l'organe était strident et légèrement criard dans les sons aigus.
UNGÉR1E s. f. (on-jé-ri — de Unger, botan. allem.). Bot. Genre d'arbres, de la famille des sterouliacées, dont l'espèce type croît à l'île de Norfolk.
UNGERN-STERNBERG (Alexandre, baron de), littérateur allemand. V, Sternbkrg.
UNGH, petite rivière de l'empire d'Autriche, dans la Hongrie, comitat d'Unghvar.
Elle prend sa source dans les Karpathes, coule du N.-E. au S.-O. et se jette dans la Laborcza, à 15 kilom. O. de Karposvar, après un cours de 150 kilomètres.
, UNGHVAR, ville de l'empire d'Autriche, dans la Hongrie, chef-lieu du comitat de son nom, dans une lie formée par la petite rivière de l'Ungh, à 445 kilom. N.-E. de Bude ; 6,500 hab. Siège de l'évèché grec-uni de Munkacs; gymnase catholique; entrepôt de sel. Eaux minérales acidulés ferrugineuses et bains.
UNGHVAR (comitat db), division administrative de la Hongrie, dans le cercle de Haschau. 11 est compris entre les comitats de Beregh-Ugocsa, .à l'E. et au S.-E., de Szaboles au S., de Zeraplin au S.-O. et à 10., et la Galicie au N.; it mesure 85 kilom. de longueur sur 65 kilom. de largeur, a une superficie de 3,272 kilom. carrés, avec une population de 98,607 hab. La plus grande partiede ce comitat est couverte par les ramilica-
UNGU
tions des Karpathes; au S.-O., le pays est plat et uni, arrosé par l'Ungh et la Laborcza. Il produit surtout du seigle, de l'avoine, du chanvre et du vin. Elève considérable de porcs. Mines peu importantes d'or, d'argent et de fer.
UNGNADIE s. f. (on-ghna-dl). Bot. Genre d'arbres, de la famille des hippocastanées, dont l'espèce type croit dans l'Amérique du Nord.
— Encycl. L'ungnadie élégante est un grand arbre à feuilles alternes, imparipennées, composées de sept folioles. Ses belles fleurs d'un blanc rosé sont groupées en corymbes terminaux. Le fruit est une capsule à trois loges, dont chacune renferme une graine semblable à celles du marron d'Inde. Originaire du Texas, ce bel arbre végète assez bien en plein air sous nos climats. 11 se recommanda par l'élégance de son port et de son feuillage, qui rappellent ceux du marronnier d'Inde ou mieux des paviers. Il demande une terre légère et exposée au nord. On le propage de graines et de boutures; mais il faut 1 abriter pendant l'hiver.
UNGUÉAL, ALE adj. (on-gué-al, a-le — du lat. unguis, ongle). Anat. Qui a rapport, qui appartient à l'ongle: Les filaments,msGVÉAvx sont de la nature des cheoeux. Il Phalange unguéale, Phalange qui porte l'ongle. 11 Matrice unguéaie, Sinus dans lequel e3t implanté l'ongle.
UNGUIBUS ET ROSTRO [Du bec et des ongles). Se défendre unguibus et rostro, c'est se défendre vigoureusement et sans lâcher prise.
« Quel bonheur, en effet, ce métier d'histrion, quand on l'exerce par vanité et par plaisir!... Vous êtes tour à tour reine et suivante, paysanne et marquise. Quel que soit le rôle qui vous échoit en partage, vous acceptez résolument tous les défis que les envieux portent k votre beauté, et vous la défendez au pied levé, unguibus et rostro. > Jules Janin.
• La dénomination d'économie politique n'est pas assez heureuse pour que les économistes en défendent la possession unguibus et rostro. »
Rossi.
« Conservez-moi votre amitié; défendez la bonne cause unguibus et rostro; animez les frères, continuez à larder de bons mots les sots et les fripons. >
Voltaire.
• Théophile Gautier n'avait guère que dixhuit ans le jour de la première représentation A'Hernani; il devint bientôt l'un des plus ardents apôtres du romantisme. Dans ce beau temps d'effervescence poétique, les succès de théâtre étaient chaudement disputés, et plus d'une fois il fallait défendre unguibus et rostro la hardiesse des chefs d'école. »
(Dictionnaire de la conversation.)
UNGUICULÉ, ÉE adj. (on-gui-ku-lé). Hist.
nat. V. onguiculé.
UNGUIFÈRE adj. (on-gui-fè-re — du lat.
unguis, ongle; fera, je porte), Anat. Qui porte un ongle.
UNGUINAL, ALE adj. (on-gui-nal, a-le — du lat. unguis, ongle). Qui porte l'ongle, il On dit plutôt UNGUÉAL.
UNGUINEUX, EUSE adj. (on-gui-neu, euze — lat. unguinosus; de unguen, corps onctueux). Anat. Onctueux. i| Capsules unguineuses, Syn. de bourses synoviales.
UNGUINOCÈLE s. f. (on-gui-no-sè-le — du lat. unguinosus, onctueux, et du gr. kêtê, tumeur). Pathol. Gonflement de tendons, avec crépitation particulière, produit par une violence extérieure-ou un effort considérable, u On dit aussi aï.
UNGUIROSTRE adj. (on-gui-ro-stre — du lat. unguis, ongle; rostrum, bec). Ornith. Qui a le bec terminé par une sorte d'ongle.
— s. m. pi. Groupe de palmipèdes, comprenant les canards, les oies, les cygnes, etc., dont le bec est terminé par une sorte d'ongle.
UNGUIS s. m. (on-guiss — mot latin qui signifie ongle). Anat. Très-petit os de la face, qui a la forme et la transparence d'un ongle. Il Adjectiv. : Os unguis.
— Pathol. Maladie de l'œil, qu'on appelle aussi ongle ou onglet et ptérygion.
— Encycl. Les os unguis ou lacrymaux sont les plus petits os de la face. Ils sont irrégulièrement quadrilatères, translucides et minces comme des ongles, ce qui leur a valu leur nom. Us occupent la partie interne et antérieure de l'orbite. On y remarque deux faces et quatre bords. La face externe ou orbitairo lisse est partagée en deux parties par une crête verticale terminée en bas par une espèce de crochet ; la portion antérieure, la plus étroite, forme le commencement de la gouttière lacrymale destinée a conduire les tannes du grand angle de l'œil dans les fosses nasales; la portion de Y unguis située en arrière de la crête verticale complète la paroi interne de l'orbite. Par sa face interne ou ethmoïdale, l'os lacrymal répond, en avunt,
UNIA
au méat moyen, et en arrière il couvre les cellules antérieures de l'ethmoïde. Le bord supérieur, court et inégal, s'articule avec l'apophyse orbitaire interne du frontal; le bord înléi'ifur s'articule avec le cornet inférieur en avant et le maxillaire supérieur en arrière. Le bord antérieur s'unit, par juxtaposition, avec l'apophyse montante de l'os maxillaire, et le burd postérieur avec l'os plunum de l'ethmoïde.
L'os unyuis est la plus fragile de tous les os. « Sa ténuité et sa fragilité, dit M. Gruveilhier, sont d'autant plus importantes à noter, qu'on agit parfois sur cet os dans l'opération de la fistule lacrymale. De là des précautions pour éviter de le traverser dans l'opération de la fistule lacrymale par la méthode ordinaire; de là, par une sorte de compensation, la possibilité d'ouvrir aux larmes, en le traversant, une voie artificielle dans les fosses nasales.» II s'ossifie au commence ment du troisième mois de la vie intra-utérine, par un seul point primitif. Il est entièrement formé de tissu compacte.
UNGULÉ, ÉE (on-gu-lé). Mamm. V. ON- GULÉ.
UNGULINE s. f. (on-gu-li-ne). Moll. V. ON-
GULINB.
UNI, 1E (u-nl) part, passé du v. Unir. Joint, mis ensemble : Des baguettes unies en faisceaux. Des tuyaux unis par leurs extrémités.
— Joint, ajouté, concomitant : La grâce est toujours unie à la magnificence, dans les scènes de 'a nature. (Chateaub.)
— Plan, poli, sans aspérités : Une surface UNIE. Un terrain UNI. Des eaux unies et tranquilles. Une toile fine et unie. Un fit bien uni. La surface d'un fanon est unie, polie et semblable à celle de la corne. (Lacép.) La surface d'une prairie doit être parfaitement unik pour la facilité du fauchage. (M. de Dombasle.)
— Sans ornement : Du linge uni. Une dentelle unik. Un meuble uni, sans moulures ni sculptures. Leurs habits sont de fine et de belle couleur, mais tout UNIS et suns broderie. (Fén.) n D'une seule couleur : Etoffe unik.
— Lié par l'action ou les sentiments : Soyez unis, vous serez forts. Ces deux époux sont bien unis. C'est un mariage bien uni. Les méchants ont delapeiue à. demeurer unis. (Kén.) Des frères unis entre eux forment un faisceau qui peut résister aux efforts les plus puissants. {De Jussieu.) La vérité est une; c'est pourquoi les hommes qui-l'ont reconnue et acceptée sont unis. (Guizot.) Hestons urns pour être forts. (Corinen.)
Toute puissance est faible, à moins que d'être unie.
LA l'ONTAlKE.
Qu'importe aux cœurs unis ce qui change autour
. [d'eux?
Lamartine.
11 Simple, sans recherche : Un style uni. Un chant uni. Mais, répondez-vous, cela est bien UNI et bien clair, et d'ailleurs qui ne pourrait pas en dire autant? (La Bruy.) il Uniforme, sans variété : Une vie unik. Une conduite tout vms.
Un bonheur tout uni nous devient ennuyeux.
MpUÈRE.
— Fam. Sans façon, simple de goûts et de manières ; J'aime les gens simples ef-uNis. (Mariv.)
Je débutai d'abord par être simple, «ni, Me tenant à. ma place; on m'en a bien puni.
La Chaussée.
— Mus. Unis. V. Ce root à son rang alphabétique.
— Manège. Galop uni. Galop régulier, dans lequel la jambe de derrière suit exactement celle de devant» B Cheval uni, Cheval qui a un galop régulier, uni.
— Substantiv. Chose unie : J'aime /'uni en tout ; tout ce qui est compliqué me déroute et me fatigue.
— Etoffe unie, d'une seule couleur : Elle ne porte jamais que de l'vm.
— Adverbialem. Uniment, également, sans aspérités ou inégalités: Il faut travailler cela bien uni. Ce fil n'a pas été filé bien uni.
— Loc. adv. A l'uni, De niveau, d'une manière plane : Mettre un terrain À l'uni. Il Vieille loc.
— Syn. Uni, égal, platn, etc. V. ÉÛAL.
UNI s. m. (u-ni). Vitic. Nom de deux cépages, l'un blanc et l'autre noir, particuliers a la Provence, il On dit aussi ugni.
UNIA1LÉ, ÉE adj. (u-ni-è-lé — du lat.
unus, un seul, et da ailé). Hist. nat. Muni d'une aile seulement.
UNIANGULAIRE adj. (u-ni-an-gu-lère — du (ai. uuus, un seul, et de angulaire). Qui n'a qu'un angle.
UN1ANNULAIRE (adj. (u-ni-ann-nu-lè-re
— du lai. unus, un seul, et de annulaire). Hist. nat. Muni d'un seul anneau.
— Miner. Se dit d'une variété en prisme hexaèdre régulier, que modifient six facettes disposées en anneau autour de chaque base, et qui résulte d'un décaissement par une seule rangée.
UNIARTICULÉ, ÉE adj. (uni-ar-ti-ku-lé
— du lat. unus, un seul, et de articulé). Hist. nat. Qui n'a qu'une articulation ou un seul article.
UNIC
UNIATE s. m. (u-ni-a-te). Hist. ecclés.
Chrétien grec reconnaissant la suprématie du pape.
— Adjectiv. : Les Grecs uniatks.
UNIBIBINAIRE adj. (u-ni-bi-bi-nè-re — du
lat. unus, un seul; bis, deux fois, et de binaire). Miner. Se dit d'une forme cristalline qui dérive de deux décroissements par deux rangées et d'un déeroisseraent par une seule rangée.
UNIBINAIRE adj. (u-ni-bi-nè-re — du lat. unus, un seul, et de binaire). Miner. Se dit . d'une forme cristalline qui dérive d'un accroissement par deux rangées etd'un décaissement par une rangée.
UN1BINOTERNA1RE adj. (u-ni-bi-no-tèrnè-re — du lat. unus, un seul; bini, deux, et de ternaire). Miner. Se dit d'une forme cristalline qui résulte de trois décroissements par une, dçux et trois rangées.
UNIBRACTÉTÉ, ÉEadj. (u-ni-bra-kté-té — du lat. unus, un seul, et de bractée). Bot. Qui a des bractées solitaires.
UNIBRANCHAPERTURE s. f. (u-ni-brancha-pèr-tu-re — du lat. unus, un seul; branchia, branchie; aperlura, ouverture). Ichthyol. Syn. de synbrançhë, genre de poissons.
UNICAPSULAIRE adj. (u-ni-ka-psu-lè-re — du lat. unus, un seul, et de capsulaire). Bot. Qui n'a qu'une seule capsule.
UN1CARÉNÉ, ÉE adj. (u-ni-ka-ré-né — du lat. unus, un seul, et de caréné). Bot. Qui n'a qu'une carène.
UNICAULE adj. (u-ni-kô-le — ■ du lat. unus, un seul ; caulis, tige). Bot. Qui n'a qu'une
tige.
UNlCELLAIRE s. f. (u-ni-sèl-Iè-re — du lat. unus, un seul ; cellarium, petite loge). Zooph. Genre de polypiers, de la famille des cellariéçs.
ONICELLULAIRE adj. (u-ni-sèl-lu-lè-re — du lat. unus, un seul, et de cellulaire). Formé d'une seule cellule. Il Se dit des animaux ou des végétaux dont la simplicité d'organisation est telle qu'ils ne sont constitués que par un seul élément anatomique.
— Théorie unicellùlaire des infusoires , Théorie qui , considérant les infusoires comme une cellule, réduit uniquement à la division leurs phénomènes de reproduction.
UNICEIXULARITÉ S. f. (u-ni-sèl-lu-la-ri-té — rad. unicellùlaire). Théorie abandonnée, en vertu de laquelle les infusoires seraient constitués par une membrane enveloppante renfermant un contenu contractile.
UNICHROÏSME s. m. (u-ni-kro-i-sme — du lat. unus, un seul, et du gr. chroa, couleur). Miner. Propriété dont jouissent certuins minéraux de donner toujours la même couleur, quel que soit le sens dans lequel ils sont traversés par les rayons lumineux.
UNICHROÏTE adj. (u-ni-kro-i-te — du lat. unus, un seul, et du gr. chroa, couleur). Qui jouit des propriétés de l'unichroïsme.
UNICISME s. m. {u-ni-si-sme — du lat.
unicus, unique). Pathol. Doctrine médicale o^ui attribue tous les accidents syphilitiques a 1 inoculation d'un virus unique.
— Encycl. D'après les. partisans de Yunicisme, le chancre mou et le chancre induré sont le résultat du môme virus. Par contre, les dualistes admettent que lé chancre induré est causé par un virus différent de celui qui détermine l'apparition du chancre mou. Parmi les unicistes , nous citerons Fernet, qui disait en 1557 ; Una tamen et eadem totius est essentia, sedvariis distinctaordinibus, ut alia levior sit,. atia gravior. Est et corporum in qus illa incidit, permagna varietas, ac utranue ex causa fit, ut alia levioribus, alia granioribus symplomalibus exercent; Astruc, J. Hunter.B. Bell, Swediaur, Cullerier, Langtebert, etc. Parmi les dualistes figurent presque tous les ayphilographes modernes, dont la liste serait trop longue à énumérer
UNICITÉ s. f. (u-ni-si-té — rad. unique). Caractère de ce qui est unique. Il Peu usité.
UNICOLORE adj. (u-ni-ko-lo-re — du lat.
unus, un seul ; color, couleur). Qui n'a qu'une seule couleur : Drapeau unicoloub.
UNICONQUE adj. (u-ni-kon-ke — du lat.
unus, un seul; Coucha, coquille). Moll. Qui n'a qu'une coquille, qu'une vulve. Il Un dit plus ordinairement univalve,
UNICORDE adj. (u-ni-kor-de — du lat.
mius, un seul, et de corde). Mus. Qui n'a qu'une corde pour chaque note : Piano unicorde.
UNICORNEadj. (u-ni-kor-ne — du lat. unus, un seul, et de corne). Zool. Qui n'a qu'une corne.
— s. m. Mamm. Syn. de licorne, genre de mammifères fabuleux. Il Nom vulgaire du narval ou licorne de mer.
— Moll. Syn. de licorne ou monocéros , genre de mollusques.
— Ichthyol. Poisson du genre chétodon, qui habite la mer Rouge : Les unicornks vont par troupes de deux à quatre cents et se nourrissent de végétaux. (V. de Bomare.)
UNICOTYLÉDONÉ, ÉE adj. (u-m-ko-ti-lédo-nè — du lat. unus, un seul, et de cotylé-
UNIP
doné). Muni d'un seul cotylédon. Il On dit mieux monocotylédoné.
UN1COUDÉ, ÉE adj. (u-ni-kou-dé — du lat. unus, un seul, et de coudé). Qui n'a qu'un coude.
UNICUIRASSÉ, ÉE adj. (u-ni-kui-ra-sé — du lat. unus, un seul, et de cuirassé). Crust. Dont le test ne forme qu'un bouclier.
— s. m. pi. Famille de crustacés stomapodes, comprenant les deux tribus des értchtliiens et des srjuilliens.
UNICUSFIDÉ, ÉE adj. (u-ni-ku-spi-dé — du lat, uuus, un seul, et de cuspidé). Hist. nat. Qui n'a qu'une pointe.
UNIDENTÉ, ÈE adj. (u-ni-dan-té — du lat. unus, un seul, et de denté). Qui n'a qu'une dent.
UNIEMBRYONNÉ, ÉE adj. (u-ni-an-bri-oné — du lat, unus, un seul, et de embryon). Bot. Dont la giaine-n'à qu'un embryon.
UNIÈME adj. num. ord. (u-ni-è-me — du lat. unvs, un). Ne s'emploie jamais seul, mais seulement à la suite des dizaines, des centaines et des mille, et signifie: Qui occupe le premier rang après le nombre précédemment exprimé : Le vingt et unième jour du mois. J'ai vu croître en Islande, au delà du soixante et unième degré de latitude, plusieurs plantes légumineuses et potagères de nos climats. (B. de St-P.)
UNIÈMEMENT adv. (u-nié-me-man — de unième). Ne s'emploie qu'après un nombre exprimant des dizaines, des centaines ou des mille, et signifie : A la première place, pour la première fois ; après la place, la fois indiquée par le nombre précédent : Quarante et unièmement.
UNIÉPINEUX, EUSE adj. (u-ni-é-pi-neu, eu-ze — du lat. unus, un seul, et de épineux). Hist. nat. Qui n'a qu'une épine.
UN1EUÏ, bourg et commune de France (Loire), cant. du Chambon-Fougerolles, arrond. et à 15 kilom. de Saint-iïiienne, sur un mamelon au pied duquel eoulestles ruisseaux de l'Ondène et de l'Etay ; pop. aggl., 355 hab. — pop. tôt., 3,255 hab. Aciéries sur l'Ondène.
UNIFASCIÉ.ÉE adj. (u-ni-fa-si-é — du lat. unus, un seul, et de fâscié). Bot. Qui est marqué d'une seule bande.
UNIFEUILLÉ, ÉEadj. (u-ni-feu-llé ; «mil.
— du lat. unus, un seul, et de feuille).' Moi. Qui n'a qu'une feuille.
UNIFICATION s. f. (u-ni-fi-ka-si-on — rad. unifier). Action d'unifier : Les différences de mœurs, de dialectes seront toujours un obstacle à /'unification de l'Italie. (De Belloy.)
UNIFIER v. a. ou tr. (u-ni-fi-ô — du lat. unus, un seul; facere, faire). Kéduire, amener plusieurs parties à tin seul tout : On a enfin réussi à unifier l'Italie. Comment unifier l'Allemagne avec ses différents dialectes? IL. Ulbach.)
S'unifier v. pr. Devenir un : Des races
qui s'unifient.
UNIFLASQUE adj. (u-ni-fla-ske — du lat.
unus, un seul, .et de flasque). Artill. Qui n'a qu'un seul flasque, en parlant d'un affût : On fil d'abord en France des affûts uniflas- QUES. (Gai Bardin.)
UN1FLORE adj. (u-ni-flo-re — du lat. unus, un seul; flos, fioris, fleur). Bot. Qui ne porte qu'une fleur : Ainsi sont uniflorks la lige de la ficaire, la hampe de la tulipe. (Th. de Berneaud.) Il On dit quelquefois uniflorigèris.
UNIFOLIÉ, ÉE adj. (u-ni-fo-li-é — du lat. unus, un seul; folium, feuille). Bot. Qui ne porte qu'une seule feuille.
UNIFOLIOLÉ, ÉE adj. (u-ni-fo-li-o-lé — du lat. unus, un seul, et de foliole). Bot. Qui ne porte qu'une seule foliole.
UNIFOLIUM s. m. (u-ni-fo-ii-omm — du lat, unus, seul; folium, feuille). Bot. Syn. de maianthéme ou SMiLACiNK, genre de liliacées.
UNIFORÉ, ÉE adj. (u-ni-fo-ré ~ du lat.
unus, un seul; foris, porte, ouverture). Hist. nat. Qui est percé d'un seul trou.
UNIFORME adj. (u-ni-for-me — du lat.
uniformis; de unus, un seul; forma, forme). Qui a la même forme, qui est pareil, tout à fait semblable : Porter des habits uniformes. Les maisons sont bâties d'une manière tout à fait uniforme.
— Qui ne change pas, qui est toujours le même :' Un travail uniforme. Une vie uniforme. Je conçois que la vie est prodigieusement ennuyeuse quand elle est uniforme.
(Volt.) Les êtres ont en çux-mémes une manière d'exister identique, constante, uniforme. (Volney.)
La matière est sans cçsse uniforme et nouvelle. DbsaintanQb.
— Semblable, conforme : Ces témoignages uniformes ne laissent aucun doute sur la vérité.
— Qui n'a pas de variété, dont toutes les parties, sont semblables entre elles : Hien de plus UNiFoitMB que la mer. Ces plaines sont riches, mais uniformes. Je trouve cette architecture trop uniformis. il Dont les détails, le ton, les mouvements offrent le même caractère : Le chunt des acteurs est insipide et uni-
ÛNIF
formh, leur jeu est une affaire d'apprêt et de ressort. (Grimm.)
Un ïtyle trop égal et toujours uniforme En vain brille a nos yeux; il fautqu'il nous endorme.
Boileau.
— Habit uniforme, Costume fait sur un ■ modèle prescrit à un corps militaire, à une
société, a un lycée, etc. Il Loc. vieillie ; on dit plutôt aujourd'hui Sabit d'uniforme et simplement uniforme.
— Mécan. Mouvement uniforme, Mouvement d'un corps qui parcourt des espaces égaux dans des temps égaux.
— Miner. Se dit de la structure feuilletée d'une roche, lorsque les feuillets sont tous do même nature.
— Bot. Calalhide uniforme, Celle dans laquelle les fleurs présentent toutes la même forme.
— s. m. Vêtement réglementaire, qui est le même pour toute une catégorie d'individus : Des militaires en uniforme. Des collégiens en uniforme, ^'uniforme est une question capitale pour un pensionnat de jeunes filles. jC'UNiformb des académiciens ne fait pas honneur au bon goût reconnu de ceux qui l'ont choisi. En Espagne, le bourreau porte i'uNtforme; il en devrait être ainsi partout; il n'est peut-être pas absurde que je sois mis comme le bourreau, mais il est absurde que le bourreau soit mis comme moi. (Marquis de L'Angle.) //uniforme, comprime l'individualité et la façonne à son image; habits et habitudes, costumes et coutumes, la ressemblance des mots exprime le voisinage des idées. (Km. Deschanel.J Les soldats romains portent le même uniforme que les nôtres, (É. About.) //uniforme rno?iastiçue est à la mode; le romantisme n'y a pas peu contribué. (T. Delotd.) Et les républicains montrent enorgueillis
Leurs uniformes bleus que la guerre a vieillis,
BAaTlîÉLEMÏ Ct MÉB.T.
— Par ext. Militaire en uniforme : Il a passé des uniformes tonte la journée. L'insolence de I'uhiformu n'est plus supportable. //'uniforme doit savoir se faire respecter.
— Endosser l'uniforme, Se faire soldat. Il Quitter l'uniforme, Se retirer du service militaire.
— Encycl, h'uniforme est considéré comme essentiel dans les armées modernes ; il n'en était pas de même dans l'antiquité, où l'armement était seul uniforme dans chaque arme, sans que le vêtement le fût. Le général Bardin émet une opinion contraire : « On a quelque raison de croire, dit-il, que toutes les nations n'ont pas absolument négligé l'uniforme. Les bas-reliefs des monuments antiques montreut, il est vrai, des guerriers vêtus d'habillements différents; mais cette variété résultait tout naturellement du costume adopté par chaque peuple, et l'on ne peut rien en inférer contre l'usage de l'uniforme. Tant que la guerre mit en présence des combattants couverts de fer, il fut inutile que le costume, surmonté de l'armure, fût d'une même forme, d'une couleur et d'une étoffe homogènes. Les chefs et les soldats adoptèrent celui qui convenait le mieux à leur goût, k leurs habitudes, à leur fortune. Dans les temps héroïques, lorsque les hommes vivaient à l'état presque sauvage, et même plus tard, chez les Gaulois et les Francs, les guerriers se couvraient de peaux de bêtes et se faisaieut des casques avec la tête des animaux féroces; la gueule était ouverte, les cornes et les dents menaçantes. A l'appui de cette assertion, Pindare dépeint Hercule et Ajax parés de peaux de tigre et de lion, et Caduius, allant conquérir la Béotie pour y bâtir la citadelle de Thèbes, est représenté de même dans Ovide. >
Les troupes grecques, qui n'étaient que la nation armée, ne connaissaient aucune espèce d'uniforme; tout ce que l'on peut dire, c'est que certaines couleurs et certaines formes de vêtement étaient plus en faveur auprès des soldats, sans qu'il en résultât l'obligation absolue de les préférer aux autres." Ainsi, les soldats grecs et leurs chefs affectionnaient les couleurs vives, rouge ou écarlate, et surtout la couleur inventée par les Tyriens. Leur choix n'était pas un caprice ; cette dernière couleur empêche de voir le sang qui s'échappe des blessures :
"~Ars eral in pugna viswn occuluisse cruorem, dit Silius. Aristote etSuidus affirment que les Lacédéinoniens avaient aussi adopté la pourpre; ils pensaient que cette couleur relevait la dignité du guerrier et pouvait l'habituer à voir froidement son sang couler. Au reste, il est difficile, sinon impossible, de dire exactement lu forme et la nature du tissu du vêtement militaire des Grecs. Us portaient une espèce de manteau se jetant sur l'épaule gauche, la ctilamyde. Après Périclès, on vit apparaître la kabbade ou cabade, habit court, sans pli, serré, à ceinture- descendant jusqu'au joint do la jambe, bordé de franges de nuances variées, de franges en or pour les chefs.
Les Romains, qui, même dans la vie civile, portaient tous le même costume, suivant leur âge, leurs dignités ou leurs fonctions, durent être naturellement conduits k uniformiser le vêtement militaire; mais on n'est certain que de l'uniformité de l'armement. Chaque corps avait une forme particulier*» de casque, de bouclier, de cuirasse ; pour le reste, ou ea