‹ Grand dictionnaire Universel du XIXe siècle, vol. 15Chapitre 514 sur 1042 · THO · texte numérisé non relu

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UROCYANINE s. f. (u-ro-si-a-ni-ne — du gr. ouron, urine, et de cyanine). Chiin. Principe immédiat, accidentel, dans l'urine, qui se dépose en masse cristalloïde, peu distincte, de couleur bleue, pendant la néphrite albumineuse et quelques autres maladies.

URQCYSTITE s. f. (u-ro-si-sti-te — du gr. ouron, urine; et de kustis, vessie). Pathol. Inflammation de la vessie urinaire. il Urocystile catarrhale, Catarrhe de la vessie urinaire.

UBODÉ, ÉE adj. (n-ro-dé — du gr. oura, queue). In fus. Qui a une queue, un appendice en forme de queue.

— s. m. pi. Famille d'infusoires.

UBODÈLE ndj. (u-ro-dè-le — du gr. oura, queue, et de dêios, manifeste). Zool. Qui est pourvu d'une queue visible.

— 8. m. pi. Grande division de la classe des batraciens, comprenant les genres pourvus d'une queue, comme les salamandres.

— Encycl. Le groupe des urodèles a été proposé par Duméril pour les vertébrés amphibies dont là queue persiste, bien développée, durant toute la vie. Cette famille comprend les genres salamandre, ménopome, aniphiuma, axolotl, ménobranche, protée et sirène dans la classification de Cuvier. Les métamorphoses des batraciens urodèles ne sont pas exactement connues pour tous les genres; mais ce que l'on en sait est d'un grand intérêt, en raison des différences profondes qui se remarquent d'une espèce à une autre et même parmi les individus d'une même espèce.

Les salamandres terrestres sont ovo-vivîpares, c'est-à-dire que leurs larves éclosent dans leur intérieur. Ces larves sont aquatiques et la mère va les déposer dans l'eau. Au moment de la ponte, elles présentent des houppes branchiales sur lea côlés du cou et une queue, comprimée verticalement, qui leur sert de nageoire.

Les salamandres aquatiques sont ovipares et pondent dans l'eau. Leurs larves portent sur les côtés du cou des branchies en panaches et des appendices crochus pour suppléer au défaut de pattes, qui leur manquent com-

filétement d'abord. Au bout de quelque temps, es pattes antérieures apparaissent, puis ensuite les pattes postérieures.

. ,Une espèce particulière de salamandres a présenté un phénomène tout k fait extraordinaire, la persistance des branchies sur les jeunes adultes prêts à pondre.

Les ménopomes et les ainphiumas.k l'état adulte, ne conservent jamais leurs branchies.

Au contraire, les axolotls, les ménobranches, les protées et les sirènes passaient pour les conserver toujours. Mais M. Duméril ayant reçu, en 1SG4, six axolotls du Mexique put suivre la développement de leur progéniture pendant plusieurs années et découvrit ainsi des faits tout nouveaux. Les individus reçus du Mexique étaient pourvus de branchies; leurs produits, au bout de huit mois, comptés de leur naissance, présentèrent une ressemblance complète avec les parents , dont, au reste, ils avaient la forme générale dès leur naissance; mais, en septembre 1847, tandis que la plupart restaient aquatiques, quelques-uns se transformèrent d'une façon inattendue. Les branchies et les crêtes membraneuses qui surmontent le dos disparurent, la tête se transforma, les dents, l'os hyoïde, les vertèbres se disposèrent autrement et en même temps le corps se couvrit de petites taches irrôgulières d'un blanc jaunâtre, tandis qu'il était auparavant tout à fait noir. M. Duméril reconnut aussitôt, dans ces axolotls transformés, les amblystonios bien connus des naturalistes. Ainsi les axolotls ne seraient que des larves d'amblystomes, rnnis des larves fécondes. Ces observations, au reste, doivent d'autant plus être soumises k des vérifications attentives que les «niblystom^s provenant des axolotls ne pondirent

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pas, tandis que les axolotls non transformés continuaient à se multiplier.

URODIALYSE s. f. (u-ro-di-a-li-ze — du gr. ouron, urine, et de dialusis, interruption). Pathol. Suppression des urines.

URODIALYTIQUE adj. (u-ro-di-a-li-ti-ke — rad. urodyalise). Pathol. Qui a rapport k l'urodialyse.

UROBIÉ, ÉE adj. (u-ro-di-é — du gr. oura, queue , et de dis, deux fois). Infus. Dont la queue est bifurquée. .

— s. m. pi. Famille d'infusoires qui ont un appendice caudal bifurqué.

URODON s. m. (u-ro-don — du gr. oura, qufiue; odoi«,dent). Kntom. Genre d'insectes coléoptères tétramères, da la famille des charançons, tribu des anthribides, comprenant une dizaine d'espèces, qui habitent l'Europe et l'Afrique australe.

URODRIMYE s, f. (u-ro-dri-mî — du gr.

ouron, urine ; drimus, acre). Pathol. Acreté de l'urine.

URODYNIE S. f. (u-ro-di-nl — du gr. ouron, urine; odunê, douleur). Pathol. Douleur causée par l'excrétion de l'urine.

URODYNIQUE adj. (u-ro^di-ni-ke — rad.

urodynie). Pathol. Qui a rapport à l'urodynie,

UROGALLE s. m. (u-ro-ga-le — du gr.

oura, queue, et du lat. gallus, coq). Ornith. Syn. do tétras, genre de gallinacés.

OROGASTRE s. m. (u-ro-ga-stre — du gr.

oura, queue; gaslér, ventre), trust. Partie de l'abdomen des crustacés qu'on appelle vulgairement la queue.

HROGÉNITAL , ALE adj. (u-ro-jé-ni-tal, a-!e — dugr. ouroH, urine, et àe génital). Anat. Qui appartient à l'appareil urinaire et k l'appareil génital.

UROGLENE s. m. (u-ro-gtô-ne — du gr.

oura, queue; glênê, petit œil). Infus. Genre d'infusoires agrégés, de la famille des volvociens, voisin des synures.

UROGYMNE s. m. (u-ro-ji-mne — du gr.

oura, queue; gumnos, nu). Iehthyol. Syn. de gymnure, genre de poissons, du groupe des raies.

UROHYAL s. m. (u-ro-i-al). Anat. Nom de l'une des pièces de l'os hyoïde.

0ROLÉPIS s. m. (u-ro-lé-piss — du gr.

oura,' queue ; lepis, écaille). Entom. Genre d'insectes hyménoptères, de la tribu des chalcidides.

UROLEPTE s. m. (u-ro-lè-pte — du gr.

oura, queue; leplos, mince). Erpét. Syn. de platygastre ou BOI.YÉRIK, genre de reptiles ophidiens, du groupe des boas,

— Infus. Genre de la famille des kolpodés.

UROLITME s. m. (u-ro-li-te — du gr. ouron, urine ; lithos, pierre). Méd. Calcul urinaire,

UROLOGIE s. f. (u-ro-!o-jt — du gr. ouron, urine ; logos, discours). Etude médicale sur les voies urinaires.

UROLOPHE s. m. (u-ro-lo-fe • — du gr.

oura, queue ; lophos, çréte). Iehthyol. Genre de poissons, du groupe des raies.

UROMANCIE s. f. (u-ro-man-s! — du gr.

ouron, urine; manteia, divination). Ane. med. Art de connaître les maladies par l'inspection des urines.

— Encycl. V. UROSCOPIB.

UROMANCIEN, IENNE adj. (u-ro-man-siain, i-è-ne — rad, uromancie). Qui pratique l'uromnncie : Médecin uromancien. Il On disait aussi chômante.

— Substantiv. : Un uromancien.

UROMASTIX s. m. (u-ro-ma-stikss — du . gr. oura, queue; mastix, fouet). Erpét. Genre de reptiles sauriens.

UROMÉLANINE s. f. (u-ro-mé-la-ni-ne — du gr. ouron, urine, et de mélanine). Chim. Substance qu'on trouve dans les urines et qui ti pour formule C^rHAzO4.

UROMÈLE s. m. (u-ro-mè-le — du gr. oura, queue; melos, membre). Tératol. Monstre dontles membres abdominaux se confondent et se terminent par un seul pied.

UROMÉL1E s. f. (u-ro-mé-lî). Tératol, Conformation d'un uromèle.

UROMÉLIEN, IENNE adj. (u-ro-mé-li-ain, i-è-ne — rad. uromèle). Tératol. Qui a rapport aux uromèles ou k l'uromélie : Conformation

UROMÉLIBNNK.

UROMÉLIQUE adj'. (u-ro-mé-li-ke — rad.

uroniélie). Tératol. Qui a les caractères de l'uromélie : Conformation uromélique.

UROMÈTRE s. m. (u-ro-raè-tre). Syn. d'u-

RINOMÈTRli,

UROMOLGE adj. (u-ro-mol-je — du gr.

oura, queue; molgos, salamandre). Erpét.

Qui est muni d'une queue et qui ressemble k une salamandre.

— s. m. pi. Famille de reptiles batraciens, comprenant ceux qui sont munis d'une queue, comme les salamandres.

UROMOLGEENS s. m. pi. (u-ro-mol-jéain, é-è-ne — rad. uromolge). Erpét. Nom donné par quelques-uns k la famille des boas.

OROMYCE s. m, (u-ro-mi-se — du gr.

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oura, quene ; mukês, champignon). Bot. Genre de champignons, de la famille des urédinés.

URONECTE adj. (u-ro-nè-kte — du gr.

oura, queue ; neletès, nageur). Erpét. Qui nage à l'aide d'une queue.

— s. m. pi. Famille de sauriens, comprenant ceux dont la queue est aplatie en forme de nageoire.

URONÈME s. m. (u-ro-nô-me — du gr.

oura, queue; nêma, filament). Iehthyol. Genre de poissons, du groupe des célacanthes, voisin des sauroïdes, comprenant plusieurs espèces fossiles, de petite taille, qu'on trouve dans les terrains carbonifères.

OROPAPPE S. m. (u-ro-pa-pe — - du gr.

oura, queue ; pappos, aigrette). Bot. Syn. de calaïs, genre de chicoracées.

UROPE s. m. (u-ro-pe — du gr. oura, queue; pous, pied). Entom. Genre d'insectes lépidoptères nocturnes, de la tribu des dicranurides, dont l'espèce type habite le midi de la France et l'Allemagne. r

UROPÉD1E s. f. (u-ro-pé-dl — du gr.

oura, queue; pedifln, lanière). Bot. Genre de plantes, de la famille des orchidées, dont l'espèce type habite la Nouvelle-Grenade.

UROPELTACÉ, ÉE adj. (u-ro-pèl-ta-sé — rad. uropeltis). Erpét. Qui ressemble k l'uropeltis.

— s. m. pi. Famille de serpents, qui a pour type le genre uropeltis.

UROPELTIS s. m. (u-ro-pèl-tiss — du gr. oura, queue , peltis, bouclier). Erpét. Genre de reptiles ophidiens, comprenant deux espèces, de petite taille, qui habitent Ceylan et Manille.

OROPÉTALE s. m. (u-ro-pé-ta-le — du gr. oura, queue, et de pétale). Bot. Genre de plantes bulbeuses, de la famille des liliacées, tribu des hyaeinthées, comprenant plusieurs espèces, qui croissent dans le midi de l'Europe et en Afrique.

CROPHAÉTON s. m. (u-ro-fa-é-ton). Iehthyol. V. criphaéton.

UROPHORE s. f. (u-ro-fo-re — du gr.

oura, queue; phoros, qui porte). Entom.

Genre d'insectes hémiptères, de la tribu des cercopides, dont l'espèce type habite l'Inde. Il Genre d'insectes diptères, de la famille des athéricères, tribu des museides, comprenant une vingtaine d'espèces, répandues par tout le globe, mais surtout en Europe.

— Encycl. Les urophores ont le port et les caractères généraux des mouches, et particulièrement des téphrites, dont elles diffèrent surtout par l'oviducte des femelles, qui est connexe, ordinairement allongé et velu. Ces insectes ont généralement le corps noir, la tête fauve etles ailes traversées de bandes obscures. On en connaît une vingtaine d'espèces, répandues dans toutes les contrées du globe, mais surtout en Europe. La plus remarquable est Vurophore de liéavmur, appelée aussi têpkrite du chardon; sa larve est blanche, avec une tache postérieure noire et luisante; elle vit en société dans des galles oblon^ues, que sa piqûre fait naître sur le chardon héinorroïdal. D'autres vivent sur les centaurées, les lychuis, les séneçons, etc.

UROPHYLLE s. m. (u-ro-fll-le — du gr.

oura, queue; pkullon, feuille). Bot. Genre d'arbrisseaux, de la famille des rubiaoèes, tribu des cinchonées, comprenant deux espèces, qui croissent dans l'Inde.

UROPITTINE s. f. (u-ro-pitt-ti-ne — du gr. ouron, urine; pitta, poix). Chim. Substance qu'on trouve dans les urines acides ou alcalines, et qui a pour formule C«HWAz206.

UROPLANIE S. f. (u-ro-pla-nl — du gr.

ouron, mine ; planein, errer), Pathol. Déviation de l'urine qui se répand hors de ses voies ordinaires.

UROPLATE s. m. (u-ro-pla-te — du gr.

oura, queue; platus, large). Erpét. Genre de reptiles sauriens, formé aux dépens des geckos.

UROPODE adj. (u-ro-po-de — du gr, oura, queue; pous, podos, pied). Zool. Qui marche en s'aidaut de sa queue.

— s. m. Arachn. Genre d'arachnides, de l'ordre- des acariens.

— s. m. pi. Syn. de brévipennes,

— Encycl. Arachn. Les uropodes sont caractérises par des palpes filiformes, k articles à peu près égaux en épaisseur, variant peu de longueur. Les mandibules sont médiocres ; les pieds sont k peu près tous égaux, et le dernier article est terminé par deux griffes,. Il n'y a pas d'yeux. L'uropode végétant, de Géer, est le type de l'espècej il est parasite et vit sur les coléoptères fouisseurs, sur lesquels il s'attache à I aide d'un pédicule situé à la partie anale. On a remarqué que cet acarien peut vivre en hiver, libre, et que, dans ce cas, on le trouve souvent caché sous des pierres.

UROPOÈSE s. f. (u-rc-po-è-ze — du gr, ouron, urine; poiêsts, action de faire). Pbysiol. Production de l'urine.

UROPOÉTIQUE adj. (u-ro-po-é-ti-ke — rad. tiropoèie). Physiol. Qui a rapport k l'uropoèse. [1 Qui favorise l'uropoèse.

UROPRESTE s. m. (u-ro-prè-ste — du gr.

oura, queue; préstér , qui brûle). Entom. Genre d'insectes hyménoptères.

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DROPRISTE adj. (u-ro-pri-ste — du gr.

oura, queue; pristis. scie). Entom. Se dit da certains insectes dont l'abdomen se termine par une tarière en forme de scie.

— s. m. pi. Famille d'hyménoptères armés d'une tarière en forme de scie.

— Encycl. Les ttropristea ont pour caractères généraux : la tête le plus souvent carrée, large; les antennes composées de neuf articles au moins; le corselet nettement divisé en trois parties ; l'écusson prolongé en arrière; l'abdomen formé de huit anneaux ou segments mous et flexibles, et terminé, chez les femelles, par une tarière dentelée en forme de scie ou de râpe; les ailes comme piissées, chiffonnées et jamais bien planes ; les pattes articulées sur des hanches très-robustes. Les larves, qui ressemblent beaucoup aux chenilles des lépidoptères et qu'on nomme pour cette raison fausses chenilles, ont le corps allongé, la tête éeailleuse, la bouche h parties bien distinctes et munie de litières ; elles possèdent six pattes ordinaires, articulées et pourvues de crochets, et, en outre, douze ou seize pattes membraneuses, garnies de petits crochets disposés en couronnes rétractiles.ce qui donne aces larvesune allure toute particulière.

Après la fécondation, les femelles des uroprisles, k l'aide de leur tarière et des lames dont elle est accompagnée, déposent leurs Csufs sous les écorces des arbres, des arbrisseaux et même des plantes herbacées. Les petites larves qui en naissent se nourrissent des tissus végétaux, au inoins dans les premiers temps de leur vie ; car la plupart en sortent au bout d'un certain temps pour vivre, souvent en famille, sur les feuilles qu'elles rongent. Arrivées au terme de leur développement, elles se retirent dans quelque endroit abrité, ou même dans la terre, et Aient dans cette loge un cocon d'une soie très-déliée, formé de plusieurs tuniques très-solides, difficiles k déchirer et imperméables k l'eau; elles s'y transforment en nymphes molles. Ce groupe comprend les grands genres urocère, xiphidrie, sirèce, orysse, tenthrède, hylotome et cimbèee, qui, subdivisés k leur tour, sont devenus les types de familles et de tribus distinctes. V. la plupart de ces mots.

UROPRODE s. m. (u-ro-pro-de). Arachn.

Genre d'arachnides, qui se tixentsurle corps de certains coléoptères.

OROPSOPHE s. m. (u-ro-pso-fe — du gr.

oura, queue; psophos, bruit). Erpét. Genre de reptiles ophidiens, du groupe des vipères.

OROPTÈRE S. m. (u-ro-ptè-re — du gr.

oura, queue ; pteron, aile). Entom. Syn.de

CÉOCEPHALE.

OROPTÉRYGIE s. m. (u-ro-pté-ri-jî — du gr. oura, queue; pterugion, nageoire). Iehthyol. Genre de poissons, du groupe des murènes.

UROPTÉRYX s. m. (u-ro-pté-riks — du gr. oura, queue ; plerux, aile). Ichtliyol. Genre de poissons fossiles, de la famille des scoinbéroïdes.

UROPYGE s. m. (u-ro-pi-je — du gr. oura, queue; pugê, derrière). Ornith. Croupion d'oiseau.

— Mamm. Base de la queue des înammi fères.

OROPYG1AL, ALE adj. (u-ro-pi-ji-al, a-le — nul. uropyge). Ornith. Qui appartient an croupiun : Plumes usopygialus. Glande uro- PYGIalh. Il On dit aussi urofygiën, ibnnb.

URORRRAG1E s. f. (u-ror-ra-jt — du gr.

ouron, urine; rhéo, je coule). Pathol,- Flux abondant d'urine. Il On dit aussi urorrhéu.

URORRHAGIQUE adj. (u-ror-ra-ji-ke — rad. urorrhagie). Pathol. Qui a^rapport à l'urorrhugio. il On dit aussi uroriïkéiqub.

UROSCHÉSIE s. f. {u-ro-ské-zi — du gr.

ouron, urine; schesis, arrêt). Pathol. Suppres; sion de l'écoulement des urines.

UROSCHËTIQUE adj. (u-ro-ské-ti-ke — rad. uruscltésie). Pathol. Qui a rapport k l'uroschêsie.

DROSCOPE adj. (u-ro-sko-pe — du gr.

ouron, urine; i*opo^,jeregarde). Pathol. Qui sait examiner méthodiquement les urines.

— s. m. Médecin qui s'attache spécialement k l'inspection des urines : Un oroscope distingué.

UROSCOFIE s. f. (u-ro-sko-pî — du gr.

ouron, urine; skopeô , j'examine). Pathol. Examen de l'urine.

— Encycl. La médecine savante ne croit point qu'il soit possible de connaître les maladies du corps humain d'après l'inspection des urines, et quand elle parle du système accueilli k diverses époques par quelques médecins, toujours en très-petit nombre, qui tendait k présenter comme sérieux ce moyen de diagnostic, elle le désigne sous le nom d'uromancie, comme si elle voulait faire comprendre qu'elle met l'art prétendu de connaître les maladies par l'urine au rang de la chiromancie, de la cartomancie et autres divinations de même sorte. Depuis quelques années, le docteur Goupil, qui ne partage nullement l'opinion presque unanime de ses confrères, a entrepris la réhabilitation des urines comme moyen de diagnostic ; il l'emploie lui-même et il prétend en avoir obtenu des résultats très-remarquables; il a

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même fondé an journal, dont il est l'unique rédacteur, dans le but de montrer l'excellence de sa méthode, et il ne manque pas, dans chaque numéro, de donner une liste nombreuse des guérisons qu'il n'a opérées, dit-il, qu'à l'aide de cette méthode. Muis, comme il ne veut pas que son art soit confondu avec ceux que pratiquent d'obscurs charlatans, il a remplacé ie mot uromancie par uroscopie, qui peut simplement signifier l'art d'observer les urines, mais qui peut aussi indiquer qu'il ne se borne pas k l'observation de ce liquide, qu'il voit nettement et sans erreur possible les maladies dans l'urine des malades.

lj'uroscopie, selon lui, se fonde sur les deux principes suivants :

1° Les înalaiiies déterminent dans l'urine des changements de composition; elles augmentent ou diminuent la quantité d'urine émise dans l'espace d'un jour.

2° Dans l'état actuel de la science, il est possible de constater ces changements et de les rapporter aux maladies correspondantes.

Le premier de ces principes doit certainement renfermer une part de vérité, et le second lui-même n'est probablement pas complètement faux. Il ne parait donc pas impossible que les indications obtenues par l'analyse chimique de l'urine, ou par les quantités variables d'urine émises en vingt - quatre heures, jointes à toutes les autres indications qui conduisent le médecin à distinguer les ' maladies, n'offrent quelquefois un secours qui ne serait pas à dédaigner.- Le docteur Goupil a raison quand il dit que le médecin ne doit pas reculer devant ce qu'il peut y avoir de dégoûtant dans certaines observations et dans certaines analyses. Mais e t-il bien certain que les médecins aient refusé d'observer et. d'analyser les urines? Ne seraitil pas plus exact de dire que, après avoir observé et analysé, ils ont reconnu l'impossibilité d'asseoir là-dessus un jugement sûr et précis? Les travaux du docteur Goupil ne sont pas encore assez avancés pour qu'on puisse se former k cet égard une opinion définitive.

UROSCOPIQUE adj. (u-ro-skopi-ke — rad.

uroscopie). Pathol. Qui a rapport k l'uroscopie.

UROSEs. f. (u-rô ze — du gr. ouron, urine). Patliol. Maladie des voies urinaires.

OROSPERMB s. m. (u-ro-spèr-ine — dugr.

oura, queue; sperma, graine). Bot. Genre de plantes, de la famille des composées, tribu des chicoracêes, formé aux dépens des salsifis, et comprenant deux espèces, qui croissent dans la région méditerranéenne.

UROSPERME, ÉE adj. (u-ro-spèr-mê — rad. urosperme). Bot. Qui ressemble à un urosperme.

— s. f. pi. Groupe de cbicoracées, ayant pour type le genre urosperme.

UROSPHÈNE s. m. (u-ro-sfè-ne — du gr.

oura, queue ; sphén, coin). Ichthyol. Genre de poissons, de la famille des bouches-enfiûte, intermédiaire entre les fistulaires efles aulostomes, et comprenant une espèce fossile de petite taille , qu'on trouve au mont Bolca.

DROSTÉAL1TE s. f. (u-ro-sté-a-li-te — du gr. ouron, urine ; stear, suif; litfws, pierre). Chim. Nom donné par Heller k une'substunce qui composait un calcul rendu après un traitement par le carbonate de soude, substance qui brûle sans se fomlre, en répandant une odeur de benjoin, et qui se ramollit dans l'eau en se gonflant, sans se dissoudre.

UBOSTELME s. m. (u-ro-stèl-me — du gv.

oura, queue; steima, ceinture). Bot. Syn. de métaplexis, genre d'arbustes du nord de la Chine.

UROSTROPHE s. m. (u-ro-stro-fe — du gr. oura, queue; strophe, détour). Erpôt. Genre de reptiles sauriens, de la famille des iguaniens.

UROSTYLE s. f. (u-ro-sti-le — du gr. oura, queue ; stulos, stylet). Infus. Genre d'infusoires, voisin des oxytriques.

UROTORNE s. m. (u-ro-tor-ne — du gr.

oura, queue; torhos, tour). Erpét. Genre de reptiles sauriens, de la famille des geckotiens, formé aux dépens des ptyodactyles.

UROX s. m. (u-rokss), Mamin. V. aurochs.

UROXANTHINE s. f. (u-ro-ksan ti-ne — du gr. ouron, urine; xanthos, jaune). Chim. Mélange d'urrosauine et d'un des acides organiques que Heller regarde comme la matière colorante de l'urine.

UROXIPHE s. m. (u-ro-xi-fe — dugr. oura, queue ; xiphos, épée). Entom. Genre d'insectes hémiptères, de la tribu des membracides, dont l'espèce type vit au Sénégal.

URQUAIN s. m. (ur-kain). Techn. Bout de madrier sur lequel pose la meule du potier.

URQUHART (David), homme politique anglais, né à Blackenwell, comté de Cromarty, en 1805. Il fit ses éludes k l'université d'Oxford, où il s'attacha principalement k l'économie politique et aux langues orientales. En 1827, il suivit lord Cochrane en Grèce et sut s'acquérir l'estime des hommes les plus émineuts de ce pays; puis il partit pour Oonstantinople après la paix signée k Andiinople et publia, à son retour en Angleterre, un livre intitulé la Turquie et ses ressources

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(1833), dans lequel il se montra l'adversaire acharné de la politique russe. Peu de temps après, il entreprit un long voyage en Allemagne, en Turquie, en Perse et en Asie Mineure, afin d'étudier la situation politique et industrielle de ces contrées. Pendant qu'il habitait Constantinople, il fit paraître trois ouvrages : Observations sur la Turquie d'Europe, {'Angleterre et la Bussie, le Sultan Mahmoud et Méhémet- Pacha, dans lesquels il continua de combattre énergiquement les menées de la Russie. En 1835, lord Palmerston nomma Urquhartsecrétaire d'ambassade à Constantinople, et ce fut pendant son nouveau séjour dans la capitale de la Turquie qu'il écrivit le Portefeuille, ouvrage dans lequel il dévoilait les efforts de la Russie pour arriver k la possession .du Bosphore. Des démêlés avec lord Ponsonby, son ambassadeur, l'obligèrent à demander son rappel et à revenir à Londres, où il se posa en violent adversaire de la politique de lord Palmerston, qu'il accusait d'entente avec le czar. Lors des événements de 1840, où les relations entre la France et l'Angleterre 'parurent si. tendues, il vint à Paris et on lui reprocha d'avoir montré pour le gouvernement français une sympathie excessive.' C'est de cette époque que date la publication d'une brochure fort importante, intitulée la Crise ou la France deoant les quatre puissances, imprimée à Paris et immédiatement traduite en français. De retouren Angleterre, il essaya à plusieurs occasions d'entrer au Parlement et y fut enfin envoyé en 1847 par la ville de Stafford. Cependant ses électeurs ne lui continuèrent point leur mandat, et, depuis 1853, il n'a pu se faire réélire. Outre les ouvrages déjà mentionnes, nous citerons : VEspril de l'Orient (Londres, 1838); Exposition des affaires de l'Asie centrale (Londres, 1840); Exposition, des difficultés de frontières entre la Grande- Bretagne et les Étals-Unis (Glascow, 1840); les Colonnes d'Hercule, impressions de voyage dans le midi de l'Esp;igne et dans l'empire du Maroc (Londres, 1850); Progrès de la Russie dans l'Ouest, le Nord et le Sud (Londres, 1843); les Derniers événements en Orient (Londres, 1854); le Liban, histoire et journal de voyage (Londres, 1860), ouvrage traitant des luttes entre les Druses et les Maronites, etc. URQUHART (William Pollard), économiste anglais, né dans le comté de Westmeath en 1814. Après avoir fait ses études k l'université de Cambridge, il entra dans la magistrature, siégea k Westmeath, puis k Aberdeen, et enfin brigua la députation. Envoyé en 1852 à la <:hnmbre des communes par le comté de Westmeath, il appuya les réformes politiques et administratives et ne fut pas réélu en 1857. On lui doit, entre autres écrits : François Sforza et son époque; Essais sur l'économie politique, et divers pamphlets.

URQUUO (Mariano-Luis, chevalier »'), homme d'Etat espagnol, né à Bilbao en 1768, mort à Paris en 1817. Après avoir terminé son éducation en Angleterre, il suivit la carrière diplomatique sous les ministres Florida- Blanca, d'Aranda, d'Alcudia et sous M. de Saavedra, qu'il remplaça, en 1798, au département des affaires étrangères. L'ambassadeur français à la cour de Madrid, l'amiral Tiuguet, avait alors déterminé Charles IV k reconstituer et régénérer l'Espagne, qui venait de s'allier k la République. L'un des plus solides appuis du parti rétrograde, le prince de la Paix, fut renvoyé du cabinet. Animé d'un esprit essentiellement libéral et fidèle aux ieçons de d'Aranda, Urquijo ôta k l'inquisition le pouvoir de faire des arrestations sans l'ordre du roi, obligea ce tribunal k faire connaître aux accusés leurs accusateurs et les dossiers du procès, et affaiblit l'influence ecclésiastique. 11 travailla, en outre, avec zèle à relever la marine, à encourager l'industrie, k propager la vaccine, k abolir l'esclavage dans les colonies. On lui doit aussi la division de la propriété foncière, la suppression des majorais, le rétablissement des cortès. Mais les intrigues des privilégiés renversèrent le ministre réformateur. Le prince de la Paix rentra aux affaires, et l'ambassadeur de France fut rappelé. Urquijo fut jeté dans une prison, d'où il sortit deux ans après pour se rendre en exil dans son pays natal. En 1808, il fit de vains efforts pour détourner la famille royale d'aller k Bayonne se livrer k Napoléon. Croyant la cause des Bourbons perdue sans cetour, il consentit ensuite k entrer dans le conseil du roi Joseph et se réfugia en France k la chute de ce prince, en 1814.

UltQUIZA (don Juste - José de), homme d'Etat et -général argentin, né dans la province d'Entre-Rios en 1800, assassiné en 1870. Il se fit connaître, sous Rosas, dans la lutte des fédéraux contre les unitaires, devint gouverneur de l'Entre-Rios en 1842 et resta six ans attaché k lu fortune du dictateur. Se déclarant nettement contre ce dernier en 1851, il marcha contre lui k la tête de 28,000 hommes et le vainquit k Santos-Lugares "(1852). Nommé gouverneur provisoire de la république Argentine, il vit Buenos-Ayres se révolter, tenta vainement d'emporter cette ville par force et accepta la direction des treize autres Etats de l'Union, que lui conféra le congrès définitif de Santa-Fé (1853). Il usa de sou pouvoir pour rétablir les relations de commerce détruites par le gouvernement de

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