URS
Rosas et déclara- la navigation libre, tant pour les Etats de l'Union que pour l'étranger, sur le Parana, le Paraguay et la Plata. Nommé, en 1861, général en chef de la confédération Argentine, il déclara la guerre k l'Etat de Buenos-Ayres, fut battu par Mitre, signa la paix avec ce dernier et se retira dans son gouvernement dEntre-Rios (1868).
En 1868, il se porta candidat k la présidence contre Sarmiento, qui fut élu. Deux ans plus tard, il fut assassiné par le général Jordan, qui se fit proclamer gouverneur de l'Entre- Rios et s'insurgea contre le gouvernement.
URRAQUE ou URRACA, reine de Castille, fille et héritière d'Alphonse VI, née en 1081, morte k Saldaùa en 1126. A neuf ans, elle épousa Raymond, comte de Galice, et, en 1106, elle épousa en secondes noces Alphonse le Batailleur, roi d'Aragon et de Navarre, l'ar cette union, les trois couronnes de l'Espagne chrétienne se trouvèrent réunies sur la tête d'Alphonse. Mais la haine et l'antipathie éclatèrent bientôt entre le roi et la reine. Pendant que celle-ci se déshonorait par ses galanteries publiques, elle soulevait par ses intrigues la noblesse de Castille contre son époux. Un moment emprisonnée au château de Castellan, elle obtint le divorce en 11U et leva ouvertement le drapeau de la révolte. Vaincue dans une bataille à Sepulveda(llll), elle se réfugia en Galice et leva une nouvelle armée, qui lui rendit le trône. Ayant assiégé Alphonse à Carrion, elle le contraignit k demander la paix et a évacuer la Castille. Mais, en 1117, les Castillans, lassés de sa domination, donnèrent le trône k son fils, Alphonse VII. Elle régna dès lors conjointement avec lui. Aussi mauvaise mère qu'elle avait été épouse coupable, elle lui fit bientôt la guerre pour régner seule en Galice et k Léon, perdit et recouvra plusieurs fois l'autorité, combattit sa sœur Thérèse, comtesse de Portugal, et gagna sur elle la bataille du Minho (1121). Sa mort subit: put seule rendre la paix k l'Espagne, épuisée par les longues guerres soulevées par l'ambition de cette reine.
DRBOSACINE s. f. (ur-ro-za-si-ne — de urine, et de rosacé). Chim. Substance extraite de l'urine, et dont la couleur varie du rose au rouge amarante.
URRUA s. m. (ur-ru-a). Ornith. Genre d'oiseaux de proie nocturnes, de la famille des strigidées, dont l'espèce type vit au Bengale.
URRUGNE, bourg de France (Basses-Pyrénées), cant. de Sa'mt-Jean-de-Luz, arrond. et k 25 kiloni. S.-O. de Bayonne, au confinent de deux ruisseaux qui forment l'Ouatxin; pop. aggl., 735 hab. — pop. tôt., 3,390 hab. Commerce avec l'Espagne.
URRUT1A (José de), vice-rot de Navarre et lieutenant général des armées espagnoles, né en Biscaye en 1728. mort en 1800. Il assista, en 1791, k la défense de Ceuta contre les troupes marocaines, fit la campagne de 1793 sur les Pyrénées et dut plus k sa haine contre les Français qu'k ses talents le commandement en chef de l'armée de Catalogne (1794). A peine s'était-il mis k la tète de cette armée que la paix fut signée k Baie entre la France et l'Espagne (1795). Il refusa, en 1800, de commander les troupes espagnoles
?ui devaient, de concert avec les troupes rançkùses, envahir le Portugal, sous le généralissime Godoî, pour lequel il manifestait un profond mépris.
URSATUS (Sertorius), littérateur et antiquaire italien. V. Orsato.
UltSEL (le prince d"), patriote- belge, né dans les Pays-Bas autrichiens vers 1750, mort dans les premières années du xixe siècle. Il fut l'un des promoteurs les plus actifs du soulèvement de sa patrie en 1790 et soutint par ses discours et par ses écrits le parti démocratique, qui avait k sa tète l'avocat Vonck. Cependant, le parti aristocratique et religieux ayant d'abord eu le dessus, il fut arrêté et ne dut sa liberté qu'au bruit que firent les réclamations qu'il adressa au cougrès de Brilxelles. Les vonckistes étant revenus au pouvoir, il fut nommé ambassadeur des Pays-Bas k la cour de Naples; mais, après l'entrée des Français en Belgique, il dut forcément renoncer k ses fonctions et se retira k Vienne, où il résida jusqu'à sa mort.
CRSERNTHAL, vallée de la Suisse, canton d'Uri. Cette pittoresque et fertile vallée, qui est entourée de montagnes et arrosée par la Reuss, a environ 15 kilom. de longueur sur 3 kiloin. de largeur. On. y trouve les villages de Zuindorf, d'Andermatt, d'Haspenthal et de Realp.
URSICIN ou URSIN. antipape. Opposé, en 366, à Dainase 1er, il fut exilé k Calogni par le gouverneur de Rome, après les luttes sanglantes auxquelles sa compétition donna lieu. Valenlinien Ior permit k Ursin de rentrer k Rome; mais les troubles ayant recommencé, l'empereur condamna l'antipape à un bannissement perpétuel.
URSIDÉ, ES adj. (ur-si-dé). Main m. V.
URSIKN.
URSIEN, IFNNE adj. (ur-siain, iè-ne — du lat. ursus, ours). Mamm. Qui ressemble ou qui se rapporte k l'ours. (I On dit aussi UBSIDK,
ORSIDB, EU, URSIN, INB et UKSIKK, EE.
— s. va. pi. Famille ou tribu de mammifè-
URSI
res carnassiers plantigrades, ayant pour type le genre ours.
URSIN, INE adj. (tir-sain, i-ne — du lat. ursus, ursi , ours). De l'ours, qui est propre k l'ours : Le nègre, fidèle à son rôle URSIN, ne poussa d'autres cris que quelques sourds grognements. (E. Sue.)
URSIN (Jean-Henri), en latin Ur.înu», antiquaire allemand, mort k Ratisbonne en 1667. Il n'est connu que par les ouvrages suivants; Exercitationes de Zoroastre, Hermete, Sanckoniathone (Nuremberg, 1661, in-s°); Compendium historis de ecclesiarum germanicarum origine et progressu (Nuremberg, 1664, in-8°).
URSIN (Georges-Henri), érudit allemand, fils du précédent, né en 1647, mort k Ratisbonne en 1707. 11 enseigna les lettres dans cette dernière ville. On lui doit, entre autres ouvrages: Onomasticon germanico - grscum (Ratisbonne, 1690, in-40) ; Grammatica grxca et setecta grsca (Nuremberg, 1691, in-8<>); Institutiones latins tingua (Ratisbonne, 1700, in-8°).
DRSIN (Jean-Frédéric), historien allemand, né à Meissen (Saxe) en 1735, mort à Boritz en 1796. Il fut ministre protestant dans cette dernière ville. Il a publié à Dresde, en 1790, la fameuse Chronique de Dilhmar. On lui doit aussi plusieurs ouvrages sur les antiquités saxonnes.
URSIN (Pierre-François-Marie), littérateur français, né k Nantes en 1785. mort dans la même villa vers 1830. Après avoir terminé Ses études à Paris, il suivit les cours de l'Ecole de droit, se fit recevoir avocat et entra en relation avec plusieurs écrivains distingués, notamment avec Bernardin de Saint- Pierre et Ducis. Envoyé k Nantes en 1811, avec le titre de juge assesseur au tribunal des douanes, il rentra, en 1814, dans la vie privée et s'adonna entièrement aux lettres. On a de lui ; Fragments d'Homère, en vers (1807); les Noces de TkéUs et de Pelée, traduites de Catulle, en vers (1809); Voyage à Vichy et promenades en Auvrgne, en prose et en vers (1819, in-8°); le Dernier sacrifice humain, poème (1824, in-8°); Sur les anciennes colonies établies en Italie (Nantes, in-8°, sans date) ; Sur l'origine des peuples de l'Armorique et du pays de Galles (Nantes, 1825, in-S°J, etc.
URSINÉ, ÉE adj. (ur-si-né). Mamm. V.