‹ Grand dictionnaire Universel du XIXe siècle, vol. 15Chapitre 524 sur 1042 · BAC · texte numérisé non relu

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USQUlEPATLIs.m.(ou-skou-ré-pa-tli — mot niextc.j. Maniiii. Espèce de mammifère carnassier, qui vil au Mexique : L'usquikpatli parait avoir quelques rapports avec le blaireau puant du Cup de lionne-Espérance. (V. de Boinare.)

USSAT- LES -BAINS, hameau de France (Ariégr), coirun. d'Ornolae, catit. de Tarascou, urroitd. et à 19 kilom. de Foix, dans une gorge étioite, sur i'Ariége ; 50 hab. (Je petit hameau occupe une position charmante, et ses environs abondent en sites pittoresques. Mais ce qui l'a surtout rendu célèbre, ce sont ses eaux minérales, qui jaillissent au pied d'un immense escarpement de rochers et sur les bords de l'Ariége. Les sources émergent d'un terrain meuble et perméable, qui a nécessité des travaux fort importants pour les firoiéger contre les infiltrations et les euvalissiments du lleuve. Ces travaux sont dus à M. i'rançois, savant ingénieur hydrologue. Aux cuves grossières et infectes dans lesquelles, il y a quelques années, on prenait des bains, on a substitué de belles baignoires en marbre de Carrare, renfermées dans des cabinets très-bien disposés. Les sources, captées au grilfun, se réunissent dans une rigole qui règne tout le long du bâtiment des bains ; de cette rigule partent des conduits qui alimentent et renouvellent sans cesse 1 eau de la baignoire. L'établissement, qui ne se compose que d'un rez-de-chaussée, contient quarante biiignoires, deux piscines et un système de douches des plus variées. Comme les cabinets sont rangés k la suite les uns des autres et qu'il n'y a qu'un canal de distribution, l'eau minérale, perdant successivement de son calorique dans ce long parcours, arrive moins chaude aux baignoires les plus éloignées. De là, une échelle décroissante qui permet d'administrer les bains à des températures différentes, depuis 40° jusqu'à 32°. Les eaux d'Ussat sont limpides, onctueuses au toucher, sans saveur et sans odeur aucune. Elles dégagent dans le bain de petites bulles gazeuses (azote, oxygène). Leur analyse, faite par M. Figuier, a montré qu'elles étaient composées pour un litre de :

Acide carbonique q. indét.

Cnloiure de magnésie 0,035

Sulfate de magnésie 0,282

Sulfate de chaux. 0,313

Carbonate de chaux 0,274

Carbonate de magnésie 0,010

Perte o,005

0,910 Cette analyse est celle de l'eau qui sert pour les bains ; celle de la buvette présente les mêmes éléments, mais elle contient 0Sr,027 de moins de résidu. Cette différence est sensible quant aux résultats thérapeutiques. Les eaux d'Ussat sont employées comme calmant du système nerveux; les bains sont doux et tempérés; ils fortitient, dit-on, sans irriter; ils agissent spécialement sur la peau, dont ils rappellent les fonctions à un type normal. Ils sont employés avec sucecs contre cer-

USSE

tains engorgements de la matrice qu'accompagne quelquefois une assez vive sensibilité. Ils réussissent très-bien aussi à provoquer le retour des menstrues et à les régulariser. On les conseille aux personnes fatiguées par les travaux de cabinet, les veilles, le chagrin ; à celles qui ressentent des douleurs vagues sans nffection caractérisée. Enfin, on les dit très-efficaces dans l'hystérie, les spasmes, la danse de Saint-Guy, le tic facial, l'hypocondrie, les gastralgies, les coliques, les douleurs rhumatismales et névralgiques. Les malades logent dans les hôtels et les maisons particulières. La promenade constitue une de leurs principales distractions, et peu de contrées sont aussi riches en curiosités géologiques. Qui n'a entendu parler des fameuses grottes naturelles d'Ussat, avec leurs voûtes gothiques, leurs arabesques et leurs Stalactites admirables qui semblent figurer tant d'objets divers? La plus remarquable de ces grottes est celle de Lombrive, couloir immense, long de près de 400 mètres, présentant une succession de chambres spacieuses. Cinq ressauts, dont l'un ne peut être escaladé qu'au moyen de cinq échelles mises bout k bout, partagent la grotte en plusieurs parties complètement distinctes. Un i-tangen occupe le fond. La grotte de Lombrive offre une rare variété de stalactites, et une profusion de pierres roulées atteste le passage d'un ancien courant fluvial. • Vers le milieu de la grotte, dit M. Gurrigou, le sol de la galerie présente un immense ossuaire; là, les debris.de l'homme et de son industrie naissante sont mélangés k ceux de l'ours, d'un chien très-distinct du renard et du chacal, du cheval, du bison, d'un bœuf à petite taille, d'un cerf gigantesque-, dans tous ces gisements nous avons trouvé les débris de l'industrie humaine, consistant en dents canines, percées pour servir d'amulettes, et en poteries grossières. Les ossements humains ayant appartenu à des individus de tout sexe et de tout âge sont brisés et mélangés" pêle-mêle k ceux, des carnassiers et des herbivores. Tout indique qu'ils ont été charriés par une eau tumultueuse. > En examinant ces ossements, on est porté à conclure que les hommes de Lombrive étaient de race caucasique et de taille moyenne. Leur angle facial était trèsouvert et leur crâne ovoïde.

USSEAU s. m. (u-sô). Ane. comm. Sorte de drap qu'on fabriquait à Usseau, près de Carcassonne. Il On disait aussi drap d'Usseau, mais non du sceau, comme on le trouve dans Regnard.

USSEL, ville de France (Corrèze), ch.-l. d'artond. et de cant., à 61 kilom. N.-E. de Tulle, sur une colline, entre la Sarsonna et la Diége; pop.aggl., 2,562 hab.— pop. tôt., 3,826 hab. L'arrondissement comprend 7 cantons, 71 communes et 62,288 hab. Tribunal de ire instance, justice'de paix; petit séminaire ; fabrication de lainages, tanneries, exploitation de fer. Commerce de bestiaux, bois, poissons, légumes. Celte ville est bâtie sur le sommet et sur les deux versants d'une colline, baignée à l'ouest par la Diége et k l'est par la Sarsonne. Les rues en sont étroites,

' tortueuses, et les maisons, hormis celles du

I quartier neuf, ont généralement cette teinte sombre qui donne aux villes voisines des montagnes un caractère particulier. Ussel possède une assez belle église, classée au nombre des monuments historiques, et dont le chapitre collégial fut fondé jadis par Charles, comte de Vetitadour, mari de Catherine de Beaufort-T urenne, nièce de Grégoire XI et petite-nièce de Clément VI, derniers papes français, nés l'un et l'autre au château de Mauinnnt, entre Ussel et Tulle; la halle cou-

, verte, bâtie sur l'ancien emplacement du château fort; plusieurs vieilles maisons à tourelles; enfin, une fontaine surmontée d'une

I aigle romaine colossale. Aux environs, on trouve des traces de camp romain. Ussel est une ville très-ancienne qui, d'après certains archéologues, aurait été k l'origine une cité romaine. Ils invoquent à l'appui de leur opinion les traces d'une voie romaine, une aigle colossale eu pierre, comme les anciens maîtres de la Gaule eu plaçaient sur leurs routes pour inarquer les distances, quelques urnes, quelques médailles, entin une phrase très-vague des Commentaires de César : Quibus gestis, C&sar duas tegiones in Lemovicum finibus coltocavit, non longe ub Arvernis. Cette désignation « non loin de l'Auvergne ■ se rapporte-t-elle k Ussel plutôt qu'à toute autre localité? M. de Valon fait observer avec rai-

- son que, si !e campement des deux légions dont parle César devint une ville, il serait plus judicieux de la placer k Tiuieuiac, près de Tulle, où ces fouilles ont mis à découvert une ville avet! ses rues, ses citernes, ses arènes, qu'à Ussel, où elles n'amènent que des débris vagues et épars. Ussel parait avoir joui dès le xie siècle des droits de commune. Les vicomtes de Ventadour firent plus tard de la ville, alors bien fortifiée, le chef-lieu de leur siège ducal. Ils possédaient à Ussel un château situé sur l'emplacement actuel de la halle. Ce château était tombé au pouvoir des Anglais, lorsque Du Guesclin essaya, sans succès, de l'enlever. Les Anglais se maintinrent longtemps à Ussel. ils avaient fortifie aux environs les châteaux de Oharles-le-Pailloux et de Saint-Exupère, et ils s'y retranchèrent lorsque les habitants parvinrent à les chasser de la ville. Ussel fut, au surplus,

usso

vaillamment protégé contre ses dangereux ennemis par les seigneurs de Ventadour, dont la principale forteresse, située entre Ussel et Egletone, présente encore aujourd'hui des ruines imposantes. Rien depuis cette époque ne rappelle Ussel à l'attention.

USSERIUS (Jacques Usuer, dit), prélat anglais. V. USHER.

USSERMANN (Emilien), bénédictin allemand, né à Saint - Ulrich, dans la forêt Noire, en 1737, mort au monastère de Saint- Biaise en 1798. Disciple, ami et collaborateur du fameux dora Gerbert, il avait été nommé bibliothécaire de son couvent. Ses principaux ouvrages sont : Monumen/a res allemaiiicas illustrantia {1792, 2 vol. in-4°) ; Episcopatus Wirceburgensis chronologice et diplomatice illustratus (1794, in-4°).

UfSlER s. m. (u-sié). Mar, Ancienne espèce de barqueplate.

USS1EUX (Louis D'), littérateur et agronome français, né à Angoulètne en 1747, mort au château du Vaux, près de Chartres, en 1805. Dans sa jeunesse, il voyagea en Espagne, puis en Allemagne et, à son retour, se fixa à Paris, où il lit représenter en 1730, au Théâtre-Français, le Siège de Saint-Jean-de- Losne, dont le succès fut douteux malgré la brillante mise en scène du dernier acte. D'Ussieux devint en 1777 l'un des principaux rédacteurs du Journal de Paris, qu'il acheta, et avec lequel il gagna 30,000 francs de rente ; plus lard, il le vendit k perte 180,000 francs et acheta le domaine du Vaux, dans le pays Chartrain, où il se retira pendant une partie de la Révolution. Le département d'Eure-et- Loir l'envoya siéger, en 1795, au conseil des Anciens, ou il ue se. fit point remarquer. Il partagea son temps entre les lettres et l'agriculture. Témoin de sa fécondité littéraire, de ses entreprises et de ses compilations multipliées, Rivarol avait dit de lui, dans le Petit almanaeh de nos grands hommes : ■ Ce beau génie s'annonça par un débordement; tout fut de son domaine, et l'on songeait déjà à lui faire une place entre M. Durosoy et l'auteur des Contemporaines ; mais il s'est ralenti tout à coup, et nous n'avons guère plus de trente volumes de cet aimable auteur, qui pouvait, comme Titus, devenir les délices du genre humain, s'il n'eût pas perdu un jour. • On doit à d'Ussieux : Histoire abrégée de la découverte et de la conquête des Jndespar les Portugais (Paris, 1770, iu-12) ; les Héros françhisou le Siège de Saint-Jean- de- Losne, drame historique en prose, suivi d'un précis historique de cet événement (Paris, 1773, in-8°); le Décarnéron français (Paris, 1774, 3 vol. in-8°, avec figures); Nouvelles françaises (Paris, 1775, 3 vol. in-8°); Roland furieux (Paris, 1775-1785,4 vol, in-8<>). Il a collaboré aux productions suivantes : Collection universelle des mémoires particuliers relatifs à l'histoire de France (Paris, 1785-1790,67 vol. ,in-8°), avec Duchesnay, son beau-père; Bibliothèque universelle des darnes (Paris, 1785, 154 vol. in-8°). Il a fourni des articles à la continuation du Cours complet d'agriculture de Rozier, des mémoires au Recueil de ta Société d'agriculture de Paris et des notes à l'édition du Théâtre d'agriculture d'Olivier de Serres, publié par cette Société. Il a, en outre, traduit de l'anglais : Histoire universelle (Paris, 1779-1789, 126 vol. iu-8°); Histoire de la littérature française (Paris, 1772) et collaboré nu Traité de la culture de la vigne avec Chaptal, Rozier et. Parmentier; on lui doit, enfin, des imitations du Nouveau Don Quichotte, de VEndymion et du Prince des Gaules de Wieland.

USS1NG (Tage-Algreen), homme d'Etat et jurisconsulte danois, né k Frederiksberg (Seeland) en 1797. Il suivit les cours de droit k l'université de Copenhague, entra ensuite dans l'administration, puis passa dans la magistrature, et, après avoir rempli plusieurs emplois élevés, devint, en 1841, procureur général du royaume de Danemark, En 1840, H fut chargé d'une chaire de droit ii l'université de Copenhague; en 1834, il avait été élu aux états provinciaux de Rœskilde. Son libéralisme mitigé de respect pour la royauté établie le rit abandonner complètement par ' l'opposition; pourtant, à la diète de 1840, son attitude dans la question des duchés lui conquit la sympathie populaire. Mais, nommé député à la diète de 1818 et force de présenter un projet de constitution, il s'acquitta de sa mission avec une tiédeur qui souleva tant d'uniinosités qu'il se vit contraint de donner sa démission. Pendant six ans, il vécut complètement à l'écart des affaires publiques. En 1854, le roi de Danemark |e nomma membre du conseil privé. Ou doit k il. Ussing : Manuel du droit pénal danois (Copenhague, 1841, 2 vol.) ; Traité des servitudes (1846). H a, en outre, édité : Collection des résolutions et des rescrits royaux (1841 et ann. suiv.); Collection des lois danoises (1850 et suiv.).

USSING (Jean-Louis), éruuit danois, né a Copenhague en 1820. 11 fit ses études à l'université de sa ville natale, voyagea en Italie et en Grèce et fut nommé, en 1849, professeur de philologie et d'archéologie k Copenhague. 11 a publié : De nominibus vusum yriBcorum (Copenhague, 1841) ; Esquisses de voyages dans le Sud (Copenhague, 1847) ; Jnseripiiones grscs inédits (Copenhague, 1847, etc.).

USSOtï, bourg et comra. de France (Loire),

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