‹ Grand dictionnaire Universel du XIXe siècle, vol. 15Chapitre 537 sur 1042 · V. MENDICITÉ, DÉPÔT DE MENDICITÉ · texte numérisé non relu

V. MENDICITÉ, DÉPÔT DE MENDICITÉ

Nous venons de parler du vagabondage au point de vue de la loi écrite. Donnons maintenant la parole aux défenseurs dé la justice pure, se plaçant surtout au point de ■ vue du droit individuel. Le code pénal porte, (arl. 269) : « Le vagabondage est un délit. ■ Avant d'attacher un caractère délictueux à la situation malheureuse d'un individu, il semble que le législateur aurait dû se préoccuper avant tout de savoir si l'état social permet à chacun de vivre en travaillant. Or, il n'en est rien. Soit par le chômage, soit pur les grèves, soij par l'atonie do l'industrie et du commerce, il arrive tous les ans que bon nombre de travailleurs se trouvant, à un moment donné, en état de vagabondage. Il est fort déplorable, dans ce cas, que les tribunaux soient contraints d'appliquer un» loi sévère et rigoureuse. Une semblable pénalité ne devrait exister que dans le cas où, le travail étant possible pour tous, il se trouverait des gens assez paresseux pour préférer le vagabondage. Alors seulement la loi devrait frapper ceux qui consomment sans produire et n'apportent au labeur social que des bras volontairement inutiles. Malheureusement, il n'en est pas ainsi, et ies juges sont obligés d'appliquer une loi qui souvent devient inique.

VAGABONDEB v. d. ou intr. (va-ga-bondé — rad. vagabond). Errer, faire le vagabond.

— Fig. Errer d'une chose h l'autre, ne pas se fixer :-

A ton âge, le cœur bat vite, L'esprit vagabonde en rêvant, Et cette rêverie invite A jeter des soupirs au vent.

H. Cartel.

VAGABONNER v. n. ou intr. (va-ga-bo-nê). Syo. de vagabonder, selon l'Académie. C'est uu mot usité dans quelques patois,

VAGAL s. m. (va-gal). Moll. Espèce dé telline des côtes occidentales de l'Afrique,

VAGANT, ANTE adj. (va-gan, an-te — lat. vagans; de vagari, errer). Qui erre, vagabond : Les poêles disent qu'une seule Ue de ûélos, étant auparavant vagantb, fut affermie pour le service de l'enfantement de Latone. (Montaigne.) il Vieux mot, qu'il serait utile de reprendre.

— s. m. Marinier qui est chargé de recueillir les débris des naufrages, u Homme qui pille las navires naufragés, qui voie les épaves.

— s. f. pi. Entom. Groupe d'insectes diptères myodaires.

VAGE s. m. (va-je). Ane. coût. Officier municipal. H On dit aussi VAGBB.

— Mar, Nom donné en Provence aux boules de raeage.

VAUH-UJHBLÏ, nom hongrois de la ville

de Nkustjsdt.

, VAGIENSBS, en latin Vagienni, peuple de fa Gaule Cisalpine, d'origine ligure. Il habitait au N. le district arrosé par les deux Doires, par 16 Pô et par le Tanaro, au S. des Taurini et au N. des Intemelli. Leur ville principale était Augusta Vageniorum, aujourd'hui Saujcbs.

VAGIFORMe adj. (va-ji-for-me — du lat.

vagus, vague, et de forme). Bot, Qui a une forme vague, mal définie.

VAGIN s. in. (vu-jain — du lat. vag ma,

faîne)". Anat. Canal qui s'ouvre dans la vulva 'une part, dé l'autre dans la matrice, et qui

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sert à la copulation et à l'accouchement : L'oriftce du vagin. Le raccourcissement et l'angustie du vagin sont deux vices de conformation qui existent ordinairement ensemble. (Murât.)

— Encycl. Anat. et pathol. Le vagin a une forme cylindrique, un peu aplatie d avant en arrière , à parois eontiguës. Sa longueur moyenne est de 0ln,12, sa largeur de om.OS; mais, comme il est très-extensible, cette largeur peut aller jusqu'à 0"1, 08 et même 0m,10. Il est situé dans l'excavation pelvienne, entre la vessie et le rectum, maintenu en place par ses adhérences intimes avec les organes voisins. La direction du vagin est obliqua de haut en bas et d'arrière en avant; son axe et celui do l'utérus forment un angle obtus ouvert en avant. Le vagin présente une surface extérieure en rapport avec la vessie, le canal de l'urètre et le rectum, auxquels il est uni par du tissu cellulaire très-serré, et une surface interne sillonnée par des rides transversales, plus développées à l'orifice qu'à la partie profonde et qui viennent toutes aboutir à deux raphés médians longitudinaux, désignés sous la dénomination de colonnes du vagin. L'extrémité supérieure du vagin embrasse le col de l'utérus et forme autour de cet organe une rigole circulaire, plus profonde en arrière qu'en avant; l'extrémité inférieure, la portion la plus étroite du canul, se termine à la vulve, et, chez les femmes vierges, elle est oblitérée par la membrane hymen. Les parois du vagin sont constituées par deux membranes fibreuses et une membrane muqueuse à épithélium-trèsépais.

— Anomalies du vagin. Ce canal peut être rétréui.obliléré, dans une plus ou moins grande étendue, ou bien en communication directe avec la vessie, l'urètre ou le rectum. Il peut aussi, comme l'a observé Meckel, être divisé par une cluison longitudinale en deux canaux, ayant chacun une ouverture à la vulve pourvue d'une membrane hymen. Les rétrécissements ou atrésies et les oblitérations du vagin sont d'origine congénitale ou accidentelle. Dans cette dernière catégorie se rangent surtout les rétrécissements et oblitérations résultant d'un accouchement laborieux avec déchirures, gangrène, plaies du vagin, dues à la pression de* la tête de l'enfant ou à l'action des instruments destinés à l'extraire. Les rétrécissements, qu'ils soient accidentels ou congénitaux, portent sur un point plus ou moins éteudu, plus ou moins rapproché de l'utérus. On peut dire, en règle générale, qu'ils sont d'autant moins graves qu'ils sont peu éloignés et plus rapproches de la vulve. Us n'offrent aucune gravité lorsqu'ils consistent seulement en un développement trop considérable, en une résistance trop grande ou en une imperforation de la membrane hymen. Ces cas ne sont pas rares, ils sont même les plus fréquents. Quelquefois le vagin est tellement rétréci qu'il ne présente qu'une capacité égale à une plume d'oie ou de corbeau. D'autres fois même, le canal est complètement oblitéré et remplacé par un cordon ou une traînée de tissu cellulaire plus ou moins condensé. Enfin, on peut trouver encore le vagin réduit à un cul-de-sac qui se termine à quelques centimètres de la vulve. Les effets de ces vices de conformation passent le plus souvent inaperçus jusqu'à la menstruation ou à l'époque du mariage. Quand il n'y a qu'un simple rétrécissement, les règles peuvent s'établir, s'écouler, et la jeune fille ne s'aperçoit du vice de conformation qu'à l'im-

fossibilité ou l'extrême difficulté d'accomplir acte du coït. Si l'obstacle n'était formé que par la membrane hymen, il serait très-facile d'en triompher en l'incisant avec un bistouri. S'il y a un fort rétrécissement, iUIaut éviter l'emploi de l'instrument tranchant et recourir à la dilatation. Boyer rapporte un cas de guérison remarquable obtenue par ce procédé. Il s'agissait d'une femme dont le vagin était rétréci dans toute son étendue, au point qu'on ne pouvait y introduire qu'une phimo à écrire de moyenne grosseur. Les parois de ce vagin étaient dures et calleuses. Benevoli employa la racine de gentiane, comme s'il s'agissait d'agrandir une fistule; il augmenta progressivement le volume de cette racine, et bientôt il put faire entrer une tige de blé de Turquie; il en vint ensuite k réponse préparée, et ces diverses substances, en s imprégnant des mucosités vaginales, se gonflèrent et dilatèrent le canal jusqu'à ce qu'il ,fùt apte à remplir ses fonctions. Dans les cas où le canal est complètement oblitéré, c'est à la première apparition des règles qu'on observe les accidents qui s'y rattachent. D'autres fois, ils ne sè.montrent point à la première menstruation , mais chaque mois il deviennent de plus en plus graves ; le ventre se développe, on croit à une affection des viscères, on suppose une grossesse et on ne reconnatt la vérité que lorsque les

S unies sexuelles sont livrées à l'examen 'un chirurgien.

L'opération nécessitée pour rétablir le vagin ,est ordinairement difficile et rarement suivie de succès. La difficulté tient en grande partie aux précautions qu'il faut prendre pour ne pas léser le rectum ni la vessie. Il faut d'abord introduire une sonde dans le réservoir de l'urine, puis l'index de la main gauche dans le rectum ; ce doigt va à la recherche de la sonde, qu'il reconnaît à travers les

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tissus qui remplissent le vagin; par cette manœuvre, on peut se rendre compte, jusqu'à un certain point, de l'épaisseur des tis-: sus; on peut sentir si le vagin existe ou non dans une certaine étendue. S'il existe partiellement vers la partie supérieure, il sera dilaté sur ce point par le sang, et il y aura plus de distance entre la sonde et le doigt. Quand la vessie est vidée, l'opérateur confie la sonde à un aide; il laisse l'index dans le rectum, parce qu'il pourra lui servir de guide; il pratiquera une incision dans la direction des lèvres génitales, incision qui partira d'un point situé à une petite distance au-dessous du méat urinaire. La sonde introduite dans l'urètre permet de remplir ces indications. Après la première incision, on fait marcher le bistouri dans la direction du vagin, selon l'.axe du petit bassin, et l'on va à la recherche du col de l'utérus. Cette dissection doit être faite avec ménagement, avec lenteur; souvent même le chirurgien devra quitter le bistouri pour explorer avec l'index droit te chemin qu'il a à parcourir. Quand il y a possibilité, il vaut mieux disséquer avec le doigt en déchirant qu'avec le bistouri. Enfin, lorsqu'on arrive sur une tumeur plus ou moins fluctuante qui contient le sang altéré des règles, il faut l'ouvrir, mais avec précaution et non point par une large incision. On pratique une légère ponction, de manière que le liquide s'écoule peu à peu ; ou bien on se sert d'un trocart et d'un robinet à soupape pour empêcher la pénétration de l'air. Une fois toute l'humeur évacuée, on fait usage de corps dilatants pour agrandir le canal qu'on vient de creuser et lui permettre de compléter ses parois (Vidal).

— Plaies du vagin. Les plaies du vagin sont rares ; on les rencontre quelquefois chez les femmes adonnées à la masturbation, qui se sont introduit dans le vagin des corps étrangers, et plus souvent à la suite d'une mauvaise application du forceps. En général, les plaies du vagin ne causent pas de graves accidents, à moins qu'une des artères vaginales n'ait été blessée, ou à moins que la plaie n'ait traversé toute l'épaisseur du vagin et n'ait intéressé la vessie ou le rectum et n'ait ainsi produit une fistule vésico-vaginale ou recto-vaginale (v. ces mots). Lorsque les artères ont été intéressées, s'il y a une hémorragie, on l'arrête avec des injections d'eau froide, un tampon de charpie ou une série de boulettes de charpie disposées en queue dé cerf-volant et la ligature du vais- Seau divisé, si elle est possible. Si l'hémorragie est légère, on fera des injections avec une solution d'alun (eau, 200 grammes ; alun, 8 grammes), l'eau glacée ou quelqu'un des styptiques employés comme hémostatiques.

Si la muqueuse est traversée, ^il y a plaie de la vessie ou du rectum, on fera une suture si la plaie est large. Si elle est petite, on se bornera à faire des injections d'eau fraîche dans le vagin et on cautérisera la plaio avec le crayon de nitrate d'argent pendant la période du bourgeonnement de la solution de continuité.

— Ruptures du vagin. Le vagin se rompt pendant l'accouchement à la partie inférieure, à la partie moyenne ou à la partie supérieure. Les ruptures de la partie inférieure sont liées a la rupture du périnée ; celles de la partie moyenne sont des fissures, des fentes dirigées dans des sens variables. Ces lésions sont traitées par des injections d'eau tiède et par des sutures si elles sont très-étendues. Les ruptures de la partie inférieure du vagin ont lieu à l'union de l'utérus aveê le vagin et semblent être dues à des contractions énergiques de l'utérus, la tète du fœtus fixant le vagin contre le petit bassin et l'utérus tirant sur les insertions du vagin sur le col. I! est rare qu'une déchirure en ce point ne s'étende pas à tout le pourtour du col. Le foetus, dans ce cas, peut passer dans la cavité abdominale; on va alors le chercher par les pieds, à travers la déchirure du vagin, que l'on agrandit au besoin ; mais on ne fera pas l'opération césarienne. Si le vagin et le rectum avaient été déchirés ensemble , on ne tenterait . pas d'opération immédiatement après les couches; on se bornerait à donner des injections vaginales et des lavements tièdes répétés, et l'on opérerait plus tard:

— Kystes du vagin. Ces kystes sont situés les uns, dits superficiels, au niveau et au voisinage de l'orifice, principalement près de l'urètre; les autres, dits profonds, dans la moitié supérieure de la. paroi antérieure et dans le voisinage de la matrice. Les premiers, uniques ou multiples, varient de volume depuis la grosseur d'une graine de chènevis jusqu'à celle d'une noisette ; ils sont généralement transparents. Les seconds deviennent ovalaires, sontgénémlementopaques, de la couleur du liquide qu'ils contiennent et peuvent être volumineux. Les femmes atteintes de kystes au vagin §ccusent seulement uu peu de gêne dans les rapports sexuels et quelquefois dans la marche. Ces tumeurs ne se développent qu'avec une extrême lenteur. Rarement les kystes profonds disparaissent spontanément; quelquefois, à la suite d'une violence extérieure ou du travail de l'accouchement, la tumeur se réduit; mais elle se remplit de nouveau, à moins que l'ouverture ne soit trèslarge et que l'inflammation ne se soit emparée des patois de la po':he. Les kystes peu

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volumineux stationnaires, qui ne mettent pas d'obstacle aux rapprochements sexuels, peuvent être abandonnés à eux-mêmes. Dans le cas contraire, il faut inciser la tumeur dans toute sa longueur et cautériser sa paroi profonde avec Te crayon de nitrate d'argent; si le kyste est pédicule, on pourra couper le pédicule avec des ciseaux.

— Névroses du vagin. Le vagin peut être le siège de spasmes et d'affections douloureuses impliquant une sorte de paralysie de l'organe. Il est des jeunes femmes qui, aux premières approches de leur mari, ont un excès de pudeur et un spasme involontaire du muscle constricteur du ua^îii et de la vulve; quelquefois une hyperesthésie cause ce spasme. Mais le fait de l'impossibilité du coït n'est jamais lié exclusivement à la contracture du sphincter vaginal, à moins d'une disposition anatomique spéciale ; le plus souvent, les malades contractent énergiquement les adducteurs des cuisses, et c'est là qu'est le principal obstacle au coït. La névralgie du vagin a de grandes analogies avec celte de la vulve; les malades parlent de lignes de feu qui parcourent le 'canal, d'élancements déchirants. Ces douleurs revêtent souvent' la forme intermittente, mais irrégulière. Le toucher, à plus forte raison l'application du spéculum sont insupportables. Le chirurgien même ne devra pas proposer ces moyensd'exploration; sur les symptômes subjectifs, il devra établir sou traitement. Les antiphlogistiques, les bains émollients, les' topiques émollients seront efficacement employés. Les injections sous-cutanées de six à dix gouttes de sulfate d'atropine sont encore un moyen très-utile.

— Hernies du vagin. V. hernie.

— Art vétér. Dans les grandes femelles domestiques, la largeur du vagin est d'environ 0m,10 à 0m,16; elle est beaucoup moindre dans les petites; sa largeur au milieu est d'environ 010,10. Dans le jeune âge, .le vagin est resserré sur lui-même, et, vu à l'extérieur, il a moins de volume que le corps de la matrice. Son diamètre s'agrandit a[>rès la copulation, et il a la plus grande capacité possible pendant le part. Dans la vieillesse, il se resserre sur lui-même. Dans les trois ou quatre premiers mois de la gestation des grandes femelles, il est allongé par suite du déplacement de la matrice, qui se porte en avant dans l'abdomen. Vers les "derniers temps, sa longueur diminue à mesure que la matrice acquiert de l'ampleur, à tel point qu'aux approches du part, si le fœtus est volumineux, surtout s'il y en a deux, lu paroi postérieure de la matrice, repoussèe dans l'excavation du bassin, efface plus ou moins la cavité du vagin et dans quelques cas même le repousse entre les lèvres de la vulve ou même au dehors. Le vagin est maintenu en place antérieurement par les replis péritonéaux qui le fixent eu haut avec le rectum, en Bas avec la vessie. L'adhérence au rectum des replis pérîtonéaux se faisant par un tissu cellulaire lâche, extensible, tandis que le tissu cellulaire qui unit la vessie au vagin est serré, dense, cette double circonstance explique pourquoi le rectum est rarement entraîné dans les déplacements de la matrice, tandis que la vessie y participe toujours plus ou moins. Pur ses faces latérales, il est uni par du tissu cellulaire aux plans musculaires et aponévrotiques qui forment l'excavation pelvienne. Sa face interne est tapissée par une membrane muqueuse qui se continue dans te fond avec celle de la cavité utérine et celle de la vulve en arrière. Sa teinte habituelle est pâle, mais elle se colore en rouge à l'époque des chaleurs. Elle forme des plis, des rides irrégulières, transversalement placées dans la vache et plus marquées après plusieurs parts, qui ont pour but de faciliter la dilatation lors du part et de rendre probablement plus vive la sensation voluptueuse qu'éprouve le mâle par le frottement du pénis. Un repli transversal plus marqué est placé dans le milieu de la face inférieure du vagin; assez étendu sur les côtés, son bord libre regarde l'entrée du vagin. C'est dans ce repli que se trouve placé le méat urinaire, c'est-à-dire l'orifice de l'urètre. Cette valvule, d'autant plus étendue que le vagin est plus étroit, et par conséquent que la femelle est pius jeune, a été comparée à la membrane hymen de la femme. Enfin, en avant, au fond du canal, on remarque la saillie formée par le col utérin, c'est-à-dire le museau de tanche ou la fleur épanouie. En arrière, cette surface interne se continue avec celle de la vulve.

Etudié dans sa structure, le vagin se montre formé par deux membranes : l'interne, ou la couche muqueuse se continue avec celle de la matrice ; l'externe, de nature dartoïque, est entourée, dans la plus grande partie de son étendue, d'une couche abondante de tissu cellulaire qui la met en rapport avec les organes reutermôs dans la cavité pelvienne ; mais, en avant, elle se trouve enveloppée par la membrane péritonéale, repliée circulairement autour du canal vaginal pour se porter sur l'utérus. Le sang est apporté à ces membranes par l'artère honteuse interne ; il eu sort par des veines nombreuses qui sont disposées en plexus autour de l'organe et se dégorgent dans le tronc satellite de l'artère. Les nerfs viennent du plexus pelvien. Enfin, des différences notables existent dans la vache et la truie. Chez ces femelles, les parois

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latérales du vagin sont parcourues, jusqu'à une certaine distance, par un canal muqueux qui s'ouvre dans la cavité vulvaire, à côté du méat urinaire. Ces conduits, dont la signification est inconnue, sont désignés sous le nom de canaux de Gaertner.

— Renversement du vagin. De toutes les femelles domestiques, la vache et la chienne sont celles qui éprouvent le plus souvent cet accident. Dans la chienne, il peut avoir .lieu à la suite des chaleurs, et il résulte alors d'une congestion des parties génitales; il peut quelquefois aussi être la suite de l'accouplement prématuré , surtout avec des mâles d'une plus forte stature que la femelle. Le déplacement du vagin est incomplet ou complet. Dans le premier cas, .rien ne se montre au dehors ; seulement, en écartant les lèvres de la vulve, on aperçoit à la surface muqueuse une tumeur plus ou moins rapprochée de l'ouverture; cette tumeur est mobile ; on peut la repousser et même la faire disparaître en la portant en arrière. Quand le déplacement est complet, la tumeur se montre au dehors et sort par la vulve; sa surface est une membrane muqueuse, et le pourtour de la base par laquelle elle tient à la vulve ne présente aucune espèce de conduit par lequel il soit possible de pénétrer dans tes organes de la génération. Il doit en être ainsi, puisque, toutes les fois que, le vagin étant rejeté au dehors, ses parois internes sorties les premières font saillie au dehors, ce sont elles qu'on aperçoit d'abord, et quand la totalité du vagin se trouve ainsi déplacée, ce déplacement ou cette expulsion commence à partir de la face interne des lèvres de la vulve. Par suite, l'utérus est aussi déplucé, mais porté en arrière dans la cavité pelvienne; il se trouve, par conséquent, occuper la place abondonnêe par le vagin. A la partie la plus postérieure et la plus déclive de la tumeur dont il s'agit, on remarque des rides, au milieu desquelles on rencontre une excavation prolongée et profonde qui constitue un véritable canal par lequel on peut parvenir à l'utérus.

On pourrait quelquefois confondre le déplacement du vagin avec des productions polypeuses dont 1 intérieur de ce canal membraneux pourrait être le siège, particulièrement dans la chienne. Ces productions morbides, désignées sous le nom de condylomes, ne sont pas toujours renfermées dans le vagin; il en est qui font Saillie au dehors et qui peuvent même, dans quelques cas, ne tenir en quelque sorte à la vulve que par un pédoncule. Le cas où il est le plus possible de se méprendre est celui où la surfuce des productions dont il s'agit est muqueuse. H est, en effet, une espèce de condylome qui se développe sous la membrane muqueuse et qui eu est recouverte; dans la chienne, on en voit même de semblables sortir de la vulve et pendre au dehors. Le moyen d'éviter toute erreur est d'examiner attentivement les parties; alors il devient facile de saisir les différences qu'elles présentent. Pour cet effet, on introduit le doigt ou la uiaiu, suivant l'animal, par la vulve dans le vagin. Si ce dernier est particulièrement déplacé, on trouve bientôt le fond, on détermine la rentrée de ce qui peut être sorti, le eanal se prolonge, et on peut, en continuant ainsi, l'aire disparaître la tumeur. Si c'est une production po- Jypeuse, on passe avec facilité dans le vagin et l'on pénètre, comme dans l'état nature), jusqu'au col de l'utérus; on saisit la tumeur, on la remue et l'on reconnaît quelquefois qu'elle ne tient au vagin que par un pédoncul«. Il est très-essentiel de faire cette distinction, parce que les moyens curatifs ne sont pas les mêmes dans les deux cas.

Le déplacement du vagin, lorsqu'il existe isolément et qu'il a lieu, à l'époque du rut ou après la parturition ou l'avonemetit, n'est pas ordinairement dangereux ; souvent la nature en triomphe seule, en ramenant les parties dans leur situation à peu prés naturelle. Mais quand l'accident précède l'accouchement, il rend celui-ci ordinairement beaucoup plus difficile, et la mère et le petit courent alors quelque danger.

Les parties déplacées peuvent être tuméfiées, épaissies, infiltrées, durcies et sécréter une matière séro-muqueuse plus ou moins abondante. C'est alors qu'il est nécessaire de les ramener dans leur position normale par une certaine manœuvre; mais, auparavant, il faut remarquer que les parties échappées au dehors sont ordinairement salies par le fumier ou la litière sur laquelle les lemelles herbivores se couchent, ou par la poussière et la terre contre laquelle la chienne se frotte et blesse les parties, ou par le sang et ta matière de la sécrétion ; or, il faut, avant tout, débarrasser ces parties de toutes les matières étrangères qui peuvent s'y être fixées. Ensuite, s'il y a inflammation , il est quelquefois bon d'attendre avant de réduire, surtout si la tuméfaction n'est pas considérable et si la bête ne paraît pas incommodée, car quelquefois la nature opère d'elle-même; on peut alors se contenter de couvrir la partie déplacée, tant pour la soustraire à l'action de l'air que pour empêcher qu'elle ne se salisse de nouveau et prévenir les mauvais effets des frottements. En outre, on lotionne avec des liquides émollients propres à assouplir, à détendre ; on maintient les parties soulevées pour que leur

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poids n'occasionne pas de plus vives douleurs, ne s'oppose pas a la réduction spontanée, si elle est possible, n'augmente [ias le malaise, et, comme djns le cas de délivrance difficile et par les mêmes moyens, on fait cesser les efforts expulsifs qui pourraientamener un déplacement plus considérable.

Si l'engorgement était tropfort pour que, par ces moyens simples, on pût en espérer la diminution ou la disparition naturelle, on pourrait appliquer des sangsues ou pratiquer quelques scarifications peu profondes qui n'intéresseraient que la muqueuse; le sang ou les liquides infiltrés s'écouleraient en partie, et cela pourrait dispenser des autres moyens. Lorsque, malgré tout, les parties ne rentrent pas, il reste à opérer la réduction, qui est facile et ne présente pas de difficultés réelles. Au reste, on n'est pas toujours obligé de recourir a cette opération ; car quelquefois, à mesure que le déplacement s'opère, la tumeur diminue, le vagin rentre par la vulve, disparaît et finit par reprendre sa place naturelle; souvent même il n'est pas nécessaire d'avoir recours au pessaire.

VAGINA s. f. (va-ji-na — mot latin qui signitie-j/ût»e). Moll. Genre de mollusques acéphales formé, aux dépens des solens, et comprenant les espèces a coquilles droites.

VAGINACÉ, ÉE adj. (va-ji-na-sé — rad.

vagina). Moll. Qui ressembla ou qui se rapporte au genre vagina,

— s. m. pi. Groupe de mollusques acéphales, ayant pour type le genre vagina.

VAGINA1RE s. f. (va-ji-nè-re — du lat.

vagina, gaîne). Infus, Genre d'infusoires systolides ou rotateurs, voisin des furculaiies.

— Bot. Syn. de disa et de fuïrène. I! Syn. de microcoléus, genre d'algues oscillariées.

VAGINAL, ALEadj. (vu-ji-nal,a-te — rad.

vagin). Annt. "Qui a rapport, qui appartient au vagin : Orifice vaginal. Membrane VAGI- NALis. Artère vaginale. Les mucosités vaginales s'écoulent en assez grande abondance pendant la grossesse. (Cuzeanx.) il Qui enveloppe comme une gaine. Il Apophyse vaginale, Lame saillante qui enveloppe comme une gaine la base de l'apophyse styloïde de l'os temporal, il Tunique vaginale, Membrane séreuse qui enveloppe le testicule.

— s. f. Ornitb. Syn. de CHIONIS.

— Encycl. Artère vaginale. On appelle ainsi une artère qui nait de l'artère honteuse interne ou de l'hémorroïdale , et quelquefois de l'obturatrice; dirigée obliquement en bas et en avant, elle donne d'abord un rameau assez considérable à la partie latérale inférieure de la vessie ; ensuite elle se porte sur le côté du vagin, en se rapprochant de la partie inférieure, et se prolonge en devant jusqu'à l'orifice de ce conduit, auquel elle fournit dans ce trajet de nombreux rameaux; souvent cette artère manque, et le vagin ne reçoit que des rameaux nombreux fournis par l'utérine, "les vésicales et l'hémorroïdale moyenne.

— Tunique vaginale. On appelle ainsi une membrane séreuse qui constitue la sixième enveloppe du testicule. Cette membrane séreuse-présente deux feuillets. Le feuillet pariétal tapisse la face interne de la tunique fibreuse; le feuillet viscéral recouvre le testicule et la face supérieure de l'épididyme. Ces deux feuillets sont en communication au niveau de la partie inférieure des vaisseaux spermaliques au moyen d'une gaine séreuse qui se continue en haut avec le feuillet pariétal et a la partie inférieure avec le feuillet viscéral. Cette gaine n'est pas plus élevée d'un côté que de l'autre. Le feuillet pariétal présente une couche celluleuse profonde et une couche superficielle formée par un épithélium pavimenteux. Le feuillet viscéral est formé par la seule- couche épithéliale sur le testicule; niais, au niveau du corps de l'épididyme, ce feuillet présente les deux couches du feuillet pariétal. A ce niveau, la tunique vaginale forme un eul-de-sac qui s'enfonce entre le corps de l'épididyme et le testicule. Ce cul-de-sac présente son ouverture au niveau du Lord externe de l'épididyme et son fond au uiveau du bord interne, où il s'adosse au feuillet qui recouvre le côté interne du testicule pour former aveu lui une sorte de mésentère. La cavité de la tunique vaginale, comme celle de toutes les séreuses, est une cavité virtuelle, qui ne devient apparente que par l'insufflation, l'Injection ou la présence d'un liquide de nature pathologique; la tunique vaginale a pour usage de faciliter les mouvements du testicule.

La tunique vaginale peut être le siège d'un épanehement qui a reçu le nom d'hydrocèle proprement dite (v. hydrocble). Elle peut aussi être le siège d'une accumulation de sang qui a reçu le nom de hématocèle. V. ce mot.

VAGINALITE s. f. (va-ji-na-li-te — rad.

vaginal). Pathol. Inflammation de la tunique vaginale.

VAGINANT, ANTE adj. (va-ji-nan, an-te — du lat. vagina, gaîne). Engainant, qui enveloppe comme une gaîne.

Entom. Aties vaginantes , Ailes supérieures des coléoptères et des orthoptères.

VAGINATECR s. m. (va-ji-na-teur — lat.

vaginalor ; de vagina, fourreau). Gaînier; fabricant de gaines, d'étuis, de fourreaux.

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VAGINÊ, ÉE adj. (va-ji-në — du lat. vagina, gaine). Hist. nat. Embrassé par une gaine ; pourvu d'une gaîne.

— s. m. pi. Entom. Classe d'insectes comprenant ceux qui ont deux ailes /supérieures engainantes, c'est-à-dire les coléoptères et les orthoptères.

w VAGINELLE s. f. (va-ji-nè-le — dimin. du lat. vagina, gaine). Petite gaine.

— Moll. Genre.de ptéropod es, de la famille des hyalides, réuni"par plusieurs auteurs aux cléodores ou aux créséides, et dont l'espèce type est un fossile des terrains tertiaires.

— Bot. Petite gaine membraneuse qui entoure la base de chaque faisceau de feuilles de pin.

VAGINERVE adj. (va-ji-nèr-ve —du lat.

vagus, vague ; nervus, nerf). Bot. Qui a des nervures irrégulières ou peu marquées.

VAGINICOLE s. f. {va-ji-ni-ko-le — du lat. vagina, gaine; cola, j'habite). Infus. Genre d'infusoires, de la famille des ophrydines, comprenant des espèces qui vivent dans les eaux pures, douces ou marines : Les vaginicoles se trouvent fixées aux plantes ou aux entomostracés. {E. Baudement.)

VAGINIFÈRE adj. ( va-ji-ni-fè-re — du lat. vagina, gaine; fera, je porte). Hist. nat. Qui porte une gaine.

VAGINIFORME adj. (va-ji-ni-for-me — du lat. vagina, gaîne, et de forme). Qui a la forme d'une gaine.

— s. m. pi. Zooph. Famille de polypiers à tiges fistuleuses et flexibles.

VAGINISME s. m. (va-ji-ni-sme — rad.

vagin). Pathol. Constriction spasmodique du muscle constricteur du vagin.

VAGINITE s. f. (va-ji-ni-te — rad. vagin). Pathol. Inflammation du vagin.

— Encycl. La vaginite peut être produite par l'infection syphilitique ou par une autre cause quelconqued'irritation. Dans le premier cas, elle constitue la blennnrrhagie chez la femme et doit être traitée comme telle (v. blennorrhagie) ; dans le second, qu'il est très-difficile de distinguer du premier, on n'a affaire qu'à un simple écoulement vaginal dont on peut triompher en quelques jours. Les symptômes sont à peu près les mêmes que ceux de la blennorrhagie; ils sont seulement moins intenses et la maladie est de moins longue durée. Le traitement consiste dans l'emploi des émollients, des bains, dans un régime doux, et, lorsque l'affection est d'une certaine intensité, dans l'usage des injections astringentes comme dans la blennorrhagie.

* — Vaginite granuleuse. La vaginite granuleuse est une maladie essentiellement chronique chez les femmes enceintes, mais pouvant exister aussi chez d'autres femmes. Elle est caractérisée par le développement sur le vagin de granulations rouges, en général, assez volumineuses, indolentes, tantôt éparses et isolées, tantôt, et presque toujours, confluentes, occupant soit une partie limitée, soit la totalité du vagin, depuis les caroncules myrtiformes jusqu'au col utérin, accompagnées d'un écoulement vaginal purulent, abondant, plus ou moins verdâtre. Les causes de cette affection sont très-obscures ; on la rencontre le plus souvent chez les femmes enceintes. Les symptômes qui la caractérisent consistent en quelques démangeaisons ou quelques cuissons, qui disparaissent avec le repos et les soins de propreté. Un symptôme qui ne manque jamais, c'est un écoulement plus au moins abondant. La matière sécrétée est épaisse, crémeuse, d'une couleur jaune ou verdâtre. Si, à l'aide du spéculum, on examine les surfaces, on voit de petites saillies rougeâtres ou d'un ronge vif, d'un diamètre qui varie entre om,0005 et 0m,0a2. Leur forme est, le plus souvent, celle d'une demi -sphère adhérente par la base; mais quelquefois elles acquièrent un développement bien plus grand; elles s'allongent et prennent la forme de petits cylindres. La vaginite présente alors le degré le plus élevé qu'elle puisse atteindre (Deville). On peut sentir les granulations à l'aide du toucher. Le doigt introduit dans le vagin glisse entre deux parois dures, rugueuses, chagrinées, sensation qu'on n'éprouve que dans les cas de vaginite granuleuse. La marche de cette maladie est essentiellement chronique; sa durée égale celle de la gestation. Cependant l'accouchement ne la fait pas toujours disparaître, et alors sa durée est illimitée. Le traitement de la vaginite chronique est le même que celui de la blennorrhagie chez la femme. Deville dit avoir toujours procuré la gué ri son par les injections au nitrate d'argent, composées de 0gr,05 de nitrate d'argent cristallisé et de 30 grammes d'eau distillée. Les femmes prennent cette injection matin et soir, après s'être préalablement lava le va-

fin. A ce traitement, on joint l'usage des ains de siège et des bains généraux tous les quatre ou cinq jours.

— Art vétér. Les causes de la vaginite sont loin d'être connues chez les animaux. Cependant on peut y rapporter tous les agents qui exercent une action irritante directe sur la muqueuse vaginale, tels que l'introduction des corps étrangers trop volumineux, trop durs, anguleux ou acérés; les injections irritantes , les manœuvres violen-

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tes exercées pour provoquer la parturition, la répétition très-multipliée du coït chez les chiennes, la disproportion des organes sexuels entre eux, comme quand une chienne de petite espèce reçoit successivement plusieurs chiens d'une stature plus forte que la sienne. Les irritations des autres membranes muqueuses peuvent aussi se communiquer sympathiquement k celle du vagin; telles sont les autres affections catarrhales, l'irritation des voies intestinales, etc. La jument et la vache sont peu exposées à fa.vaginite, si ce n'est à la suite d'un avorteraient, d'une parturition très-laborieuse, des moyens violents qu'on a pu employer pour faire réussir l'accouchement, surtout s'il y a eu plusieurs fœtus, un fœtus trop volumineux, ou lorsqu'on a fait usage d'un pessaire mal confectionné, trop fort, trop dur, peu uni et mal adapté a la place où il doit être assujetti. Toutes les causes de l'inflammation de la membrane génito-urinaire chez les femelles, de celle de l'utérus en particulier, peuvent d'ailleurs donner lieu à la vaginite.

La vaginite est caractérisée par la rougeur plus ou moins vive et plus ou moins étendue de la muqueuse vaginale , rougeur quelquefois accompagnée d'excoriation ; le gonflement inflammatoire se développe et se prononce surtout à l'orifice du conduit, qui devient douloureux au toucher, de même qu'une partie plus ou moins grande de son étendue. Les excoriations, lorsqu'elles existent, dégénèrent quelquefois en ulcérations, soit aux lèvres de la vulve, soit plus avant dans le vagin. L'animal éprouve quelques difficultés à marcher et plus encore k courir, ce qu'il fait quelquefois en écartant les membres pelviens; il éprouve aussi de fréquentes envies d'uriner, et l'émission de l'urine parait douloureuse. La membrane muqueuse est d'abord sèche, ou du moins peu humectée; mais bientôt après "on observe par la vulve un écoulement de mucus, altéré aussi bien dans sa couleur que dans sa consistance. La matière de l'écoulement est plus ou moins abondante, puriforme, jaunâtre ou verdâtre; ce phénomène peut être regardé comme le produit de l'inflammation, ou plutôt de l'exsudation de la membrane muqueuse enflammée ; s'il persiste longtemps, On peut croire qu'il résulte de l'ulcération, devenue chronique, de l'utérus, dans lequel se trouvent aussi quelquefois des polypes ou des tumeurs squirrheuses. Si même on fait saillir des juments en cet' état, il peut souvent en résulter que" les étalons qui les montent soient bientôt atteints d'une certaine quantité d'ulcérations baveuses sur le corps du pénis, sans qu'on puisse y reconnaître le moindre des caractères de la syphilis, quoi qu'on en ait pu dire, puisqu'un simple régime délayant et rafraîchissant, quelques oains avec des lotions émollientes sultisen't pour triompher do ces lésions, qui même, en quelques cas, se guérissent spontanément au bout d'une quinzaine de jours. Quoi qu'il en soit, au bout d'un temps vàfiable, selon l'interîsité de la vagi' nite, celle-ci décroît et tend vers la guérison; quelquefois, dans la chienne, elle passe a l'état chronique et devient alors la source d'un écoulement habituel fort malpropre et fort incommode , surtout pour les petites chiennes de chambre , qu'on nourrit trop bien, a qui on donne des sauces épicées ou autres substances excitantes. Ce mode de terminaison est beaucoup plus rare dans la jument.

La vaginite aiguB rTe dure ordinairement que peu de jours, et elle se termine presque [ constamment pat résolution. Elle est encore moins grave que l'urétrite, ce qui peut tenir a ce que la partie affectée est plus courte, moins profondément située, moins compliquée et plus largement ouverte. Les moyens de traitement sont : le repos, les bains de vapeur aqueuse, les lotions et les injections émollientes fréquemment répétées, quelques applications de sangsues k la" vulve si l'inflammation est trop vive ; quelquefois même, dans ce cas, la saignée générale , des boissons blanches légèrement nitrées, des breuvages délayants et le régime blanc. A la tin et pour peu qu'il y ail tendance à 1 état chronique, quelques lotions ou injections astringentes conviennent. On seconde les effets de ces moyens par l'exercice, les bouchonnements fréquents, les couvertures, le placement des animaux malades dans un local sec et élevé, s'il est possible, et une alimentation appropriée. On pourrait tirer un parti avantageux des révulsifs cutanés, employés à propos dans le traitement de cette maladie.

VAG1NOÏDE adj. (va-ji-no-i-de — du lat.

vaginu, gaine, et du gr. eidos , aspect). Hist. nat. Qui ressemble à une gaîne.

VAGINO-LABIAL, ALE adj. {va-ji-no-la-

bi-a), a-le — de vaginal, et de labial). Anat. et pathol. Qui appartient au vagin et aux grandes lèvres de la vulve : Hernie vaqino-

LABIALli.

VAGINO-PÉRITONÉAL, ALE adj. (va-jino-pé-ri-to-né-al, a-le — de vaginal, et de péritonéal), Anat. et pathol. Qui appartient au vagin et au péritoine. Il Conduit vaginopériionéal, Canal séreux qui, chez le fœtus, établit une communication entre lô péritoine et la tunique vaginale.

VAGINOPORE s. m. (va-ji-no-po-re — du lat. vagina, gaine, et de pore). Zooph. Genre

de polypiers bryozoaires, de la famille des eschariens, dont l'espèce type est un fossile du calcaire grossier des environs de Paris.

VAGINO-RECTAL, ALE adj. (va-ji-no-rèktal, a-le — de vaginal, et de rectal). Anat. et pathol. Qui appartient au vagin et au rectum : La fistule vagino-rectalb met en communication le vagin et le rectum et permet le passage des fèces, de l'un dans l'autre.

VAGINO-URÈTRAL, ALE adj. (va-jï-OOu-ré-tral, a-le — de vaginal, et de urétral). Anat. et pathol. Qui appartient au vagin et à l'urètre : Fistule vaqino-urÉtralb.

VAGINO-VËSICAL, ALE adj. (va-ji-nové-zi-kul, a-le — de vaginal, et de vésieal). Anat. et pathol. Qui appartient au vagin et à la vessie : Fistule vagino-véSICalk.

VAGI NO VOLVAIRE adj. (va-ji-no-vut-vère — de vaginal, et de vulvaire). Anat. et pathol. Qui appartient au vagin et à la vulve.

VAGINULE s. f. (va-ji-nu-le — lat. vaginula, dimin. de vagina, gaîne). Hist. nat. Petite gulne.

— Moll. Genre de mollusques gastéropodes pu!inmiés,,de la famile des limaces, réuni par plusieurs auteurs aux onchidies. 11 Syn. de VAGiNtiLLE, genre de mollusques ptéropodes.

— Bot. Nom donné aux corolles tubuleuses des composées.

VAGINULE, ÉE adj. (va-ji-nu-lê — rad.

vaginule). Hist. nat. Muni de vagmules, de petites gaines.

— s. f. pi. Bot. Famille de mousses, comprenant celles dont les pédicelles sont munis de petites gaines.

VAG.NULIFÈRE,adj. (va-ji-nu-li-fè-re — de vaginule, et du lat. fero, je porte). Hist. # nat. Qui porte des vaginules.

— Bot. Calalhides vaginulifères, Calathides de composées qui ne contiennent que des fleurons.

VAGINCLINE s. f. (va-ji-nu-li-ne — dimin. de vaginule). Foram. Genre de stichostègues, comprenant cinq ou six espèces, la plupart fossiles, trouvées dans les terrains crétacés.

VAGIPÈDE adj. (va-ji-pè-de — du lat. vagus, vague ; pes, pied). Zool. Qui a les pieds épars sur le corps.

— s. m. pi. Zooph. Groupe dTiolothurides.

VAGIR v. n. ou intr. (vn-jir — lat. vagire, mot qui se rattache probablement à la racine vaç, résonner, crier, d'où aussi peut-être le grec êlceà, résonner, bruire, qui serait pour Fèckeô, le sanscrit oach, voix, latin vox, et le sanscrit oaçitan, cri, latin vagitus, cri, vagisgissement). Faire entendre le cri particulier à l'enfant qui vient de naître : Si Dieu m'offrait le privilège de vagir une seconde Jois dans mon berceau, je refuserais ses offres. (Baron de Trenck.)

— Par anal. Pousser des cris semblables à ceux des enfants qui viennent de naître : Les crocodiles vagissaient entre les roseaux du fleuve, imitant te cri d'un enfant en détresse. (Th. Gaùt.) il Se dit aussi d'un certain cri du lièvre.

v. a. ou tr, Poétiq. Dire, faire entendre, chanter dans son jeune âge :

Parce <iue 3'a* t,fl9l ^es chants de royauté Suis-je a toujours rivé dans l'imbécillitél

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