BRÛLER
Yaiaseuu fuutôiuo (le), roman anglais du capitaine Marryat (1839). Une ancienne légende raconie qu'un marin hollandais, emporté par un ouragan et voulant continuer sa route pour doubler le cap des Tempêtes, avait jure de réussir dans son entreprise, en dépit de tous les périls. Son pilote, qui excitait les matelots contre lui, reçut de ses mains un coup meurtrier. La malédiction du ciel tomba sur le capitaine impie; il fut condamné à errer sans cesse daus les mêmes parages et à porter la terreur et la mort sur les vaisseaux qui pouvaient approcher le sien. Le fils de ce marin, Philippe, apprend, à la mort de sa mère, qu'une mission sacrée lui est imposée par un vœu paternel. A peine marié avec la fille d'un médecin, il n'hésite pas à entreprendre l'accomplissement de la tâche pieuse qui lui incombe désormais. Retrouver son père, tel est son devoir; il obtiendra sa grâce, en lui remettant un reliquaire laissé à la maison. Philippe s'engage à bord d'un navire hollandais. Sa femme connaît le but religieux de sa mission; elle n'a pas cherché à l'en détourner. Elevée par une mère arabe, car elle est née au milieu du Soudan, Aminé a foi dans les sciences occultes, et elle espère plus dans le pouvoir de ses superstitions orientales que dans les vertus de la religion chrétienne. Après deux' voyages, que Philippe accomplit seul et vainement, Aminé parvient à décider son mari à la prendre avec lui. Un pilote, nommé Schriften, le même que le père de Philippe avait cru tuer d'un coup de poignard, essaye de s'emparer de la providentielle relique;
VAIS
mais en vain. Schriften, pour le quart d'heure, se laisse captiver par Aminé. Il lui prédit sa destinée et la conjure de faire renoncer son mari au projet qu'il poursuit. Mais Philippe a résolu d'accomplir sa promesse, quelle que puisse être l'issue de ses pérégrinations. Son père existe; le vaisseau fantôme navigue encore sur les mers; à son approche surviennent toujours d'affreux malheurs. Le navire qui porte Philippe et sa fortune fait naufrage sous la funeste influence exercée par la nef fatale. Marins et passagers périssent pour la plupart. Aminé reste seule sur un radeau, tandis que son mari, encore vivant, est jeté sur une terre inconnue. Les époux ignorent le sort respectif de chacun d eux. Un vaisseau hollandais, sur lequel se trouve le Père Mathias, jésuite attaché par la reconnaissance à son mari, sauve la malheureuse Aminé. Philippe, retenu prisonnier par les Portugais, parvient à s'échapper; il brûle de connaître le sort de sa femme, embarquée pour Goa. Le Père Mathias, homme de bien, mais religieux timoré, opiniâtre et fanatique jusqu'à la cruauté, devient l'auteur des maux qui vont accabler la jeune femme. Il l'a surprise faisant des incantations barbares; il la soupçonne d'être sorcière, et il croit que son devoir l'oblige de la livrer au tribunal de l'Inquisition. Refusant d'avouer le crime dont on 1 accuse, Aminé est condamnée au bûcher. Au moment où cette sentence va s'exécuter, Philippe voit sa femme expirer au milieu des flammes. Frappé de folie, il recouvre plus tard la raison : il lui reste toujours son vœu k accomplir; il y parvient enfin. Schriften, le mauvais génie, pardonne au père, parce que le fils lui a pardonné à lui-même. Le père de Philippe, racheté par l'héroïque vertu de son enfant, est délivré de la malédiction qui l'opprime depuis tant d'années; il remercie Dieu de l'avoir fait rentrer en grâce. Sa destinée, celle de Philippe, Celle du pilote, et celle du Vaisseau fantôme sont accomplies. Le charme est rompu. La destruction tombe sur le navire : il ne reste à bord que les squelettes, les ombres de l'équipage ; 1» membrure du vaisseau se sépare, les ponts s'enfoncent peu à peu, les débris du bâtiment flottent sur l'eau... Bientôt le soleil réparait dans toute sa splendeur; tonte la nature semble sourire... Le Vaisseau fantôme n'existe plus.
Le sens de cette légende allégorique se dégage nettement. Le pardon des injures et l'abnégation personnelle comme moyen de salut, tel est l'enseignement qui se fait jour au dénoûinent de cette histoire fantastique, semée d'accidents et d'épisodes où le pathétique et la gaieté se succèdent dans une juste mesure. On- y retrouve les qualités qui distinguent les récits du capitaine Marryat.
Valiieau fuuiâiue (le), opéra en deux actes, paroles de Paul Foueher, musique de M. Dietsch ; représenté à l'Académie royale de musique le 9 novembre 1842. La légende qui a fourni le sujet de cet ouvrage est tellement bizarre qu'elle n'a pu être accueillie par le public. On a néanmoins rendu justice à la musique. On a remarqué la prière, la scène chantée par Mme Dorus au premier acte, et l'air chanté au second par Marié. Le sujet est le même que celui du Hollandais volant, mis en musique par Richard Wagner, qui avait vendu son livret à M. Léon Pillet.
VaîMcuu r«oi6n,e (le), opéra allemand, musique de M. Richard Wagner; représenté à Bruxelles, au théâtre de la Monnaie, le 6 avril 1872. Cette nouvelle tentative en faveur du maître de l'avenir, et à 29 ans d'intervalle, ne réussit pas. Malgré tes trompettes de la renommée et le luxe de la mise eu scène, la nef de M. Wagner est encore venue se briser contre le rocher de l'insensibilité publique, absolument rebelle aux beautés transcemlaiitules êTnanées de ce génie méconnu. On a remarqué le chœur des fileuses et le chœur dialogué des matelots et des femmes. Chanté par Warot, Bryon, d'Orgevul, MllB Sternberg.
VAISSELÉE s. f. (vè-se-lé — rad. vaisseau). Quantité d'étott'e ou de laine que peut contenir un vaisseau à fouler. Il On écrit aussi vaisselles.
VAISSELIER s. m. (vè-se-lié — rad. vaisselle). Meuble qui reçoit la vaisselle. H On écrit aussi vaisselliisr.
VAISSELLE s, f. (vè-sè-le ■— rad. vaisseau). Ensemble des vaisseaux ou vases destinés au service ordinaire de la table : Vaisselle de terre, de porcelaine, d'argent, de vermeil.
— Vaisselle montée, Vaisselle composée de pièces dont les parties sont soudées ensemble. Il Vaiselle plate. Vaisselle d'or ou d'argent dont les pièces sont d'un seul morceau et partant sans soudure. Ou donne aujourd'hui ce nom à la vaisselle d'argent eu général. Plusieurs pensent que le mot plate, en ce sens, vient de l'espagnol plata, argent.
— Eau de vaisselle, Eau qui a servi à laver là vaisselle.
— Fig. Fondre la vaisselle de quelqu'un, Le gruger, le ruiner : Je laissai la première à Sévitle, occupée à fondre la vaisselle d'un petit marchand. (Le Sage.)
— Fam. Remuer la vaisselle de quelqu'un, Saisir ses meubles et ses effets mobiliers.
VAL
— Pop. Vaisselle de poche, Argent, monnaie.
VAISSELLERIE s. t. (vè-sè-le-rî — rad.
vaisselle). Industrie qui comprend la fabrication des seaux, des écuelles, des gamelles, des salières, etc. : Il travaille dans la vaissbxlkrik. il Objets ainsi fabriqués : Voilà de la belle vaissellkrik.
VAISSETTB (dom Joseph), historien français, né à Guillac, près d'Albi , en 16S5, mort k Paris en 1756. Après avoir étudié le droit à l'Académie de Toulouse, il se fit recevoir avocat, acheta ensuite une charge de procureur, puis, sentant ces fonctions incompatibles avec son goût pour les investigations historiques, i! renonça au monde et entra chez les bénédictins de Saint-Maur. Vaissette frit l'habit en 1711, au monastère toulousain de la Daurade, et de là passa à l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés , de Paris, où il composa sa célèbre histoire du Languedoc, Ses principaux ouvrages sont : Dissertation sur l'origine des Français (Paris, 1722, in-12) ; Histoire générale 'du Languedoc (Paris, 1730, 1745, 5 vol. in-fol., fig.j; indépendamment du complémentajoutépar dom Bourolte, il en existe "une édition moderne augmentée des travaux de dom Vie (in-4<>), à laquelle M. Al. du Mége, savant toulousain, a encore ajouté de nouveaux détails ; Abrégé de l'histoire générale du Languedoc (Paris, 1749, 6 vol. in-12); Lettre à Fonienelle sur Homieu de Villeneuve, ministre de Raymond-Bérenger, comte de Provence, dans le Mercure (mars 1751); Géographie historique, ecclésiastique et civile ou Description de toutes les parties du globe terrestre, enrichie de cartes géographiques (Paris, X755 , i vol. iu-*o ou 12 vol. in-12).
VAÏVODAT S. m. V, TAÏVODAT.
VAÏVODE s. m. (val-vo-de). V. vayvodb.
VAÏVODIE s. f. V. VAYVODIE.
VAJANO (Orazio), surnommé 11 Florentine»,
peintre italien, né à Florencevers 1550, mort dans les premières années du xvir» siècle. Il travailla surtout à Gênes et à Milan. Parmi ses compositions les plus estimées dans cette dernière ville, on cite une Descente du Saint- Esprit, qui se trouve à San-Antonio-Abbate. Le principal mérite de ses toiles consisto dans le, fini de l'exécution, mais le coloris en est terne et en quelque sorte indécis.
VAKB s. f. (va-ke). Miner. Roche à structure terreuse homogène.
VAKHTANG, nom de six rois de Géorgie.