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VANNI (Turino di), peintre italien, né à Pise. 11 vivait au xtvs siècle, et on ne connaît de lui qu'un tableau, qui se trouve au musée du Louvre et qui représente la Vierge et l'Enfant Jésus recevant les adorutions des esprits célestes. Ce tableau est peint sur bois et sur fond doré.
VANNI (François), peintre, architecte et graveur italien, né à Sienne en 1563, mort en 1609. Il appartenait à une famille d'artistes. Elève de son père, second mari de sa mère, Archangelo Salimbehi.et de Bartolomeo Passaroti, il se rendit, en 1579, k Rome, où il travailla dans l'atelier de Giovanni dei Vecchi. Il finit par adopter la manière du Baroccio et fut, de tous les imitateurs de ce maître, celui qui s'en rapprocha le plus. La réputation qu'il s'était acquise en peignant différents retables dans les églises de Sienne le fit mander k Rome par Clément VIII, qui le chargea d'exécuter un tableau pour l'autel de Saint-Pierre. Ce tableau, qui représente Simon le magicien réprimandé par saint Pierre, liasse pour l'une des meilleurs œuvres de Vanni. Parmi les autres compositions de cet artiste qui se trouvent k Rome, on cite : la Flagellation du Christ-et la Mort de sainte Cécile, dans l'église Sainte-Cécile, et un C/irist mort, k Santa-Maria-della-Vullicella. Il exécuta aussi plusieurs œuvres remarquables à Sienne, à Pise et à Pistoie ; son Saint Raymond marchant sur la mer, qui se trouve dans l'église Saint- Dominique, à Sienne, est regardé comme la plus bulle toile qu'il y ait dans cette ville. Vanni possédait aussi des connaissances fort éteudues en architecture et dans les arts mécaniques; mais on ne lui attribue que- la construction u'un seul édifice, l'oratoire du Saint- Sépulcre, près de Sienne.
D'excellents juges en peinture ont.souvent attribué ses œuvres au Baroccio. Cependant, k part le coloris, il est sous tous les rapports inférieur & ce dernier; sou dessin est en général excellent, mais plus maigre que celui de son modèle; il a aussi moins de vigueur dans la conception et dans l'exécution. Plusieurs des toiles de Vanni ont été gravées par des artistes èininents ; il a lui-même gravé quelques planches. Son portrait se vo.t k Florence, dans la galerie de portraits des peintres. Le musée du Louvre possède trois tableaux et cinq dessins de ce maître ; les tableaux sont : Ange présentant à lu Vierge des aliments pour l'Enfant Jésus; ['Enfant Jésus, debout sur Us genoux de sa mère, essayant d'atteindre aux fruits que saint Joseph lui présente ; le Martyre de sainte Irène.
VANNI (Michel-Angelo), peintre italien, fils du précédent, ne k Sienne en 1583, mort en 1671. Elevé de son père, il n'a laissé qu'un très- petit nombre de tableaux, et il est surtout connu par sa découverte d'un procédé pour colorer le marbre. On cite comme l'une de ses toiles les plus remarquables Sainte Catherine occupée à réciter l'office avec le Sauveur.
VANNI (Raffaele), peintre italien, frère du précédent, né à Sienne en 1596, mort en 1673. Apres avoir travaillé uans l'atelier d'Aiinibal Carrache , il séjourna pendant plusieurs années k Rome, puis retourna se fixer dans sa ville natale. Ou cite parmi ses principaux ouvrages : la Victoire de Clovis sur Alunc , JésusChrisl portant sa croix au calvaire, une Assomption, Suint François de Sales, Job, tous à Sienne ; Sainte Catherine recevant tes stigmates, à Pise ; {'Enlèvement d'Hélène, à lu galerie publique de Florence, et enfin la Naissance de la Vierge, k Rome.
VANNI (Giovanni Battista), peintre et graveur italien, ne en 1599 a Pise, selon les uns, à Florence selon u'autres, mort en 1660. Elève de Jauopo da Empoli, puis de Crisiofano Allori, il s'appropria la manière de ce dernier, mais surtout son coloris. 11 excellait du reste dans l'imitation, et on lui doit d'excellentes copies du Titien, du Corrége et de Paul Véronèse ; il grava aussi plusieurs planches d'après ces deux derniers : les Noces de Cana, d'après Véronèse (1637), et la
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Coupole du Dôme de Parme, d'après le Corrége, sont regardées comme 3es meilleures productions en ce genre. Le Saint Laurent qui se trouve dans l'église de Saint Simon, à Florence, passe aussi pour sa toile la plus remarquable ; mais c'est loin d'être une œuvre de premier ordre.
VANNI (Charles), aventurier italien, né en 1744, mort en 1799. Il suivit d'abord la carrière du barreau ; mais, n'ayant pu réussir k se l'aire une clientèle, il entra dans la police, et les services occultes qu'il rendit lui valurent d'être nommé juge instructeur. Instrument obéissant d'Acton et de la reine Caroline, il se signala par sa vénalité autant que par l'ardeur qu'il mit à poursuivre tous ceux que la haine du ministre ou de la reine signalait k ses rigueurs. Nommé, en 1795, président delà junte d'Etat chargée de poursuivre tous ceux qui étaient soupçonnés de libérulisme, Vanni se montra digne de l'odieuse mission dont on le chargeait, et bientôt, suivant l'expression d'un auteur italien, il n'y eut plus k Naples qu'estions et espionnés. Lorsque, à l'approche des Français, la cour se disposa à partir pour la Sicile, il ne put obtenir d'être compris parmi ceux qui suivaient le roi et la reine, et resta abandonné, sans défense, à la vindicte publique. Il se suicida alors, dans la crainte d'être massacré par le peuple, pour qui il était devenu un objet d'horreur.
VANNIER s. m. (va-nié — rad. van). Techn. Ouvrier qui fait des ouvrages en osier.
VANNINA DORNANO, femme du patriote génois Sainpiero, V. Sampikro.
VANNOIR s. m. (va-noir — rad. vanner).
Techn. Grand bassin de cuivre dans lequel on polit, en les agitant, les morceaux de fil de laiton dont on veut taire des clous d'épingles.
VANNOIS, OISE s. et adj. (va-noi, oi-ze). V. Vannetais.
VANNOZ (Philippine de Sivrt, dame de), femme de lettres française, née en 1775, morte en 1851. Fille d'un président au parlement de Lorraine, renommé pour son esprit et pour son savoir, elle montra elle-même, dès l'âge le plus tendre, des dispositions vraiment extraordinaires pour la poésie. A huit ans, elle composait des vers qui obtinrent les suffrages des esprits les plus éminents de l'époque. A peine parvenue à l'adolescence, elle était membre de l'Académie des Arcades de Rome, de celle de Lyon et de plusieurs autres. Mariée en 1802 k M. de Vannoz, elle se montra plus désireuse des joies du foyer domestique qu'ambitieuse de la gloire et des succès littéraires. Un a d'elle : Calypso, drame lyrique qu'elle écrivit k làge de quinze ans; la Profanation des tombeaux de Suint-Denis en 1793 (Paris, 1806, in-8°); Conseils à une femme sur les moyens de plaire dans ta conversation, suivis de poésies fugitives (1812, in-l2j; Le 21 janvier, elegie (1814, in-8») ; Poésies (1845, iu-8"). Elle a, en outre, fourni k la biographie universelle de Mi chaud les biographies des femmes célèbres, parmi lesquelles nous citerons celles de Mite Aïssé, de Muiea du Boccage, de Caylus, d'Heloïse, etc.
' VANNUCC1 (Atto), historien italien, né à Florence vers 1810. Nommé professeur de littérature au collège de Prato, il s'occupa d'annoter le.s classiques latins. La révolution de 1848 l'envoya représenter la Toscane à Rome, puis le rejeta dans l'exil. Il partit pour la Suisse, et ne rentra à Florence qu'en 1854, pour y vivre laborieusement dans la retraite. Atto Vannucci, nommé depuis lors professeur k l'université de f ise, est considéré en Italie comme un des meilleurs et des plus laborieux historiens de ce pays. Ses travaux sont nombreux. II u commenté Tacite, Salluste, Catulle, Tibulle, Properce, Phèdre, Ovide, Cornélius Nepos et d'autres encore {Studi storici e morali sulla ietteratura latina, 1 vol.). 11 a écrit un livre sur Donato Giaiiuotli, secrétaire de la republique florentine; un livre sur Bartolomeo Sestini ; un livre sur Giuseppe Mootani ; un livre sur les premiers temps de la liberté florentine (1 primi tempi Oelta liberté fiorentinu). Il a composé l'histoire des martyrs italiens au Xtxc siècle (1 martiri delta libertà italiana, 1 vol.); il a retracé enfin l'histoire de l'Italie depuis les temps les plus anciens jusqu'à l'invasion des Lombards (Sloria dett Italia antica, 4 vol.). Ce dernier ouvrage est peut- 'être la meilleure des histoires romaines. Le style est simple, vif et vivant, l'érudition profonde. Certaines notes, modestement cachées, jettent une vive lumière sur les écrivains de Rome, entre, autres sur Cicéron. Le chapitre des Gracques est d'une beauté romaine. Le récit effleure les champs de bataille et ne s'arrête volontiers qu'aux endroits obscurs, inconnus; il dit les mœurs et ne chante pas les combats. C'est un livre tout moderne, et il n'en rend que mieux l'antiquité.
VANNUCCI (Pietro), célèbre peintre italien. V. PÉRUG1N,
VANNURE s. f. (va-nu-re — rad. vanner), Agric. Balles et objets légers entraînés par le courant d'air dans la tarare, pendant l'opération du vannage.
VAN OBSTAL (Gérard), sculpteur flamand,