‹ Grand dictionnaire Universel du XIXe siècle, vol. 15Chapitre 622 sur 1042 · VELE · texte numérisé non relu

VELE

VÊLE, rivière de France. Elle a sa source près de Somme-Vêle (Marne), arrose Reims, Finies, puis entre dans le département de l'Aisne et, après un cours de 112 kilom., se jette dans l'Aisne, entre Vailly et Soissons.

VÉLÉE s. f. (vé-lé). Bot. Genre de plantes, de la famille des ombeliifères, tribu des scandicinées, comprenant deux espèces, qui croissent au Mexique.

YELEIA., ville de l'Italie ancienne, dans la partie septentrionale appelée Gaule Cisalpine, près de Plaisance. Un écoulement de rochers l'engloutit sous ses débris, peu après la mort de Constantin. Vers le milieu dusiècle dernier, des fouilles exécutées sur ce point ont fait découvrir la table Trajane.

VÉLELLE s. f. (vé-lè-le — du lat. velella, petite voile). Acal. Genre d'acalèphes simples, type du groupe des vélellides, intermédiaire entre les méduses et les actinies, et comprenant plusieurs espèces, répandues dans toutes les mers : les vélelles voguent à la surface, loin des côtes, quand l'eau est calme. (E. Baudement.)

— Encycl. Les vélelles sont caractérisées par un corps gélatineux, ovalaire, très-dé-primé, bombé en dessus, un peu convexe en dessous, renfermant à sa partie centrale et supérieure une pièce plus résistante, cartilagineuse, surmontée d'une lame de même nature, verticale, ou placée obliquement; la bouche placée à la partie inférieure, occupant le centre de l'extrémité d'une trompe courte et entourée d'un double rang de cirres tentaculaires, le rang extérieur beaucoup plus long. Ces animaux, qui ont beaucoup d'altinites avec les porpites, sont essentiellement pélagiens; ils vivent ordinairement dans la haute mer, à une distance plus ou moins grande des côtes. lis nagent ou rament à. Laide de leurs tentacules, tandis que leur crête dorsale parait leur servir de voile. Ce dernier organe leur a valu les noms vulgaires de voile, vêle, velette (petite voile) et, par corruption, belette. Dès qu'ils sont hors de l'eau, la lame mollit, s'affaisse, se racornit et devient semblable à une écaille de poisson; si on les remet dans le liquide, ils ne peuvent plus se servir de cet organe et ne tardent pas à périr. Les vélelles sont des animaux de couleurs agréables et variées, phosphorescents et causant, comme d'autres acalèphes, des démangeaisons quand on les touche. Dans certains pays, les matelots les mangent frites. Les nombreuses espèces de ce genre habitent surtout les mers des pays chauds; quelques-unes se trouvent dans la Méditerranée. Nous citerons, entreautres, la vélelle mutique, ovale, striée, sans tentacules autour de la bouche; la vélelle tentaculée, ovale, à tentacules" blancs; la vélelle lunbeuse, ovale, un peu allongée, munie de deuï rangées de tentacules.

VÉLELLIDE adj. (vé-Ièl-li-de— de vélelle, et du gr. eidos, aspect). Acal. Qui ressemble ou qui se rapporte au genre vélelle. Il On dit

aussi VÉLELUN, INB.

— s. f. pi. Groupe d'acalèphes, ayant pour type le genre vélelle : La singularité de cette organisation, mérite peut-être qu'on crée un groupe des vélellides. (E. Baudement.)

• VÊLEMENT s. m. (vè-le-man— rad. vêler). Action de vêler, de mettre bas, en parlant do la vache : Il faut, comme pour les chevaux, une infirmerie pour les vaches malades ou en vêlement. (Fr. de Nantes.)

VÊLER v. n. ou intr. (vè-lé — rad. veau). Meure bas, en parlant de la vache : Après avoir vÈLB, la vache est encore la source d'un produit qui ajoute à l'aisance de l'homme, elle fournit le lait. (Raspail.)

—Pop. Accouchèr,enparlantd'une femme.

VELET s. m. (ve-lè — dimin. du lat. vélum voile). Doublure blanche dont certaines reli gieuses garnissent leur voile.

VELETTE S. f. (ve-lè-ta — dimin. du lat vélum, voile). Mar. Petite voile latine qu'on grée sur la vergue de mestre, dans les mauvais temps, il Ou dit aussi voilette.

— Acal. Nom vulgaire des vélelles, dans le midi de la France.

VELEZ, ville de l'Amérique du Sud, dans la république de la Nouvelle-Grenade, dans l'Etat de Santauder, à 75 kilom. S.-E. de Socorro, ?Ï0 kilom. N.-E. de Bogota, sur lo Suarez; 2,500 hab. Exploitation de riches mines d'or.

VEI.EZ-BLANCO, X'Egelasta des Romains, ville d'Espagne, province d'Almeria, à 62 kilom. N.-E. de Baza ; 7,100 hab. Industrie agricole; élève de bétail.

VELEZ-DE-GOJIERÀ, en latin Parietina, nom d'un des présides ou points fortifiés possédés par l'Espagne sur la côte du Maroc, a 100 kilom. E. de Ceula. et dans une petite île très-rapprochée de la côte-, 4,200 hab. aux environs, . forêts considérables de bois de construction.

VELEZ-MALAGA, en latin Menoba, ville d'Espagne, province et à 24 kilom. E. da Malaga, à 3 kilom, delà Méditerranée et sur le Vêlez, petite rivière qui débouche non loin de là dans la Méditerranée et qui forme un port de commerce; 13,000 hab. Exportation de vins, raisins secs, huiles, fruits, savon, miel, citrons et sucre ; importation de maïs,

VELI

houille, fer, bois de construction, étoffes diverses, poissons salés, quincaillerie, etc.

VELEZ- RUBIO, la Morus des Romains, ■ville d'Espagne, province d'Almeria, à 5 kilom. E. de Velez-Blanco, à 96 kilom. N.-E. d'Almeria, ch.-l. de juridiction civile; 11,000 hab. Fabrication de draps, étamines, couvertures et autres étoffes de laine.

VELEZ DE GUEVARA (Louis), poète et romancier espagnol. V. Guevara.

VÉLÉZIE s. f. (vé-lé-Eî— de Vêlez, botan. espug.). Bot. Genre de plantes, de la famille des caryophyllées, tribu des silénées, comprenant plusieurs espèces, qui croissent dans la région méditerranéenne.

VELHAS (Rio das), rivière d'Amérique.

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