‹ Grand dictionnaire Universel du XIXe siècle, vol. 15Chapitre 621 sur 1042 · VELE · texte numérisé non relu

VELE

chasse, que quelques connaisseurs attribuent à Mazo del Martinez, gendre de Velazquez. A la National Gallery, on admire uns Adoration des bergers, un Philippe IV chassant nu sanglier et une belle peinturé désignée, on ne sait trop pourquoi, sous le titre de Roland mort; k la pinacothèque de Munich, le portrait du cardinal Rospigliosi, cinq autres portraits et une composition représentant Loch et ses filles; au musée de Vienne, les portraits de Philippe IV, de l'infant don Balthazar-Carlos et de trois infantes, un Paysan qui rit et la Famille du peintre; au musée de Dresde, trois portraits dont un du duc d'Olivarès; au musée de Berlin, le portrait du cardinal Dezio Azzolini ; au musée de l'Ermitage, les portraits de Philippe IV, d'Olivarès et de plusieurs autres ; au musée des Ofliees, le portrait du maître; au palais Doria, à Rome, le portrait d'Innocent X; au musée de Naples, le portrait d'un cardinal, etc. Des œuvres de Velazquez se voient dans diverses galeries particulières de France et d'Angleterre, Un portrait d'Infante a été payé 51,000 fr. à la vente de Morny eD 1865.

VELCHE ou WELCHE s. m. (vèl-che —de l'angl. Welch, Gallois). Nom d'un ancien peuple celte.

— Fig. Homme ignorant, grossier, ennemi des progrès et des arts ; Moi, je suis esclave de la mode : on souscrit à l'Encyclopédie, je souscris pour n'être pas appelé Velche.

(Méry.)

— Encycl. Les Celtes qui peuplèrent la Gaule, le nord de la péninsule Ibérique et le pays de Galles, dans l'ileBritaiinique, s'appelaient Welsch dans leur langue nationale; de là les Romains, qui avaient l'habitude de substituer un g au double w, dirent Galli. La racine du mot primitif existe encore dans le mot wallon, qui désigne une partie de la Flandre, le pays wallon, les Wallons, le langage wallon. Le Valais tire aussi son nom de la même racine, et l'on y parle un dialecte roman qui porte le nom de velche.

Au xvme siècle, le mot Velche fut mis en usage pour signifier la barbarie, l'ignorance, le manque de goût. Voltaire paraît avoir été le premier qui l'ait employé dans cette signification. Il appela Velches ceux qui attaquaient son talent et ceux qui n'élevaient pas aussi haut que lui certains auteurs classiques. Il appliqua la même épithète à tous les Français, soit dans des moments d'irritation, soit pour badiner malicieusement. L'écrit de Voltaire où ce mot apparaît pour la première fois est un pamphlet de 1749, intitulé Discours aux Velches, par Antoine Vadé, frère de Guillaume. Nous le retrouvons dans son E pitre au roi de la Chine, qui est de 1771 :

1 Nous autres cependant, au bout de l'hémisphère,

Nous, des Velches grossiers postérité légère,

Livrons-nous eu riant, dans la sein des loisirs,

A nos frivolités que nous nommons plaisirs.

Les amis et'disciptes de Voltaire se sont servis assesi bouvent du mot Velche dans le même sens que lui ; on le trouve fréquemment dans les factums relatifs à la musique, à propos des opéras de Gliick et de Piccini. Voltaire a dit velcherie, en parlant d'un acte de barbarie ou de mauvais goût.

VELCHERIE s. f. (vèl-che-rî — rad. velche). Fam. Barbarie, grossière ignorance. Il Mot créé par Voltaire.

VELCI-ALLER iiitérj. (vèl-si-a-lé— de vois, de te, de ci, et de aller). Véner. Cri dont on se sert pour avertir le limier de suivre les voies de la bête, et pour quêter et requêter les chiens courants.

VELCI - REVARI - VOLCET interj. (vèl-sire-va-ri-vol-sè). Véner. Cri usité pour faire connaître que le cerf ruse et revient dans ses voies.

VELDE'(VAN den), nom d'une famille d'artistes hollandais V. Van den Viii.uii.

VELDE (Charles-François VAN dur), romancier allemand. V. Van dur Velde.

VELDECKK ou VELD1G (Henri dk), poëte allemand qui vivait au xit<> siècle. Tout ce qu'on sait sur lui, c'est qu'il avait les revenus d« l'abbaye de Saint-Truyden, qu'il vécut à la cour des princes de Thuringe et de la basse Saxe, et qu'il prit part au fameux tournoi littéraire de Wanbourg. On a de lui un poème, ['Enéide, publié dans le recueil de Muller (Berlin, 1784), publié de nouveau en 1852. Ses deux autres ouvrages, Ernest, duc de Bavière, et la Légende du bienheureux saint Gervais, écêque de Maastricht, sont restés en manuscrit. «Il fut le premier, dit Gervinus, qui donna aux vers allemands la cadence et la mélodie, et les soumit à des règles fixes. •

VËLDENZ, village de Prusse, dans la province du Rhin, cercle et à 7 kilom, S.-O. de Berncastel; 750 hab. Ce village donne son nom à un rameau de la branche palatine des Deux-Ponts. . ^

VELDIDENA, ville de l'empire romain, dans la Vindélicie. C'est aujourd'hui 1n-

SPRÛCK.

VÊLE s. f. (vè-le — fém. de veau). Veau femelle : En Auvergne, on prodigue le luit pour les veaux à ta mamelle, on l'épargne pour les vêles. (Grognier.)

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