V. Wibliz
VÉLIITE adj. (vé-li-i-te — rad. vélie). En- . tom. Qui resseinble ou qui se rapporte au genre vélie. 11 On dit aussi vélide et vélier, ière.
— s. f. pi. Groupe d'insectes hémiptères, de la tribu des hydrométrides, ayant pour type le genre vélie : Les véliites se trouvent à la surface des eaux tranquilles. (Blanchard.)
* VEL1K.ALOUK1 ou VELIKIÉ-LOUKI, ville forie de la Russie d'Europe, gouvernement et à 200 kilom. S.-E. de Pskov; 4,000 hab. Tanneries importantes. Elle fut prise par Etienne Bathory en 1580, brûlée dans les guerres des faux Dmitri, en 1611, et repeuplée peu après par une colonie de Cosaques.
VÉLIKI-KNÊS s. m. (vé-li-ki-knèss). Hist. Juge suprême des anciens Slaves. Il On trouve aussi véliki-knia3.
VÉLIN s. m. (vé-lain — rad. veau). Techn. Peau de veau préparée, qui est d'uue grande (inesse : Une miniature sur vélin. On a. tiré cent exemplaires de ce livre sur vélin.
11 est prêt à fournir ses titres en vélin. ,
Boileau.
Il On dit aussi peau de vélin, locution dépourvue de sens, puisque le vélin est une peau.
— Techn. Dentelle d'Alençon, appelée aussi POINT royal. I) Ame des ouvrages àcartisane.
— Encycl. Le vélin n'est autre chose qu'un parchemin superlin, plus uni et plus beau que le parchemin ordinaire. Il est fait de peau de veau, d'où lui vient son nom. Ordinairement et afin dé fabriquer plus doux, on se sert de veaux mort-nés ou de veaux de lait. Les veaux destinés à fabriquer le vélin reçoivent les mêmes façons que le parchemin, sauf toutefois qu'ils passent à la chaux.
Le prix du vélin est beaucoup plus élevé que celui du parchemin, et cela ne paraîtra pas extraordinaire si l'on songe que les peaux varient de prix pour lus deux fabrications, et . que celles du vélin demandent h être manipulées avec plus de soin.
Le vélin de bonne qualité est très-blanc, sans aspérités, ni taches, ni trous, ni même d'inégalités ; il est élastique, ferme et plus uni que le parchemin. Le plus beau est celui qui provient des veaux à poil blanc; puis viennent les vélins de veaux rouges et en lin les vélins de veaux noirs. Ces derniers sont plus défectueux en ce qu'ils sont tachés et que l'on parvient difficilement à faire disparaître les taches.
JJe tous les vélins, les plus chers sont ceux de yélots ou veaux mort-nés. D'ailleurs, les prix varient suivant le grain, la blancheur, la force et la grandeur. La main-d'œuvre augmente encore ou diminue leur valeur.
Apres celle des vélots, la meilleure peau est celle des veaux n'ayant pas plus de six semaines.
Saint Jérôme nous apprend que le vélin fut découvert sous le règne d'Attalus, et Tzetzès avance la même chose lorsqu'il fait honneur de cette invention à (Jratès, le grammairieu, ambassadeur d'Attalus à Rome. Le vélin était alors employé, de même qu'il le fut pendant tout le moyen' âge, à recevoir les plus beaux manuscrits.
Avant la découverte de la peinture à l'huile, on peignait généralement sur le vélin, et il nous reste du xiv* et du xve siècle
VELI
des ouvrages qui sont de véritables chefsd'œuvre en ce genre. Nous citerons les miniatures de Jean de Bruges, celles de Julio' Clovio, qu'on admire dans le Virgile du Vatican, et une collection des p"ortraits des rois et des reines de France depuis Clovis, collection qui se trouve à la Bibliothèque nationale.
Nous devons citer aussi le livre de Maredo, élève de Michel-Ange, livre qui se trouve à Naples et qui fut composé au xvie siècle. Longtemps le vélin fabriqué à Augsbourg fut considéré comme le meilleur pour la peinture au pastel; celui de Paris n'est pas moins estimé aujourd'hui.
De nos jours, on ne se sert plus du vélin que pour quelques livres d'église d'un grand prix ; il est tres-recherché par les dessinateurs, auxquels il sert à tracer leurs meilleurs dessins. Les peintres en miniature l'emploient aussi, de même que les peintres qui s'adonnent a la spécialité de la gouache.
Les doreurs et les maîtres peintres appelaient, au siècle dernier, vélin des bordures de bois uni servant à^enoadrer des images de vélin d'une certaine grandeur. D'ailleurs, le mot vélin était au moyen âge un terme luxueux qui n'a point d'analogue dans notre langage moderne. Le vélin était un parchemin d une qualité supérieure, un parchemin employé par les classes les plus riches de la haute noBlesse. A la longue, le terme avait pris une siguitïeation générale, désignant tous les écrits richement exécutés, tous les parchemins de luxe. C'est ainsi que Victor Hugo a dit fort heureusement, en parlant d'un noble du moyen âge :
Sa main digne, Quand il signe, Egratigne Lu vélin.
Depuis que le papier a remplacé le parchemin dans les usages européens, on a inventé une sorte de papier auquel on a donné le nom de papier vélin, bien qu'il n'ait aucun rapport avec le parchemin produit' par la peau de veau.
On en attribue l'invention à un Anglais qui donna, en 1757, une édition de Virgile sur papier vélin. Cette invention se répandit ra-, pidement en France. Le célèbre Montgollier en fabriqua vers 1780. C'est une sorte de papier blanc et uni. Le mot vélin a pris, par suite de cette invention, deux significations différentes.
Ainsi, un livre imprimé sur vélin est un livre imprimé sur un papier supérieur, comparable au vélin; un livre relié en vélin est un livre dont la reliure est recouverte de peau de veau.
VÉLIN, INE adj. (vé-lain, i-ne). Qui imite le vélin.
— Papier vélin, Papier très-blanc, trèsuni et très- fort : Baskercilte est {inventeur du PAPiKR dit vélin. (L.-J. Larchër.)
— Toile véline, Toile métallique sur laquelle on estampe les lettres qui doivent former le filigrane intérieur des billets de Banque. '
VÉLINES, bourg de France (Dordogne), chef-lieu de cant., arrond. et k 34 kilom. O. de Bergerac, sur un plateau entre la Dordogne et l'Estrop; pop. aggl., 743 hab. — pop. lot., 873 hab. On y trouve de nombreux débris antiques ; des fragments de mosaïques servent de pavé à des termes et k quelques écuries."
VÉLINEUSE s. f. (vé-li-neu-ze — rad. uelin). Techn. Femme qui fabrique la dentelle appelée vélin.
VELINO, rivière et lac d'Italie, autrefois Velinus, dans le pays des Sabins. Le Velino a sa source dans l'Apennin, traverse le lac de Rieti, autrefois Ileate, et le lac de Luco. Grossie des eaux de ces lacs, cette petite rivière court avec rapidité vers un rocher uni et large d'environ 20 mètres, d'où elle se précipite, près de Rieti, dans un gouffre que la chute des eaux a profondément creusé. La chute, appelée Sallo del Marmore, est de plus de 300 pieds, et le rocher d'où elle a lieu est taillé d aplomb par la nature. L'eau se relève et sort du gouffre avec violence ; les flots, divisés par les rochers, s'entassent avec confusion et Se portent de différents côtés. L'air, comprimé par. le poids de l'eau, s'échappe avec un bruit épouvantable. Les eaux, en tombant, se divisent en une infinité de parcelles qui produisent sur le point de la chute un nuage de poussière d'eau qui s'y maintient incessamment. Les rayons du soleil, diversement rédéchissur cette eau pulvérisée, forment une multitude d'arcs-enciel qui changent à chaque instant de hauteur et de situation.
Le lac Velino, divisé en plusieurs bassins, était entouré de belles prairies que Virgile appelle rosea rura .Velini, et Cicéron le Tempe de la villede Reate. 11 parait, par une de ses lettres a, Atticus [Ad Atticum, 1. IV, epist. xiv),que ce fut de son temps que MarcusLucius ouvrit un écoulement au lac Velino k travers la montagne du haut de laquelle il se précipite pour aller se jeter, vers le nord, dans le Nar, l'un des affluents du Tibre, le Nar aux blanches eaux sulfureuses (sulfurea Nar albus aqua).
VELXNTZE 8. m. (ve-lain-tze). V. LAÏT-
CUKR.
VELI
VÉLIOCASSES ou VELLOCASSES, peuple de la Gaule romaine, dans la Lyonnaise lie, au S.-E. des Calétes, au N.-O. des Parisii, à l'E. des Bellovaces. Leur capitale était flotomagus (Rouen), et leur territoire formait au moyen âge le Vexin ( Vulcassinus Pagus) ; il est aujourd'hui compris dans le département de la Seine-Inférieure,
VÉLIOTE s. t. ( vé-li-o-te ). Tas de foin.