V. VKILLOTTK
VÉLIQUE adj. (vé-li-ke — du lat. vélum, voile). Mar. Qui a rapport aux voiles. Il Point vélique, Point situé à l'intersection de la résultante des efforts dn vent sur l'ensemble de la voilure et de la résultante des résistances de l'eau k la marche du navire. Il Centre vélique, Point d'application de la résultante des actions. exercées sur les voiles.
VÉLITE s. m. (vé-li-te — lat. vêles, mot qui appartient au même rad. que velox, léger, rapide. D'autres font venir ce mot de vélum, voile, parce que les vélkes combattaient , non pas sous les enseignes, signa, comme les légionnaires, mais sous des étendards ou vêla). Soldat romain armé à la légère, et employé à. peu près comme nos tirailleurs.
— Chasseur léger d'un corps qui avait été créé par Napoléon 1er.
— Encycl. L'origine des véliles remonte à l'époque du siège de Capoue, dans le me siècle av. J.-C. Tite-Live raconte que, dans plusieurs combats, l'infanterie ayant toujours eu l'avantage, tandis que la cavalerie était vaincue, les Romains cherchèrent le moyen de prévenir de nouveaux échecs et d'augmenter les forces de leurs troupes à cheval. Ils eurent recours à la ruse et choisirent dans les légions des jeunes gens alertes et vigoureux, qu'ils armèrent de javelots. Les cavaliers prirent en croupe ces soldats qui s'étaient promptement exercés à descendre de cheval au premier signal. Ils les conduisirent jusqu'à une portée de trait des murs de Capoue. Les fantassins, aussitôt arrivés, mirent pied k terre et formèrent un bataillon qui obtint un succès décisif. C'est depuis ce jour qu'il y eut dans l'armée romaine trois sortes d'infanterie légère : les rorarii, les vétites et les accensi, les uns armés de frondes, les autres de javelots. Les javelots des véliles avaient environ 3 pieds de longueur et n'étaient pas plus gros que le doigt. La pointe en était si-mince qu'elle s'émoussait au moindre choc. D'après quelques auteurs, les vélites maniaient également ces javelots attachés à. une courroie, ce qui permettait à celui qui s'en servait de les retirer après les avoir lancés sur un ennemi. Outre leurs javelots, les soldats de cette arme portaient un sabre, comme arme défensive, et la parma ou bouclier rond et léger, suffisamment fort pour les protéger; un casque peu épais, recouvert d'une peau de loup. Ils abandonnèrent presque dès leur fondation leur habitude de monter en croupe derrière les cavaliers pour arriver plus rapidement sur les lieux du combat et ne furent plus qu'une infanterie légère et régulière, formée de citoyens pauvres, jeunes et ingambes. Quant au nombre d'hommes dont cette troupe fut formée, il a fréquemment varié. Il fut longtemps fixé à 1,200 par légion, à i'époque où la légion était de 2,400 fantassins. Les vélites, après avoir engagé l'action par une escarmouche, se retiraient derrière les lignes lorsque les corps de bataille s'attaquaient. Ils avaient ensuite pour mission de poursuivre et de" harceler l'ennemi après sa défaite. L'emplacement des vélites dans les camps était le long des retranchements, dont en leur confiait la garde. Ils fournissaient pour ce service dix postes (excubix) de quatre hommes chacun pour chaque face du camp. Ils servaient quelquefois en commun avec la cavalerie aux grandes gardes extérieures. Leur costume se réduisait à une saie ou un hoqueton serré par une ceinture. Ils disparurent de la milice romaine avec l'ordre de bataille par manipules. Lorsque les armées se rangèrent par cohortes, après Marius, il n'en fut plus fait mention. Les troupes légères des années romaines, soit-à pied, soit à cheval, ne furent plus composées que de troupes auxiliaires ou de mercenaires baléares, Cretois, numides ou germains. Il parait que la manière de combattre des vélites n'avait pas toujours été couronnée de succès; ce qui le prouve, c'est que Syminaque, en parlant d'un bavard ennuyeux, le compare proverbialement à ces vétites qui ne jettent à l'ennemi que des traits inutiles.
— Vélites français. Nous avons eu aussi des vélites en France. Un décret du 30 nivôse an XII créa deux corps de vélites, chacun de 800 hommes, attachés l'un aux grenadiers à pied, l'autre aux chasseurs k pied de la garde, et on les établit à Saint-Germainen-Laye, puis à Ecouen et à Fontainebleau. On leur apprenait l'écriture, l'arithmétique, le dessin et la gymnastique. En sortant des vélites, les plus instruits étaient généralement nommés sous-lieutenants dans les troupes d'infanterie ; mtiis, pour y être admis, il fallait ju&iifier d'un revenu assuré de 800 francs, payés sous forme de pension, par trimestre et d'avance. Comme on le voit, cette troupe n'avait que le nom de commun avec son . aînée de la république romaine.Enl'anXIlI, on en créa deux autres corps de 800 hommes
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pour les grenadiers et les chasseurs à cheval de la garde, qui furent admis aux mêmes conditions et jouirent des mêmes avantages que les vélites à pied. En 1806, chaque arme de la garde eut ses vélites, et les vétites da l'infanterie furent enrégimentés et formèrent le 20 régiment de fusiliers ( grenadiers ). Parmi les nombreuses troupes qui servaient en France k cette époque, nous avions le bataillon des véliles de Florence, créé le 24 mars 1809 pour faire le service auprès de la grandeduchesse de Toscane, et, la même année, Napoléon organisa un bataillon de vélites da Turin, pour la garde du prince Camille Borghèse, gouverneur de l'Italie septentrionale. Cas vélites devaient fournir une pension da 200 francs, avaient le rang et les marques distinctives de sergent et appartenaient à la garde. Ils furent incorporés dans les régiments de ligne en 1814. Il y eut aussi les ventes royaux, plus connus sous le nom de pupilles. V. ce mot.
VÉLITRES, en latin Velilne, ville de l'Italie ancienne, dans le Lalium, la plus importante des villes dés Volsques. Elle reçut, en 491 av. J.-C, une colonie romaine et fut le berceau de la famille d'Auguste. La ville moderne de Vellktri s'élève aujourd'hui sur son emplacement.
VEL1TSCHTERIN ou VOCSITRIN, ville de la Turquie d'Europe, dans la Roumélie, pachalik d'Uskub, livah et à 22 kilom. N.-O. de Pristina; 3,207 hab. Evéché grec.
VELIUS (Ursinus-Gasper), poète allemand, né en Sibérie. 11 vivait dans la première moitié du Xvie siècle, à la cour de l'empereur d'Allemagne Ferdinand, et h écrit un grand nombre de pièces en vers latins, qui ont la plupart pour sujet des épisodes de l'histoire de Pologne. Nous citerons, entre autres : Ad Sigismundum regem Polonix poema heroicum (Oracovie, 15l4,in-40), poème consacré à célébrer les exploits militaires du roi Sigismond 1er; De triumregum, Vladislai Hungaris, Ludovici Bohemia et Sigismundi Potonis, conventu in urbe Posnàniensis A.D. 1515 (Vienne, 1515, in-4»), etc. .
VELLA (Joseph), célèbre imposteur littéraire du xvm» siècle, né dans l île de Malte vers 1740, mort en 1814. Quoique ses parents fussent assez pauvres, il reçut de l'instruction et se fit ordonner prêtre. Il était vicaire à Palerme en 1782, lorsque l'ambassadeur . marocain Mohammed-ben-Osman, retournant de Naples à Mekinès, fut poussé par un gros temps vers cette ville. L'abbé Vella lui servit d'interprète, circonstance qui fut l'origne de sa réputation d'orientaliste. Bientôt, recevant de toutes parts des marques d'intérêt et d'encouragement, il résolut d'exploiter sa réputation naissante pour en tirer profit. Il répandit d'abord le bruit qu'il tenait du grand maître Pinto un manuscrit arabe renfermant dix-sept des livres de Tite-Live, qu'on croyait perdus. Il fit grand bruit de sa découverte sans la montrer & personne, ni la faire imprimer, bien qu'il en fût vivement sollicité et que lady Spencer, voyageant alors en Italie, offrit une somme considérable pour les frais. Il publia seulement, comme essai do son grand travail, la traduction italienne du LXC livre de Tite-Live, un de ceux qui manquaient. Ce livre n'était autre chose que \'Epitome attribué à Florus. Enhardi par le succès de cette première supercherie, Vella publia comme recueil de pièces et de chartes coutenant l'histoire de Sicile un volumineux manuscrit arabe qu'il avait trouvé dans la bibliothèque de l'abbaye de San-Martino; il lui donna le titre de Codex Martinien. Il eut soin d'ailleurs de n'en publier qu'une faible partie, qui, aussitôt traduite en français et en allemiuid, répandit son nom dans toute l'Europe savante. En même temps, l'archevêque de Palerme et le roi de Naples le comblèrent de bienfaits. L'abbé Vella continua' de plus belle son système d'imposture et publia, sous le titre de Codex normand, un recueil apocryphe des anciennes lois du royaume, traduit d'un manuscrit arabe qu'il prétendait avoir découvert. Cette nouvelle fraude réussit aussi bien que les précédentes ; mais le moment arriva où l'imposture se découvrit. Déjà un Parisien, de Guignes, l'historien des Huns, l'avait attaqué; un autre orientaliste, Eichhorn,de l'université de Gœitingue, protesta de son côté. Enfin; en 1794, le docteur Hager adressa au roi de Sicile un mémoire dans lequel la supercherie était entièrement dévoilée. Une enquête fut ouverte, et, malgré une habile défense, Vella fut contraint dVvouer sa culpabilité. Il fut privé de toutes ses charges et pensions et relégua pour quinze ans dans une forteresse. Il mourut dans l'obscurité.
VELLARINE s. f. (vè-la-ri-ne). Chimu Matière grasse, de couleur jaune, extrait d'une espèce d hydrocotyle.
VELLAUDUNUM OU VELLAUNODUNCM ,
ville de la Gaule romaine, dans la Lyonnaise IVe, chez les Sénonais. Sa position exacte est incertaine. Quelques auteurs l'ont placée à Beaune, d'autres àAuxerre; sa position la plus probable est à Chàteau-Landon.
VBLLAVE9, en latin Vellavi, peuple de la Gaule romaine, dans la Lyonnaise lV<s, entra les Ségusiens au N., les Gabales au S. Leui pays forma plus tard le Velay.
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VELLE s. f. (vè-le — nom donné par Galien à une espèce de sfsymbre). Bot. Genre de plantes, de la famille des crucifères, type de la tribu des vellées, dont l'espèce type est un arbrisseau qui croît en Espagne.
VELLÉ, ÉE adj. (vèl-lé — rad. velle). Bot. Qui ressemble ou se rapporte au genre velle.
— s. f. pi. Tribu de la famille des crucifères, ayant pour type le genre velle.
VELLÉDA, célèbre prophétesse de la Germanie- Elle vivait an temps de Vespasien, était de la nation des(Bructères et exerçait par ses prophéties un grand pouvoir sur les peuplades des bords du Rhin, chez lesquelles elle devint presquel'objetd'un culte. Elle eut la plus grande part à la révolte de Civilis et des Bataves contre les Romains (70 après J.-C). Divers incidents de la lutte ont fait ressortir la direction active de la jeune prêtresse et l'ascendant qu'elle exerçait sur ses compatriotes. A sa voix, les Bructères furent les premiers à se joindre à l'insurrection. Tacite raconte dans ses Histoires que Velléda envoya à Civilis des messagers pour lui offrir Ses secours. Dès lors, il s'établit entre le chef des Bataves et la prêtresse des Bructères une correspondance incessante, qui hâta et assura la formation de l'alliance de tous les Germains cisrhénans et des Belges septentrionaux. L'incendie du Oapitole ayant eu lieu à cette époque, Velléda prédit la victoire complète du parti de l'indépendance et la ruine prochaine de .Rome, invitant la Gaule à s'unir aux Germains pour achever la chute de l'empire. Les lésions de Muminius Lupercus, attaquées par les Bructères réunis aux Bataves, furent écrasées duns leurs retranchements de Vêlera Castra (à Santer, dans le pays de Clèves). Le lieutenant romain fut fait prisonnier et envoyé en présent ,à Velléda. Les prêtres sacrifiaient, comme les druides de la Gaule, les prisonniers faits à la guerre. Aidé par Velléda, Civilis fut reconnu pour chef suprême de l'insurrection, entraîna avec lui nuit cohortes bataves qui occupaient Mayence, et souleva les Trévères, les Langrois, les Tongres, les Norviens et divers autres peuples. Dans toutes les rencontres, les Romains furent battus. Quand, après la prise de Cologne, une députation de Teuctères demanda que la ville fût rasée et que la colonie do vétérans, fondée par Agrippine, fllle de Germanicus, fût détruite, les avis s'étant partagés, il fut convenu qu'on prendrait Velléda et Civilis pour arbitres et qu'on s'en rapporterait entièrement à leur décision. La ville fut épargnée. « Une cruauté naturelle et l'amour du butin, dit Tacite, portaient les vainqueurs à saccager cette colonie d'Agrippine. Ils furent retenus par des raisons de guerre et par l'idée qu'une réputation de clémence importe à qui fonde un empire. » Mais déjà la jalousie de quelques chefs nuisait au succès de l'insurrection. La division éclata dans la république naissante. Les Gauloisrharcelés par les généraux romains, finirent par accepter la paix et se détacher tout à fait de la ligue germanique. La défaite des Trévères, battus à deux reprises par le général Cerealis avant que les Bataves eussent eu le temps de les secourir, puis la prise de Mayence et de Cologne fortitièrent les Gaulois dans leur soumission. Civilis n'eut bientôt plus avec lui que les troupes auxiliaires de Velléda. C'est à leur bravoure qu'il dut de remporter encore les succès les plus importants. Une fois elles s'étaient élancées à la nage contre les Romains. On s'était battu au milieu des marais, dans des plaines submergées par les eaux du Rhin. Le carnage fut grand, Velléda avait pu venger l'affront des dernières défaites. Une autre embuscade dont elle prépara le succès fut .celle de Bonn et Novesiium, ou Cerealis établissait un camp pour faire hiverner ses légions. Ayant observé, dans ses sorties "de nuit, que la garde du camp se faisait mal, que les fanaux étaient éteints et que cette négligence permettait d'entrer dans les retranchements sans le moindre obstacle, elle divisa ses Bructères en deux détachements, dont l'un devait attaquer les légions de terre et l'autre la flotte. Elle choisit une nuit fort noire. Les Bructères, s'abandonnant au lil de l'eau, entrèrent eu effet, sans le moindre obstacle, dans le camp, coupèrent les cordes qui soutenaient les tentes et, les soldats romains se trouvant enveloppés, embarrassés sous leurs propres pavillons, ils les égorgèrent sans peine. Pendant ce temps, l'autre troupe attaquait la flotte, jetait le grappin, harponnait et entraînait les bâtiments. Ils prirent ainsi la galère du général Cerealis et ils la menèrent par la Lippe pour en faire présent à Velléda.
Cependant la soumission des Bataves était prochaine. Après une suite de revers et de succès, Civilis, obligé de passer le Rhin, s'était cantonné dans l'Ile Batave, où Cerealis le poursuivit. On était au déclin de l'automne ; des pluies continuelles ayant fait déborder le fleuve, l'île entière, naturellement basse et marécageuse, forma comme un vaste étang. La force de l'inondation emporta le camp des Romains. Civilis aurait pu faire périr tannée ennemie, s'il eût achevé de submerger le pays par la rupture de la digue de Drusus, à l'endroit où le Rhin commence à se diviser en deux bras. Velléda le lui conseillait; Civilis, par grandeur d'âme, .peut-être seulement par prudence, ne le vou-
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lut pas. Déjà il négociait secrètement. Il se donna donc auprès de Cerealis ■ le mérite d'avoir détourné adroitement les Germains de ce projet : je ne répugnerais point à le croire, ajoute Tacite, puisque sa soumission suivit de près. »
Velléda, abandonnée de Civilis, rallia encore des soldats pour prolonger la résistance. Ce fut en vain que le général romain l'exhorta, elle et ses parents, • à saisir l'occasion de mériter l'amitié de Rome, au lieu de s'obstiner à une guerre où ils n'éprouveraient que des désastres; • jamais elle ne voulut renoncer à la liberté de son pays, et elle reprit bientôt l'offensive avec une énergie nouvelle. Mais ses dernières troupes ayant été dispersées, elle succomba sous la trahison : les principaux chefs, las de la guerre, cédant aux promesses et aux menaces des lieutenants romains, mirent bus les armes. Le plus sûr moyen pour lier leur volonté était d'exiger pour otage Velléda. L'héroïque prêtresse, maintenant à charge à son pays, fugitive et tenue pour suspecte, fut arrêtée et menée à Rome, où elle servit d'ornement au triomphe de Domitien.
Le caractère piété à Velléda par Tacite a fourni à Chateaubriand un des plus beaux épisodes des Martyrs, dont s'est à son tour inspiré M. Maindron pour l'exécution de sa belle statue de Velléda, qu'on voit au jardin du Luxembourg, à Paris.
Vcllértu, statue de M. Maindron (Salon de 1839), au jardin du Luxembourg. La druidesse est appuyée contre le tronc d'un arbre, dans l'attitude dé la méditation, les jambes et les bras croisés, la main droite à hauteur du cou, avec l'index relevé, comme pour mieux suivre les caprices d'un rêve- Elle est court vêtue, un peu comme une ballerine; les seins, d'un beau galbe, débordent de sa ceinture. A son côté gauche pend la faucille d'or. Sa tête est couronnée de chêne; derrière, un long voile couvre une partie de sa lyre (ou d'un instrument de cette forme) qu'elle porte comme un carquois. Cette statue est d'un beau modelé et elle fait le plus grand honneur à l'artiste, qui lui doit, du reste, la meilleure part de sa réputation. Taillée en plein marbre, elle est d'une exécution qui ne laisse rien à reprendre. Toutefois, étant donné le caractère de l'héroïne àes Martyrs de Chateaubriand, dont M. Maindron s'est inspiré, sa Velléda a l'air plus païen que chrétien ; mais l'artiste avait sans doute aussi en vue la Velléda historique, celle de Tacite, qui ne ressemble guère a celle de Chateaubriand.
VELLÉ1A ou VELEIA, ville de l'Italie ancienne. V. VELIitA.
VELLÊIATE s. et adj. (vèl-lé-ia-te). Géogr. anc. Habitant de Volleia; qui appartient à cette ville ou à ses habitants : Les Vellèiates. La population vexléiate.
VELLÉIE s. m. (vèl-lé-i). Entom. Syn. de qUKdiiï, genre d'insectes coléoptères, dont l'espèce type vit dans les nids de frelons.
— s. f. Bot. Genre de plantes, de la famille des goodéniacées, comprenant sept espèces, qui croissent en Australie.
VELLÉIËN adj. m. (vèl-lé-iain). Dr. rom. Se disait d'un décret du sénat refusant aux femmes la faculté de s'engager pour autrui.
— Encycl. On ne pouvait poursuivre à Rome une femme qui avait contracté une obligation pour une autre personne ou qui s'était rendue caution pour quelqu'un.» L'effet du sénatus-consulte vetléieii, dit Perrière, est de rendre absolument nulle l'obligation d'une femme qui s'engage pour un autre; de manière, toutefois, que si, par l'intercession' de la femme, l'ancienne obligation du débiteur a été éteinte, comme par un transport d'obligation , le créancier est rétabli dans Ses droits à l'encontre de son débiteur.» Le statut velléien fut admis en France jusqu'en 1606. A cette époque, il fut aboli par un édit de Henri IV; mais plusieurs parlements continuèrent de l'observer, surtout dans les provinces méridionales de la France. En abolissant le statut velléien, l'édit de 1606 ne permettait pas aux femmes d'hypothéquer leurs biens dotaux. Ce droit ne leur fut accordé que par la déclaration de 1664.
VELLÉITÉ s. f. (vèl-lé-i-té — du lat. velle, vouloir). Volonté imparfaite, intention fuible et fugitive; désir passager : Il y a très-loin, citez tes gens faibles, de la velléité à la volonté. (De Retz.) Avec certaines natures, les obstacles irritent la résistance et changent la velléité en résolution. (G. Sand.)
VEI.LE1US PATERCULUS, historien romain.