V. V1GESIMO
VICE VERSA loc. adv. (vi-sé-vèr-sa — de ut'ce, ablatif de vicis, place, tour, changement, etversa, ablatif féminin de versus, participe passé passif de vertere, tourner, chaugerj. Réciproquement, de même en retournant les ternies : Il y a des personnes dont la figure attire et le caractère repousse, et vice VERSA. (Acad.) Que le système sanguin ait la prédominance sur le système nerveux, ou vice versa, cela n'est pas de conséquence, en définitive, puisque pour vivre il faut toujours du sang, des nerfs et leur action mutuelle. (L'abbé Uauiuiu.) Avoir sa belle-mèrg en province quand on demeure à Paris, et vice versa, est une de ces bonnes fortunes qui se rencontrent toujours trop rarement. (Balz.)
VICH ou VIC-D'OSONA, VAusona des Romains, ville d'Espagne, duns la province et ù 62 kiiom. N. de Barcelone, ch.-l. de la juridiction de son nom; 13,504 hab. Evéchê suffragant de Tarragone ; séminaire; collège. Fabrique de toiles de lin et de chanvre, gros draps, toiles de coton peintes, chapeaux, cuirs, gants, savon, miles et briques. Aux environs, mines de cuivre et de houille. Le mont Seni fournit des améthystes et des topazes. Vich est une ville aux constructions anciennes, aux rues tortueuses et inégales, k l'exception d'un quartier plus moderne, au centre duquel se trouve la Plaza-Mayur (grande place) eutourée de constructions uniformes. La ville compte quelques édifices remarquables ; le plus important est sa cathédrale, fondée en 1040 sur l'emplacement du premier temple chrétien de la province, et reconstruite eu 1803. Sa façade présente trois grandes portes, surmontées de six statues colossales de saints en pierre, et mesure une largeur de 56 mètres. L'intérieur, d'architecture corinthienne , se divise en trois nefs. Le maltre-autel, de style gothique et qui appartenait k l'édifice primitif, est orné de remarquables bas-reliefs représentant des scènes de la vie de saint Pierre. Des vitrines, placées derrière ce maître-autel, contiennent le trésor de l'église et des reliques nombreuses. Attenant il 1 édifice est le etoltre, construit au xive siècle et qui est un des bous échantillons du style gothique de l'époque; chacun de ses côtés intérieurs compie cinq arcades ogivales, surmontées de découpures à jour, fouillées avec une finesses excessive et dont le dessin se renouvelle à chaque arc. Les autres édifices de Vich méritant une mention sont ; la chapelle de Santa-Eulalia-de-Merida, celle de l'ancien couvent des dominicains et celle du couvent de Santa-Clara. La Rainbla, vaste espace planté d'arbres qui sépare la partie ancienne de la partie moderne de la ville, sert de promenade et est très-fréquentée. Le hameau de (jurb, k peu de distance de Vich, possède les ruines d'un vieux château, détruit à l'époque des guerres du moyen âge.
Yieh'est l'antique Ausona des Romains, au
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temps desquels elle joua un rôle assez important, principalement au point de vue du commerce. Kn "13, les Maures livrèrent la ville au pillage. La guerre de la Succession (1709) la vit embrasser le parti de l'archiduc Charles, et les Français, s'en étant emparés, y exercèrent de nombreux ravages. La guerre de l'Indépendance (1808) renouvela pour Vich ces scènes de désastre. En 1810, plusieurs engagements meurtriers eurent lieu aux environs. Les Français occupaient la place et y avaient établi le quartier général de leurs opérations dans cette partie de la péninsule, lorsque le général O'Donnell, a. la tête de 14,000 nommes environ , entreprit de la reprendre ; après un combat qui dura plusieurs heures (19 février 1810), il fut repoussé avec perte et forcé de se replier Vers le sud. En 1848, une bande carliste vint mettre le blocus devant Vich. La ville, après une résistance de plusieurs mois, pendant lesquels elle endura tous les maux de la famine, fut enfin délivrée par les troupes régulières.
VICHA-CHAT s. m. (vi-cha-eha — onomatop. du cri de l'oiseau). Ûrnith. Nom vulgaire du traquet.
VICHET s. m. (vi-chè). Moll. Nom vulgaire d'une espèce d'ascidie.
VICHINOIS ou VICHYNOIS s. et adj. V.
VlCUYNOIS.
VICHMANN- (Burkhard), historien russe, né k Riga en 1786, mort à Saint-Pétersbourg en 1822. Il étudia d'abord la médecine ; mais les difficultés de cette carrière l'effrayèrent, et il s'adonna à la géographie et k l'histoire. Kn 1S0S, il vint se fixer k Saint-Pétersbourg et professa l'histoire au corps des cadets; puis il se fit précepteur et enfin dirigea pendant un an (1817-1818) les écoles de la Cour-" lande. Ses principaux ouvrages sont : Tableau de la monarchie russe (Leipzig, 1813, in -8°) ; Collection d'ouvrages inédits relatifs à l'histoire ancienne de la Bussie (Berlin, 1820, in-8") ; Aperçu chronologique de t'histoire moderne russe (Leipzig, 1821, 2 vol. in-80).
V1CHNEI-VOLOTCHOK, ville de la Russie d'Europe, dans le gouvernement de Tver, chef-lieu du cercle do son nom, sur un canal qui joint la Tvertza k la Tzua et sur le chemin de fer de Moscou k Saint-Pétersbourg ; 10,000 hab. On y remarque la cathédrale, des églises et des hospices. Le commerce de transit y est actif.
VICMNOU, un des dieux de la triade indienne. On le représente en noir, avec quatre bras; dans une main il tient une massue, dans l'autre un disque (tchacra), dans la troisième une conque et dans la quatrième un lotus. Il est monté sur Garouda, et ses vêtements sont jaunes. Vichnou est une divinité douce et bienveillante. Dans le temps de la destruction des mondes, sous le nom de Narayana, il dort et Hotte sur les eaux. Quand l'être unique, Brahma, veut reproduire l'univers, il charge Brahma, Vichnou et Siva des fonctions de créer, de conserver et de détruire. Vichnou prend de temps en temps une forme visible et s'incarne pour le bien de la terre. Ces incarnations portent le nom d'avatars. Il y en a un grand nombre, mais on en cite principalement dix : voilà pourquoi ou l'appelle le dieu aux dix formes.
1° 11 apparut d'abord sous la forme d'un poisson, pour rapporter du fond de la mer les Vëdas qui y étaient restés après un de ces déluges périodiques qui détruisent le inonde.
2° Il prit la forme d'une tortue pour soutenir sur son dos la terre nouvellement créée.
30 Comme sanglier, il plongea dans les eaux dont le globe était submergé et l'éleva sur une de ses défenses.
4° Sous la figure d'un être moitié homme, moitié lion, il vint punir l'impiété du géant Hiranyacasipou, qui persécutait les dieux et même son propre fils, Pralhàda, coupable seulement de sa foi en la puissance de Vichnou, et était fort d'un oracle de Brahma qui lui avait promis qu'il ne mourrait ni le jour ni la nuit, ni par l'eau, le feu ou le fer, sous les coups d'aucun être humain. Un jour, il demanda k Pralhàda où était le dieu son protecteur, i II est partout, répondit le fils. — Même eu eu pilier? dit le père. — Oui, » répliqua Pralhàda. Et aussitôt Hiranyacasipou donna un coup de bâton dans le pilier, d'où il sortit un être moitié homme, moitié lion, qui saisit le géant et le déchira. C'était k l'heure du crépuscule. Il n'était ni jour ni uuit.
5" Vichnou se fit nain (oâinana), pour confondre encore un des descendants de cet Hiranyacasipou, nommé Bali. Il avait fait cent fois le sacrifice du cheval, ce qui lui I donnait des droits au trône d'Indra. Vâmana | se rendit auprès de lui, et, en qualité de | brahmane,. il lui demanda en présent autant i de terre qu'il en pourrait mesurer de trois I de ses pas. Le prince consentit à sa demande. ' Le nain, grandissant tout d'un Coup, remplit I les trois mondes. Bali, renonçant à ses hau- I tes prétentions, se contenta d'être roi de Pàtàla ou de l'enfer, jusqu'à ce que son tour fût arrivé d'être Indra. Cette aventure a fait donner k Vichnou le nom de dieu aux trois pas.
6" Il apparut ensuite sous la forme terri-
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bîe de Parasou-Bama, pour humilier et détruire la race dégénérée des Kchatriyas.
70 Presque k la même époque (car il peut paraître k la fois sous des formes diverses), il vint, dans- la personne de Ràma-Tchandras, pour châtier l'insolence de Râvana.
80 Le troisième Ràma, appelé Bâla-Râma, est aussi un avatar de Vichnou, qui, sous ce nom, descendit Sur la terre pour détruire le géant Pralamba et d'autres. Il était frère de Orichna.
90 Les uns pensent que c'est Crichna qui est le neuvième avatar, les autres que c'est Bouddha. Crichna, dit-on, n'était pas seulement une incarnation de Vichnou , c'était Vichnou lui-même.
100 Le dernier avatar est k venir : son nom est Kalki. Vichnou do:t s'incarner k Sambalagrania pour détrui'j les infidèles et rendre les Indiens k la pureté de l'âge d'or.
Les adorateurs de Vichnou portent le nom de vêchnavas ; on distingue cette secte k deux lignes tirées le long du nez et conduites jusque sur le front. Ces lignes sont fuites avec le limon du Gange, quelquefois avec la poudre du bois de sandal.
La femme de Vichnou se nomme Lakchml.
Son séjour est le Vécountha, tout resplendissant d'or et de pierreries. Sur un trône aussi brillant que le soleil k son midi, entouré de lotus, est placé Vichnou, et, k sa droite, est la déesse Lakchml. Tous les saints personnages, assemblés autour do lui, chantent ses louanges ou méditent sur ses formes divines.
On représente Vichnou comme produisant un lotus qui s'élève sur son ombilic. Brahma en sort pour procéder à la création. C'est k la suite de cette naissance de Brahma que s'éleva, entre lui et Siva, une querelle violente sur leur ancienneté, qui se termina par le malheur de Brahma perdant une de ses cinq têtes et la prédominance qu'il semblait avoir eue jusqu'alors. Vichnou, plus pacifique que Bralnna et surtout plus modeste, est toléré par Siva; d'où il semble prouvé que cette légende n'est que l'histoire allégorisée d'anciennes disputes religieuses.
Einblème de la nature, Vichnou est peint encore comme dormant dans l'intervalle de* petites destructions du inonde. Il est étendu sur le serpent Sécha, au-dessus des eaux dont la. terre est couverte. La même description est aussi employée pour le temps de la saison des pluies, qui dure depuis le milieu de juin jusqu'au milieu d'octobre. Une plante, le toulost, est sacrée pour les Indiens. On prétend qu'une femme tlè ce nom, après une longue pénitence, demanda k Vichnou de devenir son épouse. Lakchml, l'entendant, la changea en plante. Vichnou lui promit alors qu'il prendrait la forme du sâlagrâina et resterait sans cesse avec elle. En effet, le sâlagràma se trouve toujours' placé entre deux feuilles de toulosl. Le sôliigrâma est une pierre ou plutôt un coquillage qu'on trouve dans le Gaudakî, et dans lequel Vichnou a séjourné. Il est l'objet d'une vénération particulière.
Le centre principal du culte de Vichnou est à Juggrenat.
VICHNOU -SARMA, brahme indien, sur l'existence duquel on ne possède aucun renseignement. On ignore l'époque où il a vécu, et quelques auteurs supposent qu'il pourrait bien être un personnage imaginaire. Quoi qu'il en soit, Vichnou- Sarma passe pour avoir composé, dans le but d'instruire trois jeunes princes dont il était le précepteur, un recueil d'apologues écrit en sanscrit, sous le titre de Pantcha-tanlra. Ce recueil, célèbre en Europe sous la désignation de Fables de Pilpay (v. Pilpay), a été traduit en français pur l'abbé Dubois (Paris, 1826), d'après des versions en idiome vulgaire. Le texte sans-, crit du Pantcha-tantra a été publié k Bonn (184S, in-4").
VICHNOU-BAKTA, VISHNOU-BAKTA ou VISCHNOU-BAKTA s. m. (vi-ehnou-ba-kta).
Sectaire indou qui s'attache exclusivement au culte do Vichnou.
— Encycl. Les vichnou-baktas, pour se faire reconnaître, s'impriment sur le front la figure symbolique appelée nabman; elle est formée de trois lignes, une perpendiculaire et deux obliques, qui, se réunissant à leur base, donnent à ce signe la forme d'un'tridont; la ligne du milieu est rouge ; les deux lignes latérales Sont blanches et tracées avec une espèce de terre appelée uâmait, d'où dérive le nom qu'on a donné k cette figure. Les vic/tnou-baktas se trouvent en très-grand nombro dans les provinces du sud de la presqu'île indoue, où ils sont connus sous différents noms, suivant les idiomes locaux. Outre le iiâman, qui est le signe le moins équivoque de cette secte, on peut encore distinguer la plupart des membres qui la composent par le costume bizarre qu'ils affectent de porter. Les toiles dont ils sont revêtus sont teintes d'un jaune très-foncé, tiraur sur le rouge; plusieurs portent sur leurs épaules, en guise de munteau, une espèce de couverture piquée, faite de morceaux de toutes couleurs ; le turban qu'ils ont sur la tête offre aussi trois ou quatre couleurs entremêlées; quelques-uns, au lieu de couverture,' se mettent sur les épaules une peau de tigre qui descend jusqu'à terre. La plupart ont le cou entortillé d'un long chapelet de grains noirs de la grosseur d'une noix. Outre ce costume, les
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vicfmou-baktas, lorsqu'ils voyagent ou qu'ils vont demander l'aumône, portent toujours avec eux une plaque ronde de bronze et un gros coquillage appelé sangou: l'un et l'autre leur servent à faire du bruit pour annoncer leur approche; tandis que d'une main ils frappent avec une petite baguette sur lu plaque de bronze, qui rend un son semblable à celui d'une cloche, de l'autre main ils portent à la bouche leur sangou, avec lequel ils produisent, en y soufflant par un bout, des sens monotones, aigres et perçants. On voit toujours ces deux instruments entre les mains des vichnou-baktas, qui font profession de demander l'aumône, et qui sont des espèces de religieux mendiants; ils portent en-, core sur la poitrine une espèce de médaille de cuivre, sur laquelle est gravée l'image du singe Anoumanta, ou quelqu'un des avatars ou incarnations de Vicnnou. On en voit qui, en outre, portent suspendues à leurs épaules, et quelquefois attachées à leurs jambes, un grand nombre de clochettes, dont le tintement annonce de loin leur arrivée; quelques-uns ajoutent k tout cet attirail une tringle de fer , qu'ils portent aussi sur leurs épaules, et à chaque bout de laquelle pend lin réchaud du même, métal, destiné k contenir le feu sur lequel ils l'ont brûler l'encens qui est la matieie de leurs sacrifices. Demander l'aumône est un droit ou un devoir inhérent à cette secte; aussi demandent-ils 1 aumône avec audace et insolence, et bien souvent avec menaces. Quand on ne se hâte p;is de leur donner, ils redoublent leur vacarme, poussent des hurlements, frappent tous ensemble sur leurs plaques retentissantes et tirent de leur sangou d,es sons assourdissants. Si ces moyens ne réussissent pas, ils entrent quelquefois de vive force dans l'intérieur de la maison, cassent les vases de terre et renversent tous les elfets qui s'y trouvent. Ordinairement les viclmou-baktus chantent et dansent pour attirer la foule. Leurs poèmes sont des espèces d'hymnes en l'honneur de leurs divinités, et le plus souvent des chansons obscènes; plus ces dernières sont farcies de saletés, plus elles sont efficaces pour attirer les dons des auditeurs. L'intempérance des vichnou-baktas les fait voir d'un mauvais œil pur les lndous honnêtes. En effet, il semble qu'ils affectent de se montrer sans retenue dans le boire et le manger, par esprit d'opposition et comme pour dill'érer encore en cela des dévots de Siva, leurs adversaires, donc l'extrême sobriété égale au moins celle des brahmes, si elle ne la surpasse pas. Les vichnou-baktas mangent ostensiblement de toute espèce de viande, boivent sans scrupule et sans honte l'uruck, le jus de palmier et toutes les autres drogues. et liqueurs enivrantes qu'on peut se procurer dans le pays, et il n'est point d'exces cju'on ne leur reproche eu ce genre; enfin, c'est parmi eux que s'exécute l'abominable sacrifice connu sous le nom de suktypoudja (v. ce mot). Les vichnou-baktas ont la plus grande vénération pour le singe, l'oiseau de proie appelé garoudah et le serpent capel. Quiconque aurait l'imprudence de tuer ou même de maltraiter en leur présence quelqu'un de ces animaux s'exposerait a des conséquences fâcheuses.
VICHNOCISME , V1SHNOUISME OU VIS- CHNOUISME s. m. (vi-ohnou-i-sme). Religion de Vichuon.
— Encycl. V. Yichnou.
VICHNOUTISTE s. m." (vi-chnou-ti-ste).
Hist. teiJg. Adorateur de Vichnou. Il On dit
aUSSi VICHNOUVITB.
VICHY, ville de France (Allier), cant. de Cusset, arrond. et k 24 kilom. S.-O. de La Palisse , dans un beau vallon, sur la rive droite Ub l'Allier et sur le chemin de fer de Paris k la Méuiterranée ; pop. uggl., 5,424 hab. — pop. tôt., 6,028 hab. Eaux thermales renommées.
La ville, entourée de beaux boulevards, est divisée en deux quartiers bien distincts : . Viehy-les-Bains ou le Nouveau-Vichy, au nord, renferme les thermes et le pare, la plupart des hôtels, et devient pendant la saison des eaux le centre du mouvement et de la vie; Vichy-la-Ville ou le Vieux-Vichy, au sud, près de la rivière, occupe remplacement de la ville primitive, fondée k une époque lointaine par les Romains.
Le climat y est tempéré et assez semblable à celui de Paris; les orages y sont fréquents. D'immenses travaux d'embellissement ont fait de Vichy, en quelques années, une ville presque grandiose et un séjour nouveau,- où l'hygiène, le bien-être et l'élégance trouvent une égale satisfaction.
— Monuments. Toutes les époques, on peut le dire, antiquité, moyen âge et temps modernes, sont représentées à Vichy. Les monuments romains ne se bornent pas aux anciens thermes, récemment découverts; en effet, nous savons que le Vichy des Romains n'était pas bâti sur l'emplacement de la ville actuelle, mais sur le terrain qui s'étend depuis le bain moderuo jusqu'au Sichon, en remontant k l'est jusqu'au lieu appelé la Glacière, et s'étendant quelque peu vers le sud;, dans la direction du Vieux-Vichy. L'emplacement du vicus romain, qu'on peut évaluer k 55 hectares, est encore reconuaissablo aujourd'hui à la multitude de fragments de tuiles à rebords qui le recouvrent. Il existe en-
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core des traces visibles de la voie romaine qui faisait communiquer le vicus avec Àugustonemetum (Clermont). A partir du village de Vaïsse, très-proche de Vichy, ces traces deviennent insaisissables, mais il y avait dans la direction qu'eBes devaient suivre une manufacture de poterie romaine en terre fine, dont l'emplacement est très-reconnaissable par la grande quantité de fragments de vases et de moules qui le recouvrent et en rendent le sol presque infertile. La porte de Vichy qui donne sur le fleuve, bien qu'elle ne date que du xv» siècle, porte encore le nom de porte de César. Des fouilles exécutées dans les cantons du Moutier, du Balor et de la Glacière, ont amené la découverte d'un grand nombre de pierres taillées et de débris de constructions importantes, entre autres de nombreux segments de colonnes. " Si, comme cela est probable, dit M. Beaulieu dans son savant ouvrage sur les Antiquités de Vichy, ces édifices étaient des bains, il faudrait en conclure que les eaux qui les alimentaient sortaient d'un point élevé de la colline, au nord-est, d'où on les amenait par des conduits souterrains; car il est évident que du lieu où elles jaillissent aujourd'hui on n'aurait pu les faire remonter jusqu'à ces édifices construits à plus de 6 mètres au-dessus. Il faut donc supposer que, après l'abandon et la ruine des piscines et des canaux de "ces établissements, les eaux thermales se seront ouvert un passage dans le sol et que, suivant l'inclinaison d'un banc d'argile qu'on trouve en creusant à une faible profondeur, elles auront été jaillir tout au bas de la colline. Deux découvertes récentes sont venues appuyer cette supposition : la première est celle d'une piscine ronde, construite en béton et revêtue à l'intérieur de ciment romain ; elle a été trouvée en 1S37 en creusant dans un champ peu éloigné de la Glacière. Cette piscine, qui n'avait que 3"i,50 do diamètre, dépendait probablement d'un balnéum particulier; mais quelles eaux l'alimentaient? Evidemment celles qu'on faisait venir d'un point plus élevé; et, sans doute, ce n'était pas la seule qui existât alors dans ce lieu. La seconde découverte est celle d'un canal en béton dont l'intérieur, qui était enduit en ciment romain, avait 0m,50 en tout sens. 11 en existe encore des parties trèsbien conservées. Cet aqueduc conduisait les eaux du nord-est k l'ouest. Mais il n'avait cependant aucun rapport avec la piscine dont il vient d'être parlé et qui en est assez éloignée. > Les fragments de peintures à fresque qu'on a retrouvés dans les substructions des anciennes habitations romaines entourant les thermes de Vichy semblent indiquer que ces habitations étaient décorées avec tout le luxe connu. Ces peintures représentent, pour la plupart, des lignes croisées, des feuillages, des guirlandes de (leurs ou des bouquets peints sur un fond bleu ou rouge. Nous nous bornerons à mentionner le grand nombre d'antiquités de tout genre dont les fouilles ont amené la découverte, tant k Vichy qu'aux enviions, en dehors des monuments curieux que nous venons d'analyser : ces antiquités consistent en vases, statuettes, objets votifs, patères, amphores, lampes, meules de moulin et ustensiles divers. Le Nouveau-Vichy, reconstruit postérieurement aux invasions des barbares, recouvrit principalement les terrains qu'on nomme le Moutier et la ville. On trouve encore aujourd'hui dans quelques habitations particulières des pierres taillées et des chapiteaux à bas-reliefs provenant de la première église élevée il Vichy au Xe siècle. Quelques restes du même édilice se voient également dans les murs du cimetière actuel.
Les autres monuments de Vichy, se rapportant spécialement tant au moyen âge qu'aux époques postérieures, se résument à quelques curieuses ruines de l'ancien couvent des Célestins, fondé par le duc Louis II de Bourbon, souvent restauré, et supprimé définitivement par Louis XV; k la tour de l'Horloge, dernier reste du château bâti par Louis II ; k la maison du bailliage, dont la porte ogivale et l'escalier à vis sont bien conserves, et k la fontaine des Trois-Cornets, sur la place de ce nom, composée d'un bassin octogonal, au cenire duquel s'élève un obélisque triangulaire portant la date de 1653. La vieille église de Vichy ne mérite qu'une mention; la nouvelle, construite en 1S02 dans le style roman, se compose de trois nets, d'un transsept, de quatre chapelles latérales et de trois chapelles absidales. Le portail est flanqué de deux tours et des caveaux ont été aménagés sous l'édifice, en ■ manière de crypte, pour recevoir provisoirement la dépouille des personnes de passage k Vichy qui doivent être inhumées ailleurs. L'hôtel de ville est également un édifice moderne, de dimensions un peu exiguës. Il faut enfin mentionner l'hôpital militaire (ancien hôtel Cornil), fondé en 1S47, agrandi de IS50 ii 1861, et où les officiers, sous-officiers ou soldats en convalescence prennent des bains sans sortir de l'établissement. Un hôpital civil, fondé en 1747 et considérablement agrandi depuis, est également installé k Vichy. La maison qu'habita M™« de Sèvigué en 167G est encore debout.
— Etablissement thermal. On peut juger de la métamorphose rapide qui s'est accoin-
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plie k Vichy en se rappelant qu'en 1642 son établissement thermal ne se composait que d'un petit logis, dit Maison du roi, renfermant, outre deux chambres carrées, deux petites galeries dans chacune desquelles on avait établi une baignoire ou piscine de im.50 environ de profondeur. Derrière la maison, deux bassins découverts étaient abandonnés aux pauvres. Ce ne fut qu'en 17S7 que Mesdames Adélaïde et Victoire de France, filles de Louis XV, chargèrent l'architecte Janson de construire la galerie septentrionale de l'établissement actuel, dont l'ensemble forme un vaste quadrilatère de 57 mètres sur 76, coupé intérieurement par deux galeries en croix, et bâti en 1820 par Rose Beauvais. 11 contient, outre des baignoires et des cabinets de douches, un salon de conversation, deux salles de lecture, une salle de jeu, une salle de billard, un grand salon et une rotonde construite en 1845. C'est dans cette rotonde, dont la coupole est ornée de peini tures représentant les grands artistes et compositeurs, que se donnent lés concerts durant la saison thermale. Un établissement annexe est réuni k l'ancien depuis 1853; il affecte la forme d'un parallélogramme, coupé en son milieu par deux galeries en croix, et mesure 75 mètres de façade principale. L'établissement thermal de Vichy appartient k l'Etat qui l'a affermé, en 1S53, k une compagnie anonyme pour cinquante et un ans, moyennant un prix annuel de location de 155,000 fr. Cette compagnie s'est engagée, en outre, k dépenser une somme de 3,500,000 fr. en améliorations diverses.
Le parc ancien, formant une dépendance de l'établissement thermal, est une promenade plantée de platanes et de tilleuls, au centre de laquelle s'élève le nouveau Casino construit en 1864 sur les plans de M. Badger, et qui rivalise avec les plus beaux de l'Allemagne. Un nouveau parc anglais a été, en outre, créé en 1861 le long de la digue de l'Allier. 11 comprend une étendue d'environ 12 hectares. Des bassins, des parterres de fleurs et des serres vitrées en forment les principaux ornements.
Dans les environs de Vichy, sur la côte des Justices", ainsi nommée parce qu'on y voyait dressés jadis les gibets patibulaires, on a construit l'élégant casino du Belvédère, où se trouvent des jardins, des pièces d'eau et toutes sortes de jeux d'agrément.
— Eaux minérales. L'établissement thermal de Vichy est cité comme un des premiers établissements du monde, et l'immense réputation dont il jouit en Europe lui assure sans contestation le rang qu'il a su conquérir et qu'il réussit k conserver. Il y aurait injustice k supposer qu'un caprice de la mode a pu Seul établir cette réputation ; l'efficacité des eaux de la station thermale de Vichy est aujourd'hui tellement reconnue qu'on s'explique sans peine la position exceptionnelle qui lui est faite. Si l'on veut remarquer, d'ailleurs, que les eaux de Vichy s'adressent k un grand nombre de maladies dont la plupart sévissent sur la classe aisée, que ces eaux, d'une abondance remarquable, sont aménagées de la manière la plus heureuse et la plus confortable, on s'étonnera moins des succès dont elles jouissent, et on s'expliquera sans peine l'affiuenee considérable îles buveurs , auxquels se joignent , en grand nombre, des touristes, des gens du monde en villégiature et des étrangers, curieux de voir une station thermale qui rivalise de luxe et d'éclat avec les plus fameuses localités d'Allemagne.
Vichy abonde en sources thermales qui ont une commune origine, parfaitement connue aujourd'hui. Un vaste bassin, situé en partie sous les roches porphyriques qui font la buse du terrain tertiaire du bassin de l'Allier, et en partie dans les assises inférieures de ce même terrain, s'étend des montagnes de l'Auvergne k l'entrée du Bourbonnais, en suivant les plaines de la Limagne et le cours de l'Allier ; c'est dans ce bassin, emplacement d'un ancien lac, que se trouvent les eaux thermales de la station de Vichy; toutes d'une température élevée, toutes de composition analogue, elles sourdeut k la surface du sol, sur les deux rives de lu rivière ou au sein de la rivière même; elles sont d'une abondance telle qu'on peut affirmer que tout forage pratiqué dans la vallée donnera nécessairement de l'eau de Vichy parfaitement identique aux eaux actuellement en exploitation. • Partout où on a sondé, dit M. Dufréuoy, inspecteur général des mines, dans un pourtour de 10 kilomètres autour des sources de Vichy, on a trouvé des sources alcalines gazeuses analogues k celles de Vichy. ' M. Bouquet, à qui l'on doit le travail analytique le plus complet que nous possédions sur la composition de ces sources, professe la même opinion et regarde l'emplacement actuel des eaux connue le centre véritable de cet immense foyer d'où jaillissent incessamment des eaux chaudes tenant en dissolution les bicarbonates alcalins qui font la spécificité du traitement de Vichy.
Sous le nom de sources de Vichy, il faut comprendre, toutefois, non-seulement celles qui sont exploitées k Vichy même, mais encore quelques sources plus éloignées dont la composition est identique et les usages fort analogues. A ce compte, M. Bouquet signale k Vichy seize sources thermales ; mais, en
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négligeant celles do Cusset, il ne reste que quatorze sources qui sont, par ordre d'importance : le Puits Carré, le Puits Chomel, la Grande-Grille, la source Lucas, l'Hôpital, les Célestins, la nouvelle source des Célestins, la source de Sainte- Yorre, la source ou puits de l'enclos Lardy, la source du Parc (ancienne source Brosson), la source de Mesdames, celles de Vaïsse, d Hauterive et Larbaud. Les huit premières sont naturelles, les six dernières ont été obtenues par des forages artésiens. Sauf la source du Pure, les six dernières énumérées ne coulent pas à Vichy même.
Le débit des sources est très-variable; le tableau suivant en donne une idée :
litres.
Grande-Grille 81,243 J
Puits Carré 212,544 /
Source Lucas 105,000 > 521,537
Hôpital 65,750 1
Source du Parc ...... 50,000 J
Puits Lardy 7,000
La température des eaux de Vichy varie dans de faibles limites :
Le Puits Carré , employé pour les
bains. 45»
Le Puits Chomel 44»
La Grande-Grille s'est élevée de31°k 410
L'Hôpital 30o,8
La source Lucas 29°, 2
Le Puits Lardy 33», s
l.e Parc 23°, 5
Le Puits de Vaisse 2î<>,S
Cette dernière source, située à l'endroit dit le Pré-Salé, est intermittente. Elle a fait son apparition k la suite d'un furage artésien pratiqué en 1844 à une profondeur de 160 mètres.
La composition de l'eau des sources est presque identique. Toutes renferment de l'acide carbonique en notable quantité et du gaz acide sulfhydrique en très-faible proportion.
L'acide sulfhydrique se révèle dans les eaux de Vichy k leur odeur, et M. Chevallier en a chimiquement reconnu lu présence. Les eaux du Puits Carré noircissent en quelques heures la dissolution.d'acéiate de plomb, et M. Baudrimont a constaté, après Prunelle, l'existence de la sulfuraire autour de la source Lucas.
Mais le principe minéralisateur le plus important d'.s eaux est le bicarbonate de sonde, le sel de Vichy, comme on l'appelle quelquefois, et qui y est contenu k raison de 5 grammes k peu près par litre d'eau. Les autres sels dissous Sont certainement moins importants, et, quoiqu'il soit injuste d'attribuer l'efficacité des eaux k la seule présence du sel alcalin, il ne faut reconnaître aux autres principes minéralisateurs qu'une action adjuvante et toute relative. Nous donnerons plus loin un tableau emprunté aux remarquables travaux analytiques de M. Bouquet, qui résume la composition des principales sources de Vichy même, en négligeant les sources étrangères, et notamment celles do Cusset, dont la composition est entièrement analogue.
L'eau des sources de Vichy est limpide, peu odorante, d'une saveur accusée de lessive; celle des Célestins est aigrelette et piquante. Ces eaux contiennent toutes une plus ou moins grande quantité de cette matière glutineuse, gélatineuse et titan to qu'on rencontre dans la plupart des eaux minérales; mais le rôle que joue cette matière est encore inconnu,
De la composition connne des diverses sources de Vichy, on a déduit une sorte da classification en trois catégories. La première est celle des eaux simplement alcalines : la Grande-Grille, l'Hôpital et les Célestins; la seconde comprend les eaux alcalines ferrugineuses qui sont froides ou k peu près : source de Mesdames, Puits Lardy, Hauterive; la troisième comprend les eaux alcalines sulfureuses du Parc et du Puiis Chomel.
Disons, en quelques mots , comment ces sources ont été aménagées pour le service de l'établissement balnéaire.
« L'établissement thermal de Vichy, dit M. Duraud-Faidel, auquel nous empruntons les principaux détails de cette description, avait été construit en 1829 dans la prévision d'avoir k fournir 45,000 a 50,000 bains par saison, au maximum. En 1833, on n'en donnait encore que 19,000 ; ce nombre uvait atteint 71,000 en 1850 et atteignait ces années dernières 190,000, non compris 21,532 douches.
» Il n'existait, en 1853, que 92 baignoires au grand établissement, 25 k l'Hôpital et 3 piscines; avec ce matériel insuffisant, il a fallu donner jusqu'à 1,600 bains duus une journée. Aujouru'nui, l'établissement dispose des ressources Suivantes :
A l'Hôpital. . 33 baignoires et 6 douches. Au grand établissement. 309 baignoires et 38 douches. Total , . 342 baignoires et 44 douches.
Il faut y ajouter la piscine de l'Hôpital, dans laquelle trente personnes peuvent successivement se baigner chaque jour. Chaque cabinet pour femme est, en outre, muni d'une douche ascendante spéciale. •
Il est certain que, malgré la quantité d'eaux dont peut disposer l'établissement alimenté par cinq sources copieuses, l'eau munquuit k
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Tichy en certains moments, au temps des grandes chaleurs, par exemple. Aujourd'hui, cependant, les sources ne fournissent pas une plus grande quantité d'eau; mais, grâce à un aménagement des plus heureux, l'établissement peut fournir à des dépenses énormes. Les 5 U,537 litres que fournissent chaque jour les sources employées en bains pouvaient suffire à alimenter le service pour 2,000 bains par jour avec un nombie proportionnel de douches; niais, en certains "moments de la saison, les demandes, peu vent s'élever à 3,500. C'est pour pourvoir à cette insuffisance que l'administraiion a orée d'immenses citernes occluses qui s'étendent sous toute la surface des bâtiments da lu Hngerje, de la forge et de l'exploitation des eaux, c'est-à-dire sous environ m mètres de longueur sur 16 de lar-
geur. Cette citerne a 3m,50 de hauteur sous clef; elle est cimentée avec soin et peut contenir 2,400 mètres cubes d'eau minérale. 11 faut dire, d'ailleurs, que les bains à Vichy se mélangent habituellement d'eau pure froide pour éteindre l'action trop énergique des principes actifs, en même temps que pour attiédir l'eau d'une température trop élevée. C'est du 5 au 10 juillet qu'on commence à Utiliser les réserves; à ce- moment, les machines à vapeur distribuent à l'établissement l'eau accumulée des citernes. On peut alors constater que, conservée à i'abri du contact de l'air, elle n'a perdu aucune de ses propriétés utiles.
A côté de l'établissement principal deVichy se sont groupés quelques établissements de bains secondaires créés par des particu-
liers, soit à Vichy même, soit dans les localités avoisinantes. Nous pouvons citer, entre autres, l'établissement de Ousset et celui plus récent du Clos Lurdy, dont la source est malheureusement insuffisante.
I/action curatrve des eaux thermales de Vichy a été l'objet d'études très-attentives ; elle a été même l'origine d'une théorie célèbre, en vertu de laquelle on se croyait obligé d'admettre que l'alcalinité des eaux suffisait à expliquer leur efficacité. Le bicarbonate alcalin, disait cette théorie chimique, neutralise les acides de l'estomac et guérit ainsi les dyspepsies acides; il fluidifie le sang, l'alcalinise et lui donne la propriété de dissoudre, de fondre, de désobstruer les engorgements, les calculs, les concrétions, les dépôts de matières acides, etc. Comment a-t-on
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pu se contenter si longtemps d'une théorie presque puérile? Il est difficile de l'expliquer aujourd'hui, qu'on est obligé de confesser que nous ne connaissons pas les véritables causes qui donnent aux eaux minérales une efficacité qu'elles perdent en partie par le simple transport et qui ne se reproduit jamais, d'ailleurs, avec des eaux artificielles, si parfaitement imitées qu'elles soient. Lo bicarbonate alcalin est incontestablement le principe actif des eaux de Vichy; mais son mélange avec les autres sels et ï'acid^ carbonique, les conditions de ihermalité et surtout le modo d'emploi de .l'eau l'ont évidemment partie intégrante de la médication, et l'efficacité thérapeutique n'est que le résultat complexe du mode d'action de toutes ces conditions réunies.