VI LA
Mayenne, eu ce piîril pressant,
Se pendrait s'il était dtfcnnt
Qu'un gentilhomme mourût comme
On fait mourir un vilain homme.
{Vilain homme veut dire ici
Un homme du néant sorti ;
Car, a ia lettre, un gentilhomme
N'est pas plus gentil qu'un mitre homme,
Et j'en ai connu plus de cent
Trës-vtfaiiu, soit dit en passant.)
(Benriade travestie.) it Rente vilaine, Celle qui était due pur un
roturier. Il Vilain lieu, Cehji qui ne jouissait
d'aucune franchise.
— Déplaisant, désagréable à voir : Une vilaine figure. Une vilaine jambe. Un vilain chapeau. Une vilaink voiture. Un vilain pays. Jouissons , faiscns-iious un bonheur de surface; Un beau masque vaut mieux qu'une vilaine face.
Th. Gautier.
Il Désagréable à un point de vue quelconque : De vilaines orltuirs. Les femmes ne devraient jamais avoir de biographie, vilain mot à l'usage des hommes. (Ste-Beuve.)
— Incommode, fâcheux : Un vilain chemin. Un vilain temps. Un vilain coup. Une vilaine toux. Une vilaink fièvre.
[peine.
Quand j'aurai fait Je brave et qu'un fer, pour ma M'nura d'un vilain coup transpercé la bedaine, Dites-moi, mon honneur en sera-t-il plus gras?
Molière.
— Fig. Qui a quelque chose d'inconvenant, de grossier, de malhonnête : De vilains mois. Une vilaine action. Faire un vilain métier. Il est rare de commettre impunément une vilaine sdtuii. (Dider.) Il Dont lu conduite ou les paroles ont quelque chose de honteux, l'action quelque chose de saje : Obéirez-vous, vilain enfant ? Ne touchez pas cela , vilain sale. Tant que des femmes ne se sont point appelées vilaines , on peut les réconcilier. (Boistc.)
Gardez-vous d'imiter ces coquettes vilaines, Dont par toute la ville on chante les fredaines.
Molière.
Certes , c'est une vieille et vilahie famille, Que Celle des frelons et des imitateurs.
A. de Musset.
— Prov. Tout vilain cas est niable, Il est naturel de ne pas avouer une action honteuse. 11 Nul n est vilain si le cœur ne lui meurt, Les hommes sans cœur sont seuls méprisables. Il Lorrain vilain, traître à Dieu et à son prochain , Dicton injurieux appliqué pendant la Ligue aux princes lorrains, et que l'on étendit. depuis à tort aux habitants de la Lorraine.'
— Fauconn. Se dit de l'oiseau qui ne poursuit la proie que pour la dévorer, et que l'on ne peut affalter : Les milans et les corbeaux sont des oiseaux vilains.
— Syn. Vllaiii , eblche, cranoui , etc.