‹ Grand dictionnaire Universel du XIXe siècle, vol. 15Chapitre 758 sur 1042 · VIRI · texte numérisé non relu

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genre de défense alerte et incessante, qui semble tenir au caractère des habitants autant qu'à la nature du pays et qui offre déjà la vive image des guérillas modernes, ne put cependant sauver l'indépendance nationale, ensevelie quelques années plus tard sous les ruines de 1 héroïque Nuraance (133).

V1RIDET (Jean), médecin français, né dans le Charolais en 1655, mort à Rolle vers 1736. Il lit ses études médicales à Montpellier, passa son doctorat à Valence, puis alla se perfectionner à Paris, l.a révocation de l'édit de Nantes l'ayant forcé à s'expatrier comme protesiant, il Se retira à Genève, où il resta quelque temps, et se fixa définitivement à Rolle, dans le pays de Vaud. On lui doit les deux ouvrages suivants : IHssertation sur les vapeurs (Yverdun, 1726, in-8<>).

V1RID1FLORE adj. (vi-ri-di-flo-ro — du lat. viiidis, vert; flos, fleur). Bot. Qui porte des fleurs de couleur verte : Cynoglosse viridiflore.

VIRID1FOL1É, ÉE adj. (vi-ri-di-fo-li-é — du lut.- oiridis, vert; folium, feuille). Bot. Qui a des feuilles vertes.

VIR1D1NE s, f. (vi-ridi-ne — du lat. viridis, vert). Chim. Matière qui colore en vert les végétaux.

VIRIDIPÈDE adj. (vi-ri-di-pè-de — du lat. viridis, vert ; pes, pied). Zool. Qui a les pattes

vertes.

VIRIDIPENNE adj. (vi-ri-di-pè-ne — du lat. oiridis, vert; penna, aile). Zool. Qui a les ailes vertes.

VIRIDITÉ s. f. (vi-ri-di-té — du lat. viridis, vert). Etat, couleur de ce qui est vert.

VIR1DULE adj. (vi-ri-du-le — de viridulus, dimin. de viridis, vert). Hist. nat. Qui est d'un vert léger : Le chironome viridulk.

VIIMEU, bourg de France (Isère), ch,-l.

de cant., arrond. et à 12 kilom. S.-E. de la Tour-du-Pin, sur une colline qui domine la vallée de la Bourbre; pop. aggl., 770 hab. — pop. tôt., 1,130 hab. Fabriques de tissus de coton, soieries, chapellerie, serrurerie. On y voit un magnifique château féodal parfaitement conservé.

V1R1EU- LE-GRAND, bourg de France (Ain), ch.-l. de cant., arrond.- et à 1? kilom. N.-O. de Belley, dans le vallon de l'Arène; pop. aggl., 901 hab. — pop. tôt., 950 hab. Récolte et commerce de vins rouges et blancs. Débris du château féodal où Honoré d'Urfé écrivit VAstrée.

V1R1EU (François-Henri, comte de), homme politique français, né à Grenoble en 1754, d'une famille ancienne, mort à Lyon en 1793. A l'époque de la Révolution, il était colonel. Nommé député de la noblesse aux états généraux, il ne se signala guère que par sa versatilité, passant de gauche à droite et de droiie à gauche avec une souplesse qui devint proverbiale. On cite de lui un mot plaisant. Lors de l'abandon des privilèges, dans la fameuse séance du 4 août, il proposa la destruction des colombiers, en disant : « J'apporte, moi aussi, mon moineaji sur l'autel de ta patrie. • En mai 1792, il accompagna Madame à Turin, se jeta i année suhante dans Lyon révolté, reçut de Précy le commandement de l'arriere-giude de la colonne qui tenta de se faire jour à travers l'armée républicaine, et périt les armes à la main.

VIRIL, ILE adj. (vi-ril, i-le — lat. virilis; de otr, homme, mot qui appartient saus doute à la même racine que le sanscrit vira, héros, guerrier, comme adjectif fort, puissant, d'où virga , viratâ , force , vigueur, héroïsme , vàtra, prouesse, valeur, vâtrin, hérus, etc.). Qui appartient ou convient à l'homme : Sexe viril. Force virile. L'honneur, c'est ta pudeur virile. (A. ue Vigny.) A uu père appartient ta partie virile de l'éducation d'un homme. (M"'6 Guizot.) S'il nous faut une ambition, ayons cette de faire beaucoup de bien, la seule ambition virile. (J. Simon.) I) Qui appartient ou convient à l'homme fait : La caducité gui suivra nous fera regretter l'âge viril, où nous sommes encore, et que nous n'estunons pas assez. (La Bruy.) L'âge viril, plus mûr, inspire un air plus sage, Se pousse auprès des grands, s'intrigue, se ménage,

Boileau.

— Qui appartient à chaque homme pris à part; ce sens est un latinisme peu usité : Je veux, pow ma part virile, travailler au succès de celte affaire. L'homme qui fait le bien par force est un être inoffensil', et voilà tout; il n'acquitte point la dette virile qu'il doit à la société et à son prochain. (T. Belord.)

— Fig. Mâle, énergique : Un courage viril. Une âme virile. Une action virile.

J'ai peu de force encor, mais mon âme est virile.

Campenon.

— Membre viril, Pénis de l'homme.

— Jurispr. Portion virile, Celle qui revient à chaque héritier dans un partage par égales parts : Renoncer à sa portion virile.

— Aniiq. roui. Toge ou robe virile, Kobe que les jeunes Komuins prenaient en quittant la prétexte, à l'époque de leur majorité : Les jeunes gens, à peine sortis de l'école, se hâtent de prendre possession de l'oisiveté comme d'une robe virile. (Mme de Staël.)

— Mythol. rom. Fortune virile, Déesse que les dames romaines invoquaient pour qu'elle

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dérobât à leurs époux la connaissance de leurs défauts corporels.

VIRILEMENT adv. (vi-ri-le-man — rad.

viril). D'une façon virile, avec la mâle énergie qui convient à des hommes : Les dames romaines se comportèrent virilement dans les pertes, dans les calamités de la république. (Trév.)

VIRILISER v. a. ou tr. (vi-ri-li-zé — radviril). Donner un caractère viril, un caractère d'homme à : S'étant chargé de l'éducation des deux princes, Louis XIV et son frère Philippe, il avait virilisé l'un et efféminé l'autre. (Toulotte.)

VIRILITÉS, f. (vi-ri-li-té — lat. virilitas; de virilis, viril). Age viril : Parvenir à la virilité. Une jeunesse studieuse amène naturellement une virilité instruite. (Delille.)

— Ce qui constitue le sexe masculin : Les signes de la virilité. Il Capacité d'engendrer : Des signes, des preuves de virilité, h Apparences masculines : Au comptoir traitait une femme d'âge indécis et de sexe équivoque, à cause de la virilité de son extérieur. (A. Aufauvre.)

— Par ext. Ensemble de personnes du sexe masculin : La débile vieillesse peut-elle, sans secours étrangers et criminels, sortir victorieuse d'une lutte téméraire contre la virilité? (Boiste.)

— Fig. Mâle énergie : Le poète n'arrive pas à la virilité intellectuelle ; il est vain, capricieux, poltron, comme l'enfant ou comme la femme. (L. Veuillot.) Pour être un homme, que faut-il de plus que de ta rectitude dans l'esprit et de la virilité dans le caractère'/ (E. de Gir.)

— Encycl. La virilité est l'époque de la vie de l'homme à laquelle il atteint le plus grand développement de ses forces. C'est la période qui s'écoule entre la jeunesse et la vieillesse et qu'on peut fixer de trente k cinquante ans. Durant cette période, le corps et 1 esprit humain se montrent, d'ordinaire, dans l'état le plus parfait de développement. Le signe le plus irrécusable de la virilité est la puissance génitale; puissance qui se développe, à la vérité, à l'époque de la puberté, mais qui, à cet âge, n'est pas encore accompagnée de tous li-s phénomènes physiques de l'homme viril. Celui-ci, en effet, vers l'âge de trente ans, possède toutes les forces vitales qui le rendent plus apte à la propagation de son espèce. Son corps a acquis cette forme carrée, ce développement du thorax, cette solidité des muscles, cet air mâle et assuré qui caractérisent l'homme fait. On ne remarque en lui rien de ce que l'on observe chez les eunuques ou castrats, qui demeurent toujours efféminés, timides et rampants; leurs chairs sont molles, leur voix grêle, leur caractère pusillanime, et leur manque d'énergie les rend incapables de dominer. Quelque chose d'analogue se remarque chez les individus énervés par des jouissances anticipées ou plongés dans les plaisirs voluptueux; ils sont lâches, affaiblis, indolents et efféminés; le moindre déploiement de force les décourage et les abat. L'homme viril ne montre aucun de ces défauts. Le développement de l'appareil masculin imprime à la fibre plus de ton et de densité; il a des os plus compactes et plus robustes, une chair plus ferme, des tendons plus durs, une poitrine plus large, une respiration forte et étendue, une voix plus grave et plus retentissante, un pouls plein et plus lent que celui de la femme. Il montre pareillement un cerveau plus ample et plus étendu. L'épine dorsale et la moelle épinière sont plus volumineXises chez le maie que chez la femelle. 11 s'ensuit que le système nerveux cérébro-spinal a plus u'aetiviiè et de vigueur chez l'homme, taudis que le système ■nerveux trisplanchuique, ou grand sympathique, parait dominer, au contraire, chez la femme, soit pour présider plus efficacement à l'appareil utérin, à la nutrition et au développement du fœtus, soit.pour rendre la femme plus sensible aux affections morales du cœur et la faire mieux sympathiser avec les enfants, puisque le soin de la famille lui est plus naturellement dévolu. L'homme, au contraire, est plus propre aux actions fortes ; il a plus de vigueur de muscles; son intelligence est généralement plus développée que celle des êtres délicats dont l'existence dépend de ses travaux et de sa protection. (Virey, Dict. des sciences méd.) La virilité de l'homme tient à la sécrétion du sperme, et plus celui-ci est répandu avec abundance, plus les facultés viriles sont affaiblies. Rien n'use tant la sensibilité que l'excès des plaisirs voluptueux, et personne n'ignore l'affaissement qui succède à la copulation. Lorsque celle-ci est trop souvent répétée, l'économie tout entière est atteints d'épuisement, les qualités physiques et morales se débilitent, l'homme devient incapable des moindres efforts. Chaque nouveau plaisir est une nouvelle saignée du système nerveux, et l'exténuation n'est pas moins grande que celle qui succède à une forte hémorragie. L'histoire des peuples orientaux est là pour nous prouver les fatales conséquences de l'abus des plaisirs vénériens.

VIRLIQUE s. m. (vir-li-ke). Jeux. Au romestecq, Réunion dans une main de quatre cartes ûe même valeur : Virlique d'as, de rois, de dix, de sept.

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