AP „ , Q A
Qa = — , dou jï = - — .
2ic ' P 2ica
Ainsi l'équilibre de la vis se traduit par la condition que la puissance soit k la résistance comme le pas est k lu circonférence que décrit la manette k laquelle on applique la puissance.
, — Frottement dans ta vis à filet carré. Nous n'avons pas tenu compte, dans l'analyse précédente, du frottement considérable
VIS
qu'exercent l'une sur l'autre les deux surfaces en contact de la vis et de l'écrou ; il n'est pas difficile d'y avoir égard ; il suffit pour cela d'appliquer la théorie qui a été développée pour le plan incliné. Supposons encore qu'il s'agisse de faire monter le poids supporté par la vis, c'est-à-dire que le mouvement ascendant soit sur le point de naître ; dans ce cas, le frottement s'exercera dans le sens de la pente de la tangente à l'hélice tracée sur le filet à partir du point de contact. La somme des composantes parallèlement a cette tangente des forces en action ne sera plus comme daus le cas précédent
p sin » — q cos », mais
p sin « — q cos « -1- f(p cos i -f- q sin i), f désignant le coefficient de frottement. La condition d'équilibre sera donc
p sin t — q cos i -+• f(p cos i -f- } sin «') = 0, d'où l'on tire
sin i + /'cos i
cos i — f sin i
tang i + / t — f tang i '
c'est-à-dire en remplaçant tang i par sa valeur
En multipliant cette équation par ; et sommant toutes celles qu'on obtiendrait de même en tous les points de contact, il viendrait
Qo.
A-M-tp/.
2itf — fh * mais on peut considérer le facteur
» + ««?/ e2«e — fh comme sensiblement constant, les valeurs de f ne pouvant varier que dans l'intervalle d'une saillie du filet, laquelle est toujours très-petite par rapport au rayon du cylindre qui forme le noyau. En désignant par R le rayon de ce noyau augmenté de la moitié de la saillie du filet, on peut regarder
?2tt? — fk comme se confondant avec A + 2*R/ 2*R - fk'
et alors l'équation d'équilibre prend la forme délluitive
Qa = PK r-s — -k-
2nR — fh On voit par cette équation qu». Qdeviendrait infini si fh atteignait la valeur 2itR, c'est-àdire si /devenait égal k eotang i. (Je mouvement ne sera donc possible qu'autant que l'angle de frottement sera moindre que le complément de l'inclinaison, de sorte qu'une vis k pas trop allongé ne pourrait être mue dans son écrou. Si l'on voulait la condition pour que le mouvement descendant commençât k naître, il faudrait, dans l'équation précédente, changer /en — /, ce qui donnerait
Qa 2sR-)-/A
R A^lnR/' Le poids P, quelque grand qu'il fût, ne pourrait pas déterminer le mouvement si l'angle de frottement était supérieur k l'inclinaison.
— Presse à vis. On met k profit la théorie qui précède dans lu construction de certaines presses. Les deux paro.s de la presse sont, d'une part, la face inférieure de l'écrou et, de l'autre, la face supérieure d'une plaque reposant sur une saillie par laquelle se termine la vis du côté opposé k sa tète. L'inclinaison du filet étant très-petite, la vis peut aisément se mouvoir pour rapprocher les deux parois, mais le mouvement en sens contraire ne peut pas être produit par la force élastique de 1 objet mis en presse.
— Vis d'Arcliimède. Cet appareil a été employé pour élever l'eau k de petites hauteurs. On s'en sert encore aujourd'hui en le modifiant comme on verra ci-après. Pour en sai-' sir lu théorie, il est nécessaire de considérer d'abord un simple canal hélicoïdal de trèspetite section. Supposons donc qu'un tube de verre très-mince soit enroulé sur un cylindre en forme d'hélice. Si l'on donne k ce cylindre une position verticale, toutes les tangentes k l'hélice étant également inclinées sur l'horizon, une molécule liquide introduite dans l'intérieur du canal ne pourra se trouver nulle part en équilibre; elle descendra comme sur un plan incliné. Mais si l'on donne k l'axe du cylindre une direction de plus en plus oblique, il arrivera un moment où, sur chaque spire de l'hélice, deux éléments diamétralement opposés présenteront une direction horizontale. Pour savoir kquel instant ce fait se présentera, il suffit d'observer que les tangentes k l'hélice, transportées parallèlement k elles-mêmes en un point de l'axe, forment autour de cet axe un cône de révolution, dont le demi-angle au sommet est fourni par l'équation
2«R tang » = — .
R désignant le rayon du cylindre et A le pas
VIS
de l'hélifla. Si l'on incline l'axe de manière qu'il ne fasse avec l'horizon qu'un angle égal à i, la génératrice du cône directeur, qui se trouvera dans le même plan vertical que l'axe et au-dessus de lui, sera horizontale. Chaque génératrice du cône correspondant à deux,tangentes à l'hélice, menées en deux points diamétralement opposés, il y aura donc à cet instant, sur chaque spire, deux éléments horizontaux. A ta vérité, l'équilibre d'une molécule ne pourrait pas encore y être stable, parce que les éléments voisins se-
VIS
raient inclinés dans le même sens par rapport à l'horizon. Mais supposons qu'on incline encore davantage le cylindre, les éléments horizontaux supérieurs seront alors les origines d'arcs descendant d'abord pour remonter ensuite, et dans chacun desquels un filet liquide pourra, se loger en équilibre. Ces arcs prennent le nom d'arcs hydrophores. Pour juger de la longueur d'un de ces arcs, projetons le cylindre et l'hélice sur un plan vertical parallèle a l'axe. L'hélice se projettera suivant une sinussoïde ABC (fig. 3),
Fig. 3.
et la tangente TT' au point d'inflexion I fera avec l'axe l'angle i dont la tangente est
h ' Prenons pour buse du cône directeur la base même DE du cylindre, mm* en aurons le sommet S en menant DS parallèle à TT'. Menons par ce sommet un plan horizontal, la trace verticale SF de ce plan sera la projection commune des deux génératrices horizontales du cône. Prenons un second plan de projection parallèle nu plan de la base du cylindre. Les projections S'F', S'F',, sur ce pian, des génératrices horizontales du cône s'ob- . tiendront en menant FF'F', parallèle a l'axe. Les projections sur le même plan des tangentes horizontale» à l'hélice seront les tant entes au cercle D'E' menées parallèlement S'F' et S'FV Les points de contact de ces tangentes sont en H' et H',. Si par ces points nous menons des parallèles à l'axe, nous aurons, les projections verthales des génératrices du cylindre passant par les éléments horizontaux de l'hélice, et, par suite, nous aurons les points centraux H et IL de ces éléments. Cela posé, si par le sommet H nous
concevons un plan horizontal, il ira couper l'arc caché de l'hélice en un point K, et l'arc hydrophore sera HH,K, dont la projection sur le plan de base est H',K'.
Un filet liquide placé dans l'arc HH,K s'y tiendra donc en équilibre. Cela posé, imaginons que le cylindre tourne autour de son axe, dans le. sens indiqué par la flèche, les points de l'arc HH.K viendront successivement se projeter en tous les points dé H',H, et dès que l'un d'eux parviendra à cette position, il sera devenu le sommet de l'are hydrophore occupé par le même filet d'eau qui ainsi se transportera de bus en haut parallèlement k l'axe du cylindre, jusqu'à parvenir à l'extrémité supérieure du tube, par laquelle il s'échappera dès qu'en cette extrémité la tangente sera devenue horizontale pour devenir ensuite plongeante.
L'extrémité inférieure du tube doit alternativement plonger d:ms le bassin, pourvue l'arc hydrophore puisse se remplir et arriver à l'air libre, pour que les filets consécutifs, remplissant les divers arcs hydrophores, soient séparés les uns des autres par «ne petite quantité d'air, sans quoi, ne pouvant se comporter autrement que dans des vases com-
muniquants, le liquide ne pourrait pas s'élever le long de l'axe. MaisU n'est pas indiffèrent de plonger plus ou moins l'appareil au-dessous
du niveau du bassin. Pour qu'un filet puisse comprendre toute l'étendue d'un arc hydrophore, il faut qu'au moment où la pointe in-
VIS
férienre du tube sort de l'eau la tangente y soit horizontale. Le niveau de l'eau doit donc être élevé au moins jusqu'à la hauteur du pied N de la' génératrice sur laquelle se trouvent les sommets des arcs hydrophores. Dans cette hypothèse, l'arc parcouru dans l'air par la pointe du tube a sa moitié représentée en projection par ND et H',D', tandis que la partie vide qui sépare deux arcs hydrophores est représentée en projection par KCL et par K'D'H'j. Il en résulte que 1 air emprisonné entre deux filets liquides serait considérablement dilaté et que, par suite, la pression atmosphérique s'exerçant a la partie supérieure refoulerait le liquide de haut en ba*s d'un arc hydrophore dans le suivant, il y aurait donc perte de travail. On pourrait remédier à cet inconvénient en perçant le long du tube de petits trous k bords pointus et plongeant dans l'intérieur. L'air pénétrerait aisément par ces trous sans que l'eau pût s'en échapper, la capillarité formant obstacle. Mais 1 appareil que nous avons supposé jusqu'ici n'est pas celui qu'on emploie dans la pratique.
Les vis d'Archimède dont on fait usage sont formées par une cloison, reproduisant un filet de tifj à filet carré, par exemple, implantée d'une part dans un noyau cylindrique solide formant l'axe, et de l'antre dans la surface cylindrique qui sert d'enveloppe ; quand on veut allonger le pas, on dispose dans sa longueur deux et même trois cloisons.
VISA
L'intervalle de deux cloisons consécutives peut être considéré comme formé d'un faisceau de tubes hélicoïdaux analogues à Celui que nous avons considéré jusqu'ici ; mais, tandis que dans tous ces tubes le pas est le même, comme les circonférences des cylindres sur lesquels ils seraient enroulés iraient en diminuant à mesure Qu'on les approcherait de l'axe, l'angle < n a plus qu'une trèspetite valeur pour les tubes voisins de cet axe. Il en résulte qu'il faudrait incliner considérablement l'axe pour trotiver sur ces derniers tubes des arcs hydrophores. L'angle de l'axe avec l'horizon conservant une valeur de 25° à 30°, par exemple, si d'ailleurs le rayon du noyau n'est pas trop grand, les tubes voisins de l'axe n ont plus d'arcs hydrophores, ce qui revient à dire que, l'eau emprisonnée entre deux cloisons consécutives, ne mouille pas le noyau. L'air peut donc circuler librement d'un intervalle à l'autre le long du noyau.
Pour construire les cloisons d'une vis d'Archimède, lorsqu'on veut se servir d'un métal, de zinc par exemple, on prend simplement des disques annulaires, fendus suivant un rayon, que l'on étire dans le sens perpendiculaire à leur plan, de manière a en former une sorte de tire-bouchon.
La bis dite hollandaise est une simple modification de la vis d'Archimède. L'enveloppe cylindrique ne fait plus corps avec le système des cloisons ; elle est fixe et les cloisons se
Fig. fi.
meuvent dans sa concavité avec le moins de jeu possible ; on la réduit habituellement à sa partie inférieure, limitée à un plan passant par l'axe et ayant son inclinaison. Les figures 4 et 5 représentent les coupes des deux vis par des plans verticaux menés suivant leurs axes.
— Physiq. Vis micrométrique. Cet appareil se compose d'un cadre métallique et d'une vit en acier, arrondie à l'une de ses extrémités, traversant un écron porté par l'un des côtés du cadre. Le pas de la vis est trèspetit, de 011,0005, par exemple, elle est travaillée avec soin. Elle porte près du bouton fileté, qui sert à la manœuvrer, un cercle vertical divisé en un certain nombre de parties égales, 400 ou 500 généralement; enfin elle est inunie d'un repère, règle horizontale divisée et dont les divisions sont égales au pas de la vis. Les divisions du plateau défilent devant ce répère.
La vis, qui est folle à ses extrémités, porte en son milieu un écrou auquel est fixé perpendiculairement k la direction du mouvement un levier coudé terminé par une pointe de diamant. Si l'on fait tourner la tête de la vis et qu'on l'arrête successivement dans des positions telles que le repère ait parcouru des divisions égales du cercle vertical , la pointe de diamant aura parcouru chaque fois la même distance dans le sens de l'axe de la vis, les traits marqués sur une règle parallèle îieetaxe, à l'aidede la pointe de diamant, dans toutes les stations successives, seront donc également espacés.
— Moll. Les vis forment un genre, établi par Adamson, mais modifié par Lamarck, qui le plaça à la fin de sa famille des purpurifères, immédiatement après les buccins.-Les caractères distinctifs de ce genre sont : unimal en spirale très-élevée, a tête très-large ; tentacules distants, très-petits et courts-, les yeux à peine apparents, placés vers le milieu de la longueur des tentacules; le pied arrondi en avant, allongé en arrière, portant un opercule médiocre, ovalaire, légèrement onguiculé ; entre les tentacules s'avance une trompe assez longue, cylindrique, labiale et
sans crochets, au fond de laquelle est la bouche, également interne; la coquille est allongée, tuniculêe, très-pointue an sommet, à tours nombreux, rapprochés, rarement con-* vexes, à suture superficielle; l'ouverture est médiocre, longitudinale, beaucoup plus courte que la spire, échancrée profondément à sa base; la columelle est droite, rarement plissée, tronquée obliquement ou tordue à sa base ; l'opercule est ovale, corné, à éléments lamelleux et comme imbriqués.
Les ois ont été tout récemment le sujet de plusieurs travaux fort importants. On en connaît vingt-cinq espèces asiles et trentecinq espèces vivantes. Les coquilles fossiles n'ont été rencontrées jusqu'à présent que dans les couches plus nouvelles que la craie.
Parmi les espèces vivantes, celle que l'on peut considérer comme type du genre est la tereùra macututu (la ois tachetée). C'est une coquille allongée, qui atteint près de 0ra,î de longueur; elle est d'un fauve clair, marqué de taches en séries transversales de teinte plus foncée. Elle appartient à la mer des Indes.
VIS s. f. (viss — mot lut. qui signif. force et qui s'einptoie dans les locutions suivantes). Liltér, Vis comica. Energie particulière du style et de la pensée, qui produit au théâtre l'effet comique voulu.
— Physiol. Vis a tergo, Force qui pousse ie sang des petits vaisseaux dans les gros et de là dans le cœur.
VIS, rivière de France. Elle prend sa source au signal de Guiral, sur les limites des départements du Gard et de l'Aveyron, couie d'abord au S., puis, tournant au ty.-E., forme la limite entre les départements du Gard et de l'Hérault, enfin entre dans ce. dernier département et se jette dans l'Hérault, en ainoui de Ganges, après un cours de 65 kilom.
VISA s. m. (vi-sa. — Ce mot est tiré de la formule de chancellerie visa est, la pièce a été vue et approuvée; de visus, vu, participe passé p"assif de videre, voir). Attestation accompagnée de la signature de celui qui la délivre , pour rendre un acte authentique
VISA
ou valable : Le visa du garde des sceaux sur des lettres patenles. Le visa d'un consul sur un passeport. L'ouvrage de Copernic fut condamné par la congrégation de l'index; le pape n'apposa jamais son visa à cet acte d'intolérance, (Arago.) il Attestation apposée sur un acte par un mugistrat ou ofticier judiciaire, pour faire foi que cet acte lui a été remis ou présenté : Les personnes publiques préposées pour recevoir certaines significations doivent mettre leur visa sur l'original de l'acte gut leur est signifié. (Acad.) u pi. visas
— Dr. ecclés. Acte par lequel un évêque conférait un bénéfice à charge d'âmes au sujet que le patron du bénéfice lui présentait : L'évêque ne pouvait refuser son visa sans donner par écrit les raisons de son refus. (Acad.) Il Nouvelle provision délivrée par un évêque ou un grand vicaire à un bénéficier déjà pourvu par le pape.
— Comm. Déclaration apposée sur un titre, pour faire foi qu'il a été présenté et vu.
— Hist. Chambre du visa, Chambre établie en 1721 , après la chute de Law, pour juger les officiers préposés au visa des billets de banque, et qui étaient accusés de malversation.
— Encycl. Jurispr. Visa des actes. Le visa est une formalité qui est très-souvent exigée à peine de nullité. Elle a pour but, non-seulement de prouver que la pièce visée a été examinée par la personne qui donne sa signature, mais encore d'empêcher que cette pièce ne soit modifiée dans sa teneur.
Les fonctionnaires publics doivent viser l'original de toutes les significations qui leur sont laites; en cas de refus de leur part, il est visé, par le procureur de la République. Le procureur de la République doit aussi viser les exploits de saisies-arrêts qui sont faites au Trésor ou entre les mains des détenteurs des sommes dues par l'Etat, quand les fonctionnaires chargés de les recevoir s'y refusent.
Le greffier, en matière de scellés, vise les exploits d'opposiiion aux scellés; en matière de partage, il est tenu de viser l'exploit du demandeur destiné à prouver quelle a été la partie la plus diligente-, en matière de récusation déjuges, il doit viser l'original de la signification de l'acte par lequel on récuse le juge de paix.
Les commandements de saisie immobilière sont visés par le maire.
Les ofiiciers de l'état civil doivent viser les actes d'opposition à un mariage. En matière de contributions indirectes, le procès-verbal dressé pour refus d'exercice est visé par le maire.
Le maire doit viser les commissions des gardes champêtres.
Peuvent encore" être soumis à la formalité du visa ; 1° les passe-ports au moment de leur délivrance; on peut exiger qu'ils soient visés par le sous-préfet, et, en cas de changement de destination, par le fonctionnaire qui aurait eu qualité pour le délivrer; 2<> les affiches de théâtre, qui peuvent être soumises au visa du maire, L adjoint peut, dans tous les cas, lorsque le maire est absent ou empêché, donner pour lui son visa.
Quand le visa est obligatoire, il est toujours donné sans frais. Mais les huissiers chargés de requérir le visa ont droit à une taxe. • Le.> préfets revêtent quelquefois d'un visa les arrêtés des maires; mais cette formule n'ajoute rien à la force exécutoire de ces arrêtes.
Les arrêtés de cessibilité pris par les préfets doivent être, à peine de nullité, revêtus du visa ministériel.
Quant aux actes authentiques, ils sont exécutoires sans qu'il soit besoin de visa.
VISA, ville de la Turquie d'Europe, dans le pachalik d'Andrinople, chef-lieu de livah, à 130 kilom. N.-O. de Constantinople; 3,800 hab.
VISABLE adj. (vi-za-ble — rad. viser).
Que l'on peut viser, chercher à atteindre avec un projectile : Les bâtiments à feu ont un développement visable de peu d'étendue. (Corbière.)
VISACCI (Antonio Cimatori, dit le), peintre italien, né k Urbain, vivait au xvib siècle. Il étudia son art sous la direction du Baroche; il excellait surtout dans les peintures à camaïeu et dans les dessins à la plume. Son tableau le plus remarquable est une Sainte Monique, qui se trouve dans l'église Saint-Augustin k Urbin.
VISAGE s. m. (vi-za-je — le vieux français vis, encore conservé dans l'expression vis-àvis, face à face, tête à tête , représente le latin visus, vue, action de voir, qui, au moyen âge, peut-être sous l'influence de l'allemand yesicht, visage, de sehen, voir, a pris la valeur du latin vultus). Face humaine, partio antérieure de la tête limitée par les cheveux, les oreilles, le dessous du menton : Ua visage rond, ovale, allongé. Un visage maigre, pâle, rouge, vermeil, plein, bouffi. Un visagh agréable , déplaisant. La bouche et les lèvres sont, après les yeux, les parties du visagh qui ont le plus- de mouvement et d'expression. (Acad.) Les défauts de l'esprit augmentent en vieillissant, comme ceux du visage, (l.a Rochef.) Un beau visage est le plus beau spectacle qu'on puisse envisager. (La Bruy.) Le viSACm humain exerce un grand empire et sur
VISA
l'esprit et sur le cœur. (M1»» de Staël.) Le chagrin rend sublime le visage d'une jeune femme très-belle. (Balz.) La pensée sculpte le visage, elle cisèle les traits, elle refait le masque. (Mme E. de Gir.)
Les ruines d'une maison Sa peuvent réparer; que n'est cet avantage Pour les ruines du visage!
La Fontaine.
Il Expression des traits de la face : L'humanité n'est pas de ces vertus superficielles gui ne résident que sur le visage. (Mass.) Dans bien des occasions, il faut auoir un visage qui ne soit pas le miroir de son cœur. (J. Joubert.) Les visages souvent sont de doux imposteurs. -
C0KNE1I4.E.
— Traits factices, air que l'on se donne au moyen du fard :
Tous les jours un nouveau visage!
C'est en visage un peu trop dépenser.
Beéeeuf.
— Par ext. Personne, considérée au point de vue de ses traits : Il me semble que j'ai vu ce chien de visagk-M quelque part. (Mme de Sév.)
— Poét. Face :
La lune dans les champs montrait son blond visage
H. Cantel.
Lune, dis-nous, chère et blanche lumière, Pourquoi voiler ton visage si doux !
A. Barbier.
— Fig. Aspect, face, apparence : Toute vérité a deux visages, toute règle deux surfaces , tout précepte deux applications. (J, Joubert.)
Aux jeux embarrassés des juges les plus sages, Tout sens devint douteux, tout mot eut deux visages.
Boileau.
— Faux visage, Masque : Se mettre un faux visage. Il On disait autrefois fol visage.
— Visage d'excommunié, de déterré, Visage de l'autre monde, Visage de bois flotté, Face extrêmement pâle et défaite.
— Visage de cuir bouilli, Figure grotesque.
— Visage de Baminagrobis, Visage frais et vermeil.
— Visage allongé, Mine décontenancée, désappointée : Ils ont le visage allongé d'un demi-pied. (M™e de Sév.)
— Visage de pleine lune, Face large et ronde.
— Visage cousu, Face extrêmement maigre.
— Nouveau, visage, Visage nouveau, Visage neuf, Personne qu'on ne connaissait pas encore, qu'on n'était pas habitué à voir : Je suis une femme d'habitude, et n'aime point les nouveaux, visages. (Le Sage.)
Moi je suis las, monsieur, de cette vie errante; Toujours visages neufs, cela m'impatiente.
Gresset.
— Bon visage, Mauvais visage, Air de santé ou de maladie :
Et quel âge avez-vous? Vous avez bon visage.
Racine.
Il Air affectueux ou maussade : Je commande surtout de régaler d'un bon visage cette personne-là. (Mol.) Ne vous allez pas aviser de lui faire mauvais visage. (Mol.)
— Changer de visage, Changer de couleur, pâlir ou rougir, se troubler.
— Se composer le visage, Prendre un air qui déguise les sentiments que l'on éprouve.
— Atioir deux visages, Etre habile à composer ses traits pour déguiser ses sentiments. Il A deux visages, Trompeur, plein de duplicité : Un homme À deux visages, Catherine de Médicis fit, dans sa jeunesse, l'apprentissage de cette politique À deux visages qui fut le secret de sa vie. (Balz.)
— N'avoir rien d'humain que le visage , N'avoir aucune humanité, être barbare, cruel.
— Trouver visage de bois, Trouver la porte fermée, ou bien ne pas trouver chez elle la personne qu'on allait voir.
— Son visage lui fait honneur, Se dit d'une personne maigre de corps, dont le visage cependant est frais et plein.
— Cela parait comme le nez au milieu du visage, ou ironiq. Cela ne parait pas plus que le nez au milieu du visage, Cela est tout à fait évident, impossible à cacher ou à déguiser.
— A visage découvert , Sans masque , sans voile sur le visage : Les danseurs de l'Opéra, gui paraissaient autrefois masqués sur le théâtre, se montrent aujourd'hui À visage découvert. (Acad.) Il Fig. Sans déguisement : Soyez franc, montrez-vous À visage découvert.
— Pop. Visage sans nez, Derrière.
— Syn. Visage, face, figure. V, FACE.
VISAN, bourg de France (Vaueluse), cant. de Valréas, arrond. et à 26 kiiom. S.-U. d'Orange, sur ie versant d'une colline; pop. nggl., 1,085 hab. — pop. lot., 2,220 hab. Filatures de soie; commerce de soie et de laine. On y voit les ruines imposantes d'un château du xiie siècle, construit par les dauphins du Viennois. L'église paroissiale renferme un magnifique tableau de Mignard.
VISAPOCtt, ville de l'Indoustan anglais.