‹ Grand dictionnaire Universel du XIXe siècle, vol. 15Chapitre 778 sur 1042 · VITU · texte numérisé non relu

VITU

lui lorsqu'il le vit aspirer a l'empire. Proscrit jusqu'à la chute de cet usurpateur (1853), il reparut à cette époque sur la scène politique et, l'année suivante, fut élu président du gouvernement central fédéral. Après avoir conservé quatre ans l'autorité présidentielle, il fut remplacé par Pedrazzo et ne prit plus aucune part aux affaires publiques. On ignore l'époque de sa mort.

VITTORINO DA FCI.TRO, célèbre pédagogue italien, né à Fellre vers 1379, mort en 1447. 11 fit ses études à Padoue, où il apprit le grec de Guarin de Vérone et où il obtint, en 1422, une chaire de rhétorique et de philosophie ; mais il y renonça dès l'année suivante, et alla ouvrir à Venise une école, qui réunit rapidement un grand nombre d'élèves. En 1425, il se rendit à Mantoue, sur l'invitation du duc Jean-François de Gonzague, qui lui confia l'éducation de ses enfants, et sous les auspices duquel il fonda une nouvelle école, où l'on accourut bientôt de l'Italie, de la France, de l'Allemagne et même de la Grèce. Vittorino n'a laissé aucun ouvrage ; on ne connaît de lui qu'une Lettre adressée à Traversari et insérée par Mittorelli dans son Catalogue des manuscrits de la bibliothèque de Saint-Michel (1779). La Vie de Vittorino a été écrite par Prendilacquo, l'un de ses élèves; son caractère et l'inllueuce qu'il exerça sur l'enseignement en Italie ont été le sujet de différents ouvrages, dont le plus récent est celui de M. Benoît, qui a pour titre : Victorin de Feltre ou De l'éducation en Italie à l'époque de la Renaissance (1853).

VITTORÏO, ville du royaume d'Italie, province et à 45 kilom. N.-E. de Trévise, cheflieu de district et de mandemeDt ; 14,300 hab. Le nom de Vittorio a été donné depuis 1806 à la ville de Cbneda, V. ce mot,

V1TC (Auguste-Charles-Joseph), journaliste français, néàMeudon (Seine-et-Oise) en 1823. Il rit ses études à Paris et entra en 1841, en qualité de surnuméraire, dans l'administration de l'enregistrement et des domaines, où, pendant ses heures de bureau, il écrivait de petites comédies pour les théâtres de second ordre. En 1842, il donna sa démission, devint secrétaire chez le baron de Delmar et fournit des notices à ia deuxième édition de la Biographie Michaud. A partir de ce moment, il collabora à divers journaux littéraires et artistiques, entre autres au Coureur des spectacles, au Mercure des théâtres, au Charivari , au Corsaire - Satan, à ia Silhouette, etc. Quelques-uns de ses articles, réunis en volumes, parurent sous les titres de Paris l'été (1847, in-32), les Dais d'hiver, Paris masqué (184S, in-18), etc. M. Vitu fonda, le 28 février 1848, avec M. de Balathier, le Girondin, qui s'éteignit avant la fin de la première semaine. Le 2 mars suivant, il entra, avec M. Lepoitevin-Saint-Alme, à la Liberté, qu'il quitta pour succéder, la îermai, à Amôdée Achaid en qualité de rédacteur en chef du Pamphlet, journal réactionnaire. Après avoir rédigé les comptes rendus du théâtre pendant quelque temps à l'Avenir national de 1848, fondé par Paul Féval, M. Vitu, au mois d'avril 1849, alla créer à Clermont-Ferrand un journal intitulé le Son sens d'Auvergne, destiné à assurer l'élection des amis de l'ordre, ainsi que se qualifiaient MM. de Morny, Rouher et de Chazelle. Traduit en justice par le procureur général de Rioin pour excitation a ia haine entre les citoyens, il fut acquitté sur la plaidoirie de Me Du Mirai. M. Odilon Barrot, alors garde des sceaux, destitua le procureur général, coupable d'avoir défendu fa république.

Eu février 1850, M. Vitu, pour contre-balancer l'influence du Patriote des Alpes, journal socialiste, créa à Grenoble l'Ami de l'or' dre, qu'il abandonna au mois de juin pour s'attacher à M. Granier de Cassagnac, rédacteur en chef du Potiuoii-, et prit la place de directeur de cette feuille lorsque, le journal ayant été condamné à 5,000 francs d'amende par l'Assemblée législative, M. Granier de Cassagnac passa au Constitutionnel. Le Pouvoir cessa de paraître en janvier 1851. C'était le moment où l'on agitait la question de la révision de la constitution. M. Vitu réclama le rétablissement du suffrage universel dans une brochure intitulée : Réoision ou révolution ; puis il accepta la direction du Mémorial d'Amiens. De concert avec M. Lepoitevin-Saint- Alme, il guerroyait contre le journal du général Chaugarnier,le Courrier d'Amiens, lorsqu'eut lieu le coup d'Etat du % décembre. Le 'préfet d'Amiens, démissionnaire, fut remplacé par M. Bérard, ancien secrétaire de l' Assemblée législative, qui prit M. Vitu pour chef de cabinet. Il suivit M. Bérard à la préfecture de l'Isère, où il resta trois années, jusqu'au moment où, en qualité de rédacteur du Pays, journal de l'Empire, il rentra dans la presse. Le 1" février 1860, il fut attaché au Constitutionnel, qu'il quitta pour prendre la direction de l'Etendard, dont il eut la chance d'être dépossédé en août 1868, avant le retentissant procès intenté au gérant Jules Pic. En 1869, M. Vitu passa en qualité de chroniqueur au Figaro, où il signa ses chroniques l'Inconnu. Il a continué a écrire depuis lors dans ce journal, devenu complètement réactionnaire, et dans le Gaulois, journal bonapartiste. Deux articles qu'il publia dans le Figaro, au commencement de 1872, sur le général Tiochu parurent diffamatoires à ce dernier, qui le poursuivit. Ce procès, qui eut un grand re-

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