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tentissement, se termina par la condamnation de M, Vitu à un mois de prison et 3,000 fr. d'amende pour outrage envers le général. De 1848 à 1867, ce journaliste a fait partie du comité de la Société des gens de lettres, dont il a été deux fois président. Outre ses innombrables articles, il a publié : les Chauffeurs du Nord (1845-1840,5 vol. in-8°), roman publié sous le nom de Vidocq ; Révision ou révolution (1851, in-18); l'Empereur à Grenoble (1852); l'Iîistoire de Napoléon III et du rétablissement de l'Empire (1854, in-8»}; Eludes littéraires sur la révolution française (1854, in-18); la Résurrection de Lazare, avec Henri Mnrger, Ombres et vieux murs (1860, in-8"); Contes à dormir debout (1860, in-lî); le Budget de 1802 (1861, in-go); le Guide financier (18S4, iit-12); V histoire civile de l'armée (1868); le. Bilan de l'Empire (1868); Qui mange le budget? (1869); les Iténnions publiques à Paris et les Itéuniont électorales à Paris (r869), brochure où l'auteur n'a pour documents que des rapports de police qui dénaturent complètement praque partout la pensée des orateurs; le Lendemain de l'Empire (1874, in-is), etc.
VITULAIRE adj. (vi-tu-lè-re — du lat. «itulus, veau). Art vétér. Se dit d'une sorte de lièvre puerpérale particulière aux vaches.
— s. f. Genre de mollusques gastéropodes, du groupe des pourpres. •
— Encycl. Art vétér. La fièvre vitulaire est une maladie particulière à la vache et qui survient dans les trois ou quatre jours qui suivent la parturition. Cette affection consiste dans une paralysie générale qui se produit subitement, sans prodromes. Cependant on observe quelquefois, une ou deux heures avant la chute de l'animal, que l'appétit est un peu dérangé et la rumination suspendue; les jeux mornes et larmoyants sont à moitié fermés, la conjonctive est rouge, le mufle est sec; la peau est froide, le pouls est vite et serré, le train de derrière est vacillant. Bientôt la vue est troublée, le regard est hébété ; la béte est insensible à ce qui se passe autour d'elle, puis tout à coup elle tombe, agite les membres, surtout ceux de devant, soulève la tête en divers sens et la laisse retomber de tout son poids sur le sol ; la vue s'éteint complètement, la pupille est très-dilatée; le pouls, très-accéléré, cesse de battre par intervalles; la respiration suit la même marche ; tout le train postérieur est privé de mouvement ; enfin, au bout de cinq à six heures après la chute, les membres antérieurs cessent de s'agiter pour demeurer à peu près immobiles, le train postérieur est complélementinsensible; la sensibilité du thorax disparaît aussi au bout de quelques heures; les membres antérieurs et 1 encolure conservent encore un peu de sensibilité pendant les quatre ou cinq premières heures; la défécation est nulle, la langue pend hors de la bouche, les yeux se vitrent, les extrémités se refroidissent promptement, et la mort arrive vingt-quatre ou trente heures après le début. M. pestai, dans un mémoire qu'il présenta à la Société centrale de médecine vétérinaire à Paris, intitulé : Apoplexie cérébrale après le part chez la vache, vint écluircir tous les doutes qui existaient encore sur la nature de cette maladie. ■ Je me suis convaincu, dit-il, d'après mes recherches, que cette maladie est une apoplexie et qu'elle n'est point exclusivement particulière aux vaches bretonnes et gâtinaises, mais bien aux vaches laitières , et surtout aux meilleures laitières, c'est-à-dire à celles qu'on utilise exclusivement pour le lait. J'ai eu occasion de voir et de traiter cette affection six fois dans ma vie: trois fois sur des vaches bretonnes, une fois sur une gâtinaise et deux fois sur deux belles auvergnates. Sur ces six cas j'ai obtenu, ou du moins la nature a obtenu, une seule cure. Il ne faut pas la confondre avec la paraplégie, qui attaque assez souvent les vaches qui viennent de mettre bas. Les symptômes sont trop faciles à différencier pour que j'établisse ici un tableau comparatif. L'apoplexie cérébrale, une fois guérie, est susceptible de récidive. A la parturition suivante, les prodromes sont pour ainsi dire insaisissables, la marche foudroyante et la terminaison à peu près toujours funeste. • Les altérations pathologiques sont celles de l'apoplexie cérébrale : épanchement de sang sous-arachnoïdien, caillots en plus ou moins grand nombre, tant sur le cerveau que sur le cervelet; vaisseaux de la pie-mère tout gorgés de sang. Tous les vétérinaires s'accordent à considérer l'état pléthorique des vaches, au moment de la parturition, comme la cause prédisposante de la fièvre vitulaire. En effet, cette maladie se rencontre ordinairement chez les vaches ayant beaucoup d'embonpoint , nourries de résidus de distillerie , de drèche, etc., ou d'autres aliments très-substantiels, et à tout âge comme en toute saison. On la remarque rarement chez les animaux livrés à de grands exercices, tels que ceux qui circulent sur les foires et marchés ou qui servent au labour, etc. »
Puisqu'il est démontré que la fièvre vitulaire est une apoplexie cérébrale, qui attaque les bonnes vaches laitières douées d'embonpoint et pléthoriques, les moyens do traitement doivent être préventifs. C'est pourquoi il faut soumettre les animaux à un régime délayant pendant un mois uvaut 1.9 part, et même pratiquer une ou deux
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saignées de précaution. Enfin, comme moyens cura tifs, M. Coenraets emploie les saignées, les breuvages purgatifs et les lavements de même nature et les révulsifs sur la peau par des frictions irritantes.
VITOLANO, bourg du royaume d'Italie, province et district de Bénévent, chef-lieu de mandement; 2,900 hab.
VITULER (SE) v. pr. (vi-tu-lé —du lat.
vitulus, veau). Pop. Se vautrer, se coucher à terre tout de son long à la façon des animaux bien repus.
VITUPÉRABLEadj. (vi-tu-pé-ra-ble — rad.
vitupérer). Digne de mépris, de blâme : Pour le service et la reconnaissance de son roi, on ne. peut commettre aucune chose reprochable ni vitupkrablë. (Brantôme.) Il Vieux mot.
VITUPÉRATIP, IVE adj. (vi-tu-pé-ra- tiff, i-ve — rad. vitupérer). Injurieux : Il possède un vocabulaire vitupératip très-varié. ( L. Desnoyers.) Il Peu usité.
VITUPÈRE s. m. (vi-tu-pè-re — lat. vituperium ; de vituperare, mépriser). Blâme , mépris : Action digne de vitupère. Vie exemple de vitupère, h Vieux mot.
VITUPÉRER v. a. ou tr. (vi-tu-pé-ré — latin vituperare, mot dont l'origine est controversée: quelques-uns croientqu'il est composé du préfixe sanscrit vi, qui marque privation ou séparation, et d'un verbe tuperare, allié à la racine sanscrite tup, frapper. D'autres croient que vituperare est composé de vitu pour vitium, vice, et perare pour parère, produire, enfanter. Ce mot signifierait ainsi proprement tourner à vice, tourner à défaut, blâmer, reprocher. Change <?' en è devant une syllabe muette : Je vitupère; qu'ils vitupèrent ; excepté au fut. de l'ind. et au prés, du condit. : Je vitupérerai ; tu vitupérerais). Blâmer, reprendre, désapprouver, mépriser : Vitupérer qhelqu'un, les actions de quelqu'un. Loin de s'associer aux manifestations de joie de ses collègues, la Gazette de France vitupère les cardinaux et leurs amis. (La Bédollière.) Il Vieux mot, qui ne peut plus être employé que par plaisanterie.
VIU, ville du royaume d'Italie, province, district et à 35 kilom. N.-O. de Turin, sur la Cniara, affluent de la Stura, chef-lieu de mandement; 3,400 hab.
VIVACE adj. (vi-va-se — lat. vivax; de vivere, vivre). Qui est constitué, organisé de façon à. vivre longtemps, à résister longtemps aux causes de mort : Les femmes sont plus vivaces que les hommes. (Virey.)
— Fig. Qui a de profondes racines, qui est propre à durer, à résister longtemps aux causes de destruction ; Des préjugés vivaces. Des institutions vivaces. Le despotisme est, de sa nature, r/'ès-vivACE. (Louvet.) L'amourde l'égalité est le seul sentiment profond et vivace en France. (Vacherot.)
— Bot. Se dit des végétaux, et surtout des plantes herbacées qui viventplus dedeuxans, et qui fleurissent et fructifient plusieurs fois : Le chardon des blés est une des plantes vivaces qui nuisent le plus aux céréales. (M. de Dombusle.) Le myosotis vivace se distingue des autres myosotis par le tube de sa corolle, qui s'évase, et par ses fleurs d'un bleu plus foncé. (H. Berthoud.)
— Encycl. Bot., Les plantes vivaces sont celles qui vivent plusieurs années, ou mieux qui fructifient plusieurs fois dans le cours de leur existence; aussi les appelle-t-on plus exactement polycarpiennes. On les reconnaît généralement à leurs racines plus développées, et qui le plus souvent sont de véritables tiges souterraines ou rhizomes. Ces plantes jouent un grand rôle en agriculture. Outre la multiplication par graines, on peut encore les propager par boutures, par marcottes, par rejetons ou par la division des pieds. Bien que les végétaux ligneux soient aussi vivaces, on ne désigne généralement par ce dernier terme que les plantes dont la partie aérienne meurt tous les ans, tandis que la partie souterraine seule subsiste ; telle est la luzerne.
VIVACE adj. (vi-va-tché — mol ital.) Mus. Vif, rapide, animé. Se met en tête des morceaux dont l'exécution doit avoir ce caractère.
V1VACISSIMO adj. m. (vi-va-tchi-si-mo — mot ital., superlat, de vivace). Mus. Trèsvif, très-rapide, très-animé. S'écrit en tète des morceaux auxquels on veut donner ce caractère.
VIVACITÉ s. f. (vi-va-si-té — rad. vioace). Promptitude, activité , rapidité des mouvements et des actes : La vivacité des enfants et des jeunes animaux se calme avec l'âge. La vivacité des mouvements est une suite de la mobilité de l'esprit.
— Par ext. Vif éclat : La vivacité des couleurs, de la lumière. La vivacité du teint. La vivacité du regard. La vivacité ou la langueur des yeux fait un des principaux caractères de la physionomie. (Butf.)
— Fig. Animation, ardeur, entraînement : La vivacité du combat , de la dispute, de la discussion. Cela m'est échappé dans la vivacité du discours. Il Force, violence, activité, emportement : La vivacité de l'amour, de l'amitié. La vivacité de la passion. La vivacité d'une douleur. La vivacité des souvenirs. Dans les animaux, la vivacité des be-
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soins est la mesure de l'intelligence. (Dider.) Il Caractère vif; penchant, aptitude à agir promptement : La vivacité de l'âge. La vivacité qui augmente en vieillissant ne va pas loin de la folie. (La Rochef.) La pétulance est un excès de vivacité. (Mme Monmarson.) || Emportement léger, acte prompt et irréfléchi : Il faut lâcher de réprimer ses vivacités. (Acad.) Autrefois j'étais vif et j'enrageais d'attendre , Rien ne pouvait calmer mes désirs excités; Mais l'âge a mis un frein à mes vivacités.
Destouches.
Il Pénétration prompte et active, mobilité et délicatesse de l'esprit : Souvent, à mesure que la vivacité de l'esprit augmente, le -ugement diminue. (De Bignicourt.)
— Syn. Vivacité, pétulance, turbulence V. pétulance.
VIVANDIER, 1ÈRE (vi-van-dié, iè-re — de vivande, forme ancienne de viande, du latin vioenda, mot de forme barbare, qui doit signifier ad vivendum necessaria , choses nécessaires pour vivre , de vivere, vivre). Personne qui accompagne les troupes et leur vend des vivres et des boissons : La vivandière du régiment.
Mandons aux vivandiers, buvetiers, taverniers De clore à l'instant niême et taverne et boutique.