‹ Grand dictionnaire Universel du XIXe siècle, vol. 15Chapitre 79 sur 1042 · TH · texte numérisé non relu

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à peu près le fond d'un vaste entonnoir formé par des collines schisteuses, couvertes dans le bas de châtaigniers et d'arbres à fruit, et dans le haut de rochers noirs et de genêts. Une autre particularité de ce curieux village, c'est qu'il possède une des plus belles et des plus anciennes églises du Vivarais. Cette église, classée a bon droit parmi les monuments historiques, date du xi« ou du xn» siècle; elle offre un beau type d'architecture romano-byzantine. Sa forme est celle d'une basilique à une seule nef, terminée par une abside des plus gracieuses. Le linteau du portail, en gris blanc, représente l'Entrée de Jésus à Jérusalem. Tout le revêtement extérieur des murs de l'église, ses contre-forts, son couronnement ont été construits en granit gris, à gros grain, apporté d'assez loin sur les lieux à bras d'homme ou à dos de mulet. Quelques archéologues font remonter cette église au règne de Charlemagne ; elle a été construite, disent-ils, sur les ruines d'un château, dernier refuge des Sarrasins dans le Vivarais. Ce serait donc une chapelle bâtie par ordre de Charlemagne. La corniche qui règne autour du toit offre les sculptures les plus curieuses : têtes grimaçantes, harpies, oiseaux, monstres, diables, animaux fantastiques, etc. Cette église, peu connue et si digne de l'être, mérite la visite de tons les touristes. Malheureusement, les chemins qui y conduisent ne sont praticables qu'aux piétons.

THINGVALLA, lac d'Islande, dans !e Sudland, entre Reikiavik et Skalholt. Ce lac, pittoresquement situé, renferme plusieurs Iles et a environ MO kilom. du N.-N.-O. au S.*S.-E. Il se décharge dans le golfe de Thorlalts par un cours d'eau qui en sort par l'ex.trémité méridionale.

THINOBATE s. m. (ti-no-ba-te — du gr.

/Ain, rivage ; buted, je marche). Entom. Genre d'insectes coléoptères héléroinères, de la famille des mélasomes, tribu des piinéliaires, comprenant deux espèces, qui vivent au Chili.

THINOCORE s. m. (ti-no-ko-re — du gr.

thinf rivage ; koreô, je nettoie). Ornith. Genre d'oiseaux gallinacés, de la famille des pontogûltes ou des chionidées, type de la tribu des thinocorinées, comprenant deux espèces, qui habitent l'Amérique du Sud.

THINOCORINÉ*, ÉE adj. (ti-no-ko-ri-né — rad. thinocore). Ornith. Qui ressemble ou qui se rapporte au thinocore.

— s. f. pi. Tribu d'oiseaux gallinacés, de la famille des chionidées, ayant pour type le genre thinocore.

TH1NTA s. m. (tain-ta). Ichthyol. Espèce de malaptérure électrique, qui habite la Cafrerie.

THIOACÉTANILIDE s. f. (ti-o-a-sé-ta-nili-de). Chim. Syn. de thiacétanilidb. Ce corps est décrit au mot thianiunk.

. THIO-ANIUNË s, f. (ti-o-a-ni-li-ne). Chim. Nom sous lequel on désigne quelquefois la thianiiine.

THIOBENZOATE s. m. (ti-O-bain-zo-a-te — du gr. theion, soufre, et de benzoatt,). Chim. Sel d'un des acides thiobenzoîques. tt Sel de l'acide monothiobenzoîque, souvent appelé aussi plus simplement acide thiobenzolque.

— Encycl. V. THIOBENZOfQ.UK.

THIOBENZOÏQUE adj. (ti-o-bain-zo-i-ke — du gr. theion, soufre, et de benzoïque). Chim. Se dit de deux acides, dont l'un, J'acide monothiobenzoîque, qu'on appelle souvent acide thiobenzolque, dérive de l'acide benzoïque par la substitution d'un atome de soufre à un atome d'oxygène, et dont l'autre, l'acide dithiobenzoïque, résulte de la substitution de deux atomes de soufre à deux atomes d'oxygène.

— Encycl. A chacun de ces acides correspondent des sels et des éihers; au premier correspond, en outre, un anhydride et un anhydride sulfuré (bisulfure de benzoyle); au second correspond un dérivé chloré. Le mot thiobenzolque s'applique aussi à une aldéhyde benzoïque dont le soufre remplace l'oxygène. Cette aldéhyde devrait être appelée isothiobenzoîque, pour rappeler que c'est a l'acide isothiobenzoîque et non à 1 acide thiobenzolque qu'elle correspond.

L'acide benzoïque étant

,0 OH'

CBHB,C

l'oxygène peut, dans ce corps, être remplacé eu totalité ou en partie par du' soufre, donnant ainsi naissance k des acides sulfurés qui portent le nom générique d'acides thiobenzoîques. Lorsque la substitution porte sur un seul atome d'oxygène, on a l'acide uionotltiobenzuïque, ou simplement thiobenzolque

CW,C|°H;

lorsqu'elle porte sur le3 deux, on a l'acide dithiobenzoïque

La théorie laisse même prévoir deux acides monothiobenzoïques isomères, dont l'un résulterait de la substitution du soufre il l'oxygène typique ; c'est celui que l'on connaît, et dont l'autre, encore inconnu, uôsullerait du

remplacement de l'oxygène non typique par le soufre et répondrait k la formule

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