‹ Grand dictionnaire Universel du XIXe siècle, vol. 15Chapitre 78 sur 1042 · THIN · texte numérisé non relu

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plupart des maisons sont décorées d'arcades. Aux environs, mines de cuivre, complètement délaissées aujourd'hui.

TH1LLOYS (Georges), auteur dramatique français qui vivait au commencement du x.viic siècle. Tout ce qu'on sait de lui, c'est qu'il habitait Reims et qu'il prenait le titre de rhétoricien et de bachelier en théologie. Thilloys est auteur d'une tragédie en cinq actes et en vers, intitulée: Soliman II, quatorzième empereur des Turcs (Reims, 1617, in-8°), extrêmement rare. D'après Paul Lacroix, on y trouve çk et là des traits d'une grande force.

THILO (Jean-Charles), théologien allemand, né à Langensalza en 1794, mort en 1853. Il fut successivement professeur k l'établissement des orphelins et au pœdagogium de Halle, puis au séminaire pédagogique de cette ville. Après avoir voyagé en France avec Génésius (1820), Thilo s'adonna à des travaux d'érudition et devint professeur de théologie (1825) et conseiller de consistoire (1832). Pendant longtemps, il s'occupa de publier une édition des livres apocryphes du Nouveau Testament. Après avoir donné les Acta Thomas (1823), il mit nu jour les Evangiles supposés (1832), avec des notes latines , qai témoignent de son érudition. On lui doit, en outre : Lettres critiques sur les écrits d'Eusèbe d'Alexandrie et d' Eusâbe a" Emèse (IS32); De cœlo empyreo, dissertation (1832) et une édition des Leçons sur les croyances chrétiennes de Knapp (1836, 2 vol.).

THILOniER (Jean-Charles), jurisconsulte français, né vers 1750, mort en 1818. Il devint avocat au parlement do Paris, défendit Cagliostro dans l'affaire du collier, puis fut l'avocat de Kavras, pour qui il publia deux mémoires et devint, après la Révolution, avocat au conseil d'Etat et k la cour de cassation. On lui doit l'invention d'un radeau plongeur pour remonter les fleuves et celle d'une sorte de voiture appelée passe-nurtout ou voiture à croix. Thilorier a publié les ouvrages suivants : Genèse philosophique, précédée d'une dissertation sur les pierres tombées du ciel (1803, in-8°); Système universel ou De l'univers et de ses phénomènes considérés comme tes effets d'une cause unique (1815, 4 vol. in-80).

TIUMERAIS, anciennement Thaadomirensis Pagus, pays de l'aneienneFranee, qui faisait partie du Perche et dont le chef-lieu était Châteauneuf-en-Thimeiais. Il fait partie du département d'Eure-et-Loir.

TH1MON s. m. (ti-mon). Erpét.Genre de reptiles sauriens, de la famille des lacertiens, formé aux dépens des lézards, et ayant pour type le lézard ocellé.

THIMOMER (Barthélémy), un des inventeurs de la machina k coudre, né à L'ArbresIê (Rhône) en 1793, mort à Amplepuis en 1857. Tout enfant, il vint habiter cette dernière localité, où il se maria en 1813. Ce fut là qu'il eut l'idée de construire une machine k coudre, au moyen de laquelle il réussit, en 1830, k produire le pojni de chaînette, ou pour mieux dire une imitation de ce point. Tliuuon 1er résolut de la transporter à Paris pour en tirer parti. Comme il n'avait pus l'argent nécessaire pour le voyage, il partit k pied d'Amplepuis, emportant sur son dos sa précieuse machine et se dirigea k petites étapes sur Paris. Dans chaque endroit où il s'arrêtait, il exhibait son invention, puis faisait une quête qui lui permettait de manger. Lorsque lu générosité des spectateurs notait pas suffisamment excitée par l'ingénieuse machine, Thunonier montait un petit théâtre de marionnettes qu'il avait fabriqué et parvenait ainsi k payer son frugal repas. Arrivé k Paris, il éprouva les déceptions les plus cruelles. Non-seulement on ne s'intéressa pas à son invention, mais des ouvriers tailleurs, lui reprochant de chercher k anéantir leur industrie, le menacèrent do lut faire un mauvais parti. Tliiinonier revint k Amplepuis aussi pauvre qu'il en étuit parti. Ce ne fut qu>: lors de l'Exposition da Londres en 1851 qu'il retira de son invention une rémunération k peine suffisante aux charges d'une nombreuse famille. Les perfectionnements considérables apportés depuis quelques années aux machines k coudre ont fait complètement oublier celle de l'ingénieux Thimonier.

TIUN-LE MOUTIER , village de Fiance (Ardennes), k 8 kilom. N. de Dommery; 1,525 hab. Ancienne résidence ^de Clovis. Vestiges d'un pavillon, qui paraissent avoir upparieuu k une construction trés-ancieiiiie et peut-être k la forteresse habitée par Clovis.

TH1NES, village de France (Aidoche), canton de Vans, arrond. de Larguutieru, sur le penchant d'une colline escarpée dominant des gorges profondes, dans lesquelles bondissent les eaux de plusieurs ravins qui se sont creusé un lit dans les rochers; 735 hab. C'est certainement un des villages les plrs pittoresques de France. Il communique avec la route de Bourg-Suint-Andéol au Puy, au moyen d'un sentier étroit et raboteux qui u dû être pratiqué sur la crête rocheuse d'une colline; ce sentier est coupé, k de très-courtes distances, par des escaliers de 0ni,50 k 0m,8û du hauteur, que forment les diverses "ouches do la montagne. Le village occupe

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