TESTIMONIALE
— Servant de témoignage, d'attestation : Le maire de sa commune lui a donné des lettres TESTIMONIALES.
TESTIMONIALEMENT adv. (tè-sti-moni-a-ie-man — rad. testimonial). Par témoins : Prouver tkstimonialement,
TESTIS UNUS, TESTIS NULLUS (Témoin unique, témoin nul). Adage de jurisprudence qui s'emploie pour faire entendre que le témoignage d'un seul ne suffit pas pour établir en justice la vérité d'un fait. Autrefois, on avait en quelque sorte plus d'égard k la quantité des témoins qu'k la qualité : un témoin ne faisait qu'une demi-preuve, deux témoins formaient la preuve entière. Cette législation a bien changé, et, depuis l'institution du jury, les jurés, qui sont juges du fait, ne doivent pas s'occuper du nombre des témoins, mais seulement de ce qu'ils déclarent; ils doivent peser la valeur de ces déclarations, et se demander ensuite si elles ont produit en eux la conviction. Vingt témoins ne suffiront point quelquefois pour la donner, et, souvent, un seul l'établit.
Au point de vue du témoignage historique, la maxime testis unus, testis nul lus est toujours rigoureusement applicable.
■ La supercherie racontée par le cardinal est-elle un fait sérieux que l'on puisse regarder comme définitivement acquis k l'histoire, ou bien faut-il appliquer k cette déposition la maxime testis unus, testis nullus'/ Quoi qu'il en soit, cette déposition a une gravité incontestable. »
Louis Jourdan.
TEST-OBJET s. m. (tè-sto-bjè — angl.
test-abject ; de test, preuve, et object, objet). Physiq. Préparation microscopique servant à apprécier fa puissance des microscopes.
TESTON s. m. (te-ston — du vieux fr. teste, tête, parce que la tête du roi était empreinte sur ces monnaies). Monnaie de Louis XII, qui portait la tête du roi sur la face, et dont la valeur varia entre 10 sous 2 deniers et 12 sous o deniers ; Ou ne vit plus que l'homme rouge et jaune, qui, pour gagner quelques testons, se promenait autour du cercle. (V. Hugo.)
Vous qui prenez plaisir en leurs paroles. Gardez vos blancs, vos testons, vos pistoles.
Callot.
• , . Tûtant le pouls, le ventre et la poitrine, J'aurais un beau teston pour juger d'une urine.
Regnakd.
Il Monnaie anglaise du temps de Henri VIII, valant environ 13 sous. Il Monnaie des Etats romains, qui valait 1 fr. 62.
— S'est dit pour arguât en général ; Il n'a pas un teston. Il toujours le teston au gousset.
— Ne valoir pas un teston, Etre de trèsmince valeur, au propre et au figuré, il Vieille loc.
— Teston rogné, Homme ignorant, parce que les monnaies rognées le sont sur la tranche et ne portent plus de légende, il Vieille loe.
— Il ne donnerait pas un teston pour un quart d'écu, Il est très-ladre, très-chiche, le qu'art d'écu valant k très-peu près un teston.
Il Vieille loc.
— Encycl. Le teston est aujourd'hui tellement oublié en France, que l'onJaurait peine k s'imaginer qu'il y a eu cours il y a quelque trois cents ans. Le teston est une monnaie qui succéda au gros tournois et que Louis XII fit battre en 1513; il doit son nom k ce que la tête (teste) du roi y était gravée. Sous François IL on ne fabriquait déjk plus de testons dans notre pays; mais la mode s'en était répandue en Ecosse et dans plusieurs autres pays. Les Italiens ont prétendu que Louis XII avait trouvé le format du teston dans leur patrie; nous ne les contredirons pas. Au temps de Henri III, les testons avaient encore cours chez nous; mais ce roi en avait interdit la fabrication; car, après le règne de François II, on en avait émis de mauvais
•aloi.
TESTONNER v. a. ou tr. {tè-sto-né — de l'anc. fr. teste, tête). Peigner, coiffer, arranger les cheveux de : Toutes ces femmes de Saint-Germain se font testonner par la Mar tin. (M">e de Sév.)
Ces deux veuves, en badinant, En riant, en lui faisant fête,' L'allaient quelquefois iestonnant, C'est-à-dire ajustant sa tète.
La Fontaine.
il Vieux mot.
— Frapper sur la tête : Approche un peu, que je te testonne. (D'Ablanc.) il Vieux mot.
Se testonner v. pr. Se coiffer, arranger ses cheveux : Un empereur mourut de l'esgralignure d'un peigne, en se testonnant. (Montaigne.) il Vieux mot.
TESTONNEUR s. m. (tè-sto-neur — rad.
testonner). Coiffeur : A l'issue des salles du
TEST
logis des dames, estaient les parfumeurs et les TKSTONNEoas. (Rabelais.) Il Vieux mot.
TESTOUR, petite ville de la Tunisie, sur ■es bords de la Medjerda et non loin des mines de plomb argentifère de Djebba; 4,000 hab. Testour est le chef-lieu d'un ouaten.
TESTO (Jacques), littérateur français, abbé de Belval, né k Pari3 vers 1626, mort dans la même ville en 1706. Dès qu'il fut entré dans les ordres, il se voua k la prédication et, grâce k ses protections, il prêcha devant la cour de Louis XIV avec un certain éclat; mais se jugeant, avec raison, fort inférieur aux orateurs de la chaire qui florissaient en ce temps-là, il fit une retraite k la Trappe, auprès de son ami, le célèbre abbé de Rancé, et ià se livra à l'étude des bons modètes. Après une nouvelle tentative couronnée de succès, il renonça pour cause de santé k une carrière au-dessus de ses forces. Cet abbé galant, libertin même, aimable et recherché des femmes, dont la compagnie seule lui plaisait, parce qu'il ne pouvait supporter la contradiction et qu'il imposait facilement ses idées k un auditoire féminin, cet abbé avait parfois des scrupules religieux et, alors, il allait se confiner k l'abbaye de Saint-Victor, pour en sortir bientôt après. Souvent on lo voyait bizarre, préoccupé et mélancolique ; c'est qu'il traînait partout le souci d'une ambition qu'il ne put jamais satisfaire. M™o de Caylus, dans ses Souvenirs, a tracé de lui un portrait peu flatté, puis elle ajoute : • Le commerce de l'abbé Testu avec les femmes a nui ksa fortune, etle roin'ajamaispuse résoudre k le faire évêque. Je ,me souviens qu'un jour Mme d'Hudicourt parla en sa faveur, et, sur ce que le roi lui dit a qu'il n'était pas assez » homme de bien, » elle répondit : « Sire, i! » attend, pour le devenir, que vous l'ayez » fait évêque. »
L'abbesse de Fontevrault, dont il était l'ami intime et presque inséparable, Mms de Montespan, M™« de Thianges, la toute-puissante M016 de Maintenon intervinrent, niais sans plus de succès, en sa faveur. Ninon de Lenclos, en apprenant que Testu venait de manquer un évèché qu'il sollicitait depuis longtemps, dit de lui : « L'abbé Testu ne peut espérer d'evesché s'il n'en vacque un femelle. » Il eut pour amis Nicolas de Rambouillet, beau-frère de Tallemant des Réaux, Mme de Cavoye et surtout M™» de Coulanges et Mme de Sévigné, qui parle beaucoup de lui et de ses voyages en province. Testu était fréquemment appelé Tais-tu (tais-toi), à cause de sa loquacité ; il manquait de goût littéraire. Il lança Boyer contre Racine et coopéra, croit-on, k la Judith. Il rimailla quelques petits vers et fit une épitaphe pour Segrais. Il entra à l'Académie française en 1665 et eut pour successeur Saint-Aulaire, l'homme aux quatrains. Testu a laissé des Stances chrétiennes sur diuers passages de l'Ecriture et des Pères (Paris, 1669, in-8<>) ; une autre édition (1702, in-12) est augmentée d'opuscules en vers et en prose ; La doctrine de ta raison, ou l'honnêteté des moeurs selon les maximes de Sénèque (Paris, 1C96, in-12); Lettre écrite à une personne qui avait pris la résolution de se faire religieuse (1697, in-12); Réflexions sur les prédicateurs (1897, in-12). On a confondu l'abbé Jacques Testu avec Jean Testu de Mauroy, né en 1G26, mort k Paris en 1706. Ce dernier devint instituteur des filles de Monsieur, frère de Louis XIV, et fut, sur la demande de ce prince, nommé membre de l'Académie française k la place du président de Mesmes (1G8S). 11 avait fait quelques mauvais vers. Boileau le plaça auprès de Boursault dans sa VU» satire, puis, dans une édition postérieure, remplaça le nom de Testu par celui de Pradori.
TESTUDIN, INE adj. (tè-stu-dain, i-ne).
Erpét. Syn. peu usité de tkstudiné, eu.
TESTUDINAIRE s. f. tè-stu-di-nè-re — du lat. tesludo, tortue). Bot. Genre de plantes grimpantes, de la famille des dioscorées, formé aux dépens des tamiers.
— Encycl. Ce genre, confondu autrefois et aujourd'hui eneore par plusieurs auteurs avec les tamus, renferme une espèce des plus remarquables par sa végétation, la testudinaire pied d'éléphant. Son rhizome s'élevo au-dessus du sol sous forme d'une masse à peu près hémisphérique, qui peut atteindre l mètre de diamètre ; il ressemble k une carapace de tortue, ou k une masse de liège divisée, par des sillons croisés à angle droit, en saillies semblables k des troncs de pyramide quadrangulaire. Les tiges annuelles qui en sortent sont grêles et portent des feuilles cordiformes et des fleurs d'un jaune verdâtre, en grappes axiliaires pendantes. Cette plante curieuse, originaire du Cap de Bonne-Espérance, est assez fréquemment cultivée dans nos serres tempérées.
TESTUDINÉ, ÉE adj. (tè-stu-di-né — du lat. testudo, tortue). Erpét. Qui ressemble ou qui se rapporte k la tortue.
— s. m. pi. Ordre de reptiles, comprenant tous les animaux connus sous le nom vulgaire de tortues et syn. de chÉloniens.
TESTUDINELLE s. f. (tè-stu-di-nè-le — dimiu. du lut. testudo, tortue). Infus. Genre d'infusoires systolides ou rotateurs, donti'espèce type habite les eaux douces.
TESTUD1NIDE adj. (tè-stu-di-ni-de — du
TETA
lat. testudo, tortue, et du gr. eidos, aspect). Krpét. Syn. deTESTUDiNÉ, eb.
TESTUDINIDÉ, ÉE adj. (tè-stu-di-ni-dé).
Erpét. Syn. de testudiné, ék.
TESTUDIN1N, INE (tè-stu-di-nain, ine).
Erpét. Syn. de testudinb, ék.
TESTUDINITE s. f. tê-stu-di- nite — du lat. testudo, tortue). Erpét, Genre de tortues terrestres, trouvé à 1 état fossile dans les terrains récents de l'Amérique du Sud.
TESTUDINOÏDE adj. (tè-stu-di-no-i-de — du lat. testudo, tortue, et du gr. eidos, aspect). Erpét. Syn, de testudiné, ék.
TESTUDO s. m. (lè-stu-do — mot qui signifie tortue, et qui vient de testa, écaille, proprement vase de terre coite, v, test). Chir. Tumeur enkystée ayant la forme d'une écaille de tortue.
— Erpét. Nom scientifique latin des tortues et de tous les chéloniens.
TESTULE s. m. (tè-stu-le — dimin. de test). Bot. Membrane extérieure de l'ovule.
TÊT s. m. (tê — du lat. testa, v. test). Syn. de tesson.
— Chim. et métall. V. test.
— Comin. Débris de fonte.
— Zool. V. test.
— Anat. Nom donné anciennement au crâne : Avoir te têt fêlé.
— Véner. Partie de l'os frontal d'où partent les pivots de la tête d'un animal muni d un bois : Le têt d'un cerf.
— Avoir les meules dans le têt, Avoir les meules très-basses, en parlant du cerf.
TÊT, rivière des Pyrénées-Orientales. Elle sort de l'étang Bleu et de l'étang de Puy- Prigue, au pied de la Pique -Rouge, sur les contins de l'Ariége, s'étale tamôt sur de vastes espaces marécageux, tantôt descend en chutes rapides, baigne Fontpédrouse, Inues; Olette, Serdinya; Villefranehe-de- Çonnent, Ille, Millas, Perpignan et se jette dans la Méditerranée, au-dessous de Sainte- Mane-de-la-Salenque, après un cours de mkilom. Ses affluents principaux sont : le 1 rats, le Valaguerre, le Graus d'Olette, le Mantet, le Cabrils, l'Evol, la Roja, ia rivière de Fillols, la Taurinya, la Cartillane, la Lentille, le Boules, etc. « Son lit, dit M. Joanne, large et caillouteux, rempli en hiver, n'a guère d'eau en été, par suite des dérivations qui font du Roussillon un des jardins de la France. Une centaine de canaux mettant en mouvement cinquante usines y puisent leurs eaux. Les surfaces arrosées par les canaux de lu Têt, à l'exclusion de ses affluents, sont évalués à 12,000 hectares (10,505 sont arrosés par le canal de Gorbère, dont la prise d'eau est au-dessous de Millas). »
TÉTA s. m. (té-ta). Bot. Syn. de pélios-
ANTHK.
TÉTANIE s. f. (té-ta-nî — rad. tétanos). Pathol. Tétanos intermittent.
TÉTANIFORME adj. (té-ta-ni-for-me —de tétanos, et de forme). Pathol. Qui a l'apparence du tétanos.
TÉTANIQUE adj. (té-ta-ni-ke — rad. tétanos). Pathol. Qui est produit par le tétanos; qui est de la nature du tétanos : La strychnine et la brucine donnent lieu à des convulsions tétaniques qu'aucune autre substance ne saurait produire. (Chomel.) il Qui est affecté de tétanos : Malade tétanique.
— Substantiv. Personne affectée de tétanos : Un TÉTANIQUE.
TÉTANISATION s. f. (té-ta-ni-za-sion — rad. tétaniser). Action de tétaniser.
TÉTANISER v. a. ou tr. (té-ta-ni-zé — rad. tétanos). Méd. Provoquer de£ accidents tétaniques chez : tétaniskr un malade avec de la strychnine,
TÉTANOCÈRE s. m. (té-ta-nc-sè-re — du gr. tétanos, tendu; keras, corne). Entom. Genre d'insectes diptères brachocères, de la famille des athéricères, tribu des muscides, formé aux dépens des scatophages et comprenant une vingtaine d'espèces, dont plusieurs habitent la France : Le tétanocèrb ferrugineux se prend communément aux environs de Paris. (E. Desmarest.) Les tétanocèrks sont de jolis diptères au corps fauve. (H. Lucas.)
— Encycl. Les tétanocères sont de jolis insectes, à antennes souvent empanachées, au corps fauve, à ailes fréquemment ornées d'un réseau sombre, mais élégant; les jambes intermédiaires sont ordinairement terminées par des pointes allongées. Comme les sépédons, ils vivent au milieu des plantes littorales, mais ils ne paraissent pas avoir la faculté de sauter, leurs pieds postérieurs étant moins allongés et renflés. Les larves vivent parmi les détritus de plantes aquatiques ; elles ont la propriété de se contracter comme des limaces ou des sangsues. La nymphe présente quelques rudiments d'ailes et de pattes. Ce genre comprend un assez grand nombre d'espèces. Le tétanocère à front fauve est long d'environ 0m,01; il se trouve communément aux environs de Paris.
TÉTANOÏDE s. f. (téta-no-i-de — de tétanos, et du gr. eidos, aspect). Pathol. Qui
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semble appartenir au tétanos : Accidents té- Tanoïdes.
TÉTANOPS s. m. {té-ta-nopss — du gr.
tétanos, tendu; ops, face). Entom. Genre d'insectes diptères, de la famille des athéricères, tribu des muscides, comprenant deux espèces, qui habitent ia France et la Suède.
TÉTANOS s. m. (té-ta -noss — du gr. tétanos, rigidité spasmodique des membres, du verbe teinô, je tends, qui représente la racine sanscrite ton, tendre , d'où aussi le persan tanidan, tendre, filer, le latin tendere, tendre, le gothique thaujan, anglo-saxon thenian, Scandinave thenia, ancien haut-allemand durni, ancien allemund danjan, allemand dehnen, même sens, le lithuanien tempti, russe tianu, même sens, l'irlandais toinuim, filer). Pathol, Maladie caractérisée par la rigidité, la tension convulsive des muscles, et quelquefois de tout le système musculaire ; Une piqûre d'épingle peut donner un tétanos mortel. Il Tétanos intermittent, Névrose qui a de fausses apparences de tétanos, et qu'on observe particulièrement chez les femmes. On l'appelle aussi tétanie.
— Fig. Exaltation violente d'une passion : L'âme a son tétanos comme le corps. (Baiz.)
' — Encycl. L'état de crampe qui caractérise le tétanos se maintient pendant plusieurs jours et amène une immobilité invincible, qui se propage aux organes soit de la respiration, soit de la déglutition, et qui détermine fatalement la mort au milieu des souffrances les plus atroces.
Quand le tétanos est général et qu'il maintient le corps dans un état de rigidité permanente, sans le fléchir en aucun sens, c'est le tétanos droit. Quand il occupe Ja partie antérieure du corps et que le tronc est courbé en avant, c'est Yemprosthotonos. On lui donne le nom à'opislhotonoa quand il courbe le corps en arrière ; de pleurotkotonos quand il le courbe sur un des côtés ; de trismus, enfin, quand il n'affecte que les muscles de la mâchoire. La plupart du temps le tétanos débute par le trismus, c'est-à-dire par la contraction spasmodique des muscles masséters et temporaux, qui deviennent durs, inextensibles et appliquent fortement la mâchoire inférieure contre Ja supérieure. La rigidité se propage ensuite aux muscles de la face, du cou, du tronc et des membres. Sous le rapport de la fréquence, l'opisthotonos vient après le trismus, puis l'emprosthotonos, et, en dernière .ligne, le pleurothotonos. Quand le tétanos est complet, le corps tout entier est roide et immobile, les contractures musculaires sont intenses, les efforts les plus puissants sont incapables de les vaincre ; la douleur est suffocante et, au milieu de tout cela, le malade conserve l'intégrité de ses facultés intellectuelles.
Les impressions morales tristes et les refroidissements subits, surtout quand ils coïncident avec une blessure ou une-plaie, sont la cause ordinaire de cette terrible maladie. On a employé, pour la combattre, les saignées, les ventouses scarifiées, les bains, le chloroforme et principalement le curare, qui est, par excellence le poison des nerfs moteurs. Quand il s'agit d'un tétanos traumatique, le médecin doit s'occuper avant tout de débrider et de fermer la plaie. On a eu recours à la trachéotomie, dans le cas où le tétanos semblait tenir à l'occlusion de la glotte.
— Art vétér. Tous les animaux domestiques peuvent être atteints du tétanos; mais il n'est pas également commun chez tous. L'ordre suivant lequel on parait pouvoir les ranger, eu égard à la fréquence de la maladie, est celui-ci : âne, mulet, cheval, chien, mouton et boeuf. Le bœuf n'y est guère sujet qu'à la suite de la castration. On le voit assez souvent chez les béliers, à la suite de ce mode d'émasculation, et chez les chiens de chasse qu'on fait coucher exposés aux courants d'air.
Le tétanos s'observe surtout sous le ciel des tropiques, pendant les grandes chaleurs, et là où les animaux sont sous l'influence d'un froid humide alternant avec une chaleur brûlante. Ses causes sont nombreuses et variées, puisque tout ce qui peut déterminer une vive irritation, soit à l'intérieur, soit a l'extérieur, peut aussi léser le système nerveux. On voit le tétanos dans les localités basses et humides, et dans celles où les animaux sont exposés dans les pâturages, quand il règne des vents frais, sans doute à cause des abondantes transpirations qui peuvent être brusquement supprimées, comme lorsqu'on expose les chevaux aux intempéries du soir et de la nuit, immédiatement après que la transpiration cutanée a été très-excitée par le travail, durant la chaleur du jour. L'exposition au grand froid peut aussi le déterminer, surtout si le sujet est dans un état pléthorique. Il en est de même de l'immersion dans une eau très-froide, le corps étant couvert de sueur, et de l'exposition à l'air à la suite des orages et des pluies froides qui succèdent à une vive chaleur, principalement à l'égard d'un animal atteint d'une blessure grave. Mais il survient surtout à la suite d'une lésion traumatique, principalement de celles qui atteigne!! t les articulations, les extrémités, et déchirent les tendons et les nerfs ; et dans les guerres, au milieu des vicissitudes atmosphériques auxquelles sont exposés les chevaux. Lorsqu'il n'est pas provoqué par
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une plaie, le tétanos peut encore être direc- - tement produit par une fatigue excessive. Au début du tétanos, on observe de la roideur à la nuque, une certaine difficulté dans les mouvements de l'encolure, un embarras dans la déglutition, de la gêne dans les mouvements de la langue et dans ceux de la mâchoire inférieure. Bientôt tous les symptômes grandissent, les muscles de la tête deviennent de plus en plus rigides ; l'union des deux mâchoires devient si intime qu'aucune force ne peut les desserrer. L'animal est alors dans l'impossibilité absolue de prendre aucune nourriture; il a l'oreille fixe, l'oeil hagard, la pupille dilatée, la respiration laborieuse, la poitrine oppressée; puis les muscles de l'encolure se roidissent successivement; leur tension est souvent telle que la tête demeure fixe. En outre, les oreilles sont droites, la tête est étendue sur l'encolure, qui est également relevée; les narines sont dilatées; la respiration devient de plus en plus difficile et la poitrine est comme comprimée par la tension des muscles; les muscles de l'œil sont en contraction et cet organe, sans être rouge, est hagard, immobile. A leur tour, les muscles du dos et des lombes se tendent; la roideur générale s'avance à grands pas , la locomotion est très-difficile. L'abdomen est tendu, resserré sur lui-même, le flanc devient cordé et considérablement roide ; la queue est roide, un peu soulevée ; les membres restent très-écartés; les pieds paraissent comme cloués à terre; 1 animal ne peut se coucher. La maladie continuant à faire des progrès, le sujet s'affaiblit, tant par l'effet de ce qu'il éprouve que parce qu'il ne peut pas prendre d aliments, et aussi parce que, la respiration ne pouvant s'exécuter que d'une manière incomplète, l'hématose ne se fait pas bien. L'animal finit par tomber roide comme une masse, soit quelques instants- avant la mort, soit qu'il reste encore en vie pendant quelques moments. S'il ne meurt pas tout de suite, on voit les membres tellement roides que ceux qui se trouvent au-dessus n'appuient pas sur le sol. Vers l'approche des derniers moments, le pouls devient petit, fréquent, irrégulier, intermittent; des sueurs froides et copieuses se manifestent et la mort ne tarde pas à arriver.
Le tétanos est une des affections les plus graves que le vétérinaire puisse avoir à combattre et l'une des complications les plus funestes des plaies et des blessures. En effet, si le tétanos n'est pas nécessairement mortel, il se termine dans le plus grand nombre des cas par la mort. Cependant il faut établir une différence entre le tétanos spontané et le tétanos traumatique. La guérison de ce dernier peut être considérée comme une très-rare exception. La chaleur des régions tropicales ajoute beaucoup à la gravité de la maladie. Les signes qui peuvent faire espérer que le tétanos se terminera d'une manière heureuse sont : la marche lente et le peu d'intensité des symptômes. Lorsque la mort n'est pas arrivée avant le huitième ou le neuvième jour, il y a lieu de compter, au moins en général, sur une terminaison favorable.
Au point de vue du traitement, indépendamment des indications spéciales que peuvent fournir les lésions traumatiques que vient compliquer le tétanos, il importe de rechercher dans les ressources d'une thérapeutique énergique et rationnelle les moyens de combattre une affection si redoutable. Noua nous dispenserons d'indiquer les nombreux agents qui, employés avec des succès divers contre le tétanos, ne peuvent pourtant pas être conseillés d'une manière générale. La principale indication de traitement que présente le tétanos consiste à calmer l'action nerveuse excitée outre mesure, et à provoquer la réaction sécrétoire qui peut diminuer la violence des spasmes. Cette double indication est efficacement remplie, soit par I/o. pium à hautes doses, soit par les sudoritiques et surtout par les bains de vapeur. Les saignées, pour réussir, doivent être employées avec une énergie toute particulière et à des doses énormes. Enfin, les préparations niercurielles, administrées jusqu'à la salivation, paraissent devoir, dans certains cas, produire une modification avantageuse. Il est également utile de tenter les effets des inspirations d'éther.
TÉTAR s. m. (té-tar). Mar. Bloc de bois dont la tête porte un cran pour loger un réa de poulie.
TÊTARD s. m. (tê-tar — rad. tête). Extrémité postérieure du timon d'une voiture, qui s'engage dans la fourchette.
— Erpét. Jeune batracien, incomplètement développé et dépourvu des membres locomoteurs qu'il doit posséder à l'état parfait: Ces têtards changent successivement de formes. (G. Bibron.)
— Ichthyol. Nom vulgaire du cyprin chevesne et d un autre poisson'du genre persègue, qui vit dans l'Inde.
— Arboric. Arbre dont on a coupé la tige à une certaine hauteur, et dont on laisse croître les repousses supérieures pour les exploiter à des intervalles assez rapprochés: On peut presque toujours placer des têtards dans tes haies. (Bose.)
— Sylvie. Arbre conservé dans une coupe,
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pour servir d'alignement et comme de tête de limite.
— Adj, Agric. Lin têtard, Variété de lin,
— Encycl. Erpét. On sait que les jeunes batraciens, principalement ceux de la famille des anoures, comme les grenouilles, les rainettes, les crapauds, les pipas, naissent avec des formes très-différentes de celles de leurs parents et qu'ils subissent des métamorphoses très-remarquables. Dans les œufs de ces animaux, on distingue des points noirs qui sont les germes, entourés chacun d'une matière glaireuse analogue à l'albumen de l'œuf. Peu à peu ces points noirs grossissent, s'allongent et sortent de leur enveloppe ; à cet état on les nomme têtards. Dans les premiers temps, le têtard reste encore logé dans la liqueur glaireuse, qui a beaucoup augmenté de volume en absorbant de l'eau et qui nage au milieu du liquide comme un nuage ; il en sort seulement de temps en temps pour se fortifier par l'exercice ; enfin il s'en sépare tout à fait.
Le têtard ressemble d'abord a un petit poisson et ne peut vivre que dans l'eau. Sa tête est très-grosse et son corps, dépourvu de membres, se termine par une queue comprimée, qui, dans les jours suivants, s'allonge beaucoup. Sa bouche n'est encore qu'un trou à peine perceptible et ses branchies ne consistent que dans un seul tubercule placé de chaque côté à la partie postérieure de la tête. Bientôt ces appendices s'allongent et se divisent en lanières ; les yeux se dessinent à travers la peau. Un peu plus tard, les branchies se ramifient et les lèvres se recouvrent d'une sorte de bec corné, à l'aide duquel l'animal se fixe aux végétaux dont il fait sa principale nourriture. Au bout de quelques jours, les franges branchiales qui flottaient de chaque côté du cou s'enfoncent sous la peau pour y former les branchies. Celles-ci sont de petites "houppes très-nombreuses, attachées aux quatre arceaux cartilagineux placés de chaque côté du cou et attachés à l'os hyoïde. L'eau arrive à ces branchies par la bouche, en passant par l'intervalle des arceaux et, après les avoir baignées, en sort par une ou deux fentes. L'appareil respiratoire présente alors la plus grande ressemblance avec celui des poissons. Quelque temps après , les pattes postérieures se montrent et se développent petit à petit. Leur longueur est déjà assez grande, qu'on ne voit pas encore les pattes antérieures. Celles-ci se développent sous la peau, qu'elles percent plus tard ; la queue est résorbée par degrés, le bec tombe et laisse paraître les véritables mâchoires , les branchies s'anéantissent et laissent les poumons exercer seuls la fonction de respirer. La queue disparaît complètement et le petit animal .prend la forme qu'il doit toujours couserver. Alors aussi il change de régime; d'herbivore qu'il était d'abord, il devient peu à peu exclusivement Carnivore et, à mesure que sa métamorphose s'achève , son canal intestinal, de long, mince et contourné en spirale qu'il était, devient court et presque droit.
— Aiboric. Les têtards, appelés aussi trognes dans certains pays, sont des arbres dont on coupe la tige à une certaine hauteur. Il eu résulte que la sève s'accumule dans ia région la plus voisine de la section, d'où naissent de nombreux et forts rameaux, qu'on peut supprimer au bout de quelques années pour en laisser pousser de nouveaux. On peut donc considérer les têtards comme de véritables taillis, dont la souche , au lieu d'être placée au niveau du sol, en est éloignée d'un ou de plusieurs mètres. Presque tous les arbres peu vent être exploités de cette manière ; mais on s'arrête, dans la pratique, aux essences pour lesquelles ce mode de traitement donne les produits les plus avantageux. Tels sont d'abord les saules (et surtout le saule blanc), les peupliers, l'aune, le frêne, les érables, le tilleul, le charme, l'orme, te châtaignier, le robinier, le chêne, le bouleau, le buis, etc. Quant aux résineux, ils se prêtent en général très-peu à ce genre d'exploitation, et on ne les y soumet que dans des cas exceptionnels. Le choix des essences varie du reste suivant le climat, la nature du sol, la situation, et aussi suivant les usages et les besoins locaux.
Rien de plus facile que de transformer un arbre en têtard ; quand sa tige est suffisamment développée, on l'étête, c'est-à-dire on coupe sa cime, de telle sorte que la partie conservée u'ofl're plus que la hauteur voulue; celle-ci doit être en général uniforme dans une même plantation. Elle varie du reste suivant l'essence et les conditions locales ; la tige des têtards peut avoir ainsi de 1 mètre à 5 mètres, rarement davantage. On tient bas les têtards placés au bord des eaux ou sur les sols en pente, pour maintenir les terres; on laisse, au contraire, une plus grande élévation à ceux sous lesquels on cultive des céréales ou des plantes fourragères. Il en est de même de l'espacement. Celui-ci doit être suffisant pour que les arbres jouissent librement de l'influence de l'air et delà lumière ;, il varie aussi suivant l'essence, la nature du terrain, le profit qu'on veut en retirer et l'intervalle qui doit s'écouler entre deux coupes successives. Ainsi, les saules qu'on plante sur les bords des ruisseaux peuvent n'être espacés que de 2 mè-
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très ; mais l'intervalle doit être le double pour ceux qu'on plante en quinconce dans les prés, et la distance sera plus grande encore s'il s'agit d'aunes, de chênes, d'ormes ou de frênes.
C'est en effet dans les pâturages, dans les prairies, au bord des champs, le long des chemins ou des cours d'eau, que les têtards peuvent être plantés avec avantage. On comprend dès lors que plus ils seront espacés et élevés au-dessus du sol, moins ils empêcheront les plantes fourragères croissant sous leur couvert Je participer au bénéfice des influences atmosphériqnes. Toutefois, si on voulait laisser à la tige une hauteur plus considérable, dans le but de tirer parti de son bois, on ferait un mauvais calcul. En effet, cette manière d'exploiter altère ordinairement les couches centrales du bois, en favorisant l'infiltration des eaux pluviales, en sorte qu'il est rare de voir des têtards un peu vieux dont la tige ne soit pas creuse. Presque toujours l'intérieur est réduit en une sorte de terreau qui a toutefois, du moins dans la plupart des cas, une très-grande valeur pour le jardinage, quand on se trouve à portée de grands établissements horticoles; un tronc ainsi décomposé peut donner plus de produit net que s'il était sain.
Le chiffre de la révolution, c'est-k-dire de l'âge où on exploite les têtards, varie dé trois à dix ans ; il dépend de la croissance plus ou moins prompte des essences et de la force des bois qu'on désire obtenir. Les saules ot les peupliers, qui repoussent très-vite, peuvent Être exploités de trois à cinq ans, tandis qu'il faut prolonger la révolution des autres essences. La saison la plus convenable polir l'exploitation est la fin de l'hiver ou le commencement du printemps, un peu plus tôt, un peu plus tard, suivant le climat. Néanmoins, si le feuillage des têtards est destiué à la nourriture des bestiaux, ce qui a lieu dans les pays pauvres en fourrages, on Coupe les rameaux aussitôt après la sève d'août. « Lorsque les têtards, disent Lorente et Parade, sont jeunes encore ou dans un âge moyen, il est avantageux de couper les rejets rez tronc ; mais, lorsqu'ils vieillissent et que l'écorce devient coriace, il vaut mieux couper les perches plus haut, alin que les nouvelles pousses trouvent une écorce tendre qu'elles puissent percer avec plus de facilite. L'emploi d'instruments bien tranchants est essentiel pour cette opération, afin que la tranche soit nette et sans éclats. Pour éviter l'infiltration des pluies, la coupe des têtards doit, autant que possible, être faite obliquement à l'horizon. >
Les têtards présentent d'immenses avantages à l'agriculture ; ils permettent d'utiliser les terres vagues en parcours, ainsi que les bords des cours d'eau. Ils maintiennent les rives contre l'action érosive des eaux et protègent les habitations et les cultures contre les glaçons que le dégel ou les inondations pourraient y apporter. Soumis à des exploitations périodiques, ils fournissent une grande quantité de bois propre au chauffage ou à la fabrication du charbon. Quelques essences même, telles que l'orme, le frêne, l'érable, le buis, etc., traitées de cette manière, produisent des loupes ou des broussins dont l'ébénisterie tire un bon parti. Les terrains en parcours, plantés en têtards, fournissent en outre des feuilles et de l'herbe pour la nourriture des bestiaux.
D'un autre côté, ces arbres n'enlèvent pour ainsi dire rien k l'agriculture, puisqu'on les plante ordinairement sur des terrains improductifs ou impropres k tout autre usage, comme les terres vaines ou vagues, les friches, les marécages, les lisières des prés, les berges des cours d'eau, en un mot dans les endroits où la charrue ne péuètre pas. On ne saurait donc trop en recommander la propagation dans tous les pays où le bois a quelque valeur; ce serait un des moyens les plus simples et les meilleurs de suppléer k l'insuffisance de la production forestière.
TÉTAHD (Jean) , écrivain français, né à Longvic (Bourgogne) en 1770, mort à Paris en 1S41.11 venait d'acheversa théologie lùrsqu'éclata la Révolution. Têtard étuuia alors lu médecine, puis devint officier de santé à l'armée du Rhin (1795). La faiblesse de sa vue le fit renoncer k suivre la carrière médicale et il devint, quelque temps après, receveur des domaines, jusqu'en 1824, époque où il prit sa retraite. Nous citerons parmi ses écrits : Essai moral sur l'homme avec son rapport aoec Dieu ou Discours polémiques sur l'athéisme (Paris, 1818) ; Contre l'obscurantisme et te jésuitisme (Paris, 1826); Les loups dans la bergerie (Paris, 1829) ; Cent vers sur le discours de ta couronne et sur les adresses des deux Chambres (1830, in-4<>); Théorie solaire présentée à l'Institut (1832) ; Système du monde ou théorie solaire par l'électricité; Caractère indélébile et historique du jésuitisme et du doctrinisme (Paris, 1832, in-8") ; procès politique des prévenus d'avril (1834, in-80) ; Plan de l'orientation du mouvement de l'étoile (Paris, 1839, in- 8").
TÉTARTIN s. m. (té-tar-tain). Miner.
Feldspath à base de soude.
TÉTARTOÈDREadj. (té-tar-'to-è-dre — du gr. ieturtos, quatrième ; edra, base). Miner. Qui offre le phénomène de la tétartoédrie. U Un dit aussi tétartoédriqub.
— s. m. Cristal tétartoèdre.
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TÉTARTOÉDRIE s. t. {té-tar-to-é-drl — du gr. lelartos, quatrième ; edra, base). Miner. Disposition des cristaux dans lesquels le quart des parties géométriquement égales est identique.
— Encycl. Ce nom a été donné par les cristallographes k un genre particulier de symétrie de certains cristaux, genre caractérisé par l'identité physique du quart des parties de ces cristaux, qui Sont géométriquement égales. On trouvera k l'article HÉmiéduik ce qu'il faut entendre par les expressions identité physique des parties des cristaux. On peut d'ailleurs définir la tétartoédrie : l'hémiédrie de l'hémiédrie ; 'c'est une sorte d'hémiédrie du second ordre, une héniiédrie nouvelle, subie par une forme, que l'on regarde comme provenant elle-même de l'hémiédrie d'une autre forme. Il en résulte
3ue les diverses considérations au moyen esquelles on explique l'hémiédrie servent à expliquer d'une façon analogue la tétartoé- ' drie. Prenons un exemple : soit un cube ; si toutes les parties de ce cube, géométriquement égales, sont physiquement identiques, les modifications que l'on pourra faire sur ce cube suivront la loi de symétrie d'Haùy, et une troncature faite sur un des angles solides se répétera sur les sept autres. Si l'identité physique des parties géométriquement égales n'existe que pour la moitié de ces parties, la loi de symétrie se trouvera modifiée, et les troncatures sur les angles solides, pour continuer à examiner le même exemple, ne se répéteront que sur la moitié des angles solides, ce qui conduira à une hémiédiïe. Enfin , si le quart seulement des parties géométriquement égales est physiquement identique, le quart des modifications indiquées par la loi d'Haily sera seul réalisé. Les modifications ainsi limitées dans leur nombre sont nommées tétartoédriques, de même que les formes auxquelles elles donnent naissance, et la tétartoédrie n'est autre chose que la symétrie propre k ces modifications et k ces formes. On voit par ces développements que, comme nous l'avons dit précédemment, cette symétrie particulière n'est autre, chose que l'hémiédrie de l'hémiédrie.
TÉTARTOÉDRIQTJE adj. (lé-tar-to-é-drike — rad. tétartoédrie). Miner. Qui a rapport k la tétartoédrie, qui en a les caractères: Modifications tétartoédriQuES. U On dit
aussi TÉTARTOÈDRE. "
TÉTARTOPR1SMATIQUE adj.' (té-tar-topri-sma-li-ke — du gr. tetarlos, quatrième, et de prismatique). Miner. Qui a une forme prismatique et ne montre que le quart des faces. '
TÉTASSE s. f. (té-ta-se — rad. telle).
Pop. Grosse mamelle de femme flasque et pendante.
TÊTAZ (Jacques-Martin), architecte, archéologue et dessinateur, né k Paris en 1818, mort en 1865. Elève de Huyot et d'Hippolyte Le Bas, il entra à l'Ecole des beaux-arts en 1836 et en sortit en 1843 avec le premier grand prix ; il avait eu le deuxième en 1842. Son sujet de concours, en 1843, un Palais de l'Institut , révélait une sérieuse érudition d'archéologue et un parfait bon goût. Ce travail très-admiré, et qui est l'un des bons dessins de l'époque, semblait présager un brillant avenir. Le Temple de l'Erechtheum, son envoi de Rome en 1848, qui fit sensation k l'Exposition des beaux-arts, et fut encore remarqué plus tard, en 1856, est un morceau hors ligne, dans lequel l'archéologie architectonique se dissimule sous les qualités sérieuses d'une invention originale. La valeur de ce dessin fut consacrée, en 1855, par une deuxième médaille. Il accepta, en 1855, la restauration du château de Pau, dont il fut nommé inspecteur. Quatre années plus tard, en 1859, il se présenta encore au Salon avec un Projet d'Opéra très-intéressant et très-remarquable comme dessin. Ce travail lui valut une première médaille bien méritée. Depuis lors, il n'a rien exposé.
TETCHA, rivière de la Russie d'Asie. Elle prend sa source dans le lac Kizyltacb, sur le versant des monts Ourals,k 50 kiloni. N.-O. de Tehéliabinsk, se dirige au N.-E. dans le gouvernement de Perm et, après un cours de 180 kilom., se jette dans l'Islet, au-dessus de Dolmatov.
TÊTE s. f. (tê-te — du latin testa, qui signifia primitivement en latin un vase de terre cuite, un têt de pot, un tesson, et ensuite, par extension, plusieurs objets concaves d'un côté et convexes de l'autre, tels que coque, coquille r écaille, carapace de tortue, etc. Dans la moyenne et dans la basse latinité, il se prit, dans un sens restreint, pour le crâne. Par synecdoque, testa nous a donné tête. En espagnol et eu portugais, testa ne signifie proprement que le haut de la tête, la partie antérieure du crâne, le front. Pour désigner la tête, la première de ces langues se sert de cabeza et la seconde de cabeça, tous deux dérivés de caput. Il n'y a pas longtemps que nous disions en français test, têt, gour signifier la partie supérieure du crâne). Partie.de l'animai, supérieure dans la station bipède, antérieure dans la station quadrupède, et qui contient ie cerveau et les organes de plusieurs sens : Lever, baisser, S pencher, tourner ta tête. Faire un signe de
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tête. Hocher ta tête. Mettre un chapeau sur sa tête. Marcher la tête haute. S'en aller tête basse. Vous n'avez que faire de hocher la têtk et de me faire la grimace. (Mol.) La têtk de Mirabeau se montrait effrayante de laideur et de génie. (Thiers.) Chaque Tlte que coupe le bourreau coûte 6,000 francs à abattre. (E. de Gir.) Tenez, voilà la tête et les pieds du chapon.
Racine.
— Crâne : Il lui fendit la tète d'un coup de hache. Il se brisa la tête en tombant. Je lui plongerai un poignard dans le sein ou lui casserai la tête d'un coup de pistolet. (Le Sage.)
Ah! je te casserai la tête assurément.
— Chevelure : Une tête soignée, frisée, pommadée.
— Vie : Il comprit qu'il y allait de sa TÊTE. Il paya cette imprudence de sa tête. Il y perdit la tète.
Chacun en répond sur sa tête.
La Fontaine.
Songez-vous, milady, qu'il y va de la tête ?