‹ Grand dictionnaire Universel du XIXe siècle, vol. 15Chapitre 801 sur 1042 · VOGL · texte numérisé non relu

VOGL

d'agriculture modèle pour le nord de l'Europe, et il atteignit complètement le but qu'il s'était proposé. En 1831, la vieillesse le força à renoncer h. la direction de cet établissement. On a encore de lui : Recueil d'écrits sur l'agriculture (Hambourg, 1825); Y Agriculture supérieure de Flottbeck {Hambourg, 1829) ; Documents pour l'histoire de l'établissement des pauvres de Hambourg (Hambourg, 1838), etc.

VOGL (Jean-Népomucène), poète allemand, lié a Vienne en 1802, mort en 1866. Sa vie presque tout entière s'écoula dans sa ville natale, où, dès l'âge de dix-sept ans, il avait été attaché comme employé aux, états provinciaux de la basse Autriche. Tous les loisirs que lui laissait S» place étaient consacrés à la littérature, et il devint bientôt un écrivain des plus féconds, ainsi que le prouve la liste complète de ses œuvres, dont nous nous contenterons de citer les plus remarquables, et. ce catalogue sera encore bien long : Balludes et romances (1835); Feuilles lyriques (183G); Nouvelles (1837); Voix et chants de la Hongrie (1839); Hécils d'une grand'mère (1840); les Plus anciennes légendes populaires des {lusses (18-11) ; Dernières poésies (1843) ; Feuilles et grappes (1844); Tambour et drapeau (1844); Légendes du clocher (1845); les Œillets des chartreux, traditions et légendes chrétiennes du passé (1845); Chants du soldai (1849) ; Du fond de l'enfer, poésies des montagnes (1849); YOrdre dit général, drame populaire en trois parties (1850); Scènes de la vie militaire (1851); Marko Kruljeuits, légende populaire serbe (1851); Fleurs, romances, chansons et proverbes (1852); \esPassiflore, cycle de légendes (1854); Nouvelles poésies (1S5C); la Poésie duns le vin (1857); Twardowski, le Faust polonais (1861) ; Du paradis des enfants, poésies enfantines (1861) ; le Vademecum du chasseur : gaudrioles, poésies et chansons de chasse pour chaque mois (1862) ; Vienne ancienne (1865), etc. Vogl a, en outre, publié une foule d'almanaohs et de recueils annuels, tels que : le Panégyrique des femmes (1835-1838); le Ménestrel (1836)', Thalle (1842- 1853); Calendrier populaire autrichien (1845- 1807, 23 années) -} Calendrier poétique, humoristique et satirique du chasseur ( 1862- 1863), etc.

Voici le jugement qu'a porté sur Vogl Rodolphe Goitœball : « En guerre et en paix, sur terre et sous terre, tour à tour poste épique, chansonnier folâtre ou sentimental, barde patriotique, auquel l'ennemi et la guerre de l'indépendance ont seuls manqué pour qu'il devint un Arndt ou un Koenier, Vogl n'u peut-être pas laissé passer une des foires de Leipzig sans y faire paraître un petit livre; c'est un perroquet jovial et lyrique, dans lu cage duquel retentit tour à tour, sur tous les ions, un chant toujours juste et alerte. Le génie de Vogl excelle essentiellement à reproduire les sentiments tendres et les ardeurs de la passion ; ses Ballades renfermant d'heureuses descriptions et des traits charmants; mais le terrain idéal de sa poésie est placé a une trop grande profondeur pour que la vive atmosphère de l'imagination puisse s'y développer à l'aise. •

VOGLER (Valentin-Henri), médecin allemand, ne a HelmsUBili en 1622, mort dans la même ville en 1677. Il lit ses études médicales dans sa ville natale, alla exercer à Oppenheim et à Francfort-sur-le-Main, puis revint occuper une chaire à Helmstœiit. On a de lui, entre autres ouvrages : Dissertatio de chyli generatione (Helmstsedt, 1856, in-4°); Physioiogia historica passioitis Jesu-Christi (HeliiiMœdl, 1673, in-4") ; ûevaletudine hominis coguoscenda (1674, in-4°); Uniuersalis introductio in notitiam cujusque generis bonorum scriptorum, ouvrage posthume (1C91, in-4°), etc.

VOGLER (l'abbé George-Joseph), compositeur et habile organiste, né k Wuitzbourg en 1749, mort a Darmstudt en 1814. Il eut pour multres le Père Martini et Valotti, obtint la direction de la chapelle Palatine, à Mauheim, en 1775, et établit dans cette ville une école de musique dont la réputation attira bientôt des élevés de toutes les parties de l'Allemagne. De 1780 k 1786, il parcourut l'Europe, faisant admirer partout son talent comme organiste et son étonnante facilité d'improvisation. Il se plaisait à faire de3 morceaux, de musique imitative, qu'il appelait des tableaux, comme le Lever et le Coucher du soleil, un Orage, un Combat naval, Y Ecroulement des murs de Jéricho, etc. Vogler accepta, en 1810, la place de professeur de musique à l'université de Prague et, plus tard, celle de maître de chapelle de la cour de Darmstadt. Il est l'inventeur d'un nouvel orgue, appelé orchestrion, qui a été quelque temps en usage en Allemagne et en Angleterre. On cite, parmi les élèves de Vogier, Meyerbeer, Weber et Winter.

VOGLÈRE s. f, (vo-glè-re). Bot. Genre d'arbrisseaux, de la famille des légumineuses, tribu des lotées, formé aux dépens des genêts, et dont l'espèce type croît en Allemagne.

VOGLI (Giovanni-Giacinto), médecin italien, né près de Bologne en 1697, mort dans cette ville en 1762. Il lit ses études médicales ii Bologne, et, après sa réception au doctorat, il se rendit à Florence, où il fut attaché a l'hôpital de Santa-Maria-Novella. Puis il

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