‹ Grand dictionnaire Universel du XIXe siècle, vol. 15Chapitre 826 sur 1042 · V. VOMITURIT10N · texte numérisé non relu

V. VOMITURIT10N

— Vomissement de sang. V. hématémèse.

— Art vétér. On sait depuis longtemps que le cheval et les autres solipèdes ne vomissent pas ou ne vomissent que dans des circonstances exceptionnelles. L'obstacle au vomissement des solipèdes réside dans la constrietion du sphincter cardiaque et dans celle du renflement musculeux de l'extrémité inférieure de l'œsophage. A cela se joint un ensemble de dispositions qui agissent dans le même sens. L'estomac des solipèdes est petit; il est séparé des parois de l'abdomen par les grosses courbures du côlon ; par conséquent, il est moins accessible que chez les carnivores il l'action des agents quj constituent les puissances principales du vomissement. Ce viscère ne se distend jamais beaucoup dans les circonstances ordinaires; les matières alimentaires y séjournent peu et passent vite dans l'intestin par un pylore presque toujours béant. Enfin, pour compléter lu série de ces dispositions et de ces circonstances, pour éviter en quelque sorte une lutte entre ces obstacles et des tentatives qui n'auraient pas le résultat qu'elles ont habituellement chez les autres animaux, le système nerveux est peu impressionnable aux causes provocatrices du vomissement; l'ingestion de l'émêtique dans les voies digestives ne provoque, comme on le sait depuis -longtemps, ni nausées, ni efforts de vomissement ; l'émêtique et les au-

' très vomitifs injectés dans les veines en produisent rarement et de peu caractérisés; la pincement, l'étranglement de l'intestin, la ligaiure du pylore, dont les effets sont si remarquables chez les carnivores, ne déterminent point d'efforts chez les solipèdes. Mais cette faible impressionnabilité n'est point la cause unique du non -vomissement ; car, s'il en était ainsi, le vomissement aurait lieu dès qu'une forte pression exercée sur l'estomac viendrait remplacer celle du diaphragme et des muscles abdominaux. Or, les expériences démontrent qu'une forte compression exercée sur l'estomac, fût-elle même supérieure à celle des puissances auxiliaires, ne parvient pas à effectuer, par le cardia, I expulsion du contenu de l'estomac.

Malgré cet ensemble de combinaisons qui s'opposent au vomissement, le cheval peut vomir dans quelques rares circonstances. Il se produit dans diverses conditions, lorsqu'il y a indigestion avec surcharge d'uJimeiiis, hernies, invaginations, affections intestinales; il se moutre quelquefois chez les chevaux al-

- fectés du tic, chez ceux qui portent un jabot en communication directe avec l'estomac, etc. Le plus souvent, il entraîne la rupture du ventricule et la mort. Quoi qu'il eu soit, le vomissement, dans la cheval, est généralement précédé de quelques nausées, mais il ne les suit pas toujours. Au moment de rendre des matières, l'animal se roidit sur les quatre membres, allonge la tête et le cou, ramène

; le menton vers le poitrail, fait une grande inspiration , contracte les muscles abdominaux, et on le voit expulser parles naseaux, rarement par la bouche eu même temps, un liquide jaunâtre, verdâtre, aeéleux, mêlé d'ai'uuents mal élaborés, tantôt déliés, tantôt réunis en petites pelotes, tantôt en petite quantité et tantôt h pleins naseaux. Le cheval qui vomit secoue la têto et fait une forte expiration. Leplussouveui, il ne vomit qu'une fois ; cependant on a vu les efforts se renouveler et le vomissement se répéter plusieurs fois, après des intervalles plus ou moins rapproché;) ou éloignés. Quand la rupture de l'estomac du cheval existe, des symptômes l'annoncent et l'accompagnent quelquefois; niais il est toujours très-difficile d'établir un diagnostic certain sur l'animal vivant; on ne peut même que présumer cette rupture par l'apparition des phénomènes qui décèlent un épaiichement de substances alimentaires dans la cavité de l'abdomen ; tels sont les unxietés, le goiiliemeni et les vives douleurs du ventre, les nausées, le vomissement, etc. Encore de tels phénomènes ne sont-ils pas toujours appréciables, bien que la ruuture existe, et tel cheval, qui en est mort, u a présenté, encore vivant, aucun mouvement qui annonçât qu'il voulût vomir. Mais, d'un autre côte, il y a des faits bien connus qui constatent que le vomissement a lieu, chez tes solipèdes, sans rupture de l'estomac. Pour que le vomissement soit possible, il faut que le cardia et l'extrémité inférieure de l'œsophage soient relâchés, forcés, agrandis comme ces parties le sont, d'après toutes les observations, sur les chevaux qui ont vomi. La paralysie de l'estomac, loin d'être une condition indispensable à l'accomplissement de cet acte, serait, au contraire, un obstacle au vomissement, d'après M. Colin, qui a fait sur ce poiut des expériences concluantes.

Les ruminants ne vomissent pas. habituellement, mais ils vomisseut cependant quelquefois. Kn considérant la disposition de l'esto-

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mac, du cardia et l'extrémité inférieure de l'œsophage, on ne voit rien qui empêche le vomissement de s'effectuer. Au contraire, tout

Îiaralt disposé pour en faciliter l'exécution ; 'œsophage est large, à parois minces, disposé en infutiaibulum à son extrémité gastrique; l'estomac, d'un volume considérable, occupe la plus grande partie de la cavité de l'abdomen et peut être facilement comprimé par le diaphragme et les muscles abdominaux. Les substances provocatrices du vomissement, d'après M. Flourens, produisent' des nausées.et des efforts comme chez les autres animaux, sans cependant amener de vomissement effectif. Ainsi, après l'injection de l'émétique dans les veines, les animaux éprouvent des nausées et ne vomissent pas. De- même, après l'établissement d'une fistule à la caillette, ils sont essoufflés, grincent les dents, se gonflent et font des efforts de vomissement comme si on leur eût injecté de l'émétique dans les veines. Ils ne présentent pas ces phénomènes lorsque les fistules existent nu premier estomac et que le dernier est intact; d'où il suit, d'après M. Flourens, que ks causes provocatrices du vomissement agissent sur la caillette. Pour que le vomissement eût lieu, il faudrait que les matières fussent poussées de la caillette dans le feuillet, de celui-ci dans le réseau, et de ce dernier dans la panse à travers des ouvertures dont les deux dernières sont fort étroites. Mais comme la contraction du dernier estomac entraîne celle des autres, et partant le resserrement de leurs ouvertures de communication, les aliments trouvent, par le fait même de cette contraction, un obstacle a leur cours rétrograde. Il était très-iin- Ïortaiu que tout fût ainsi dispose pour rendre a réjection du contenu, de la caillette trèsdifticile, réjection qui eût amené le mélange de celui-ci avec les aliments non ruminés.

D'autres conditions, en expliquant la difficulté du vomissement de la caillette, impliquent la possibilité du vomissement de la panse. « La panse, dit M. Colin, est presque toujours remplie d'aliments après le repas; lacuiilette ne l'est jamais complètement; il peut y «voir très-fréquemment indigestion de la panse, tandis qu'il n'y a sans doute jamais indigestion de la caillette, attendu que la rumination amène au dernier estomac les aliments eu petite quantité et à mesure qu'ils peuvent être chy minés. Les matières du premier réservoir, si elles sont délayées, peuvent, de même que les liquides et les gaz, franchir aisément le cardia et remonter l'œsophage. On sait que sur le cadavre les matières fluides remplissent le conduit oesophagien et sortent par la bouche pour peu que la léte soit dans une position déclive. Il y u, chez l'animal vivant, surtout après le repas et lors des indigestions, des éructations fréquentes qui, peut-être, entraînent des liquides avec des bouffees"^e matières alimentaires, car, en appliquant l'oreille sur le trajet de l'œsophage, on entend à de fréquents intervalles des bruits qui paraissent indiquer de semblables réjeetions. ■ Dès que ces matières soin arrivées à l'entrés de la bouche, elles sont immédiatement dégluties comme le sont celles qui reviennent normalement à cette cavité lors de la rumination. De ce que la réjection s'opère facilement, il ne faudrait pas croire que rien ne sovt disposé pour ta prévenir. Le cardia, si laige, est constamment contracté chez l'animal vivant; l'extrémité inférieure de l'œsophage se resserre ènergiquement; les piliers ou diaphragme pressent aussi l'casuphuge et notamment lorsque l'estomac est lui-même comprimé, c'est-à-dire lors de l'inspiration et au moment des grands efforts musculaires. Quui qu'il en soit, les ruminants vomissent quelquefois. Tuut porte à croire que les matières expulsees'viennent du rumen, de telle sorte, uit M. Flourens, qu'il y a plutôt une réjection ordinaire viciée qu'un véritable vomissement.

VOMITIF, IVE adj. (vo-mi-liff, i-ve — lat. vomxtivus ; de vomere, vomir). Qui fait vomir, qui provoque le vomissement : hemède vomitif, Uroyue vomitive.

— s. in. Substance employée pour provoquer les vuuiissements : Prendre un vomitif. Les vomitifs sunt généralement des poisons.

— Encycl. Les vomitifs exercent une influence spéciale sur l'estomac et sur les muscles abdominaux. Kn outre, ils donnent lieu à une accélération du pouls, à une augmentation des sécrétions 'et à une action révulsive qui s'exerce sur tout l'organisme. Ce sont de profonds perturbateurs de l'économie, et c'est pourquoi leur action est si rapidement efficace, lis sont surtout indiqués au début des mulauies, taudis que les purgatifs Conviennent mieux vers la tin.

Les vomitifs sont so.. vent administrés dans les cas d empoisonnement pour provoquer l'expulsion des substances toxiques et pour activer le travail sèciétoire qui pousse e^a- Jeuiti.l les substances hors Ou corps. Dans les circonstances où les vomitifs minéraux peuvent être décomposes par le poison, on emploie des oomift/s végê<aux. Lorsque, iluns le uebul d'une lièvre continue, lu langue et toutes les autres parties du tube digestif se revêtent d'un enduit saburral, les vomitifs sont indiqués, car non-seulement ils s'opposent h cette sécrétion morbide, mais encore ils réveillent et régularisent l'énergie des fonctions digestives. L'emploi continu des vomitifs, associé à celui des toniques, pro-

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duit de bons résultats dans la phthîsie pulmonaire.

Les vomitifs répétés coup sur coup sont un remède excellent dans la coqueluche, dans les bronchites et dans le croup. Les enfants surtout se trouvent bien de l'administration de ces médicaments. Notons enfin que la tolérance s'établit rapidement pour eux^t que l'or^; nisme arrive par l'habitude a en supporter impunément de fortes doses.

Les vomitifs fournis par le règne végétal sont la racine d'euphorbe, l'asarum europsum, plusieurs espèces d'apoeynées et de viôlariées, le narcisse, etc. ; mais le plus précieux et le plus usité est l'ipécacuana, cephœlis ipécacuana, de la famille des rubiacées. Le règne minéral fournit l'émétique ou tartrate d'antimoine et de potasse, le plus énergique des vomitifs; l'oxyde d'antimoine, le kermès ou oxysulfure, etc.

VOMITINE s. f. (vo-mi-ti-ne — rad. ttomitifi. chiin. Principe auquel l'ipécacuana doit sa propriété vomitive.

VOMITOIRE s. m. (vo-mi-toi-re — lat. vomilorium; de vomere, vomir). Antiq. rom. Nom donné aux portes qui, dans les théâtres et les amphithéâtres, donnaient accès à la foule dans les divers étages de gradins.

— Fa m. Passage ménagé pour faciliter la circulation dans un théâtre rao'ierne : Les vomitoires de t'orchestre sont encombrés de gaillards qui font mentir les lois d» l'équilibre et de lu physique, en se tenant debout hors du centre de yravité. (Th. Gaut.)

— Ane. niéd. Vomitif.

— Encycl Dans les amphithéâtres des Romains ne l'antiquité, on appelait vomitoires les portes qui ouvraient sur l'intérieur de l'amphithéâtre et conduisaient les spectateurs aux couloirs et aux gradins. Ce nom leur était parfaitement approprié, puisqu'elles vomissaient la foule. Elles étaient en nombre considérable; ainsi, l'amphithéâtre Flavien, c'est-à-dire le Colisée, en comptait soixantequatre. Les anciens nous disent que, grâce à tous ces vomitoires, au dégagement des passages et des couloirs, chacun, sénateur, chevalier, plébéien, pouvait arriver à sa place et en sortir sans trouble ni confusion, et pourtant cet amphithéâtre pouvait recevoir facilement 8i),000 spectateurs.

VOMITO-NEGRO s. m. {vo-mi-to-né-gro — mots espiign. qui siguif. vomissement noir). Méd. Maladie épidèmique qui sévit dans certaines parties de l'Amérique, et qui est ainsi nommée à cause des vomissements de matiè- , res noirâtres qui l'accompagnent. Il On l'appelle souvent fièvre jaune.

— Encycl. V. FIÈVRE JAUNE.

VOMITCR1T10N s. f. (vo-mî-tu-ri-si-on — lat. vomituritio; de vomere, vomir). Méd. Vomissement peu abondant ; envie de vomir non suivie d'effet; régurgitation incomplète de matières contenues dans l'estomac.

— Encycl. La vomiturition diffère du vomissement. C'est un vomissement incomplet, fréquent, «'accompagnant de très-faibles secousses et n'amenant qu'une faible quantité de matières. Ce phénomène est symptoniutique de plusieurs affections de l'estomac ; on l'observe au début des lièvres graves, des affections éruptives, dans les crises nerveuses et surtout chez les enfants affectés d'embarras gastrique, d'entéro-eolite ou de méning.te. Quelquefois la vomiturition est incomplète, et la matière de l'estomac ne parvient pas jusque dans la bouche.

VONCK (François), homme politique belge, né dans les environs de Bruxelles vers 1735, mort en 1792. Après avoir étudié le droit à Louvain.il exerça avec succès la profession d'avocat à Bruxelles et il était regardé comme l'un des premiers jurisconsultes de cette ville, lorsque l'empereur Joseph II entreprit en 1789 d'introduire des réformes dans la situation politique de ses provinces belges. Vonck fut l'un des premiers à se montrer opposé à ces innovations, et il publia à cette époque une brochure qui eut beaucoup de retentissement, puis il se lit le chef d'un comité d'opposition, dont le principal agent était Van der Noot. Ce dernier ne tarda pas a conquérir une influence supérieure à celle des autres membres du comité, et, poussé par l'aristocratie et le olerge,il combattit à outrance les tendances démocratiques des partisans do Vonck. Celui-ci, qui avait été oblige de chercher un asile à Lille, fut déclare traître à la patrie. Dans sa retraite, il écrivit un I mémoire apologétique de sa conduite; mais la plupart des exemplaires ayant été envoyés à Bruxelles y furent saisis par la police de Van der Noot, En 1791, Vouck obtint la permission de rentrer à Bruxelles, où il mourut l'année suivante, sans avoir reparu sur la scène politique.

VONCK.1STE s. m. (von-ki-ste). Hist. Membre u'uu parti démocratique fondé en 1787, et qui reconnaissait pour clief François Vonck.

VONCONDRE s. m. (von-kon-dre). lchthyol.

Poisson au genre cyprin, qui habite les fleuves et les rivières de l'Inde.

VOND ou VONO,le/a.soniumi>romoii/or£«?»

des anciens, cap de la Turquie d'Asie, formé par la mer Noire, sur la côte du pachalik de Trébizonde, à 50 kilom. N.-O. de Keresoun, par 41» 7' de latit. N. et 35° 88' de longit. E.

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Sur ce cap, on trouve un petit village turc du même nom.

VONDEL (Juste van den), célèbre poète hollandais, ne à Cologne, d'une famille d'anabaptistes que la persécution conduisit à Amsterdam, en 1587, mort dans cette dernière ville en 1679. Dépourvu d'instruction, vivant d'un commerce de bonneterie, il dut se former sans maître, apprit les langues anciennes et d>-buta dans la littérature par quelques tragédies, dont le succès détermina sa vocation. Il en composa successivement trente-deux, dont les plus remarquables sont : Patamêde, où, sous le voile des traditions grecques, il flétrissait le meurtre judiciaire d Olden Barnevell par le stathouder Maurice, qui le fit condamner à une amende de 300 florins; Gisbert d'Amstetou le .Sue d'Amsterdam, qui eut un succès national et qui se joue encore aujourd'hui; Lucifer, Jephté, Marie Sluart, etc. Vondel fut à la fuis un grand poète tragique, lyrique et satirique, et lit faire un pas immense à la langue et à lu littérature hollandaises. Les chœurs de ses tragédies passent pour des chefs-d'œuvre. On u encore de lui des Héroïdes sacrées, des Satires, des Poèmes, etc. Il avait embrassé le catholicisme. Dans sa vieillesse, sa pénurie l'obligea d'accepter un modique emploi uu mont-de-piété d'Amsterdam. Ses Œuvres ont été réimprimées en 1850. Enfin, le 18 octobre 1867, une statue a été érigée au poète à Amsterdam.

VOND-S1RA s. m. (von-dsi-ra). Maram. V.

VANSIRE.

VOMTZA, ville de la Grèce moderne, dans la nomarchie d'Acarnanie et d'Etolie, sur une baie formée par le golfe d'Arta, où elle a un petit port de commerce, à 100 kilom. S. de Janina ; 2,200 hab. Arohevêchn grec. Commerce de grains, d'huile d'olive, etc. Celte ville, dont les maisons sont entourées de jardins, et qui est regardée à tort comme i antique Anuctorium, fut pendant longtemps sous la dépendance des Vénitiens. Elle fut cédée aux Français par le traité de Campo- Formio, occupée par eux en 1797 et prise peu après par Ali-Pacha. A l'entrée de la ville, on voit les restes d'une redoute construite par les Français. La citadelle, bâtie sur une colline élevée, est un vieux château vénitien qui tombe eu ruine.

VONONÈS 1er, roi des Parthes, mort l'an 19 de l'ère chrétienne. Fils de Phraates IV, il fut envoyé à Rome comme otage, avec trois de ses frères, et, après la mort d'Orodès 11 (14 après J.-C), Auguste le donna pour souverain aux Parthes. Vononês était demeuré près de trente ans à Ruine, et il avait complètement adopté les mœurs policées de la société romaine. Aussi ses sujets a demi-sauvages furent-ils bientôt mécontents de ses hauitudes paciliques et de son penchant pour les ares et la magniflceuue. Ils offrirent la couronne à Anaban, prince du sang des Arsacides, qui, vaincu dans une première rencontre, revint avec des troupes plus nombreuses et força Vouonès à prendre la fuite. Le prince détrôné se relira d'abord dans l'Arménie, dont les habitants le prirent pour roi. Mais il ne put se maintenir sur ce nouveau trône et alla à Antioehe demander un asile au gouverneur ruinant de la Syrie. Deux ans plus tard, Ueruiamcus le relégua à Poinpéiopolis, en Ciiicie,et ce fut en cherchant a s'éciiapper de cette ville qu'il fut assassiné par un de ses officiers, au passage du Pyramus.

VONONÈS II, roi des Parthes. Il était déjà roi de ia Media lorsque, en l'an 50 de notre ère, il succéda à son père, Goturzès, sur le trône des Arsacides ; mais il fut bientôt après renversé par Vologèse 1er.

VONTACA s. m. (von-ta-ka). Bot. Grand arbre du Bengale, a fruits comestibles : Le vontaca est garni de quantité de rameaux épineux. (V. de Bomare.)

— Encycl. Le vontaca est un grand arbre, à rameaux nombreux et épineux ; ses feuilles se composent de trois folioles arrondies, dentées, luisantes ; ses fleurs, disposées en grappe, ont une corolle -a cinq pécules oblotigs. .Les fruits qui leur succèdent ont une double enveloppe, l'une mince et verdàtre, l'autre dure, ligueuse, presque osseuse ; l'intérieur est rempli d'une puipe visqueuse et jaunâtre, renfermant des graines oblougues et blanches. Cet arbre croit aux Indes orientales, tses feuilles et ses fleurs exhalent une odeur agréable. Son mut, appelé coing du Bengale, a une pulpe d'une saveur aigre-douce ; on le mange à sa maturité ; vert, ouïe confit au sucre ou au vinaigre. Ou l'emploie en médecine contre les cours de venue.

VOORARA s. m. (vou-ra-ra). Syn. de cu-

RARB.

VOOBNE, lie du royaume de Hollande, province de Hollande méridionale, a l'embouchure de la Meuse, à IO.de Bejerlaud, dont elle est séparée par un étroit canal, liile mesure 24 kuoiu. de longueur sur 10 kiioui. de largeur; 28,000 hab. uuef-lieu, Briel.

VOOKST (/Elius-Everard), médecin hollandais. V. Vorst.

VOORST (Adolphe), médecin hollandais. V.

Vorst.

VOP1SCDS (Flavianus), historien latin, né

VORA

à Smyrne. Il vivait an commencement du ive siècle, sous les règnes de Dioclf tien et de Constance Chlore. 11 vint dès sa jeunesse il Rome, s'adonna aux lettres et composa les Vies d'Aurélien, de Tacite, de Fiorien, da Probus, de Carus, de Numérien et de Carin, qui sont comprises dans YBistoire Auguste. On le regarde généralement comme le plu3 habile des six biographes auteurs de ce recueil. Il a de l'érudition, de l'exactitude et de la méthode; mais il manque de critique et partage les superstitions de ses contemporains. M. Baudement l'a traduit en français (collection Nisard).

VOQUER v, a. ou tr. (vo-ké). Techn. Préparer l'argile avec les mains, avant de la mettre sur le tour.

VORACE adj. (vo-ra-se — lat. vorax; de ooj-nje,dovori.-r, qui est rattaché pur t'urtius, à cause de la permutation fréquente du g avec le v,k la racine sanscrite yar, dévorer, engloutir). Qui dévore, qui mange beaucoup et avec avidké : L'aiyle est un oiseau voracb- Le loup est un animal voracb. Le brochet est un poisson vorack. (Acad.) Les rats sont aussi lascifs que voraces. (Buff.) Le porc, qui est le plus voracb des animaux, est aussi celui qu'on engraisse le plus facilement. (Maquel.) Sancho, gros, court, ignoble, vorace, représente ta raison-pratique. (Th. Haut.)

— Qui demande, qui exige, qui digère une grande quantité de nourriture : Un estomac vorace. Un appétit voracb qui survient tout à coup dans la violence d'une maladie aiguë annonce une mort prochaine. (Chomel.)

— Par ext. Qui absorbe, qui dévore de grands biens, de grundes richesses, de grandes ressources : Le budget voraci;. La grasse Flandre était la tentution naturelle de ces gouvernements voraces. (Michelet.)

— Fig. Très-actif, très-absorbant, trèsavide : Un grand amour est un crédit ouvert à une puissance si vorace, que le moment de ia faillite arrive toujours. (iia:z.)

Les magisters qui font, parmi les paperasses, Manger l'heure du jeu par les pensums voraces.

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