‹ Grand dictionnaire Universel du XIXe siècle, vol. 15Chapitre 825 sur 1042 · EC · texte numérisé non relu

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l'œil de la volute

Pour obtenir la volute intérieure, on prend AP égale à une partie ; puis, àdroite'età gauche de E, on porte des distances qui soient

les - de El et de E4; sur les - de (1,4), on

forme un nouveau carré, que l'on désigne par l', 2', 3', 4', on conduit les droites E2', E4', on partage El', E4' chacune en trois parties égales et on achevé le second tracé comme le premier; on obtient ulors douze nouveaux centres, à l'aide desquels on trace successivement du centre l' et du rayon l'P l'arc . PZ, du centre 2' et du rayon î'Z l'arc ,.,, etc. — Moll. Les volutes sont des mollusques à coquille ovoïde, un peu ventrue, k spire peu élevée et mamelonnée, à columelle excavée, garnie de plis obliques, dont les antérieurs sont les plus grands; l'ouverture est grande, plus longue que large, échancrée en avant et a le bord droit arqué. L'animal est ovale, à tète distincte, munie de tentacules triangulaires et assez courts, avec des yeux sessiles à leur base; la bouche, placée à l'extrémité d'une trompe épaisse, est garnie de dents en crochets; le pied, fort large, déborde la coquille de toutes parts et se ploie longitudinalement pour yrentrer. Ce genre renferme un assez grand nombre d'espèces, qui habitent surtout les mers de l'Inde et de l'Australie. Elles vivent sur les fonds sablonneux, dans les parages où l'eau est tranquille. Leurs mœurs sont encore peu connues. Ces mollusques sont généralement carnassiers.

La volute éthiopienne se sert de;» crochets dont sa bouche est garnie pour perforer les coquilles dt- s autres mollusques et sucer leurs parties charnues; cette espèce vit dans les iners du Sénégal et acquiert parfois le poids de 3 à 4 kilogrammes ; on mange sa chair dans le pays. On dit aussi que la volute gondole recueille ses petits pendant un certain temps et leur donne un abri dans l'épaisseur de son pied. Les volutes sont généralement remarquables par les dimensions, les formes élégantes et les couleurs riches et variées de leurs coquilles, qui les font rechercher pour les collections. Il y a plusieurs espèces fossiles des terrains crétacés et tertiaires.

VOLUTE, ÉE (vo-lu-té) part, passé du v. Voluter. Qui est contourné en volute : Des façades à pignons volutes ou taillés. (V. Hugo.)

— Tcchn. Dévidé de dessus les fusées :

Fil VOLUTE.

— Moll. Se dit d'une coquille univalve dont les tours sont enroulés les uns autour des autres dans un plan horizontal. || Se dit aussi du crochet des coquilles bivalves, lorsqu'il offre une spirale qui a plus d'un tour, il Syn. de

VOLUTIDE.

VOLUTELLB s. f. (vo-lu-tè-le — dimin.

du lat. volutus, enroulé). Moll. Genre de mollusques gastéropodes pectinibranches, voisin des volutes, et qui habite les mers d'Amérique.

— Bot. Syn. de cassythe, genre de laurinées. Il Nom donné à deux genres de champignons.

VOLUTER v. a. ou tr. (vo-lu-té — lat. w>luture, même sens. V. volubilb). Enrouler en forme de volute, U Peu usité.

— Techn. Dévider le fil des fusées.

— v. n. ou intr. Former une volute, être enroulé en volute. Il Peu usité.

VOLUTIDE adj. (vo-lu-ti-de — de volute, et du gr. eidos, aspect). Moll. Qui ressemble ou qui se rapporte au genre volute. Il On dit

aussi VOLUTACÉ 011 VOLUTADK, ÉE et VOLUTIN, INE.

— s. f. pi. Famille de mollusques gastéropodes pectinibranches, ayant pour type le genre volute : Les volutides vivantes sont souvent remarquables par leur taille, leurs formes élégantes et leurs couleurs brillantes. (E. Baudement.)

VOLUTITE s. f. (vo-lu-ti-te — rad. volute). Moll. Nota donné par les anciens auteurs aux volutes fossiles.

VOLUTZA, monts de la Turquie d'Europe, ijui s'étendent sur la limite des sangiacs de Tricala et de Monastir et sont une ramification de la chaîne hellénique.

VOLVA s. m. (vol-va — mot iat.). Bot. Nom scientifique de la volve : Le pédicule et le chapeau sont souvent enveloppés complètement par un voile très-fugace appelé volva. (Leinaout.) Il On trouve aussi ce mot employé au féminin.

VOLVACÉ, ÉE adj. (vol-va-sé — du lat.

volva, bourse). Hist. uat. Qui a la forme d'une bourse. ' -

VOLVAIRE s. f. (vol-vè-re — du lat. vol-

VOLV

! vere, enrouler). Moll. Genre de mollusques gastéropodes pectinibranches, formé aux dépens des volutes, et comprenant plusieurs espèces fossiles : Les stries ponctuées des volvaires prouvent que l'animal n'avait pas de manteau enveloppant la coquille. (E. Baudement.)

— Encycl. Les volvaires sont des mollusques à coquille cylindracée, fortement involvée, à spire non saillante, à columelle offrant plusieurs plis à sa partie antérieure; l'ouverture est étroite, aussi longue que la coquille, à bord droit, mince et tranchant. L'animal est peu connu ; d'après Adansou, il serait presque semblable à celui des porcelaines. Les espèces peu nombreuses de ce genre habitent les mers ries pays chauds. Leurs coquilles ont une forme éiégante, des couleurs souvent fort jolies et un poli qui les a fait comparer à des perles. Les sauvages s'en servent pour faire des colliers. La volvaire hyaline est longue d'un peu plus de 0m,01, mince, transparente, d'un blanc corné, quelquefois rayé de fauve. On la trouve clans les mers du Sénégal

VOLVE s. f. (vol-ve— du lat. volva, enveloppe, qui est allié à volvere, rouler, envelopper, d'où aussi volume», volume, etc.). Physiol. Membrane qui enveloppe toutes les parties qui composent l'œuf: La volve, voile général, enveloppe générale ou radicale, est une membrane qui renferme tous les éléments de l'œuf. (D'Orbigny.)

— Bot. Enveloppe membraneuse qui entoure beaucoup de champignons dans leur jeune Age, et se rompt par les progrès de leur croissance.

— Encycl. Bot. La volve ou volva, appelée aussi bourse et par altération bourre, est une sorte de sac membraneux qui enveloppe de toutes parts et renferme complètement, dans leur jeune âge, certains champignons, tels que les amanites, les clathres, etc. Quand le champignon se développe, la volve se rompt, comme la coquille d'un œuf; elle reste alors en entier ou en partie à la base du pédicule, d'où on dit qu'elle est complète ou incomplète. Le plus souvent, la partie supérieure laisse sur le chapeau des débris qui forment des taches blanches ou des sortes de pustules, et qui fournissent quelquefois de très-bons caractères pour la connaissance des espèces alimentaires ou vénéneuses. C'est ainsi qu'on distingue l'oronge de la fausse oronge.

VOLVE, ÉE adj. (vol-vé — rad. volve). Bot. Qui est muni d'un volva: Champignons volves.

VOLVEHA, bourg du royaume d'Italie, province de Turin, district de Pignerol, mandement de None; 2,300 hab.

VOLVERELLE s", f. (vol-ve-rè-le — rad.

volve). Zooph. Genre de polypiers.

VOLV1C, en latin Volovicurn, bourg et commune de France (Puy-de-Dôme), cant., urrond. et à 8 kilom. S.-O. de Kiom, à la base d'un cône volcanique; pop. aè'gl., 2,228 hab. — pop. tôt., 3,522 hab. Exploitation de carrières considérables de laves, fournissant la pierre nécessaire aux constructions de Cleriiiont, de Riom et d'une grande punie de la Limagne, ainsi que pour les trottoirs de Paris. L église paroissiale, classée au n'ombre des monuments historiques, est du style roman; le chœur est bâti extérieurement en mosaïque. Au milieu du bourg, on voit une belle fontaine surmontée d'une pyramide triangulaire et d'une urne. Aux environs, on voit les restes du château de Tournoel. C'est une des plus belles ruines féodales du département du Puy-de-Dôme. Ce château est en partie démantelé, mais le donjon et quelques vieilles tours bien assises Sur le rocher bravent encore les efforts *du temps et des hommes. Cette forteresse fut regardée comme imprenable jusqu'à l'époque où Gui de Dunipierre s'en empara, sous le règne de Philippe- Auguste. Charles d'Apchon, qui en était gouverneur, le défendit contre les ligueurs eu 1590 et périt les armes à la main dans une sortie. Assiégé de nouveau par les ligueurs en 1594, il fut pris et en partie brûlé.

VOLVOCE s. m. (vol-vo-se). Infus. V.volvox.

VOLVOCIEN, IENNE adj. (vol-vo-si-ain, i-è-ne — rad. volvox). Infus. Qui ressemble et qui sa rapporte au volvoce.

— s. m. pi. Famille d'infusoires, ayant pour type le genre volvox.

— Encycl. Les volvociens sont indiqués dans la clasSUiculiôn des iul'usoires du célèbre Ehrenberg comme constituai) tla-troisième des sept familles qui, d'après ce nticrogruphe, composent laseconde classe de ces petits êtres, celle des polygastriques , é.ablie par lui en parallèle de celle des rotateurs (v. ces mots), et ils ont pour caractères : corps de forme constante, lissipare en un seul sens et globuleux. Ils se retrouvent aussi dans la classification toute moderne.de M. Dujardin et y occupent le cinquième rang dans les dixsept ordres d'infusoires de ce patient observateur, sous l'indication des caractères suivants : « 1° dépourvus de cils vibratiles, de bouche et de cavité alimentaire ; <"» appendices moteurs, formés d'expansions charnues; 3° animés d'un mouvement ondulatoire; 4<> sans tégument distinct ; 5° agrégés ; 6" nus.»

VOME

VOLVOCIVORE s. m. (vol-vo-si-vo-re — dt. lat. volcox, pyrale; voro, je dévore). Ornith. Genre de passereaux, du groupe des deutirostres, dont l'espèce type vit au Bengale.

VOLVOX s. m. (vol-voks — du lat. volvox, chenille de la pyrale). Infus. Genre type de la famille des volvociens : Les premiers observateurs ont regardé tes volvox comme des individus isolés. (L. Laurent.) !] On dit aussi volvock.

— Encycl. Infus. Ce genre est caractérisé par un corps très-petit, simple, transparent, gélatineux, sphérique ou ovoïde, tournant sur lui-même comme sur un axe, et renfermant souvent des globules plus petits, qui paraissent être des corps reproducteurs.

L'espèce type est le volvox globuleux, qu'on trouve dans les eaux stagnantes. Toutefois, les zoologistes ne sont pas d'accord sur la nature de ces êtres; pour les uns, ce sont des individus isolés, à surface lisse ou garnie de cils vibratiles, servant à la locomotion; pour les autres, ce sont des agglomérations d'individus monudifonnes, pourvus chacun d'un ou de deux cils ou filaments, et situés dans l'épaisseur ou à la surface d'une membrane commune, sphéroïde, creuse, remplie d'eau. Ces volvox s'accol*-nt les uns aux autres et forment des musses arrondies qui tourbillonnent et roulent dans l'eau, au moyen de mouvements que font les tentacules filiformes des individus ainsi associés. Ehrenberç a cru pouvoir attribuer à chacun des volvox une bouche, des vésicules org»nes de nutrition, des organes sexuels et même un œil. M. Dujardin, tout en admettant l'individualité de ces petits animaux, a rejeté chez eux l'existence d'urganes aussi complexes. De plus, ce naturaliste a cru pouvoir distinguer différentes espèces de volvox qu'il désigne sous le nom de volvox doré, étoile, etc. Mais on croit généralement que ces prétendues espèces ne seraient que des états différents d'un seul et même infusoire, le volvox globuleux. V. volvocien et inpusoirk.

VOLVOXIS s. m. (vol-vo-ksiss — du lat.

volvox. pyrale). Bntom. Syn. de thalacrk et d'ANisoTOMK, genres d'insectes.

VOLVULE s. m. (vol-vu-le — du lat. volvere, rouler). Moll. Syn. de maillot etf de clausilib, genres de mollusques puhnoiiés.

VOLVULUS s. in. (vol-vu-luss — du lat.

volvere, enrouler). Pathol. luvaginatiou des intestins.

— Encycl. V. ILÉUS.

VOLVUR s. f. (vol-vur). Prophétesse et magicienne Scandinave. D On dit aussi vokluk.

VOLVUS s. m. (vol-vuss — du lat. volvere, enrouler). Bot. Nom qu'on a donné quelquefois aux vrilles des plantes grimpantes.

VOLVY s. m. (vol-vi). Bot. Genre de champignons, comprenant une seule espèce, qui croit dans le Maryland, aux Etats-Unis.

VOMANO, le Vomanus des Romains, petit fleuve du royaume d'Italie, province de l'Abnizze Ultérieure l", l[ prend sa source à 13 kilom. N.-E. d'Aquila, sur le versant oriental de l'Apennin central, coule au N.-E. et se jette dans l'Adriatique, a 8 kilom, N.-E. d'Atri, après un cours de "0 kilom.

VOMBAT s. m. (vom-ba). Mamm. Syn. de phascolomh, genre de marsupiaux.

VOMER s. m. (vo-mèr — mot lat. qui signif. soc de charrue. Le latin vomer a été rattaché par quelques-uns à-la même famille que le verbe vomere, vomir, qui vient luimême de la racine sanscrite nom, lancer, vomir; mais ce rapprochement parait peu sûr à Curtius). Anat. Os qui forme la partie postérieure de la cloison des fosses nasales, et qui a la forme d'un soc de charrue renversé.

— Ichthyol. Genre de poissons, de la famille des scombéroïdes, type du groupe des vomérins, comprenant plusieurs espèces, qui vivent dans les diverses mers, quelques antres qui sont fossiles, et que l'on rencontre dans les terrains schisteux.

— Encycl. Anat. Le vomer est un os im- ■ pair symétrique, mince et irrégulièrement quadrilatère, situé sur la ligne médiane dans les fosses nasales, dont il forme la cloison en arrière. On lui décrit deux faces et quatre bords.

Les deux faces du vomer sont ordinairement planes ; cependant il n'est pas rare de les voir déjetées d'un côté ou de l'autre de la ligne médiane, et alors elles sont concaves et convexes en sens opposé. Elles sont lisses et tapissées par la muqueuse pituitaire. Le bord supérieur, le plus court et le plus épais de tous, présente une profonde gouttière destinée à recevoir la crête inférieure du sphénoïde. Ou donne le nom d'ailes du vomer aux deux lèvres de cette gouttière, qui forment en »e déjetant eu dehors un canal incomplet traversé par quelques petits vaisseaux et filets nerveux. Le bord inférieur, qui se termine en avant derrière l'épine nasale, est reçu dans une rainure formée en arrière par l'union des palatins et antérieurement par celle des deux os maxillaires supérieurs. Le bord antérieur s'articule en haut avec l'extrémité inférieure de la lame perpendiculaire de l'ethmoïde, et en bas avec le cartilage de lu cloison. Le bord postérieur ou

VOMI

guttural libre, mince et tranchant, forme un an gl * obtus avec le bord inférieur ; il sapai e les ouvertures postérieures des fosses nasilles.

Le «orner, qui se développe par un seul point d'ossification visible vers la iln du deuxième mois de la vie fœtale, est formé" de deux lames compactes adossées l'une à l'autre. en bus et séparées supérieurement par un peu de tissu spongieux.

— Iehihyol. Les vomers ont pour caractères principaux : un corps très-comprimé, plus haut que long, à écailles tt peine visibles, si ce n'est sur la ligne latérale; le front tranchant et très-élevé, a cause de la saillie de la crête occipitale qui se continue sur le frontal ; les mâchoires presque nues, peu extensibles, à bord tranchant et muni de dents assez petites pour être à peine sensibles au toucher; te ventre, aussi tranchant que le front, est soutenu par la charpente osseuse ; l'anus avançant jusque sous les nageoires ventrales. lie vomer de Brown, espèce type du Relire, atteint jusqu'à O"1,^- de longueur; il est relativement allongé et présente un profil presque vertical; mais un peu concave ; le sommet de la tête est le point le plus élevé de la ligne dorsale ; tout son corps est d'une couleur argentée, avec une teinte plombée le long du dos; les nageoires sont d'un gris jaunâtre.

VOMÉRIN, INB adj. (vo-mé-rain, i-ne — rad. vomer). Ichihyol. Qui ressemble ou qui se rapporte au genre vomer. Il On dit aussi

VOMÉRIDE et VOMKROÏDE.

— s. m. pi. Groupe de poissons, de la famille des scombéroîdes, ayant pour type le genre vomer.

VOMICINE s. f. (vo-mi-si-ne — rad. vomique). Uhitn. Alcaloïde extrait de la noix vomique,

VOMI-PURGATIF, IVB adj. (vo-mi-purga-tiff, i-ve — de vomitif 91 de purgatif). Héà. Qui est à la fois vomitif et purgatif : llésine

VOMI-PURGATIVB.

— s. m. Remède vomi-purgatif : Administrer ies VOMI-PUROATIF8,

VOM1QUE adj. f. (vo-mi-ke — du lat. vomica, nb.es, qui vient de vomere, vomir, et se rattache à la racine sanscrite vam, lancer, vom'rr, grée emrô, lithuanien xoemjn, etc. V. voMinj. Bot. JVuix vomique, Fruit du vomiquier, qui est un vomitif très-énergique.

— s. f. Pathol. Amas de pus qui est quelquefois évacué par une sorte de vomissement : U a rendu une vomique. (Acad.)

— Encycl. La noix vomique est orbiculaire, aplatie, un peu convexe d'un côté, concave de l'autre, où elle offre sou point d'attache. Son épisperme est gris, lisse et d'un aspect velouté au dehors. A l'intérieur, elle est constituée par un endosperme corné, d'une trèsforte amertume, soudé intimement avec l'épispernie. Elle renferme, comme la fève de Suint-Ignace, de la strychnine et de la bruciue (\omiciue de quelques chimistes). Desnoix y u rencontré une troisième aminé, l'igasurine. Klle renferme, en outre, de la cire, une nwti.-re colorante jaune, de l'amidon, de la gomme.

Nou* passerons rapidement en revue l'action physiologique de la noix vomique, traitée plus longuement au mut strychnine. Après l'ingestion de la poudre de noix vomique, l'animal éprouve du vertige, sa marche est moins sine. Vient ensuite la contracture des muscles du cou. On observe encore de petites secousses convulsives, tétaniques, fulgurantes, comparables à de faibles décharges électriques. Les effets augmentent rapide-, meut, les secousses deviennent plus prononcées. Les mâchoires se serrent (trisnius), la. tète se renverse, la bouche écume, lus membres se roidissent, la respiration se ralentit, le pouls uuasi, puis la mort vient terminer ces scènes, précédée d'un moment de profonde stupeur et d'insensibilité complète.

1 gramme de poudre suftit pour tuer uu chien de forte taille. Murray cite l'empoisonnement d'une jeune lille avec lgr,50. Son action se porte sur le système nerveux, sur ie cervelet surtout. Les nerfs de la inutilité sont surexcités violemment. Pendant que ces cffetsénergiques se font sentir, l'intelligence n'est pas troublée. Il ne survient pas d'hallucinations. On note cependant des éblouisseineuts. A petite dose, chez l'homme, il ne survient de fourmillements que quatre a cinq • jours après. Ces phénomènes se prolongent pendant quinze jours au plus. La pupille se dilate. Il y a de la somnolence. L'orgasme vénérien est porté, chez la femme, jusqu'à la nymphomanie. Cet effet se produit moins chez l'homme. 11 est à remarquer que l'administration de la noix vomique détermine de la démangeaison du cuir chevelu, d'abord, du reste du corps ensuite.

Du côté de lu circulation, on n'observe aucun phénomène notable. Le pouls reste toujours calme, quelle que soit la dose de substance ingérée.

L'action de la noix vomique sur le tube digestif augmente l'appétit, qui va quelquefois jusqu'à la boulimie. Les garde-robes sont plus fréquentes. Cette exaltation des facultés digestives persiste pendant l'emploi du remède et longtemps encore après, pourvu toutefois que la dose ne soit pas portée trop haut, car, dans ce cas, il n'est pas rare de voir survenir tle l'anorexie.

VOMI

Les urines sont augmentées ; la miction devient plus fréquente. Quoique les alcaloïdes rie la noix vomique restent quelque temps dans l'économie, ils sont à la fin rejetés par les reins, non décomposés. Un fait d'observation, c'est que la noix vomique est plus dangereuse, à dose égale, pour les carnassiers que pour les ruminants.

Les Arabes employaient la poudre de noix vomique contre la morsure des serpents. Dans l'Inde, elle servait à empoisonner les flèches ; pendant longtemps, en Europe, on ne s'en servit que pour détruire les animaux dont on voulait se débarrasser. Fouquier d'abord, Bretonneau ensuite, connaissant, d'après les expérimentateurs, les propriétés physiologiques de cette substance, l'employèrent dans les paralysies en général, dans les paraplégies et les hémiplégies en particulier. D'après leurs essais thérapeutiques, elle agit mieux dans les paralysies anciennes. Dans les hémiplégies récentes, ils virent quelquefois les accidents cérébraux, sons son influence, prendra une intensité nouvelle. Trousseau l'essaya dans les anciennes paralysies symptomatiques d'hémorragie3 cérébrales et de ramollissements. U en obtint des résultats inespérés. C'est surtout dans les paralysies par lésion ou compression de la moelle que la noix vomique donna de bons résultats. Tanquerel l'a beaucoup vantée dans les paralysies saturnines. ■ Les effets de la noix vomique sur les parties paralysées sont fort remarquables. Les étincelles, les secousses, les fourmillements se manifestent plus particulièrement dans les membres privés de sensibilité et de mouvement, et c'est même une condition de succès, car lorsque des parties paralysées ne sont pas vivement influencées par la noix vomique, il y a peu d'amélioration à espérer. » (Trousseau.) Les oculistes l'ont préconisée dans l'amaurose ne reconnaissant pas pour cause la compression. du nerf.optique. L'incontinence et la rétention d'urine ontété traitées avec avantage par l'usage de l'extrait de noix vomique, à la dose de ogr,20 à 0gr,40 par jour. L'impuissance et la spermatorrhée disparaissent presque toujours. La danse de Saint-Guy, ordinairement si rebelle, a plusieurs fois disparu par l'emploi prolongé de cet extrait. Quelques praticiens ont employé la noix vomique, pour son amertume, comme tonique, dans les dyspepsies. Il est probable, dans ce cas, qu'elle agit plutôt sur les tibres lisses (libres musculaires de la vie organique). Srhulz la donnait en poudre contre les vers intestinaux, et dans les pays d'Over^Yssel, elle est encore prescrite contre le ténia, associée aux drastiques. Hargstrom l'a administrée à des dysentériques. La plus grande prudence est recommandée dans 1 emploi de ce médicament. On a vu des sujets chez lesquels de petites doses suffisaient déjà pour déterminer des effets très-violents et chez lesquels on était obligé de diminuer la dosé du remède ou d'en suspendre tout à fait l'emploi. Il ne faut pas cependant se laisser effrayer par les légers spasmes qu'il produit d'abord. Ces spasmes ne peuvent avoir de gravité que s'ils sont portés trop loin.

La noix vomique s'administre sous la forme de poudre, d'extrait alcoolique et de teinture. Les alcaloïdes se lionnent à doses bien plus faibles. La poudre de noix vomique s'administre a la dose de 0gr,05 à 0gr,75 dans les vingt-quatre heures; l'extrait alcoolique, le seul employé, à celle de ogr.Ol h 0gf,60. La teinture n'est guère conseillée que pour lotions ou fomentations à doses indéterminées.

— Pharm. La poudre de noix vomique s'obtient en soumettant la semence à la râpe, après l'avoir ramollie par l'exposition à la vapeur d eau. On la passe aussi au moulin. Cette poudre sert surtout à l'extraction des alcaloïdes.

L'extrait alcoolique se prépare en évaporant de l'alcool k 90u, ayant macéré sur de la noix râpée. Elle fournit à ce menstrue le dixième de son poids d'extrait. L'extrait aqueux est rarement employé ; on le dit plus actif.

La teinture se fait avec : alcool à 90°, 5 grammes; noix vomique, 1 gramme. Elle renferme les igasuratesdes aminés, la matière colorante et la matière grasse.

La noix vomique fuit la bsfse de la poudre de Hufeland, employée avec succès dans quelques cas de dyssenierie. Elle est un poison violent; aussi les pharmaciens ne la délivrent-ils que sur l'ordonnance signée d'un médecin. V. strychnine, brucine, igasurink.

VOMIQU1ER s. m. (vo-mi-kié — rad. vomique). Bot. Nom vulgaire d'une espèce de strychnos, dont le fruit est appelé noix vomique : Le voMiqoikr, qui acquiert, en général, une gronde hauteur et dunt la circonférence est quelquefois d'environ 4 mètres, croit à Ceylau, au Malabar et sur la côte de Coromanûel. (R. Hyenue.)

— Encycl. Le vomiquier est le caniram de Rheede. Son tronc, élégant et des plus gracieux, se couvre d'un vert feuillage. Les feuilles sont opposées, ovales, arrondies, à cinq nervures ; ses fleurs sont petites, disposées en ombelles axillaires, d'une odeur faible, agréable. Son fruit est une baie globuleuse, ayant la forme d'une orange, mais couverte d'une écorce rouge, dure et lisse ; il est uniloculaire et ne présente d'autre vestige de la seconde loge de l'ovaire qu'une petite cavité observée dans l'épaisseur de la coque, près du pédoncule. L'intérieur est rem.

VOMI

pli par une pulpe visqueuse, au milieu de laquelle sont logées un petit nombre de semences orbieulaires, aplaties, fixées par leur centre. Elles présentent, sur un point de leur circonférence, une légère proéminence répondant à la chalaze et à la radicule de l'embryon. Ces semences constituent la noix vomique. Rheede ciie trois variétés de vomiquier.'V. STRYCHNOS.

VOMIR v. a. ou tr. (vo-mir — lat, vomere-i mot qui se rattache à la racine sanscrite vam, vamûmi, lancer, vomir, restée dans le grec emeô, vomir, pour Femeâ, et le lithuanien wemju, même sens. De là aussi le sanscrit twtmai/ius, vomissement, vamanam, maladie, varnin, malade; le latin vomilus, vomissement, le lithuanien vemimas, même sens, et l'ancien norrois coma, nausée, vomea, avoir des nausées. Curtius croit que la comparaison du latin vomer, soc, est moins sûre que celle de vomica, abcès. Le rapprochement que Bnpn établit avec le vieux haut allemand wemmju, maculer, corrompre, wamus, tache, offre nue différence de signification trop marquée). Rejeter par la bouche, hors de la gorge ; Vomir de la bile, du sang. Vomir son déjeuner.

— Par ext. Lancer violemment hors de soi, dégorger : Les canons vomissent le fer et te feu. La /b;ï(fline, vomissait l eau par trois têtes de mascarons. Le mont Etna, le mont Vésuve vomissknt quelquefois des torrents de feu, des tourbillons de flamme. (Acad.)

L'onde approche, sa brise et vomit a nos yeux Parmi les flots d'écume un monstre furieux.

Racine.

Il Evacuer, en parlant d'un lieu occupé par des personnes : Les théâtres commençaient à vomir leurs flots de spectateurs.

— Fig. Proférer, laisser échapper avec violence : Vomir des injures, des blasphèmes.

— Absnl. : Vomir facilement. Avoir de la peine à vomir. Faire des efforts pour vomir. U est iynobte de se gorger salement de nourriture et de boissons jusqu'à crever d'indigestion ou vomir de crapule, comme ces bêtes immondes qui vont se remplir des excréments mêmes. (Virey.)

— Envies de vomir, Nausées, mouvement qui se produit dans les voies digestives supérieures, et qui annonce souvent les vomissements ; J'ai eu les intestins brouillés, des envies de vomir, de la fièvre, de l'insomnie ; je devais être émétisé aujourd'hui. (Dider.)

— Pop. Vomir tripes et boyaux, Avoir de grands vomissements.

— Vomir feu et flamme, Prononcer des paroles extrêmement violentes.

— Cela fait vomir, ferait vomir; C'est à faire vomir, Cela est fort dégoûtant, an physique ou au moral : C'est à faire vomir que d'enlendre un vilain se qualifier de baron. (Ain. Thierry.)

— Mar. Vomir des étoupes, Se dit des navires qui laissent sortir les étoupes par leurs coutures.

VOMISSEMENT s. m. (vo-mi-se-man — rad. iinMir)., Action de vomir : Etresiijet aux vomissements. L'eau tiède provoque le vomissement. H faut arrêter ce vomissement.

(Acad.) Le vomissement a lieu quand la digestion stomacale est ulcatine. (Kaspail.) Toute cause qui provoque le vomissement agit à la manière des poisons. (Raspail.)

— Jietourner, revenir à son vomissement, Dans le langage de l'Ecriture, Retomber dans ses erreurs, dans son péché.

— Encycl. Physiol et. pathol. Il y a vomissement quand les matières contenues dans l'estomac sont expulsées par la bouche. Cette expulsion a lieu lorsque, sous l'influence d'une cause perturbatrice dont le système nerveux est le point de départ, la contraction du diaphragme et celle des muscles abdominaux sont simultanées. L'orilïce pylorique reste fermé, tandis que l'orifice eardiaque s'ouvre et laisse une issue aux matières contenues dans l'estomac. L'ouverture du cardia est déterminée par une contraction spusmodique des libres longitudinales de l'œsophage, jointe à celle des muscles abdominaux et du diaphragme. La contraction de ces libres.dimiiuie la longueur de ce conduit et tend à vaincre en même temps la contraction de l'orifice cardiaque.

Les causes actives du vomissement sont, en première ligue, la contraction des muscles abdominaux, et, en seconde ligne, la contraction du diaphragme (Ma^emiie). Quand on suspend à la fois l'action du diaphragme par la section des nerfs phréniques et l'action des muscles abdominaux par l'ouverture de l'abdomen, le vomissement devient impossible. Il n'eu résulte pas cependant que l'estomac reste iuactif dans le phénomène. Outre la disposition nécessaire de l'orifice cardiaque, les contractions lentes de l'estomac appliquent les parois de cet organe sur les matières coutenues dans son intérieur, de manière que ces matières ne fuient pas d'un pointa l'autre de sa cavité quand les forces musculaires abdominales agissent. Les matières vomies sont expulsées par la bouche; le voile du palais, tendu et appliqué contre la paroi postérieure du pharynx, s'oppose à leur passage dans les fosses nasales. L'acte du vomissement se complique, la plupart du temps, du phénomène de l'effort dans lequel de nombreuses puissances musculaires sont mises en jeu.

Une foule de causes déterminent le vomis-

VOMI

sèment. La fumée de tabac, une classe considérable de subs'ances toxiques et médicamenteuses, le balancement de l'escarpolette, le mouvement du navire ou de la voiture, le passage d'un calcul dans les voie-' biliaires ou urinaires exercent sur ta moelle allongée l'influence sous laquelle sont produites les contractions spasmodiques du vomissement.

La section des nerfs pneumo-gastriques n'empêche pas le vomissement, puisque ces nerfs ne gouvernent que l'estomac et l'œsophoge.

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