O SIC
Thiobenzoate potassique.
csh5,c ; 0
Sulfure
de benzoyle
(anhydride thiobenzolque).
" C6il5'C|AzH» "t Benzamide.
BAzH»
Ammoniaque.
GflU8>C!sAzH4 Thiobenzoate d'ammonium:
4° En chauffant le bisulfure de benzoyle avec une solution alcoolique d'hydrate ou de sulfhydrate de potassium. Bans toutes ces réactions, l'acide thiobenzolque est obtenu & l'état de sel potassique; pour l'avoir libre, on le précipite par l'acide chlorhydrique de la solution aqueuse de ce sel. Il forme d'abord une huile jaune qui, refroidie dans de la glacé, se prend en une masse cristalline blanche et rayonnée qu'on peut purilier eu
THIO
la lavant à l'eau et en la dissolvant à l'air. Cet acide fond à la température de la main (240 environ) et présente une odeur sulfureuse particulière. Exposé à l'air, il se volatilise un peu, probablement en se décomposant partiellement. On peut le distiller avec le secours de la vapeur d'eau; mais il se décompose k la distillation sèche, avec production d'acide benzoïque, de produits divers et d'un résidu charbonneux. L'alcool le dissout facilement, l'éther et le sulfure de carbone le dissolvent en toutes proportions. 11 ne cristallise pas de sa solution dans un de ces deux derniers liquides, quelque concentrée que puisse être cette solution, et même si on la refroidit avec de la neige et du sel marin. Toutefois, abandonnées à l'évaporation au contact de l'air, ces solutions laissent une huile jaune qui se prend ensuite en une masse cristalline de bisulfure de benzoyle. V. plus loin.
Fleischer a obtenu une modification cristalline de l'acide thiobensoïque par l'ébullition prolongée de l'aldéhyde thiobenzolque avec l'acide azotique de 1,3 de densité. Pour séparer ce corps de l'acide benzoïque formé en même temps, on sature le liquide par le carbonate sodique, puis on y ajoute de 1 acide chlorhydrique aussi longtemps qu'une addition de cet acide donne lieu à la formation d'un précipité huileux. On recueille ce précipité, on le chauffe à 160° dans un courant de gaz carbonique et 011 le fait cristalliser dans l'eau chaude. L'acide thiobenzolque ainsi obtenu est plus soluble dans l'eau que l'acide benzoïque et se sépare de ce liquide sous la forme d'une poudre cristalline jaunâtre, tandis qu'il cristallise en touffes d'aiguilles blanches dans l'alcool ou la benzine. L'acide cristallisé CH6OS, - H^O perd son eau de cristallisation (6,1 pour 100) à HO" et devient alors moins soluble dans l'eau. Forcement chauffé, il noircit sans fondre. Si l'on songe que l'aldéhyde thiobenzolque répond à la formule
C«H»,C j fj
et que l'oxydation des aldéhydes transforme ces corps en acides pur la substitution de OH k H, il y a tout lieu de supposer que l'acide thiubenzolque de Fleischer n'est autre que l'acide isothiobenzoîque
C6H«,CJ|H,
dont nous prévoyions plus haut l'existence et la formation probable par l'action successive du perchlorure de phosphore et de l'eau sur l'acide dithiobenzoïque.
M. Cloez avait aussi décrit jadis un corps auquel il avait donné le noind acide thiobenzolque et dont il avait fixé le point de fusion k lîO°; mais, d'après Engelhardt, Latsehinoff et Malyscheff, ce corps n'était autre que le bisulfure de benzoyle (v. plus bas), composé dans lequel l'acide thiobenzolque se convertit facilement par oxydation à l'air, lorsqu'il est a, l'état liquide.
Chauffé avec de l'acide azotique, l'acide thiobenzolque s'oxyde et forme du bisulfure de benzoyle et de l'acide benzoïque. Il sa dissout dans l'eau de baryte et dans les solutions aqueuses de carbonate de sodium, d'où il expulse l'anhydride carbonique. L'ammoniaque aqueuse le dissout; mais en, évaporant la liqueur uu bain-marie, on détermine la décomposition d'une partie du sel ammonique, avec production de sulfure d'ammonium.
— Tkiobenzùates. Thiobenzoate de potassium C^H^OSli. On le prépare comme nous l'avons dit plus haut. 11 est très-soluble dans l'eau, ainsi que dans l'alcool chaud. Par lu refroidissement de sa solution alcoolique, il cristallise en larges tables ou prismes d'une transparence parfaite, qui possèdent toutefois une légère teinte jaune. Ses solutions aqueuses laissent déposer du bisulfure de henzoyle lorsqu'on les traite par l'iode dissous dans l'iodure de potassium aqueux :
8C1HSKOS + is = 2KI + (CWO)îS*
Thioben- Iode. lodure Bisulfure
zoate potassique. de
potassique. benzoyle.
Elles donnent, avec le sulfate cuivrique, un précipité verdàtre qui, au contact d'un excès de réactif, vire peu à peu au rouge brillant.Le sulfure de carbone extraitdu bisulfure de benzoyle de ce précipité une fois qu'il est devenu rouge. Avec le chlorure ferrique elles produisent un précipité brun violet qui tourne au jaune lorsqu'on le chauffe. Le même sel potassique, mais, en solution alcoolique, prend, sous l'influence du chlorure ferrique, une couleur brun violet fugace et laisse ensuite déposer du bisulfure de benzoyle blanc, tandis que le chlorure ferrique se réduit a l'état de chlorure ferreux.
— Thiobenzoate de sodium C'H'OSNa. On le prépare en dissolvant l'acide libre dans du carbonate de sodium. 11 est très-soluble dans l'alcool, d'où il se sépare, lorsqu'on évapore sa solution, sous" la forme d'une masse à cristallisation indistincte.
— Thiobenzoate de baryum (C7H«0S)*Ba" (à 120°). Ce sel est également ires-soinble dans l'alcool. Il cristallise, par l'évaporatiou de sa solution alcoolique, eu lamelles hydratées qui perdent facilement. leur eau. Le sel barytique de l'ucide thiobenzolque de Fleis-
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oner (isothiobenzoate) se dissout facilement dans l'eau, difficilement dans l'alcool et forme des croûtes dures, composées de petits nodules renfermant (CH&SO)2Ba",ïH20, qui perdent- facilement leur eau lorsqu'on les abandonne sous une cloche au-dessus d'un vase rempli d'acide sulfurique.
— rAio6eiîio<[J« de plomb (C'H»0S)»Pb".
C'est un précipité blanc, insoluble dans l'eau, mais facilement soluble dans le sulfure de carbone bouillant, d'où il se sépare par le refroidissement en petites touffes d'aiguilles. Chauffé, il noircit par suite de la formation d'une certaine quantité de sulfure de plomb.
— Thiobenzoate d'argent CH»OSAg. C'est un précipité blanc jaunâtre, insoluble dans l'eau. L'eau bouillante ne le décompose que très-peu; mais si l'on fait bouillir une solution aqueuse de thiobenzoate potassique avec
I un excès d'azotate d'argent , le précipité , formé noircit et se convertit en sulfure d'urgent et en acide benzoïque.
— TlIIOBKNZOATHS ALCOOLIQMES OU BTHKI5S
thiobenzoïquks. Thiobenzoate d'éthyle
CH50S,C2HS.
Ce corps a été obtenu pour la première fois par Tiltscheff dans l'action du chlorure de benzoyle sur le mercaptide Je plomb :
(CibHlj*iSÏ + 2(C7H50,C1) - Mercaptide Chlorure
de plomb. de benzoyle.
Pb"C12 -j- 2
/CÏII3 j \
Chlorure Thiobenzoate
de plomb. d'éthyle.
Il se forme encore lorsqu'on fait bouillir un mélange d'iodure d'éthyle et de thiobenzoatâ d'argent. C'est un liquide huileux, incolore, transparent, qui, par son odeur, rappelle k la fois le mercaptan et le benzoâte d'éthyle. Il bout à H2°, est insoluble dans l'eau, soluble dans l'alcool et l'éther. Bouilli avec des solutions alcooliques d'hydrate et de sulfhydrate de potassium, il donne du mercaptan, du benzoâte et du thiobenzoate potassiques. Bouilli avec de l'acide azotique et suivant la concentration de ce dernier, il donne de l'acide benzoïque ou nitro-benzolque et de l'ucide éthyl-sulfureux. Le thiobenzoate d'-amyle CWOS.C&H'l, obtenu par l'action du chlorure de benzoyle sur le mercaptan amyiique, est liquide, huileux, insoluble dans l'eau, facilement soluble dans l'alcool et l'éther, bouillant à S7t» en se décomposant en partie. Ses réact ons sont complètement analogues à celles du thiobenzoate d'éthyle,
— Anhydride thiobbnzoIquk ou sclkurk db bbnzoylh
CWO j Q CUISO j *»■
Ce corps se produit par l'action du chlorure de benzoyle sur le monosulfure de potassium :
2CH»û,Ct + KîS Chlorure de Sulfure
benzoyle. de po-
tassium.
- *KC. + g{5g|s.
Chlorure Sulfure de
potas- benzoyleou anhy.
eique. dride thioùenzûfque.
Le produit de la réaction, lavé avec de l'eau chargée de carbonate de soude, laisse une huile solulîle dans l'éther. En évaporant la solution éthérèe, on obtient le sulfure de benzoyle sous la forme d'une huiie qui se solidifie à une basse température en une masse cristalline et qu'on peut purifier paruue nouvelle cristallisation dans l'éther. L anhydride thiobenzolque est insoluble daus l'eau, facilement soluble dans l'éther, d'où il se sépare, lorsqu'on évapore sa solution à une basse température, en gros cristaux prismatiques qui ont l'éclat de ta cire. Il bout k 4i° et se décompose à la distillation sèche, en laissant un résidu de charbon et en donnant plusieurs composés huileux ou cristallins non encore examinés. Il se dissout facilement dans l'ammoniaque aqueuse tiède, en formant de la benzamide et du thiobenzoate d'ammonium.
Il se dissout aussi dans le sulfhydrate de potassium en solution alcooliqueavec formation de thiobenzoate de potassium.
— Bisulfure du bknzoyle (CH50)î$ï.
C'est le corps que Cloez avait autrefois décrit comme acide thiobensoïque. On l'obiiont en oxydant à l'air une solution éthérée ou sulfooarbonique d'acide t/iiabenzoïque. On peut aussi employer l'acide azotique, ou bieu oxyder le thiobenzoate de potassium en solution aqueuse par l'iode, le sulfate cuivrique et le perchlorure de fer. Il prend encore unissance, en même temps que le monosulfure étudié ci-dessus, lorsqu'on chauffe duucement du sulfure de plomb avec une solution éihérée de chlorure de benzoyle. Ûlosling l'a obtenu par l'action du sulfure d'hydrogène sur l'anhydride benzoïque. Une bonne méthode de préparation consiste à verser, dans une solution de thiobenzoate potassique, une solution aqueuse d'iodure de potassium chargée d'iode. Il se forme un précipité qu'on dessèche et.qu'ou fait bouillir avec du sulfure de carbone. La solution sulfooarbonique légèrement refroidie, ou évaporée k une température qui ne soit pas trop élevée, abandonne le bisulfure de benzoyle en larges pris-
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mas grillants ou en tables a six côtés. Si l'évaporation est rapide, les cristaux prennent la forme de tables rhombiques à six côtés. Le bisulfure de benzoyle se dissout avec difficulté dans l'éther bouillant et dans l'alcool. Il fond a 128° et prend une couleur violette lorsqu'on le chauffe à quelques degiés au-dessus de son point de fusion. Il est insoluble dans l'eau et dans l'ammoniaque aqueuse. L'acide azotique n'agit pas sur lui. L'hydrate de potassium en solution alcoolique le dissout avec formation d'acide benzoïque , d'acide thiobenzoïque et probablement de sulfure de potassium. Il se dissout aussi facilement dans une solution alcoolique de sulfhydrate dépotasse, avec dégagement de gaz hydrogène sulfuré et formation d'acide thiobenzoïque on, plus exactement, de thiobenzoate de potassium.
— Aldéhyde thiobenzoïque ou hydrure
DE THIOBliNZOYLK
Qmes = C8H»,C | g'-
Le produit que Laurent avait obtenu par l'action du sulfure d'ammonium sur une solution alcoolique d'essence d'amandes amères est probablement identique avec l'aldéhyde thiobenzoïque (sulfure de benzylidène ou sulfobenzol) que Cahours a obtenu, de son côté, en traitant le chlorure de benzylidène C1I6C1J (résultant de l'action du perchlorure de phosphore sur l'essence d'amandes amères) par un sulfhydrate de potassium. Il est bien vrai que Laurent a décrit son produit comme une poudre blanche qui se ramollit entre 90° et 95°, tandis que Cahours décrit le sien comme cristallisant en petites écailles micacées fusibles à 64° ; mais ce dernier corps, examiné par Fleischer et soumis par lui à la distillation sèche, donne, quoiqu'il fonde entre 68° et 78°, contrairement aux assertions de Laurent, les mêmes produits de décomposition que Laurent avait obtenus, à savoir : le slilbène Ct»H« et le thionessale C*>Ht8S. Les deux produits constituent donc un même corps qui dérive de l'aldéhyde benzoïque par la substitution du soufre â l'oxygène et qui a reçu successivement les noms de sulfure de benzylène, sulfobenzolv hydrure de thiobenzoyle et aldéhyde thiobenzoïque. Ces deux derniers noms méritent seuls d'être conservés. Le composé C7H6S est, en effet, à l'acide thiobenzoïque ce que l'aldéhyde benzoïque est k l'acide benzoïque. Ajoutons cependant que co corps donnant, à l'oxydation, de l'acide isothiobenzoïque est, en réalité, l'aldéhyde isotbiobenzoïque ou l'hydrured'isothiobenzoyle. L'aldéhyde thiobenzolque ou hydrure de thiobenzoyle, en effet, ne saurait exister, puisque, l'acide thiobenzoïgue étaut du sulfhydrate de benzoyle CH80,iiH, au lieu d'en être de l'hydrate CHsO,OH, commi l'acide benzoïque, le radical qui fonctionne dans l'acide thio* benzoïque et dans l'acide benzoïque est le même.
L'aldéhyde isothiobenzoïque se dissout facilement dans l'éther et la benzine et moins facilement dans l'alcool, au sein duquel elle cristallise en lamelles blanches brillantes, tandis que l'éther l'abandonne en prismes transparents. Sa solution alcoolique ne donne aucune réaction avec l'oxyde mercurique.
Avec le chlorure mercurique et l'acétate do plomb, elle donne lieu a des précipités qui se décomposent facilement. Le brome produit dans sa solution éthérée une huile brune qui attaque fortement les membranes muqueuses. L'acide uzotiqiie de 1,3 de densité la convertit en un mélange d'acide benzoïque, sulfurique et isothiobqnzoïque. V. plus haut.
— Aldéhyde paruchlorothiobenzoïque ou, plus exactement, parachloro-isothiobenzoïque
CH&C1S = C6H*C1,C j ^"
Ce corps se sépare, d'après Beilstein et Kuhlberg, lorsqu'on fait passer un courant de gaz acide sulfhydrique sec à travers une Solution alcoolique d'aldéhyde parachloroberizoïque, obtenue elle-même par i'ébullition prolongée du chlorure dechlorobenzyle(J6H*Cl — CH2C1 avec de l'eau et de l'azotate, de plomb. C'est un précipité floconneux rose pâle, insoluble dans l'alcool et facilement soluble dans la benzine qui , en s'évaporant , l'abandonne sous la forme d'un vernis.
— ACIDE DITHI0BKN20ÏQUE C6H8,CS",SH.
Syn. Sulfhydrate de thiobenzoyle ou mieux d isothiobeiizoyle. L'acide dithiobenzoïque a été obtenu k l'état de sel potassique par MM. Kugelhardt et I.atsohinon", par l'action du monosulfure de potassium sur le toluène trichloré renfermant les trois chlores dans la chaîne inéthyle, toluène trichloré qui se produit lui-mômo lorsqu'on chauffe k 20(y° en vases clos du chlorure do benzoyle et du perchlurure de phosphore. La réaction qui donna naissance au dithiobenzoate potassique est la suivante :
C6H5,CC1» + 2R2S Toluène tri- Sulfure
chloré. potas-
sique.
3KC1 + C61I5'C|s'k
Chlorure
de potassium.
Dithiobenzoate de potassium.
On ehaufle une molécule de toluène trichloré avec deux moléc-des de munosuifure do po-
THIO
tassiura en solution alcoolique étendue, de manière à modérer la réaction qui sans cela serait trop violente. L'opération se fait dans un appareil à reflux.
Il se sépare ri abord du chlorure de potassium ; puis l'action se ralentit et l'on chauffe alors le mélange k 100° pour la rendre complète. On filtre ensuite la liqueur, qui est rouge, on lave à l'alcool le chlorure potassique précipité et l'on ajoute de l'eau aux solutions alcooliques réunies, de manière à en précipiter une petite quantité de substance résineuse qu'elles renferment. On filtre de nouveau et 1 on obtient ainsi une liqueur qui renferme du sulfure, du thiobenzoate et des traces de chlorure de potassium. Mêlée avec de l'acétate de plomb, cette liqueur donne d'abord un précipité noir de sulfure plombique, puis, si on lu filtre et qu'on la traite par une nouvelle quantité du même réactif, un précipité rouge de dithiobenzoate de plomb presque pur, Ce précipité peut être complètement purifié par cristallisation dans l'huile de houille volatile entre 122° et 130°. Traité ensuite par le sulfure* de potassium ou d'ammonium, le sel de plomb pur donne une solution rouge de dithiobenzoate de potassium ou d'ammonium.
L'acide dithiobenzoïque prend encore naissance, à l'état de sel de plomb, lorsqu'on traite k une haute température le sulfure de plomb par le chlorure de benzoyle, tandis qu'aux basses températures il se forme, comme nous l'avons déjà vu, du monosulfure et du bisulfure de benzoyle. Fleischer paraît encore avoir obtenu cet acide sous la forme de sel potassique, en même temps que de l'aldéhyde thiobenzolque (isothiobenzoïque) en traitant le chlorure de benzylidène par une solution alcoolique de sulfhydrate de potassium. Nous nous servons du mot benzylidène, mais nous pourrions tout aussi bien nous servir du mot benzylène, parce que, dans la série benzoïque la chaîne latérale ne renfermant qu'un seul atome de carbone, il ne peut pas exister d'isomérie analogue à celle qui existe entre l'éthylidène et Téthylène, parce que conséqueminent le benzylidène et le benzylène sont un seul et même radical.
Pour préparer l'acide dithiobenzoïque libre, on traite par l'acide chlorhydrique le sel d'ammonium ou de plomb. C'est un corps instable, qui se décompose rapidement au contact de l'air. Il est insoluble dans l'eau ; l'alcool et l'éther le dissolvent facilement. Une petite quantité de cet acide dissous dans l'éther suffit pour colorer celui-ci en rouge carmin. Lorsqu'on évapore à l'action de l'air, pendant quelque temps, l'acide huileux obtenu par la décomposition du sel de potassium ou d'ammonium, en ayant soin de le maintenir sous une couche d'eau, cet acide se convertit en une résine insoluble dans l'ammoniaque étendue, résine qui consiste probablement dans un mélange des deux composés (CH5)SS et iC7HS)M.
— Dithiobenzoates. Dilhiobensoale d'ammonium. Eu solution aqueuse, ce sel possède une couleur orangé foncé; il donne, avec l'acétate de plomb, un précipité couleur de minium ; avec l'azotate d'urgent, un précipité rouge brun; avec le chlorure mercurique, un précipité jaune brunâtre ; avec l'azotate de bismuth, un précipité rouge; avec le sulfate cuivrique, un précipité brun noir. Ses solutions aqueuses s'altèrent lorsqu'on les évapore au contact de l'air, avec production d'une résine semblable à celle qui prend naissance dans l'oxydation de l'acide libre.
— Dithiobenzoate de potassium. Il se dissout facilement dans l'eau, l'alcool et l'éther, mais ne te dissout pas dans le sulfure de carbone. Ses solutions aqueuses se décomposent comme celles du sel ammonique lorsqu'on les évapore.
— Dithiobenzoate de plomb (CH5S2)2Pb".
Ce sel est insoluble dans l'eau ; il se dissout un peu dans l'éther et dans l'alcool bouillant, où il cristallise en aiguilles orangées, trèsminces; le sulfure de carbone le dissout en proportion plus forte et la benzine bouillante en proportion plus forte encore (il s'agit de la benzine brute du commerce bouillant entre 122° et 130°). Il se sépare de ces deux dernières solutions en fort belles aiguilles rouges. Lorsqu'on le fait bouillir avec de l'acide chlorhydrique aqueux, il donne du chlorure de plomb et de l'acide dithiobenzoïque libre que l'on peut extraire du mélange en agitant avec de l'éther l'eau qui contient celui-ci en suspension. L'acide azotique oxyde le dithiobenzoate plombique et donne naissance, entre autres produits, à du sulfate de plomb.
— Dithiobenzoate mercurique (CH6S2)2Hg".
On le prépare par double décomposition. Il est insoluble dans l'eau, soluble dans l'alcool bouillant, l'éther et la benzine, il cristallise dans l'alcool en lamelles brillantes d'une couleur jaune d'or rotigeàtre, qui ressemblent à l'or uiussif. Dans la benzine, il forme des touffes de lames qui possèdent un éclat doré.
— Dithiobenzoate d'urgent CH5S2,Ag. C'est un précipité brun, insoluble dans l'eau et dans lu benzine.
— ACIDK CHLOKODITHIOBUNZOÏQUB
C6H*C1,CSSH.
On l'obtient en traitant pur une solution alcoolique de sulfure de potassium le toluène tétrachloré C*H*C1,CCI3, obtenu lui-même par l'action du chlore 'Sur le toluène trichloré
THIO
(trichlorure benzoïque) CBHS.CCI*, qui résulte de la réaction du perchlorure de phosphore et du chlorure de benzoyle. On opère absolument comme pour la prépnrr>.t:on de l'acide dithiobenzoïque.
— Chlorodi thiobenzoate de plomb
(C"WClS*)*Pb".
C'est un précipité couleur de minium, qui se dissout dans la benzine et dans le sulfure de carbone bouillants et qui cristallise, au sein de ces menstrues, en belles aiguilles routes déliées. Chauffé avec de l'acide chlorhydrique concentré, il donne l'acide chlorodithiobenzoïque libre sous la forme d'une huile d'un rouge tirant sur le violet.
— Sel mercurique (CWClS*)SHg". On l'obtient en précipitant une solution alcoolique ou éthérée de l'acide libre par le chlorure mercurique. Il est un peu moins soluble dans l'alcool bouillant que le dithiobenzoate; par le refroidissement de sa solution alcoolique, il cristallise en petites lamelles brillantes de la couleur de l'or vert.
THIOBENZOYLE s. m. (ti-o-bain-zo-y-le — du gr. theion, soufre, et de benzoyle). Chim. Radical qui fonctionne dans l'acide thiobenzoïque de Fleischer ou acide isothiobenzoïque, dans l'aldéhyde thiobenzoïque ou isothiobenzoïque et dans l'acide dithiobenzoïque, radical qui représente du benzoyle dont l'oxygène est remplacé par du soufre, mais qui n'existe pas à l'état de liberté.
— Encycl. V. THIOBENZOÏQUE.
THIOCHRONIQUE adj. (ti-o-kro-ni-ke).
Se dit d'un acide sulfoconjugué qui résulte de l'action de la tétraehloroquinone sur le bisulfite potassique.
— Encycl. V. quinone.
TJ110DAMA9, roi des Dryopes. V. Théodamas.
THIÛD1E s. t. (ti-o-dl — du gr. theiodés, sulfureux). Entom. Genre d'insectes lépidoptères nocturnes, de la tribu dos pyralides.
THIODIGLYCOLLAMIDE s. f. (ti-o-di-gliko-la-mi-de). Ainide de l'acide thiodiglyeolique.
— Encycl. La thiodiglycollamide répond à la formule
CSH20jAzH»
C*H8Az2SO*= <j
cïhS01Lh*.
On l'obtient en faisant agir le sulfure neutre d'ammonium sur une solution alcoolique de chloracétamide. La réaction, qui consiste dans la substitution d'un atome de soufre à deux atomes de chlore dans une double molécule de chloracétamide, ne laisse aucun doute sur la constitution de ce produit. Ce corps, lavé a l'alcool et recristallisé dans l'eau, forme de petits octaèdres blancs , quadratiques, qui fondent lorsqu'on les chauffe et qui se décomposent alors en répandant l'odeur du sulfure d'ammonium.
THIODIGLYCOLLAMIQUE adj. (ti-O-digli-co-la-ini-lte). Chim. Se dit d'une amide acide de lVide thiodiglycollique.
— Encycl. L'acide thiodiylycollamigue
THIO
— Encycl. L'acide thiodiglycollique
0*11*0 1 OH
S CîHSO OH