‹ Grand dictionnaire Universel du XIXe siècle, vol. 15Chapitre 84 sur 1042 · C*H«SO · texte numérisé non relu

C*H«SO

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CWû AzII*

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a été découvert par M. Schulze en I8t>5. Son sel de baryum répond à la formule

(CWAzS03)«B"a,H20.

Il prend naissance lorsqu'on traite la thiodiglycollamide par l'eau de baryte froide. Le liquide évaporé sur l'acide sulfurique l'abandonne sous la forme d'aiguilles. Si, au contraire, l'évaporation est rapide, ce sel reste sous la forme d'une masse gommeuse. Traité par l'acide sulfurique, le thiodiglyeotlamate de baryum fournit l'acide thiodiylycollamique libre. Celui-ci peut encore se produire lorsqu'on maintient pendant plusieurs jours le sel d'ammonium à une température de 145°. 11 cristallise en prismes incolores, permanents à l'air, qui fondent k 125° et qui, k une température plus élevée, se convertissent en thiodiglycollamide. Il se dissout lentement dans l'eau froide, plus facilement dans l'eau bouillante. 11 forme ainsi une solution acide qui ne précipite ni les sels de plomb ni les sels d'argent. Le sel de calcium

(C*H6AzS03)2Ca",HSO

se dépose en petites aiguilles d'une solution sirupeuse. Le sel d'argent C*H8AaSU3,Ag peut aussi cristalliser dans l'eau chaude.

THIODIGLYCOLLYLE s. m. (ti-o-di-gli-eoli-le). Radical de l'acide thiodiglycollique.

— Encycl. Chim. Chlorure de thiodiylycollyle. Le chlorure de thiodiglycollyle prend naisnasee lorsqu'on traite l'acide thiodiglycollique parle perchlorure de phosphore. C'estun corps incolore, difficile k purifier, qui donne, avec l'alcool, une huile insoluble dans l'eau. Cette huile ne parait pas identique avec le thiodiglyeollate .d'éthyle. L'ammoniaque le décompose avec formation de sulfure ammonique.

THIODIGLYCOLLIQUE adj. (ti-o-di-gli-koli-ke). Chim. Se dit de l'acide diglycollique dans lequel un atome d'oxygène est remplacé par du soufre, et de l'éther qui eu dérive.

représente de l'acide diglycollique,- dont un atome d'oxygène est remplacé par du soufre. On peut aussi le considérer comme résultant de la substitution d'un atome de soufre diatomique à deux atomes d'hydrogène dans uno double molécule d'acide acétique. On l'obtient en faisant bouillir la thiodiglycollamide jusqu'à cessation de tout dégagement d'ammoniaque, avec de l'eau de baryte. On prér cipite par l'acétate de plomb la solution aqueuse du sel de baryte ainsi formé, on décompose le sel de plomb par l'acide sulfhydrique et l'on évapore la liqueur filtrée. L'acide thiodiglycollique se dépose alors en cristaux. Un autre mode de préparation consiste H faire agir le sulfhydrate de potassium sur le chloracétate d'éthyle. Deux molécules de chloracétate perdent chacune leur chlore, auquel se substitue du soufre diatomique qui réunit les deux molécules en une seule; il se forme ainsi du thiodiglyeollate d'éthyle. Cet èther, traité par la potasse alcoolique, se saponifie et donne de l'alcool et du thiodiglyeollate de potassium. On convertit ce sel en sel de plomb et l'on achève comme dans la méthode précédente.

L'acide thiodiglycollique cristallise en grosses plaques rhombiques, fusibles à 129° suivant Schulze, k 12G° suivant Wislicenus; Il se volatilise entièrement lorsqu'on le chauffe avec précaution. Il se dissout dans 2,37 parties d'eau k 18° et il est complètement insoluble dans l'alcool. Sa solution aqueuse est précipitée par les sels de plomb et d'argent. Cet acide n'est point attaqué par l'acide chlorhydrique fumant, même k la température do 180°; mais lorsqu'on le chauffe k !50« avec un excès d'acide iodhydrique, il se réduit et se transforme de nouveau en acide acétique. La plupart des thiodiglycollates sont solublés dans l'eau, insolubles dans l'alcool et facilement crialallisables.

Le sel acide d'ammonium s'obtient par l'action d'une solution alcoolique de sulfure d'ammonium sur le monochloracétate ammonique.

Il cristallise en octaèdres, qui passent très • souvent au prisme. A 1800-200°, il perd do l'eau et de l'ammoniaque et se convertit en thiodiglycollimide C4H5AzS02.

Le sel neutre de potassium cristallise en gros prismes incolores, qui perdent une triolécjle d'eau de cristallisation k 120". Wislicenus a obtenu ce sel en aiguilles renfermant aussi une molécule d'eau, par l'action delà potasse acoolique sur le thiodiglyeollate d'éthyle.

Le sel acide de potassium est anhydre, permanent à l'air et moins soluble à l'eau que le sel neutre.

Le sel de baryum C*H*Ba"SO\ à l'état anhydre, forme des croûtes cristallines peu solubles. Lorsqu'on l'abandonne pendant longtemps au sein de son eau mère, il se convertit en un hydrate qui renferme 5 molécules d'eau et qui sîoblient en cristaux prismatiques, inaltérables k l'air, qui deviennent opaques lorsqu'on les plonge dans l'eau.

Le sel cuivrique CWCu''SO*,HsOse forme lorsqu'on mêle des solutions modérément concentrées de thiodiglyeollate d'ammonium et de sulfate de cuivre. C'est un précipité cristallin d'un blanc bleuâtre qui, lorsqu'on chauffe le liquide, se convertit en cristaux bleus et anhydres.

Le sel neutre de plomb C*H*Pb"SO* est cristallin et se dissout dans l'eau chaude et l'ucide azotique étendu.

Un sel basique C*H4Pb"SO»,Pb"0 se forme lorsqu'on mêle le sel d'ammonium aveu du sous-acétate de plomb en solution bouillante. Le sel d'urgent est un précipité floconneux. . Le sel de zinc cristallisa avec quatre molécules d'eau en plaques rhombiques peu solubles.

— Thiodigi/ïcollate d'kthyle

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