C. Delaviunb
— Gramrn. Pour distinguer les cas où l'on met votre avec un singulier de ceux où l'on met vos avec un pluriel, voir la note sur leur,
VÔTRE (LE, LA) pron. poss. (vô-tre — lut. vester, môme sens). Ce qui est a vous; celui qui est à vous, qui Vous appartient : Quand vous aura entendu nos raisons, nous écouterons les vôtres. Quelle idée est la vôtre? Quel bonheur est le vôtre I -Ma maison est la vôtre. (Acad.)
Tout en tout est divers; Ôtez-vous de l'esprit Qu'aucun être ait été composé sur le vôtre.
La Fontaine.
— S'emploie, sans être précédé de l'article, comme adjectif qualificatif : Ces effets sont vôtres. Disposes de via maison et de ma bourse comme vôtrbs. (Scribe.) Que cet objet est beau ! vous en êtes tenté.
Qu'il sera laid s'il devient vôtre!
Lamottb.
Il Tout à vous, dévoué à vous : , Monsieur, je suis tout vôtre, et ma joie est extrême De pouvoir saluer en toute humilité Un homme dont le nom est partout si vanté.
Molière.
— Ce qui est à vous, ce qui vous appartient, voire bien : Vous ne donnerez rien du VÔTRE. Vous en serez du vôtre. (Acad.) Il Ce qui vient de vous; ce qui a été inventé, imaginé par vous : Vous y avez mis un peu du vôtre. (Acad.)
— s. m. pi. Vos parents, vos compatriotes, vos amis, ceux de votre parti ; Vous et les vôtres. Les vôtres se sont bien battus, ont résisté courageusement. (Acad.) Il Votre société, votre compagnie : Serons-nous des vôtres ce soir? Je ne puis me rendre à son invitation, je ne serai pas aujourd'hui des vôtres. (Acad.) >
— Des vôtres, Vos farces, vos fredaines : Madame Scaliger, vous avez sans doute taillé et rogné; vous avez fait pus vôtres, (Volt.)
VOUACAPOHA s. m. ( vou-a-ka-pou-a).
Bot. Syn. de andira, genre de légumineuses de la dluyane.
VOUAPA s. m. (vou-a-pa). Bot. Genre de plantes, de la famille des légumineuses, tribu des cèsalpinièes, comprenant quatre espèces, qui croissent à la Guyane et au Brésil.
— Encycl. Le genre vouapa renferme de grands arbres à feuilles conjuguées, à fleurs disposées en panicules ou en corymbes terminaux ; le fruit est une gousse large, comprimée, obtuse, coriace, renfermant une seule graine arrondie. Ces végétaux croissent dans f Amérique du Sud , particulièrement à la Guyane et au Brésil. Leur bois, imprégné d'un suc résineux, passe pour être incorruptible à l'air et dans l'eau. On l'emploie pour la construction. des maisons, des digues et- surtout dans la menuiserie. Quand on le coupe frais, il laisse suinter une matière huileuse. Le vouapa phasélocarpe, espèce dont on ne connaît que le fruit, est un dus arbres qui fournissent le suc résineux appelé copal du Brésil.
VOUARANA s. va. (vou-a-ra-na). Bot. Syn. de lupanie , genre de sapludacées de la Guyane,
VOUDROU-DRIOO s. m. (vou-drou-driou). Orniih. V. vouroudkiou.
VOUÉ, ÉE (vou-é) part, passé du v. Vouer. Promis, offert par un vœu : Virginité vouÉB à Dieu. Il Consacré par un vœu : Enfant voué à Dieu par ses parents.
— Par ext. Destiné, réservé, entièrement consacré : La femme est vouée à toutes tes vertus discrètes. (Mme Monmursoii.) L'envie est le tourment des hommes voués au culte des arls soi-disant libéraux. (De Custine.) Le genre humain est voué au travail et à la lutte dans la recherche de ta liberté, non pas au repos dans le sein de la vérité. (Guizot.)