‹ Grand dictionnaire Universel du XIXe siècle, vol. 15Chapitre 853 sur 1042 · C. d'Harleville · texte numérisé non relu

C. d'Harleville

Il Sert, aussi à exprimer l'étonnementon l'approbation ironique': Vraiment, vous voilà beau garçon maintenant.' Vraiment, c'est bien & moi d'avoir des serviteurs!

Corneille.

Vraiment, c'est bien a lui de me traiter de ((file !

Rack<e.

VRAISEMBLABLE adj. (vrè-san-bla-ble — de vrai, et de semblable. L'adjectif lutin verisimilis est* formé de même de verus, vrai, et de similis, semblable). Qui paraît vrai, qui a ['apparence de la vérité : La chose est asaez

VRAISEMBLABLE. Cela n'est pas vraiskmblablk. Bien de ce qui était vraisemblable h' arriva. (Volt.) Ce que l'esprit humain tient pour vraisemblable, ce que le cozur humain tient pour vrai, voilà l'histoire. (Nisard.)

— s. m. Ce qui est vraisemblable : Le vrai a été souvent beaucoup au delà du vraisemblable. (D'Aguess.) Le plus haut degré du vraisemblable est celui quiapprochede la certitude physique, laquelle peut subsister peutêtre clte-même.aoec quelque soupçon ou possibilité de faux. (Dider.)

Le vraisemblable est le vrai pour les sots. Colaiuip.au.

— Syn, Vraisemblable, plausible, probable. V. PLAUSIBLE.

— AUu&. llttér. Le vrai peut quelquefois n'être pua vraisemblable, Allusion à un vers

de Boiieau. V. vrai.

VRAISEMBLABLEMENT adv. (vrè-sanbla-ble-man — rad. vraisemblable). Apparemment, selon la vraisemblance : La philosophie donne moyen de parler vraisemblablement de toutes choses. (Desc.) Ceytan n'avait vraisemblablement plus d'habitants cannibales à l'époque où elle était visitée par les Arabes. (A. Maury.)

VRAISEMBLANCE s. f. (vrè-san-blan-se — de vrai, et de semblant). Apparence de vérité : Il n'y a pas de vraisemblance à ce que vous dites. Cela choque la vraisemblance. Cela pèche contre la vraisemblance. (Acad.) La calomnie n'est pas absurde, elle cherche un peu de vraisemblance pour colorer ses noirceurs. (Mirab.) Les Français donnent tout à la confiance, à la vraisemblance. (Mme Roland.) Il en est des mensonges de la galanterie comme des fictions d'i théâtre, où ta vraisemblance a souvent beaucoup plus d'attraits que la vérité. (Desinahis.)

— Syn. Vraisemblance, apparence, probabilité. V. APPARENCE.

— Encycl. Philos. La théorie de la vraisemblance, ainsi que nous Talions montrer tout a l'heure, diffère du scepticisme radical de Pyrrhon. La question de la certitude s'était singulièrement rétrécie depuis Platon et Aristote, qui, au-dessus de la certitude sensible, plaçaient la certitude rationnelle. Epicure fut lô premier à la restreindre en formulant les quatre propositions suivantes : 1° les sens ne trompent jamais; 2» la vérité ou la fausseté tombe sur l'opinion qui se joint à la sensation reçue; 3° l'opinion est vraie si l'évidence des sens la confirme ou ne la contredit pas; 4° l'opinion est fausse si l'évidence la contredit ou ne la confirme pas. Les sens sont donc le seul critérium du vrai et du faux. Mais lit encore il y a du vrai et du faux. Pyrrhon va plus loin : il ne reconnaît ni l'un ni l'autre; rien n'est vrai, rien n'est faux, tout est douteux. Arcésilus, lui aussi, renonça à toute affirmation. Frappé de l'opposition de la raison avec elle-même, il entreprit de soutenir le pour et le contre et il essaya de renouveler la maxime de Socrate : • Ce que je sais, c'est que je ne suis rien,» mais en interprétant cette maxime dans le sens du doute absolu et non pas, comme faisait Socrate, dans le sens du doute méthodique. Il supprima donc le vrai et le ftwix et prétendit que le propre du sage était de retenir son assentimenc.surtoui.es choses; mais où Arcésilas se sépare de Pyrrhon, où la doctrine de la vraisemblance diffère du scepticisme absolu, c'est sur la question de la vie pratique; il reconnut pour la conduite da la vie la nécessité d'un critérium, qu'il appela la vraisemblance rationnelle, et au moyen duquel il croyait pouvoir reconnaître ce qui est propre à rendre heureux. Etrange contradiction, qui sépare la théorie de ht pratique, la science da la vie! Ainsi, ce philosophe savait dans l'une et doutait dans l'autre 1 Nous avons vu pareille contradiction se reproduire dans la philosophie moderne. La Critique de la raison pure de Kant mène droit au scepticisme en matière spéculative; elle nie l'existence de Dieu et l'immortalité de l'âme, et la Critique de la raison pratique

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relève sur les bases de îa moralité ce que la première avait détruit. Peut-être une telle contradiction est inhérente à la nature de l'esprit humain. Peut-être aussi, Arcêsilas, en admettant dans la vie l'idée du bien, s'appuyait sur elle pour remonter, comme Kant, jusqu'à la science et en affirmer l'in- , comprêhensibilité.

Caruéade, successeur d'Arcésilas, fntmoins sceptique que son maître. Au lieu d'établir entre la science et la vie cette distinction impossible, il se servit du vraisemblabl comme d'un critérium nouveau, et pour la conduite de la vie et pour les recherches purement scientifiques. Au lieu d'admettre que le propre du sage est de retenir son affirmation sur toutes choses, il soutint qu'une forte impulsion, h laquelle nous devons nous abandonner, peut nous porter à croire, et que, par conséquent, le sage peut parfois se ■permettre d'avoir une opinion. Mais c'est là chose bien vague. « Sommé de définir et d'expliquer son critérium, Carnéada mit en usage les notions des stoïeiens et non les idées de l'ancienne Académie'. Ce qui devait entraîner l'assentiment, c'était une imagination à la fois croyable et inébranlable qu'on a. examinée de toutes les manières. L'imagination, disait-il, se rapporte à deux sujets; elle vient de l'un, elle a lieu dans l'autre; elle vient par exemple d'un objet sensible, elle a lieu dans l'homme. En tant qu'elle se rapporte à celui qui imagine, elle peut seulement paraître vraie ou paraître, fausse; dans le premier cas, c'est ce que les académiciens nomment apparence intérieure, crédulité, imagination crovable; dans le second, inapparence, iacrédibilité, incroyable. L'imagination qui semble suffisamment vraie, e'est la forma commune ducritérium et son premier degré. L'expérience prouve que cette imagination est quelquefois trompeuse ; mais il suffit qu'elle ait paru le plus souvent ne pas l'être pour qu'elle soit croyable. » (Renouvie, Phil. anc.)

Ajoutons qu il y a des degrés dans la vraisemblance; toutes ces imaginations dont parle Carnéade sont entre elles comme une chaîne. Voici par exemple un homme devant mes yeux: à sa présence se joignent de nombreuses circonstances caractéristiques, la couleur, la grandeur, l'habit, etc. Si toutes ces circonstances concordent entre ailes, voilà un nouveau motif de croire.

On a donné d'ordinaire le nom de nouvelle Académie à l'école de Carnéade. Cette école fut en antagonisme conbtant avec l'école stoïcienne. 11 n'est guère d'académicien qui n'ait écrit quelque livre contre les stoïciens, et réciproquement. Le stoïcien Chrysippe composa un traité pour défendre le témoignage des sens contre les attaques d'Arcésilas et de Carnéade. Mais ses propres armes se tournèrent contre lui-même; en effet, il fit une analyse si complète des erreurs de la raison et des sens^que Carnéade lui-même en fortifia son demi-scepticisme.

Cette philosophie du vraisemblable fut apportée à Rome par son inventeur. Elle eut du mal à s'implanter dans le terroir romain, La vieux Caton voyait avec effroi ces philosophes soutenant avec une égale facilité le pour et le contre. On sait qu'il proposa da les chasser de Rome. Ses efforts furent vains ; toutefois, la pénétration ne fut pas immédiate et rapide; la littérature latine resta longtemps étrangère à la philosophie. L'épicurisme seul , sans doute plus facile a comprendre, ou plus en rapport aveo le génie romain, trouva des interprètes. Quant au probabilisme de la nouvelle Académie, il s'infiltra lentement dans les esprits jusqu'à ce qu'il trouvât un interprète dans Cicéron. ■ Nous vivons au jour le jour, dit-il quelque part; qu'une vraisemblance vienne à frapper noue esprit, nous parlons aussitôt. » Kt ailleurs, dans les Tusculanes .* • Ma parole ne fera pas la certitude comme ferait celle d'Apollon Pythien; mais, comme un homme tout simple entre plusieurs autres, Je conjecture le probable; où ohereherui-je, en effet, quelque chose qui soit plus que semblable a la vérité {verisimile) 1 1l n'est rien de si téméraire, de si indigne du sage, de sa constance et de sa gravité, que de soutenir, sans concevoir le moindre doute, une chose qui n'est pas encore assez explorée et qu'on ne connaît pas suffisamment. Nous donc qui nous rendons au probable, nous sommes également prêts à réfuter sans obstination et à nous entendre réfuter sans colère. Les choses en elles-mêmes sont obscures, le jugement da l'homme est faible. Nous poursuivons cependant la vérité; nous désirons ardemment de la connaître ; nous mettons tout en œuvre pour que nos juges se forment une opinion, et la plus vraisemblable possible; mais quant à nous, il nous est plus facile de croire que d'être assurés du vrai. Ainsi, du moins, nous demeurons libres parmi çe;> partisans obligés de la certitude qui se tiennent accrochés à quelque système, comme au premier rocher que le hasard leur a fourni au milieu des Ilots dans la tempête. Il faut cependant un principe à la raison, une règle à la vie; mais si nous ne les trouvons pas dans le certain, nous les rencontrons au moins dans le vraisemblable, et cela suffît. A l'exemple de Socrate et de Carnéade, nous tairons notre opinion, nous réfuterons celle d'autrui, et en toute question nous chercherons ce qui approche le plus de la vérité. »

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Sans doute, il serait préférable de pouvoir atteindre le vrai lui-même. Mais s'il n'existe aucun critérium de certitude qui ne puisse être contesté, il faut bien que l'homme se contente ds lu vraisemblance, comme il est forcé de le faire, par exemple, lorsqu'il s'agit de proposer des hypothèses ou d'examiner des faits qu'on ne connaît que par témoins. Une hypothèse ne doit être proposée qu'à la condition d'être vraisemblable, ce qui ne suffit pas pour qu'elle soit admise ; mais, si elle n'est vraisemblable, elle ne peut même être proposée. Et, pour qu'un fait soit légitimement cru, plusieurs conditions sont nécessaires, les unes relatives aux témoins, les autres uu fait même; paimi celles-ci se trouve la vraisemblance du fait. Non qu'un fait invraisemblable ne doive jamais être cru, car enrin il se passe des faits qui ne sont guère vraisemblables; muis de tels faits doivent être tenus pour douteux, à moins que les témoignages ne soient de telle nature que les témoins n'aient pu être ni trompés ni trompeurs. Et comment jugera- t-on qu'ils n'ont pu ni tromper ni être trompés? Toujours d'après la vraisemblance.

— Littér. Aucuns œuvre ne peut nous toucher ou. nous plaire si elle n'a l'apparence de la vérité, c'est-à-dire la vraisemblance. Corneille a dit cependant : « Je ne craindrai pas d'avancer que le sujet d'une belle tragédie doit n'être pas vraisemblable. ■ Et il se fondait sur le précepte d'Aristote, « de ne pas prendre pour sujet un ennemi qui tue son ennemi, mais un père qui tue son (ils, une femme son mari, un frère sa sœur, etc. • Le sentiment de Corneille paraît, en cette circonstance, être opposé ausenliment de tous les écrivains, et il le serait, en effet, s'il n'avait ajouté que les faits non vraisemblables doivent avoir pour eux l'autorité de l'histoire ou de l'opinion commune. C'est dire que ces faits non vraisemblables en eux-mêmes doivent être acceptés comme vrais ou vraisemblables par le spectateur ou le lecteur. En effet, ainsi que le remarque Marmontel, le but que se propose immédiatement la fiction est de persuader; or, elle ne peut persuader qu'en ressemblant k l'idée que nous avons de ce qu'elle imite. La vraisemblance consiste donc dans une manière de teindre conforme à notre manière de concevoir, et si nous n'avons pas d'avance l'idée du sujet qui nous est présenté, nous n'y prendrons intérêt qu'après avoir été préparés, qu'après avoir été initiés à la conception du poète par des moyens conformes à la nature humaine.

« Tant que le poète ne fait que nous rappeler ce que nous avons vu au dehors ou éprouvé • au dedans de nous-méme, la ressemblance suffit à l'illusion, et comme nous voyons dans la feinte l'image de la réalité, le poûte n'a besoin d'aucun artifice pour gagner notre confiance. Mais que la fiction nous présente un événement qui n'ait point d'exemple, un composé qui n'ait point de modèle, comme la ressemblance n'y est pas, nous y cherchons la vérité idéale, et c'est alors que le poète est obligé d'employer tout son art pour donner au mensonge les couleurs de la vérité. Nous savons qu'il feint, nous devons l'oublier, et si nous nous en souvenons, le charme est détruit et l'illusion cesse. Ne vous êtes-vdus jamais aperçu de la docilité avec laquelle votie âme obéit aux mouvements de celle d'Ariane ou de Métope, d'Orosmaneou de Bruuis? C'est que, durant l'illusion, voire âme et la leur n'en font qu'une ; ce sont comme deux, instruments organisés de même et accordés à l'unisson. » Mais si vous êtes devant une œuvre dont l'auteur n'ait pas monté son âme au ton de la nature, vous ne trouverez plus chez les personnages des sentiments et un laugage conformes k lu vérité de la situation et du caractère. Vous resterez froid, vous serez même rebuté, presque irrité, parce que, vous mettant à la place des personnages mieux que ne l'a fait l'au-' teur, il y a désaccord entre ce que vous imaginez et ce qu'il représente. La vraisemblance, dans les choses de sentiment, n'est donc que l'accord parlait du génie du poète avec l'âme du spectateur.

Dans le développement d'un caractère, la vraisemblance cesse d'exister lorsqu'il se modifie brusquement et sans cause, ou que les qualités et les défauts en sont poussés à 1 excès, au delà des limites que la logique de notre nature impose même aux inventions héroïques. 11 n'est peut-être rien qui soit plus difficile à observer, dans l'art des lettres, que la vraisemblance des caractères. Molière, qui y a excellé, n'a pas été cependant sur ce point exempt de toute erreur.

La vraisemblance dans l'intrigue, dans la fabie du poêine et l'action de l'œuvre dramatique resuite de l'enchaînement logique des causes et des effets. Si le sujet repose sur uue donnée historique ou sur une tradition, la vraisemblance n'en est point par là même assurée auprès des lecteurs ou des spectateurs. Elle n'existera pas si les incidents ne sout pas amenés d'une manière naturelle. C'est en ce sens que Boiïeau a dit : Lo vrai pout quelquefois n'être pas vraisemblable.

Tout le monde comprend la nécessité de la vraisemblance dans l'expression des sentiments, dans la peinture des caractères, dans le développement de l'intrigue; mais plus d'un lecteur sera étonné que les grands portes l'aient observée même dans l'emploi du

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merveilleux. Le merveilleux n'est qu'une extension des forces et des lois de la nature. Il se produit dans la poésie sous deux formes, la fiction simple et l'allégorie. Pour cette dernière, comme elle n'est pas donnée pour une vérité positive, mais pour le symbole et le voile de la nature, elle est toujours suffisamment vraisemblable dès lors qu'elle est claire et ingénieuse. Le nierveilluux, h l'état de fiction positive, embrasse tous les êtres imaginaires qui ont pris la place des causes naturelles, ou qui sont venus k l'appui des vérités morales, comme les dieux et les héros des diverses mythologies. Le grand art d'être vraisemblable en employant le merveilleux consiste k le mêler avec la nature, de même que s'ils faisaient un seul ordre de choses , n'ayant qu'un mouvement commun. C'est ce qu'a fait Homère avec une aisance et une simplicité telles que la nature aurait à peine produit un plus admirable enchaînement. Ses dieux appartiennent au monde humain. C'est k peine si quelque trait de leur légende, ou quelque épilhete consacrée, rappelle leur priraitiveet symbolique origine. Leur séjour habituel est sur les sommets de l'Olympe. Jupiter y tient sa cour, k l'image des rois de l'âge héroïque; on dirait Agameinnon élevé à l'immortalité et à la toute-puissance. L'épouse de Jupiter partage, comme une reine, ses honneurs et sa supré- , maiie. Les autres dieux ne sont que les ministres du dieu souverain, ou des conseillers . qui l'aident de leurs avis dans le gouvernement de l'univers. Il y a, dans le palais de Jupiter, des jalousies, des inimitiés sourdes ou déclarées , et l'assemblée céleste offre le même spectacle de lutte et souvent de confusion que ces conseils, où les pasteurs des peuples, comme les appelle Homère, ne parvenaient pas toujours à s'entendre.

Bien que le merveilleux aujourd'hui soit abandonné dans les œuvres en vers comme dans les œuvres en prose, et que les écrivains échappent par là à la plus grande cause d'invraisemblance, il n'a peut-être jamais été plus utile qu'eu notre temps d'insister sur la nécessité de la vraisemblance , car cette qualité essentielle est celle qui manque le plus à nos romans et à nos œuvres dramatiques.

VRaITA, Fevus des Romains, rivière du royaume d'Italie. Elle prend sa source dans la province de Saluées, au versant oriental du mont Viso, coule à l'E. jusqu'à Castiglione, puis se dirige au N. et se jette dans le Pô, après un cours de 87 kilom.

VRAMA, ville de la Turquie d'Europe, dans la Servie, saugiac et à 70 kilom. N.-O. de Ohiustendil, sur la Morava orientale; 3,000 hab. Fabrique d'armes. Aux environs, célèbres mines de fer d'Olassina.

VRARI s. m. (vra-ri). Syn. de cubark.

VRATISLAS, nom de deux souverains de la Bohême. V. WratiSlas.

VRAT1SLAV1A, nom latin de Breslau.

VRAZ (Stanko ou Constantin), publiciste Slovène, né en 1810, mort en 1851. Jl fit ses études à l'université de Gratz, où il se lia avec Ant. Murk, l'auteur d'un dictionnaire sluvène, ainsi qu'avec plusieurs autres jeunes gens qui cherchaient à relever la littérature nationale, depuis longtemps tombée dans un discrédit complet. Il s'associa à leurs efforts et entreprit de recueillir les chants populaires de son pays.- En 1838, il se rendit à Agram dans l'intention d'y éditer ses ouvrages. Il y publia plusieurs recueils de chants, qui sont aujourd'hui au rang des monuments les plus intéressants de la littérature Slovène, et fournit, en outre, à différents journaux illyriens des pièces de vers et des articles politiques fort remarquables. Une mort prématurée l'arrêta dans ses travaux, qui ont éminemment contribué à accélérer le mouvement de la renaissance littéraire de l'IUyrie.

VHÉDELÉB s. f. (vré-de-lé). Pêche. Filet dont les bouts sont montés sur deux perches.

VRÉE ou YRED1CS (Olivier SB), historien flamand, né à Bruges en 1578, mort en 1652. Après avoir terminé ses éludes, il entra dans l'ordre des jésuites ; mais, s'etaut aperçu qu'il était peu fait pour la vie religieuse, il quitta la soutane, se maria et obtint une charge nans la magistrature. Vrée était savant, profond même, et remarquable surtout par une indépendance de vues, une sûreté île critique quietaient rares à l'époque où il écrivait. Il li'avance jamais rien qu'il n'appuie sur des documents authentiques, ou tout au moins sur des autorités respectables. Son érudition, assurément incontestable, n'a d'autre défaut que d'être immodérée, touffue à l'excès. Les excursions hors du sujet, si naturelles aux érudits, abondent particulièrement dans les œuvres de Vrée. Cet estimable savant avait pris toutes les précautions pour ne donner au public que des œuvres soignées k tous les poiuts de vue ; il avait même poussé le scrupule jusqu'à vouloirêtresou propre imprimeur et avait, à cet effet, établi un .atelier dans sa maison. Malgré tout, ses œuvres ne lui ont pas survécu. Les nombreux exemplaires qu'il en avait tirés lurent vendus, après sa mort, comme papiers de rebut, ce qui fait que ses livres, fort peu recherchés du reste, sont devenus aujourd'hui presque introuvables. Ils méritent néanmoins d'être cités : Sigilkt co-

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mitum Flan dris et inscrt'pi iones diptoma lumab iiseditorum cum expnsitione historien (Bruges, 1639, in-fol.) ; Geneulogin cnmitum Flandrix a Baltluino Ferreo usque ad P/iilippumIV,tlispanis regem (Bruges, 1642-1643, 8 vol. in-fol.), ouvrage traduit eil français avec le précédent sous ce titre commun : la Maison de Flandre ou Y Histoire généalogique des comtes de Flandre avec les preuves et les sceaux desdits comtes (Bruges, 1641-1645, 3 vo!. in-fol.); ffistoriacomitum Flandrise, pars prima: Flandria elhnica a primo consutalu C. Julii Cxsaris usque ad Ctodcvsenm primum Franeorum reyem christianum (Bruges, 1650, 8 parties in-fol.); Uistoria comitum Flandrise, pars secundo, seu Ftandria chistiana a Clodovso pYimo ad annum 767 (Bruges, 1652, in-fol.). Cette histoire des comtes de Flandre, remarquable à bien des égards, contient particulièrement des dissertations savantes sur les origines de la Flandre, sur le rôle des comtes chez les Romains, les Gaulois et les Francs, etc. La seconde partie, mise au pilon aprè3 la mort de l'auteur, a failli ne point nous parvenir. Une édition, devenue aujourd'hui introuvable, en fut donnée en I6S6, sans nom d'auteur, par Jansson-Waesburg, sur un exemplaire échappé à la destruction.

VREILLE s. f. (vrè-lle; Il mil. — al ter. de vrille). Bot. Nom vulgaire du liseron, dans l'oue.->t de la France.

VRESON s. m. (vre-zon). Agric. Sorte de charrue usitée dans le Poitou.

VRETOS (André-Papadopoulos), écrivain grec, né à Théaki en 1800. Il fit ses études dans différentes universités d'Italie et revint occuper à Corfou une place de bibliothécaire. En 1830, il alla se fixer à Athènes, où il fonda un journal ministériel, le Miroir grec, publié en grec et en français. Nommé ensuite consul de Grèce k Varna (1S49), il découvrit auprès de cette ville, k Kusteudge, une inscription qui lui fit connaître le lieu réel de l'exil du poète Ovide. Après avoir rempli les fonctions de consul à Venise à partir de 1854, il se rendit, en 1855, en Russie, où on lui avait offen un emploi, et revint en Grèce trois ans plus tard. On a de lui : Recherches historiques et critiques sur les tj-ois villes anciennement connues sous te nom de Leucade, en italien (Venise, 1830); Mémoires biographiques et Historiques sur le président Ctipo d'istria, en fiançais (Paris, 1837); Abrégé de la vie de Scanderbey , en grec (Athènes, 1852); Mémoire sur la découverte de Tomi et sur une inscription en deux tangues trouvée à Varna, en italien (Athènes, 1853); Littérature de la Grèce moderne ou Catalogue raisonné des ouurages publiés par des Grecs, en grec ancien et en grec moderne, depuis ta chute de Constantinople jusqu'à la fondation du royaume grée en 1832, en grec (Athènes, 1854); la Bulgarie ancienne et moderne, en français (Saint-Pétersbourg, 1856), et enfin une Biographie de l'archevêque Bulgari, en grec (Athènes, 1860).

VRETOS (Matïno), écrivain grec, né à Corfou eu 1828. Il termina ses études à l'université de Pise, où il se fit recevoir docteur en droit. De là, il lit plusieurs voyages en France, où il résida et où, durant plusieurs années, il collabora k divers journaux et revues, tels que le Moniteur, la Bévue- de Paris et le journal de l'instruction publique. A la fin de l'année 1855, il se rendit en Grèce, où il était appelé comme rédacteur en chef de la feuibe officielle d'Athènes. En 186U, il est revenu à Paris, où il a continué à publier dans notre langue des ouvrages assez estimes. Nous citerons, entra autres : les Contes et poèmes de la Grèce moderne (Paris, 1855); les Mélanges de la nouvelle Grèce (Athènes, 1856); Athènes moderne, intéressante monographie de la ville de Minerve, avec des planches superbes (Paris, 1861); les Grecs modernes, ouvrage publie sous le pseudonyme de Duvniy, eu réponse au livre de M. Grenier, la Grèce en 1863. M. Vretos fait paraître aussi, depuis quelques années, un Almanack populaire, en grec.

VR1DDHI s. (vri-di — de la racine sanscrite V7-idh, croître)^ Grainiu. sanser. Sorte de créaient qui transforme des voyelles brèves eu voyelles longues.

VRIËMOËT (Emon-Luce), philologue hollandais, né à Eiuueu en 1699, mort en 1760. Il étudia la théologie k Utreeht, et, après avoir été ministre successivement à Loenen (1724) et k Harlingue (1727), obtint, en 1731, k l'université ne Fraueker, une chaire de langues orientales, k laquelle il en joignit bientôt api es une d'antiquités hébraïques. On a de lui : Arabismus, exhibens grammaticam arabicam novam et monumenla quasdum arabica, cum miscellaneis et glossario arabico-latino (Kraneker, 1733, in-4"); Ouserualiùnum miscellanearum argumenti prxcipue phitosophici et tkeologici liber (Leeuwardeu, 1740, iu-4<>) ; Ad dicta classicx théologies dogmatise Veteris Testamenli sélects adnotationes philologicotheotogiciB (Franeker, 1743-1757, 3 vol, in-12); Athenarum Frisiacarum libri duo (Leeuwarden, 1758, in-40), ouvrage qui renferme l'histoire de l'Académie de Franeker et les éloges de tous les professeurs qui y ont enseigné.

V1UENDT (François de), dit Frmi» FlorL,

peintre flamand. V. Ki.oris.

VR1ES (Jean-Fredeman de), peintre hollandais, né k Leeuwardeu en 1527, mort on ne

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sait à quelle époque. Il étudia la peinture à Amsterdam, sous la direction de Renier Gueretsen, fit une étude approfondie de !a perspective et du dessin architectural, puis se rendit à Anvers, k Malines, et acquit beaucoup de réputation par des perspectives représentant des jardins, des galeries, des salons, etc., fréquemment exécutées de façon à faire illusion complète et à produire l'effet d'un trompe-l'œil. On cite particulièrement de lui, dans ce genre un peu dédaigné aujourd'hui, un tableau dans lequel il avait représenté «n mur percé d'une claire-voie ktravers laquelle on apercevait un jardin orné d'un parterre. L'illusion alla si loin, dit un naïf biographe, que le prince d'Orange lui-même y fut trompé. On peut se demander, toutefois, si l'erreur des oiseaux qui becquetaient une corbeille de faux raisins n'était pas, en cette matière, pi is probante que l'erreur du duc d'Orange lui-même. Vries, heureusement, ne se livra pas exclusivement k ces amusements quelque peu enfantins. Nous- ne citerons que pour mémoire les travaux décoratifs qu'il exécuta pour l'entrée triomphale de Charles- Quint à Anvers-, ses restaurations intelligentes des ouvrages de Corneille de Vianen. Les ouvrages qui subsistent de lui, dans un genre plus original et plus sérieux, quoique secondaire, révèlent un véritable talent de coloriste, et surtout une remarquable entente des jeux de lumière ; mais on désirerait dans ses inventions architecturales plus de grâce, de légèreté et de goût. Ces tableaux, où so trouvent des figures peintes par les plus remarquables artistes du temps, eurent une trèsgrande vogue et furent très-recherchés. Une Ue ses toilaa les plus remarquables est celle qui représente une chambre dans laquelle se passe la Salutation angélique. Nous nous servons k dessein de cette tournure un peu inusitée, parce que, on le devine sans peine, pour un peintre de perspectives et d'intérieurs, la chambre est le véritable sujet, la salutation n'est qu'un accessoire. Vries travaillait avec une prestesse prodigieuse. On raconte qu'à l'occasion du passage d'une archiduchesse k Anvers, Vries fut chargé de lui élever un arc de triomphe, et exécuta cet ouvrage en cinq jours, bien qu'il fût orné avec une véritable profusion. On lui doit, en outre, un nombre considérable de dessins d'architecture, gravés pour la plupart, et un livre d'architecture en 50 planches, qu'il fit paraître en 1604. Il fut aiiiè, dans l'es êcution de ce grand travail, par ses deux fils, Paul et Salomon, qui avaient appris de lui le dessin et la peinture, et qui se distinguèrent comme lui dans les tableaux d'intérieur, mais sans atteindre à su perfection. Salomon mourut en 1604, et son père ne paraît pas lui avoir longtemps survécu.

VRIES (Martin-Gerritzon), navigateur hollandais du xvuo siècle. On ne connaît ni la date de sa naissance ni celle de sa mort. En 1643, Van Dieaien, qui était alors gouverneur des possessions hollandaises dans l'Inde, lui confia le commandement d'une expédition destinée k explorer les régions situées au nord du Japon. Le conseil des Indes, qui avait ordonné cette expédition, avait l'iutention de vérifier l'existence des mines d'or et d'argent d'Yeso, signalées par la rumeur publique. Or, la situation exacte d'Yeso, qu'on disait vaguement voisin du Japon, devait d'abord être relevée. On ne savait même pas bien si l'on avait affaire à une île ou s'il s'agissait d'une région continentale appartenant à la côte de Tartarie. M. Vries s'embarqua à bord du Kaslricum, ayant sous ses orures le Breskens, commandé par H en ri k Corneliszeu ïàchaep. Les instructions portaient que les navigateurs opéreraient au nord du Japon et s'occuperaient to.it d'abord de la recherche de la rivière de Polisange, que Manio Polo et d'autres navigateurs avaient désignée comme baignant un grand nombre de villes importantes, mais Sans en indiquer exactement le cours. Les deux navires tirent voile de Batavia le 3 février 1643 ; le 26 mai suivant, ils furent séparés par uue tempête et ue purent se réunir que dans le cours de septembre. Dans l'intervalle, le Kaslricum explora partiellement les îles situées dans le voisinage du détroit appelé depuis détroit de La Pérouse, et la description qu il en a donnée a été confirmée par celle de La Pérouse et de Itrusenstiern. Le voyage de Vries fut plein d'intérêt. 11 longea d'abord la côte orientale du Japon, attendit son compagnon jusqu'au 4 juin, et, le croyant perdu, prit sa route vers le nord, suivant les instructions qu'il avait reçues. Lès le 7 avril, il toucha au cap Eyrceii, sur la terre d Yeso, but principal de son expédition. Cette contrée étuit alors couverte d'une neige épaisse. Une baie, que les navigateurs découvrirent, reçut le nom de Bonne-Espérance, et l'on nomma quelques petites Iles des noms de Burbara et ûe Gebroken (entrecoupées). Enfin, une terre découverte au nord d'Yeso, par 44" 30' de latitude, fut appelée Terre des Etats. S'engageant ensuite dans le détroit qu'ils nommèrent détroit de Vries, ils atteignirent, non sans péril, la Terre de la Compagnie. La contrée d'Yeso était habitée par des populations misérables, mais de mœurs douces, avec lesquelles Vries avait pu se mettre ea relation; la Terre de la Compagnie parut, au contraire, absolument jnhabitée. Le mauvais temps obligea tantôt l'expédition k regagner

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les côtes d'Yeso, du côté du nord cette fois. Les navigateurs les trouvèrent habitées par un peuple moins misérable et plus policé. Los Hollandais n'étaient pas en état d'étudier la constitution minératogique du solj mais l'a- londance des ustensiles et des bijoux d'argent leur fit croire â l'existence de mines abondantes. Une nouvelle tentative vers le nord fut de nouveau arrêtée par la tempête, et l'expédition dut se rabattre sur le détroit de Vries.. On était alors au mois de juillet, et le pays était cependant couvert d'une neige abondante. Une longue excursion vers l'est (2 septembre) conduisit le Kaslricwn au cup Nmnbon, où Wries eut la joie inespérée d'être rejoint par le lires/cens. Malheureusement, le capitaine et une partie de. l'équipage de ce bâtiment avaient été retenus prisonniers par les Japonais, sous prétexte qu'ils avaient débarqué en secret des prêtres portugais dans Vile. 11 fallut négocier longtemps, et Etserak, directeur du comptoir de Nangasaki , dut se rend re à "Yedo, auprès du gouvernement j» pouais, pour contimer les déclarations du capitaine du Kastricum. Les prisonniers ne furent relâchés que le 24 juillet 1614. Deux ans pins tard, une courte relation du voyage de Vries parut k Amsterdam. Thévenot en a inséré un extrait dans sa Cultuclion des voyages; d'Auville rectifia une partie de la coie du Japon sur la carte de la Chine publiée par les jésuites, d'après une carte manuscrite de la roule du Kastricum ; eniin, la copie réduite d'une partie de cette carte a été insérée dans la relation du voyage de Lu Pérouse. Ce dernier, ainsi que Krusenstiern, parle avec élo^o des talents de Vries comme ■ navigateur et reconnaît que ses observations astronomiques sont très-justes, eu égard k l'imperfection des instruments que l'on possédait à cette époque. Buache, qui ne connaissait vpas le hollandais, donne à tort k Vries le nom d'Ures, et cette erreur est reproduite dans la relation de La Péiouse.

VH1ES (Jérôme de), littérateur hollandais, né à Amsterdam en 1776, mort en 1853. Entré en 1794 dans les bureaux de la municipalité de sa ville natale, il y remplit différents emplois pendant l'espace de cinquante-sept ans et consacra ses loisirs à la culture des lettres. Jérôme de Bosch, son oncle, dont il fut l'élève et l'ami, lui inspira uh ardent amour des lettres et de l'érudition. I.e recteur von Oinineren fut aussi son professeur, et Wytleubach lui enseigna la philosophie. Ses functions municipales, ijui occupèrent une si grande place dans son existence, auraient pu paraître incompatibles avec ia nature de son savoir et de ses goûts; il les remplit cependant avec une exactitude, un zèle, une aptitude absolument irréprochables, et ses travaux ne nuisirent pas plus à ses fonctions que celles-ci n'entravèrent ses études. Cette fidélité inébranlable k ses travaux profession n els le mit à l'abri des effets ordinaires des révolutions, et il échappa aux événements de 1708, qui lui avaient l'ait craindre un instant ta perte de sa modeste position. Ce fait est d'autant plus surprenant que Vries était journaliste en même temps qu'employé et litiérateur. 11 collaborait activement à Y Arche de Noé, journal qui ne brillait pas par la modération, étant eu grande partie rédigé par dos jeunes gens fort exaltés et ennemis assez audacieux des idées nouvelles. En 1803, Vries se maria, 11 naquit sept enfants de cette union. Entouré de sa familière nombreux amis généralement assez entichés du passé, Vries partagea naturellement leurs idées, mais il eut le bonheur d'en modérer les manifestations par l'aménité et la modération naturelle de son caractère. Il connaissait plus ou moins intimement presque tous les hommes distingués de son pays et il a appliqué son talent de littérateur à écrire leurs biographies.

Dans les appréciations que lui imposait son titre de biographe r on a pu lui reprocher quelque pariialilè pour ses amis, quelques erreurs de ju^einentsur ses adversaires, mais jamais des injustices de parti pris. 11 a connu intimement le docteur Attianase Coquerel , qui devait plus lard se conquérir, k Paris, une situation distinguée. Il avait voué a Bildertyk, dont il ne partageait pourtant pas les idées, une admiration et une amitié sans bornes, et, lorsque le poeie fut exilé, il s'établit entre les deux écrivains un échange de bons procédés qui les honore également l'un et l'autre. En 1820, Vries fui nommé membre du conseil administratif de l'Académie des beaux-arts, litre auquel lui donnaient droit des travaux d'esthétique très-remarquables. Vries était suriout savant et ardent numismate; mais il ne faisait pas de cette science une pure science tf'érudij,iun, il y joignait un goût artistique très- prononcé, ne se bornant pas à dechitfrer les médailles du passé, inwis favorisant de tous ses etforts la production de médailles modernes. Parmi les ouvrages qu'où a de lui, nous citerons : Vie d' Anuxuguras (1806) ; Eloge de Jérêmie de Decker (1807); Histoire de la poésie Itotlanduise (1808, ï vol.); Hugo Grotius et Marie de lteiyersbergen (1827), etc. 11 avait, en outre , donne des éditions des Poésies et discours de Nieuwland, du Florilège des poésies de Jérémie de Decker, du traité de Grotius , De veritate religionis ehrislianx, en langue hollandaise (1844), etc., et ce fut en partie grâce k son initiative» que l'on con-

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tinua la Description des médailles historiques des Pays-Bas. Il avait publié avec Van Kampen, du 1831 à 1833, un recueil intitulé : le Magasin littéraire, et était membre de l'Institut royal hollandais depuis l'organisation de cette société (1808).

VRIÈS (Jeanne de), cantatrice française, née en 1850, d'une famille originaire de La Haye. Sa mère, Mmo Jtosa de Vriès, artiste lyrique douée d'une belle voix de mezzo-soprano, après avoir chanté en France, en Espagne, en Italie et aux Etats-Unis, donnait encore des représentations en septembre 1848, au théâtre royal de. la Monnaie, k Buxelles. Ehe acheva elle-même l'éducation musicale de ses tilles et les envoya de bonne heure k Paris suivre la classe de Duprez, Elles ne tardèrent pas l'une et l'autre à faire de rapides progrès, et Jeanne fut la première qui débuta au Théâtre-Lyrique le 17 juin I8t>7, par le rôle d'Aminé de la Somnambule. Elle créa ensuite, le 26 décembre de la même année, Catherine Glover de la folie fille de Perla, et elle mérita des applaudissements. Mais elle eut un bien plus réel succès en 1868, en abordant le rôle de Violetta, qu'elle chanta au moins une trentiine de fois. Petite et mignonne, elle avait une physionomie mobile et gaie qui rappelait parfois la Patti. Devenue la première chanteuse du Théâtre- Lyrique, elle sa montra tour à tour sous les traits de Martha, de Rosine et do Zerline. Après la fermeture du théâtre, elle contracta, au mois d'octobre 1869, un engagement pour le théâtre de la Monnaie, à Bruxelles. Elle y resta jusqu'en 1873, puis fut attachée au théâtre u'Auvers avec un jeune ténor, M.Dereims, qui plus tard devint son mari. L'année suivante, elle se fit applaudir sur le Grand- Théâtre de Lyon. Elle se maria en 1875 et alla jouer avec son mari au théâtre de Marseille. Elle a chanté en dernier lieu, avec M. Dereiins, au théâtre du Lycée, à Barcelone, où elle a été engagée pour la saison de 1876.

vniÈS (Fidès de), cantatrice française, sœur de la précédente, née vers 1851. Venue à Paris en 1867, elle fut engagée par M. Carvalho et débuta, l'année suivante, sous la direction Pasdeloup, au Théâtre-Lyrique, qui ouvrit le 24 octobre par le Val d'Andorre. Autant Jeanne était vive et sémillante sous les traits de Rosine, autant Fidès était poétique et touchunte sous ceux de Rose de Mai. Son succès , comme chanteuse légère et comme comédienne, fut complet. Il dura un an. Elle reprit ensuite avec le même bonheur, le 24 jauvier 1869, le rôle d'Elvire dans Don Juan. Engagée, au commencement de 1870, au théâtre ue la Monnaie, à Bruxelles, elle resta à l'étranger jusqu'au mois de septembre 1871, époque à laquelle elle revint un France pour entrer à l'Opéra. Elle lit son premier début sur notre grande scène lyrique eu mai 1872, dans hoberl le Diable, et trouva le moyen, dit un critique, tout au contraire du ténor Sylva, de chanter d'une façon adorable, avec une voix peut-être un peu mince pour l'Opéra, le rôle de la princesse Isabelle. Le 2 décembre, elle parut dans Hamlet. Si une cantatrice pouvait prétendre k la succession immédiate de MHo Ntlsson, c'était bien elle. Elle en avait la beauté, la séduction et le charme. La voix de M"e Fidès de Vriès s'élevait d'ailleurs dans les régions les plus pures et les plus transparentes du limbre musical. Elle chanta avec le même sentiment de poésie et de candeur toute germanique les blondes héroïnes de Faust et du Freisch&tx. A tant de porter le nom de Mm" Aider, elle se montra dans Mathilde de Guillaume Tell, puis se fit entendre pour la dernière fois à la salle Ventadour, après l'incendie de l'Opéra, dans ce rôle d'Ophélie, qui a été son dernier et son plus grand triomphe (avril 1874). Depuis, elle n'a reparu sur aucune scène.

VBIÉSIE s. t. (vrié-zl — de Vriese, botan. holland.). Dot. Genre de plantes, de la famille des broméliacées, formé aux dépens des tillandsies, et dont l'espèce type croli au Brésil. Il Syn. de vanûkllie, genre de personuées.

VRinSLAND, nom allemand de la Frise.

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