V. FALLTRANK
VULNÉRANT, ANTE adj. (vul-nê-rau , an-te — du lat. vulnerare, blesser). Qui produit une blessure: Les blessures varient selon la longueur, la grosseur, la forme de l'instrument vulnérant. (Dupuytretf.)
VULPANSER s. m. (vul-pan-sèrr — du lat. vulpes, renard ; anser, oie). Ornith. Syn. de tadorne, genre de palmipèdes.
VULPATE s. ra. (vûl-pa-te). Chim, Sel produit par la combinaison de l'acide vulpiqne uvec une base.
VULPÉCULE s. m. (vul-pé-ku-le — du lat. vulpecula, diminutif de vulpes, renard). Maium. Nom donné à divers mammifères des genres isatis, loup noir, mangouste et moufette.
— Arachn. Nom spécifique d'une aranéide de Géorgie, l'épéire vulpôcule.
VULPIAN (Alphonse), avocat et vaudevilliste français, né en 1795, mort à Paris le 14 octobre 1829. Suivant la même carrière que son père, il fut admis dans l'ordre des avocats en 1814. Il plaida surtout avec succès dans les dernièresannées de sa vie. 11 venait de sortir de l'uudience, quand il éprouva les premières atteintes de la petite vérole coiifiuenie qui l'enleva rapidement. Comme il était sans fortune et qu'il avait été le conseil de plusieurs administrations théâtrales, rOpéra-Coniiuue donna le premier Une représentation au bénéline de sa famille. 11 avait collaboré activement au Courrier des tribunaux, dont les rédacteurs, qui l'aimaient beaucoup, se cotisèrent pour aider, par une
- pension annuelle , sa mère , sa veuve et ses quatre enfants en bas âge. Vulpian publia l'année même de sa mort, avec M. Gauthier, un livre sur la législation et l'administration des théâtres, intitulé : le Code des théâtres ou Manuel à l'usage des directeurs, entrepreneurs, actionnaires de spectacles, des auteurs, artistes, etc. (Paris, in-18 de 440 pages.) Il a lait jouer sous le nom de Gustave, principalement au théâtre du Vaudeville : en 1823, les Français en Espagne, à-propos, avec Abel Hugo; en 1824, la Rue du Carrousel ou le Musée en boutique, vaudeville, avec Théodore Anne; la Pièce de circonstance ou le Théâtre dans la caserne, à-propos, avec Lassagne; les Maris anylais ou la Conversation criminelle, vaudeville, avec Théaulon ;
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en 1825, Dansera-t-on? tm les Deux adjoints, à-propos , avec Lassagne; Encline ou la Mélancolie, drame en un acte, mêlé de couplets, avec de Courcy ; en 1826, les Dames d 'la mode, à-propos, avec Brazier; la Noce et l'enterrement, vaudeville en trois tableaux, avec Davy (Alexandre Dumas); le Roman par lettres ou le Chapitre XVIII, ave de Courcy ; en 1828, le Restaurant ou le Quart d'heure de Rabelais, avec Lassagne. Il avait encore écrit la Dédaigneuse, vaudeville, et la Redingote du maréchal, qui furent jouées après sa mort, la première en 1831, la seconde en 183S. — Pierre-Marie Gustave Vulpian, auteur dramatique, mort en 1872, probablement son fils, s'est fait coniKil.ro par quelques vaudevilles , parmi lesquels nous citerons : Vffomme à la tuile, comédie mêlée de couplets, avec Henri Thiéry (1866) ; le Chemin des amoureux, vaudeville en un acte, avec A. de Tallais (Bouffes- Parisiens, 1er août 1S67); un Pierrot qui déménage, comédie-vaudeville en un acte, avec Leoli Morand (Kolies-Dnimatiques, s juin 186S). Un lut doit aussi un drame en cinq actes, les Pages mystérieuses d'une jeune fille, représente le 6 novembre 1867 un théâtre Beaumarchais, en collaboratif avec M. Jules Dornay.
VULPIAN (A.), médecin et physiologiste français, né a Paris eu 1826. Il lit d'excellentes études, puis suivit les cours de l'Ecole de médecine et prit le diplôme de docteur en 1854. Attache au Muséum, il y supplén Klpurens, se lit connaître |iar d'intéressants travaux sur le système nerveux, fut reçu agrège à li Faculté et devint un des médecins de lu Sal|iètrière. Malgré les dénonciations de M. Malet, évéque de Sura, qui l'accusa de imuérialisme,ie docteur Vulpian fut nommé professeur d'analoniie pathologique à l'Ecole de médecine, non toutefois sans une vive résistance de la part d'un grand nombre de membres du conseil académique (1867;. Quelque temps après, un noiniué 0 iautl dénonça de nouveau son enseignement dans une |éutiou adressée au Sénat et qui Ul grund bruit. Le savantprofesseiir laissa, sans s'i-mouvoir, les Cléricaux se livrer a leurs ineptes délations, gardant une attitude pleine de dignité qui lui concilia la sympathie universelle du inonda savant. Kn 1868, l'Académie de médecine l'appela à faire partie de ses membres. Lorsque, au mois d octobre 1875, M. Wurtz se deimt du decanat, le ministre de l'instructionpublique offrit au docteur Vulpinn de le remplacer ; mais celui-ci ne consentit a, accepter les fonctions de doyen que sJil était désigné par ses collègues de la Faculté de médecine. Cette condition fut «Cueptée et remplie, et M. Vulpian entra en fonction comme doyen le 9 décembre 1875. 11 a été élu, le 22 uini 1876, meitibre de l'Académie des sciences, en remplacement d'xVndritl, Le docteur Vulpian, par ses recherches si nombreuses et si' importantes sur la système ttur- ' veux, par son érudition, par son esprit de sévère critique, a pris rang parmi nos premiers physiologistes. Outre des Mémoires fort remarquables, ou lui doit : Ris pneumonies secondaires (1860), in 8U) ; Leçons sur ta physiologie générale et comparée du système nerveux (186a, iii-8°), ouvrage qui a fondé sa réputation ; Leçons sur l'appareil vaso-moteur (1875, tn-8u), livre tout a fuit à. la hauteur un précédent, et dans lequel il Soumet les travaux antérieurs au sévère contrôle de l'expérinieu talion.
VULPIE s. f. (vul-pl — du lat. vulpes, renaruj. Bot. Genre des plantes, de la famille des graminées , formé aux dépens des futuques.
VULPIN, INE adj. (vul-pain, i-ne — lat. vuipinus; de vulpes, renurd. Pott rattache ce mut latiu à la raniue sanscrite lup, déchirer, avec l'adjonction du préfixe intensitif vi. La même racine a produit lopacilea, renard, diminutif de tâpûça, composé de tôpa, reste, debns, qui vient de lup et de la racine aç, manger. Le chacal est également appelé tôpûka, lôpâçuka, et ce nom lui convient mieux qu'au renard, qui ne se nourrit en général que de proies vivantes. Mais lape, comme son synonyme tapira, signilie aussi butin, et dans ce sens il s'applique bien il l'animal qui vit de proie). Q,ii tient du renard : Ruse vulpine.
— Arachn. Se dit d'une aranéide qui habite les environs de Naples, l'épéire vulpine.
— Bot. Lichen vulpin, Espèce de lichen.
— s. m. Bot. Syn. d'ALOPÉcuRBouqueue-derenard, genre de plantes, de la famille des graminées, tribu des phiéoïdées, comprenant un assez grand nombre d'espèces, dont plusieurs sont communes en Krjince, et doui les épis ressemblent à des queues de renard ; On place au premier raitg le vulpin bulbeux, (Th. de Berneaud.) Le vulfis des prés est un excellent fourrage que tous les bestiaux et surtout les chevaux aiment avec patsion. (Bosc.)
— Encycl. Les vulpins sont des plantes généralement vivstees, à épi compacte, cylindrique, effilé, que sa forme a fait comparer a une queue de renard, d'où -les noms français et latin (alopecurus) du genre: Il renferme -un assez grand nombre d'espèces, dont plusieurs intéressent l'agriculteur, parce qu'elles fournissent un excellent ali-
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ment aux bestiaux et qu'elles prospèrent dans des endroits où la plupart des autres plantes fourragères ne pourraient croître. La plus remarquable est le vulpin des prés ; c'est une plante vivace,hautede onl,50àûm,70 à racines fibreuses, k feuilles légèrement velues, a fleurs disposées en long épi dressé. Cette plante croit dans toute l'Europe; elle est très-répandue dans les prairies, les pâturages et tous les lieux humides et herbeux.
On le cultive en prairies artificielles , comme le ray-grass, auquel on l'associe parfois. Il convient surtout aux terres fertiles et fraîches ; toutefois, il y aurait avantage a le propager dans les sols pauvres et marécageux, dans les prairies basses. Son fourrage, précoce et abondant, se conserve vert et tendre assez longtemps après la. floraison. Quoiqu'un peu gros, il est do bonne qualité, odorant, appétissant et nutritif. Tous les animaux domestiques, les chevaux surtout, l'aiment avec passion. Il bonifie beaucoup la paille à laquelle on le mêle. Dans les bonnes terres.il peut donner deux coupes par année, et ses touffes bien fournies présentent jusqu'à une dizaine d'épis. En Angleterre, on confond souvent cette plante avec la fléole ou. timothy, k laquelle elle ressemble assez. '
Le vulpin géniculé a les tiges coudées et couchées à lu base; il se plaît, dans les sols tourbeux, les marais, au bord des étangs, des fossés; quelquefois ses feuilles flottent k la surfai-e des eaux peu profondes. Il peut servir à exhausser et fixer les sols marécageux. C'est encore un fourrage très-précoce et que les bestiaux aiment beaucoup, au point même de s'exposer à des dingers pour aller le brouter dans les fondrières. Le vulpin bulbeux se reconnaît aux renflements bulbiformes de ses racines. Il habite l'Europe centrale et méridionale et croît surtout dans les marais et les prés bas; sa fane partage les qualités de celle des autres espèces, et ses racines sont fort recherchées par les cochons. Le vulpin des champs ressemble beaucoup au précédent, mais il croît dans les lieux secs.
VULPINALES s. f. pi. (vul-pî-na-le — lat. wlpiiialia ; de vu/piis, renard). Antiq. tom. Fêtes qu'on célébrait le 19 avril, et dans lesquelles on brù.ait des renaids. Il Ce mot, cité par certains auteurs, parait être d'une antiquité douteuse.
VOLPINE s. f. (vul-pi-ne — rad. vulpin). Chini. Principe colorant jaune, extrait du lichen vulpin. Il Ou dit aussi vulpuliNe.
VULPIMTE s. f. (vul-pi-ni-te). Miner.
Sorte de pierre que l'on trouve à Vulpino, près de Milan, et que l'on emploie aux mêmes usages que le marbre.
VULPIQUE adj. (vul-pi-ke). Chim. Se dit d'un aride que M. Bébert a extrait d'une espèce de lichen nommé celraria vu/piiia, et dont l'étude complète a été faite par MM. Moeller et Streeker.
— Enoyol. L'acide vulpique C19H'*OS eatun des principes constituants du cetruria vulpina, espèce de lichen très-abondante en Norvège. Il a été extrait de cette plante par Bébert et plus complètement étudié par MM. F. Moeller et A. Streeker.
— Préparation. Pour préparer l'acide vulpique, on fait macérer 1 partie du lichen avec 80 parties d'eau tiède ; on ajoute une petite quantité de lait de chaux, et, au bout de six heures, on passe. Le résidu est épuisé par de nouvelles quantités d'eau et de lait de chaux, équivalant à la moitié des quantités primitivement employées. Les liqueurs réunies sont légèrement sursaturées par l'acide chlorhyurique, qui y fait naître un abondant précipité jaune floconneux.
Ce précipité, indépendamment d'une petite quantité de chlorophylle et de matière résineuse, est essentiellement formé d'acide vulpique. qu'il est très-facile .d'obtenir par voie de cristallisation dans l'alcool concentré et bouillant ou dans l'éther. Par le refroidissement de la solution éthêiée, l'acide vulpique se sépare en aiguilles jaunes, transparentes; par i'évaporaliou lente do cette solution éihérée, on l'obtient en prismes obliques assez volumineux. Ces cristaux sont transparents et possèdent à peu près la couleur tiu soufre rhombique.
L'acide vulpique est sensiblement insoluble dans l'eau, même bouillante; l'espiit-de-vin étendu en dissout des traces, et pour le dissoudre il faut emplo3'er des quantités notables d'alcool absolu bouillant ; par le refroidissement, la plus grande partie de la matière dissoute se sépure de nouveau.
L'acide vulpique est plus soluble dans l'étlier que dans l'alcool; mais son meilleur dissolvant est le chloroforme. Il fond audessus de îooo et se pre.d par le refroidissement en une masse cristalline. A une température plus élevée, il se décompose en donnant des produits etnpyretimatiques et un résidu charbonneux. Il ressemble beaucoup, dans ses propriétés, à l'acide usnique, retiré ' par MM. Schuedermann et linopp de diverses espèces du genre tisnea, etc. Mais, tandis que ce dernier acide fournit, en se dédoublant, sous l'influence des alcalis, de la porcine C8H10O*, l'acide vulpique se dédouble en esprit de bois, acide oxalique et acide a-toluique dans les mêmes conditions.
En effet, lorsqu'on fait bouillir l'acide vulpique avec une solution saturée à chaud
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d'hydrate bnrytique, cet acide se dissout facilement et bientôt il se forme, dans la solution jaune, un précipité blanc d'oxalate de baryum, en même temps qu'il se volatilise un liquide spiritueux, qui n'est autre que de l'alcool méthodique. La solution barytique, séparée par filtration du dépôt d'oxalate de baryum, renferme, à l'état de combinaison avec la baryte , de l'acide a-toluique ou phényl-acétique. (V. toltjiqub et pbényl-acétiquh.) On a étudié le vulpate de potassium Ç191-I13K05 + H*0, qui cristallise en aiguilles jaunes; le vulpate d'ammonium
Cl9H13(AzH4)0«-r-HS0, qui cristallise également en aiguilles jaunes; le vulpate de baryum
(C19H130&)3Ba" + 7HSO,
qui forme aussi des cristaux jaunes, et le vulpate d'argent C^H'SAgOS, qui forme un précipité jaune non cristallisé.
VULPIUS (Chrétien-Auguste), littérateur allemand, né à Weimar en 1762, mort en 1827. Il fit ses études k Iéna et à Erlangen. Il traduisit en allemand des histoires de chevalerie écrites en français et en italien, ce qui le conduisit à s'occuper de l'histoire et de la littérature allemande au moyen âge. Ensuite il publia les liécils romantiques du temps passe', qui forment douze volumes in-8<>, et qui eurent du succès. Après avoir été quelques années commensal des comtes de Soclen et d'Eglofstein,il remplira Wurtzbourg, les fonctions de précepteur; de là il passa à Bamberg, à Leipzig, puis à Weimar, où la protection de Goethe, dont il était le beaufrère, lui fit obtenir la place de secrétaire de la direction du théâtre. Ce fut pendant les heures de loisir que lui laissait cet emploi, que Vulpius écrivit l'ouvrage qui a le plus illustré son nom, et -qui a pour titre : lïinaldù Rinatdini, capitaine de voleurs (Leipzig, 1797 ; Tangermiinde, 1858, 8« édition) ; il a été traduit en plusieurs langues et a servi de modèle à un grand nombre de publications du même genre. Vulpius avait, en outre, publié deux recueils périodiques : les Curiosités du passé et du présent physique, littéraire, artistique et historique (Weimar, 1810- 1823. 10 vol.) et le Passé (Erfurt, 1817-1821, 4 vol.), qui ont encore aujourd'hui une certaine valeur, comme colleeiionsdematériaux, mais qui doivent être consultés avec réserve. — Sa soeur, Jeanne-Chrétienne Vui.- PIUS, née à Weimar en 1765, fit en 1788 la connaissance de Goethe, en lui présentant dans le parc de Weimar une requête en faveur de son frère, qui habitait alors à Nuremberg. Elle inspira au poète une vive passion, qu'elle partagea du reste, et mit au monde, le 25 décembre 1789, un fils qui reçut le nom d'Auguste. Ce ne fut que le 19 octobre 1806 que Goethe l'épousa publiquement, dans l'église Saint-Jacques, à Weimar. Elle mourut eu 1816, profondément regrettée de son mari.
VULPUUNE s. f. (vul-pu-li-ne). V. VUL-