‹ Grand dictionnaire Universel du XIXe siècle, vol. 15Chapitre 892 sur 1042 · TIQUE · texte numérisé non relu

TIQUE

WnT^rii-y, roman de Walter Scott (1814). Le sujet se rattache à l'héroïque et chevaleresque expédition de ce prince Edouard dont les aventures presque fabuleusesayaientdéjk séduit plus d'un romancier. Le capitaine Waverley est un jeune homme faible, irrésolu et enthousiaste, de beaucoup d'esprit et de savoir; mais son inexpérience le condamne à un rôle passif et le laisse à la merci de tous ceux qui S'entourent. 11 devienteomplice d'une révolte, sans conviction, et s'en retire sans motif sérieux. Ce roman appartient entièrement au genre épisodique ; les scènes se succèdent sans autre lien commun que le héros, et le développement de l'action principale éprouve de fréquentes interruptions, en sorte que l'intérêt se porte sur les détails plutôt que sur l'ensemble ; mais ces détails mêmes sont remplis de charme et d'agrément. L'arrivée de Waverley k la garnison, sa réception au domaine de Tully-Veolan, l'apparition grotesque de Davie Gellatley, le caractère si original du baron de Bradwardine, et l'aimable naïveté de sa tille Rose, captivent peu à peu l'intérêt. Bientôt l'excursion d'Edouard dans le nord de la Calédonie, son entrevue avec Fergus Mac-Ivor et surtout la description des jeux, du banquet et de la partie de chasse des montagnards transportent le lecteur dans un monde nouveau et dans un pays inconnu. Fergus Mac-lvor commence la brillante série de ce3 personnages hautains, fougueux et indomptables que Walter Scott s'est plu a reproduire dans ses romans avec une prédilection particulière. Toutefois, les caractères ne présentent pas autant de profondeur et de variété dans cet ouvrage que dans quelques autres de l'illustre romancier; mais néanmoins ils révèlent'déjk sa supériorité dans cette partie si importante de son art; et si Waverley n'égale pas en intérêt quelques-unes des compositions qui lui succédèrent, il est cependant impossible de se méprendre au cachet de talent et d'originalité dont il porte si visiblement l'empreinte. Dès son apparition, on sentit que ce genre d'ouvrage venait d'être tiré des' routes battues et transporté sur un sol vierge par une main puissante, et l'autour anonyme de Waverley se vit accueilli aussitôt par une immense popularité.

WAVRE, ville de Belgique, province du Brabant, à 28 kilom. S.-K. de Bruxelles, sur la Dyle ; G, 000 liab. Elle fut en partie brûlée le 18 juin 1815, pendant la bataille de Waterloo.

WAVR1N, bourg et commune do France (Nord), cant. d'Huubourdin , arrond. et il 12 kilom. S.-E. de Lille, sur la Haute-Deule; pop. uggt., 2,934 hab. — pop. tôt., 3,070 hab. Brasseries, moulins, tanneries ; fabriques d'étoiles pour nouveautés. Ou y voit les ruines imposantes d'un ancien château féodal.

WAW s. m. Philol. 3ie lettre de l'alphabet turc, 27e de l'alphabet arabe.

WAWARS1NG, bourg des Etats-Unis d'Amérique, dans l'État de New-York, sur le canal de Delawara k Hudson ; 6,000 hato.

WAWENEY, petit fleuve d'Angleterre. Il prend sa source dans le comté de Sulfolk, au N.-E. de Bolesdale, coule au N.-E., sépara dans la plus grande partie de son cours les comtés de Sulfolk et de Norfolk, se dirige ensuite au N. et se jette dans l'Yare à Yaimouth, après un cours de 106 kilom., navigable depuis Bungay.

WAWKZECKI (Thomas, comte), général polonais, né dans la Lithuanie vers 1750, mort en 181G. 11 débuta dans la carrière des affaires publiques comme nonce de Braclaw k la diète de 1788 et fit tous ses efforts pour arracher sa pairie au joug de la Russie. Lorsque éclata, en 1794, la guerre de l'indépendance, il fut placé k ta tête d'un corps de l'armée lithuanienne, et, bien qu'il n'eût jamais rempli que des emplois civils, il se distingua a tel point , que, lorsque Kosciuszko eut été fait prisonnier k Maeieiowicé, ce fut lui que l'on jugea le plus digne de lui succéder comme généralissime. Il commandait à Varsovie, lorsque le faubourg de Praga tomba au pouvoir de Souvarof ; il se retira alors avec le reste de l'armée dans le palatinat de Cracovie ; mais, trop faible pour résister longtemps, il fut obligé de se rendre aux Russes. Il resta prisonnier à Saint-Pétersbourg jusqu'à , l'avènement de Paul 1er, qui lui rendit la liberté (1797). Il vécut dès lors dans la retraite sur ses terres de L'ithuaiiie. En 1812, a l'approche des Français, au lieu de se ranger de leur côté, comme le plus grand nombre de ses compatriotes, il parut oublier qu'il était Polonais et suivit l'empereur Alexandre k Saint-Pétersbourg. En 1815, il fut nommé par ce prince sénateur palatin et ministre de Ja justice du royaume de Pologne. — Son ■ frère, Joseph Wawrzecki, leva en 1812, à ses frais, un régiment lithuanien avec lequel il prit part à la guerre contre la Russie.

WAYLAND (Francis), économiste américain, ne k New-York en 1796. Après avoir été reçu docteur en médecine , il entra, en 1816, au séminaire théologique d'Andover, devint quelque temps après répétiteur au collège de l'Union à Seheneotady , puis en 1821 ministre d'une église de baptistes, et revint en 1826 enseigner la physique et les

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